Le plaisir anal masculin par Boris Vasslan

Cet article vise à combler un manque, il y a en effet sur notre site de très belles galeries illustrant soit des feuilles de roses, soit des hommes engodés, soit aussi des hommes sodomisés par des transsexuels, mais aucun support technique.

Préliminaires : les zones érogènes masculines

Il est assez pénible sur certains sites qui manifestement cherchent de l’audience en ouvrant des pages de conseils en sexualité de trouver des propos du genre « on veut pas se mouiller » comme par exemple : « Chaque homme est différent et aime donc différentes choses, laissez-vous aller et découvrez votre partenaire » Voilà une phrase assez remarquable qui va aider les couples en recherche d’informations ! De même, aller dire « toutes les parties du corps peuvent procurer beaucoup de plaisir. » est un discours refusant volontairement de parler de la zone anale de l’homme, ou plutôt de noyer cette zone au milieu de tout un catalogue de possibilités

Soyons très clair : il existe trois zones érogènes chez l’homme :
Ce sont :

- L’appareil génito-urinaire, pris dans son ensemble et qui se décompose en sous zones (la verge, le gland, le scrotum, l’urètre, la couronne, le frein et par extension le périnée)
- Les mamelons c’est-à-dire la surface des aréoles, mais plus particulièrement le téton
- L’orifice anal.

Ces trois zones sont érogènes chez tous les hommes ! Il s’agit d’une évidence sexologique ! Les hommes qui prétendent le contraire le font soit :
- Parce qu’ils n’ont jamais testé ces zones !
- Parce que leur machisme leur rend impossible cette évidence : N’oublions pas que l’attitude machiste largement majoritaire concentre toute la sexualité masculine sur le pénis. J’ai entendu il n’y a pas si longtemps une conversation où il était question d’une fille parlant d’un garçon qui aimait qu’on lui tripote les tétons, son interlocuteur a paru dégoûté en disant « pfff, c’est un truc de pédé ! » Alors déjà, si on a ce genre de réflexion sur nos innocents petits tétons masculins il est facile d’imaginer comment la parole se bloque au niveau du plaisir anal.

Il n’y a pas d’autres zones, et si certains contacts de certaines parties du corps peuvent donner du plaisir (le cou, les fesses, l’intérieur des cuisses, etc… il ne s’agit plus de zones érogènes au sens sexologique du terme)

Il est cependant exact que le degré d’érogénéité des zones citées plus haut peut varier d’un individu à l’autre…

Nous concentrerons cet article sur le plaisir anal, nous pouvons le subdiviser en 5 grandes catégories de pratiques :

- L’anulingus (ou feuille de rose)
- Le doigtage anal
- L’engodage anal masculin
- La sodomie masculine
- Le fist anal

Et d’abord un petit croquis valant mieux qu’un long discours, regardons comment est fait un trou du cul (oh pardon !) je disais donc regardons comment est constituée la cavité rectale.

Il manque les sphincters, on dit bien les sphincters (car il y en a deux), le sphincter externe qui comme son nom l’indique est à la sortie de l’anus, le sphincter interne, muscle entourant la petite cavité anale (sur environ 3 centimètres)

L’anulingus (ou feuille de rose)

Préalable : il faut évidemment parler de l’hygiène de l’endroit : il doit être propre et nettoyé chaque jour, mais attention : nettoyé ne veut pas dire aseptisé. Les odeurs participent aussi à l’échange de messages corporels et à l’excitation réciproque, (encore une évidence que certains ne veulent pas entendre). On déconseillera donc tous les déodorants corporels agressifs.

Il convient également d’ajouter que certains préfèrent pratiquer quand l’endroit est pollué, mais nous classerons plutôt cette tendance (tout à fait respectable) dans les pratiques para-scatologiques.

Si le sujet est hésitant, commencez par lécher un peu la raie des fesses, puis rapprochez vous insensiblement, écartez ses globes fessiers ou demandez-lui de le faire lui-même, puis approchez vous de la rosace, là où la peau est plissée et prend un aspect plus foncé. Il faut alterner les léchages aigus (avec le bout de la langue) et les léchages pleins (avec le plat de la langue) d’abord sur le tour de l’anus, puis concentrez vous sur le centre, il faut à ce moment là forcer, le sphincter après quelques contractions réflexes va avoir tendance à se détendre et à se laisser faire. Vous pouvez à ce moment là essayer d’aller un peu plus loin, mais hélas la langue humaine est courte.

Une alternative amusante en cas de réticence, ou tout simplement si vous souhaitez varier les plaisirs est de barbouiller l’anus d’aliments, le grand classique restant la crème chantilly, mais on peut imaginer ce qu’on veut.

Le doigtage anal

Et d’abord, qu’on le fasse seul ou à deux, on se lave les mains, des doigts c’est naturellement sale !

Bon, là ça devient plus sérieux, puisque n’en déplaise à tous les hétéro normatifs de la planète, le doigtage s’il est bien fait peut nous faire découvrir l’un des centres masculins du plaisir, la proximité de la prostate, que certains ont nommé le point G masculin.

Le doigtage préalable peut se faire uniquement avec le doigt, mais je conseille de le coupler avec l’anulingus, ne serait-ce que pour des questions de lubrification. De toute façon, il faut lubrifier, soit avec des sécrétions naturelles (cyprine, salive) soit avec du gel approprié. N’essayez pas de rentrer directement, votre partenaire risque de ne pas aimer, promenez votre doigt sur l’anus, mettez le en contact plusieurs fois de suite avec le centre puis quand vous sentez que le sphincter externe se relâche, forcez ! Attention à ce passage, évitez de rentrer doigt tendu (à cause de l’ongle) il faut en fait pousser avec le plat du doigt (comme quand on tape sur le clavier) jusqu’à ce que ça rentre.

Maintenant on peut continuer ! La prostate ne se trouve pas dans le rectum ! Les deux organes sont bien séparés mais sont si près l’un de l’autre que l’on peut stimuler la prostate à travers le rectum ! Le doigt va remonter dans la paroi rectale jusqu’à trouver du côté intérieur une excroissance de la taille d’une noix. Il faut alors masser l’endroit, en faisant des classiques aller retour mais sans cesser de toucher la prostate. L’orgasme ainsi obtenu peut paraître étonnant la première fois puisque le sperme ne va pas éjaculer en saccade mais en un petit jet continu.

L’engodage anal masculin

. Là encore insistons sur la nécessité de lubrifier, sinon le frottement mécanique peut être dangereux, il n’existe aucune lubrification naturelle de l’anus et du rectum.

On entend dire parfois que des personnes mouillent de l’anus : quelques précisions la dessus : le rectum secrète effectivement une substance dont la fonction est de protéger les muqueuses contre l’agression des matières fécales. Mais ça n’agit pas sur l’anus et au niveau du rectum ça ne lubrifie rien du tout.

La meilleure façon de lubrifier reste encore d’enfiler un préservatif sur l’objet.

Attentions à ce qu’on emploie, on choisira un vibromasseur, un godemiché classique, ou un anus picket (gode adapté spécialement à l’introduction anale. Evitez les objets trop petits qui peuvent être absorbés par l’anus, évitez les objets présentant des aspérités piquantes (stylos). Evitez aussi, les objets trop gros, la grosseur de l’objet introduit n’a rien à voir avec le plaisir ressenti. Rappelons aussi que l’introduction sans protection de certains légumes peut s’avérer dangereuse (l’aubergine par exemple, dont la peau est urticante sur les muqueuses)

La technique est la même que la technique digitale, sauf que l’objet étant plus gros la préparation surtout les premières fois va être plus longue, elle doit donc être précédée d’un anulingus et/ou d’un léger doigtage. Il vaut mieux en effet introduire le gode que quand le sphincter est relâché. L’introduction entamée, va rentrer en jeu un autre muscle, le sphincter interne, il entoure la cavité anale, et est donc long d’environ trois centimètres. Celui-ci peut avoir un comportement curieux, il va se resserrer sur l’objet, l’empêcher d’aller plus loin et même provoquer un besoin d’expulsion. Il faut alors un peu de patience pour continuer.

Mais voici un autre obstacle, peu connu !

Car passé l’anus, nous voici dans le rectum, espace plus large et très élastique, donc tout va bien, ben non car il suffit de regarder le dessin pour constater qu’après un ou deux centimètres, il y a un problème, le chemin n’est pas droit, et la seule façon de s’en sortir est d’adopter une position stratégique, il s’agit bien sûr de la levrette anale. C’est dans cette position que doivent s’effectuer les premières expériences. Sinon le gode va pousser dans un angle sans le franchir et provoquer une douleur assez pénible (certains dans leur récit parlent d’une douleur qui ensuite se transcende en plaisir, s’il s’agit de cette douleur là, je ne vois pas bien comment ils peuvent faire…)

Lorsque la pratique se fait à deux, (avec gode ceinture notamment) l’engodé peut aussi choisir de s’empaler sur le gode et peut ainsi avoir un contrôle total sur sa pénétration. Seul on peut aussi faire une démarche similaire en posant le gode par exemple sur rebord d’un siège.

Enfin on ne saurait terminer sur l’engodage masculin sans évoquer deux pratiques :

D’abord celles des boules de geisha, chapelet de boules creuses contenant chacune une bille et que les courtisanes japonaises extrayaient brutalement de l’orifice anal de leurs amants au moment de leur jouissance, ce qui avait pour effet de la décupler.

Et puis les glaçons, mais adaptez en la forme, un cube ça ne rentrera pas, et si ça rentre ça va faire mal ! Le must en la matière étant le gode de glace (il suffit de mettre au congélateur un préservatif rempli d’eau et de démouler) Je ne vous dis pas l’effet. Mais il y a encore plus pervers, vous pouvez parfumez ce gode avec un jus de fruit et le faire sucer par votre partenaire après l’avoir introduit dans son anus. Les amateurs d’uro pourront faire la même chose avec leur liquide favori…

La sodomie masculine.

Insistons encore une fois sur la nécessité de lubrifier ! Les histoires d’enculage à sec sont des aberrations ! Insistons aussi sur la dangerosité bactériologique de l’endroit et la nécessité absolue de se protéger dans la majorité des cas.

Techniquement c’est la même chose qu’avec un gode ceinture, et sexuellement c’est mieux puisque ce qui vous pénètre est chaud, souple et vivant. Evidemment psychologiquement le pas à franchir est énorme, mais on va dire :

Pourquoi le plaisir anal serait il réservé aux femmes ?

D’autant que les hommes ont ce petit truc en plus…

Il faut aussi combattre la fameuse théorie du pas que l’on franchirait : ce n’est pas parce que (et quand bien même, mais bon !) l’on se fait sodomiser que l’on devient homosexuel, ni même bisexuel.

Le plaisir physique peut être dissocié de l’attirance des sexes.

Le sexe n’est que le sexe et il n’y a pas à sublimer ces pratiques pour en tirer je ne sais quelles ou quelles conclusions ; Il faut encore une fois se focaliser sur le plaisir physique. Ce n’est pas parce qu’au cours d’une rencontre, d’une partie ou tout ce que vous voulez, que vous vous serez fait sodomiser qu’il faut vous croire obligé de transformer le rapport en duo sentimental.

Et si mon avis personnel peut valoir quelque chose dans cet article, sachez que je préfère me faire sodomiser par une vraie verge que par un gode (ceinture ou pas) mais que cela ne m’empêche pas de continuer à adorer les femmes et à leur faire l’amour.

Le fist anal

Je ne le cite que pour mémoire :

L’introduction d’une main dans le rectum est possible parce qu’avec l’habitude, l’anus se laisse détendre de plus en plus facilement.

C’est d’ailleurs le seul obstacle puisqu’au niveau du rectum en raison de son élasticité il n’y a pas de véritable problème. (Bien que l’élasticité ait aussi ses limites)

Le revers de la médaille est un dysfonctionnement musculaire des sphincters avec toutes les conséquences qui y sont liées.

Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi il y aurait une augmentation du plaisir qui serait lié à la grosseur de ce qu’on introduit ! On sait qu’en matière d’introduction vaginale, les grosses verges ne sont pas forcément celles qui donnent le plus de plaisir, et que certaines femmes se font davantage jouir en s’introduisant un crayon à papier qu’avec un super gode d’étalon ! Pourquoi en serait-il autrement pour le plaisir anal ? Non, le plaisir du fist anal est purement psychologique, il est lié à l’interdit, (probablement) au plaisir de pratiquer une sexualité « marginale » (peut-être) mais surtout au syndrome du record personnel (ou de compétition) qui doit faire partie de la nature humaine.

PS : Je n’ai pas abordé le thème du lavement, parce que je ne suis pas un spécialiste et surtout parce que cette pratique quoique liée au plaisir anal possède un argumentaire technique qui dépasse le cadre de cet article.

Je m’abstiendrai de toute conclusion grandiloquente, cet article n’est là que pour faire le point sur ces pratiques, rappeler certaines évidences, parler de détails peu connus. Encore une fois notre corps est à nous, il peut nous donner du plaisir, alors ne le refusons pas !

Vasslan@hotmail.com
 © vassilia. 2003. reproduction interdite

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8 réponses à Le plaisir anal masculin par Boris Vasslan

  1. rabonneau dit :

    Moi j’ai fais tout ça à l’envers, je me suis fais enculer avant d’essayer les godes. j’aime tout ça et je n’ai pas honte du tout. Merci pour cet article

  2. Justin Revel dit :

    A propos d’une remarque dans le corps de cet excellent texte.
    En matière de feuille de rose, le plaisir anal c’est le plaisir du receveur
    Alors que cul soir propre ou sale pour lui c’est pareil
    Le plaisir du donneur est dans le toucher, le goût, l’odeur…
    Bien a vous.
    Justin

  3. Duez dit :

    Sans être scato, le plaisir de déféquer fait-il parti du plaisir anal ?

    • Boris Vasslan dit :

      En rigueur de terme, la réponse est oui !
      Catherine Millet dans son excellent ouvrage paru en 2001 « La Vie sexuelle de Catherine » ne dit pas autre chose.

  4. patrick dit :

    bj , je m appel Patrick , je suis gay sans aucune esperience et j aimerais faire l amour avec un homme hetero et je voudrais etre sodomiser et fecondé rempli a l interieur de mon corps , je suis dans le val de marne 94 et mon annonce et tres serieuse , je veux bien laisser mes coordonner ci il le faut bisou

  5. Boris Vasslan dit :

    Cette option est effectivement partagée par beaucoup de « pratiquants » mais je ne suis pas persuadé qu’il s’agisse d’une majorité. Après c’est le choix de chacun… Cela c’est pour les sodos sans protection c’est à dire quand la confiance dans le partenaire est absolue (on a le droit d’être sceptique).
    Pour les sodos avec capote, le problème posé cesse d’en être un.

  6. lilytv34 dit :

    vous n’abordez pas le thème du lavement mais çà fait partie intégrante du plaisir anal , lorsque je sors ou que je reçois des partenaires pour me faire sodomiser , il m’est indispensable de m’être fait un lavement au préalable pour être très propre par respect vis à vis de mes partenaires et pour mon bien-être personnel .
    Il suffit d’avoir une douchette anale ou une poire à lavement avec de l’eau tiède pour évacuer d’éventuels excréments au fond du rectum .

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