Le souper par CarlPhillip

Le souper par CarlPhillip

Relation du souper
organisé le *** par le chevalier de L**
en l’honneur de sa bien-aimée maîtresse
la Marquise de S**
(écrit accompagné par les œuvres magnifiques de MM Donizetti, Bellini et Puccini)

Après plusieurs jours de canicule, un orage bienfaisant avait lavé l’air de ses miasmes. Une fraîcheur bienfaisante baignant les salons tendus de soie pourpre et les jardins à la Française de l’hôtel particulier que le baron de C** avait bien voulu mettre à la disposition du chevalier de L** afin qu’il y organisât le souper donnée en l’honneur de l’élue de son cœur, l’ineffable Marquise de S**

Depuis plusieurs jours, les jardiniers, tapissiers, décorateurs, et tous autres corps de métier, œuvraient sans relâche pour que tout soit prêt pour cette fête qui, selon ceux qui ont eu l’honneur d’y participer, allait rester dans les annales de la galanterie et de la volupté… Quatre lieux distincts avaient été préparés avec une attention particulière : la terrasse, où les rafraîchissements seraient servis; le grand salon où le souper proprement dit aurait lieu; les jardins, où les invités s’égayeront après le souper, le salon vert, enfin, où la Marquise et le chevalier consommeront, après tant d’attente, leur union, seuls en un tête-à-tête brûlant.

Seules quatre personnes, choisies avec un soin extrême, avaient été invitées. Il y avait là Pierre, fidèle compagnon des débauches du Chevalier, accompagné d’une charmante jeune femme qu’il avait rencontrée quelques temps plus tôt, et prénommée Véronique. Hugo, jeune éphèbe au corps gracile servait de cavalier à Sophie, une jeune personne pleine de promesses cachées. Une jeune femme et un jeune homme, tous deux très beaux et connus pour leur obéissance, avaient été désignés parmi les habitués du château pour servir le souper.

Conscient de l’aspect exceptionnel de ces instants, chacun avait fait des efforts pour paraître sous son meilleur jour. Comme à son habitude, Pierre avait accentué son côté viril en choisissant une tenue de cavalier, un pantalon moulant sans rien cacher ses cuisses musclées, une veste ouverte sur son torse puissant, des bottes montantes. Dans sa botte droite, il avait fiché une fine et longue cravache. Véronique portant une robe très simple, très courte et très décolletée, qui ne cachait pas grand-chose ni de sa poitrine opulente, ni de ses cuisses bronzées. Des escarpins vernis, aux talons vertigineux, complétaient sa tenue. Androgyne, ambigu, Hugo portait un pantalon de cuir noir, des bottines, une chemise blanche à jabot, très XVIIIe, qu’il portait largement ouverte sur son torse lisse. Curieusement sage, avec sa jupe s’arrêtant au-dessous du genou, son chemisier informe boutonné jusqu’au col, Sophie détonnait dans l’ambiance ouvertement libertine du souper. Quant au Chevalier, il portait un costume de lin clair, une chemise col ouvert. Il fallait s’approcher de très près pour se rendre compte que son pantalon pouvait, par un jeu de cordons, s’ouvrir très largement, libérant son bas-ventre et son derrière.

Et la Marquise ? Personne ne savait quelle tenue elle allait choisir afin de mettre en valeur son corps magnifique, ses formes sublimes. Tout juste savait-on qu’elle était arrivée en fin d’après-midi au château, et qu’elle s’était depuis enfermée avec sa femme de chambre dans un appartement privé, refusant d’ouvrir à qui que ce soit, même au Chevalier.

En attendant que la Marquise fasse son apparition, les invités sirotaient des boissons fraîches en devisant gaiement. L’ambiance était excellente, Pierre, en manière de jeu, avait délacé le corsage de la servante, qui vaquait à présent, son plateau à la main et la poitrine nue. À chacun de ses pas, ses gros seins tressautaient, menaçant à chaque instant de faire tomber les verres. Pour faire bonne mesure, le Chevalier avait défait le pantalon du jeune homme, qui lui aussi servait les invités, la queue ballante. Elle ne le resta pas longtemps, car lorsqu’il approchait Véronique, ou même Hugo pour leur proposer boissons ou canapés, ceux-ci ne pouvaient s’empêcher de le caresser, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il bandait au vu de tout le monde. Même Sophie, malgré l’air prude qu’elle se donnait, lorgnait vers ce sexe qui vibrait au vent.

– J’ai une idée, s’exclama Pierre en faisant signe à la servante de le rejoindre à côté du buffet…

Il lui demanda se saisir son opulente poitrine par en dessous, redressant ainsi ses seins presque à l’horizontale. Délicatement, il posa un à un plusieurs canapés sur ce plateau de chair tendre.

– Voilà une belle façon de faire le service, vous ne trouvez pas ?

La servante s’approcha de Véronique, qui se pencha en avant et s’empara délicatement d’un canapé, directement avec la bouche.

– Humm, délicieux… Avec un petit goût de chair fraîche, un régal !

C’est à ce moment que la Marquise fit son entrée sur la terrasse. Chacun se tut, ébahi par tant de splendeur. Elle avait réussi le tour de force d’apparaître à la fois indécente et pudique, provocante et sage à la fois. Elle avait revêtu une ample robe de mousseline de soie noire, retenue à la taille par une large ceinture ornée de pierreries. En transparence, chacun pouvait voir sa poitrine ferme, soutenue par un balconnet noir, ses hanches et ses fesses galbées, à peine cachées par une bande de dentelle. Ses pieds étaient chaussés des plus extraordinaires souliers que l’on puisse imaginer, une seconde peau de cuir noir, ouverts pour laisser apparaître un orteil à l’ongle vernis de ronge sombre, avec une lanière qui enserrait sa cheville fine. Quant aux talons, il était difficile de concevoir comment il lui était possible de marcher sans trébucher, tant ils étaient hauts et fins. Son corps était paré de bijoux tel celui d’une déesse, fines chaînes d’argent qui ornaient ses chevilles, sa taille, son cou, boucles d’oreilles, bagues aux doigts et aux orteils.

Sortant enfin de sa contemplation, le Chevalier se précipita au-devant de la Marquise pour l’accueillir. Délicatement, il lui baisa la main, puis la prit par la taille pour lui présenter les invités. Pierre lui baisa la main également, Véronique posa légèrement les lèvres sur son sein, effleurant le téton sensible à travers l’étoffe fine. Hugo tomba à ses pieds et déposa un baiser respectueux sur la pointe de son soulier. Sophie, toujours distante, se contenta d’une brève inclinaison du buste.

Les présentations faites, la Marquise s’assit dans un fauteuil, une coupe de champagne à la main. Les conversations reprirent, ponctuées de rires et de caresses. Pierre lutinait alternativement la servante et Véronique, qui avait à présent la robe relevée sur les hanches. Elle exhibait sans fausse honte ses fesses rebondies et cambrées, et chacun pouvait lorgner son sexe entièrement rasé, orné d’un petit bouquet de roses tatoué sur son mont-de-Vénus. Il ne fallut pas longtemps pour que, encouragée par Pierre, elle ne commença à se caresser, adossée au buffet. Ses doigts agiles parcouraient son ventre bombé, s’aventurant à chaque fois davantage entre ses cuisses. Pierre faisait couler doucement un peu de champagne sur sa peau. Ce contact froid et pétillant lui fit perdre la tête, elle s’exhiba entièrement, offrant aux regards ses lèvres lisses et humides. Elle se caressait franchement à présent, ses doigts glissant sans efforts dans son intimité. De temps en temps, elle les tendant à Pierre, qui les suçait goulûment, goûtant avec délice à sa mouille mêlée de champagne. Prise par la frénésie causée par ses caresses, Véronique faillit perdre l’équilibre. Le Chevalier, prévenant, lui offrit un coussin pour qu’elle s’y allonge ; puis il s’agenouilla aux pieds de la Marquise. Délicatement, il entreprit de la déchausser. Retournant vers Véronique, il lui tendit le soulier. Elle se redressa, s’en saisit, et comprit ce que ce geste signifiait.

Les yeux mi-clos, elle huma l’odeur voluptueuse du cuir chaud, caressant l’empeigne, la cambrure extrême, des doigts d’abord, des lèvres ensuite. Arrivée à talon, elle le lécha, le rendit brillant de salive, avant de l’emboucher, de le sucer, de le faire aller et venir comme un sexe entre ses lèvres. Tirant sur le haut de sa robe, elle libéra ses seins aux pointes déjà gonflées. Elle les caressa de la semelle, les écrasant, les frappant doucement jusqu’à ce que ses chairs rosissent, avant d’enserrer la chaussure entre ses outres gonflées qu’elle pressait à deux mains. Puis elle entreprit de titiller ses tétons, les aguichant de la pointe du talon, s’excitant du contact du cuir sur sa peau sensible.

Chacun contemplait le spectacle en silence, le souffle court. Pierre avait ordonné à la servante de le caresser, et sa main enserrait avec peine son sexe épais. Hugo brûlait d’impatience de la remplacer, et son regard enflammé allait sans cesse du corps offert de Véronique à la belle queue de Pierre. Même Sophie avait pour un instant quitté son air glacial et avait glissé sa main dans l’échancrure de son corsage, agaçant ses mamelons au même rythme que Véronique caressait les siens de la pointe métallique du talon. La Marquise, les jambes croisées, sa tunique relevée haut sur ses cuisses buvait des yeux le corps offert de cette femme qui se caressait devant ses yeux. Le Chevalier s’efforçait de rester impassible, même si une bosse significative gonflait l’avant de son pantalon.

Véronique avait fait glisser l’objet de ses désirs de ses seins à son ventre. Elle passait l’empeigne (partie avant de la tige couvrant le bas du cou-de-pied et les orteils) de cuir luisant le long de ses lèvres, l’enduisant de ses sécrétions. Lorsqu’elle se sentit prête, elle retourna la chaussure, présentant la pointe aiguë du talon à l’entrée de son sexe. Avec une infinie douceur, elle le fit rentrer dans son ventre, savourant chacune des sensations que lui procurait cette tige de cuir et de métal qui griffait doucement ses chairs brûlantes. Lorsque le talon l’eut entièrement pénétrée, elle frotta la semelle rugueuse sur son bouton d’amour, faisant ainsi naître des vagues puissantes de plaisir dans ses reins, tout en imprimant à la chaussure un mouvement de va et vient de plus en plus rapide.

Seul le brut saccadé de son souffle court troublait le silence. D’une main, elle caressait ses seins, les pétrissant comme pâte, s’attardant sur ses tétons violacés qu’elle pinçait avec force; de l’autre elle se branlait avec le talon de la chaussure de la maîtresse de ses rêves. Cambrée à l’extrême, elle offrait son ventre enflammé, ses cuisses ouvertes où coulait sa mouille, aux regards de tous. Elle était partie dans un monde lointain, un monde où seuls ceux qui osent jouir sans honte peuvent aller. Si ses doigts qui pinçaient les chairs de son buste, si le dard de cuir qui perçait son ventre lui donnaient du plaisir, sa jouissance étaient amplifiés par le regard de ces hommes et ces femmes qui la contemplaient, offerte et impudique. Le mouvement de sa main sur son ventre s’activait de plus en plus, à chaque pénétration, la semelle du soulier écrasait son clitoris turgescent, elle sentait l’orage grondait dans ses reins, elle avait envie de s’abandonner à ses délices… Dans un grand soupir, presque un cri, elle se libéra, débondant les vannes du plaisir qui coulait en elle, de la racine des cheveux jusqu’aux orteils. Elle jouissait avec son corps, elle jouissant avec son esprit, elle jouissait du spectacle de chienne lubrique qu’elle offrait à ses amis.

Presque en même temps, Pierre lâcha un grognement sourd. La servante, d’un coup sec, venait de la décalotter, tirant ainsi sur sa peau sensible. Saisie de tremblements, sa queue frémissait en libérant des jets saccadés de crème blanchâtre. Vif comme l’éclair, Hugo se précipita, et recueillit dans une coupe à moitié pleine de champagne les derniers jets de sa semence. Lorsque Pierre eut fini de jouir, Hugo présenta, à genoux, la coupe à la Marquise, qui l’accepta avant d’y tremper les lèvres. Il s’empressa de retourner vers Pierre pour, toujours à genoux, téter avec avidité les dernières gouttes de liqueur qui s’échappaient de son dard. Il goûtait avec une volupté non feinte le sirop viril, et Pierre, sans honte, laissait la bouche du jeune homme le téter. Véronique, pendant ce temps-là, reprenait ses esprits, le talon toujours fiché profondément dans son sexe. Avec des gestes très tendres, le Chevalier baisa ses lèvres brûlantes, ses tétons meurtris, son ventre encore enflammé. Délicatement, il retira la chaussure d’entre ses lèvres gonflées par le plaisir, objet de désir doublement sanctifié par son appartenance à la Marquise et par le plaisir qu’il venait de donner à Véronique. Tenant cette relique d’une main, il l’aida à se relever, tandis que le domestique lui offrait une coupe. Lentement, le Chevalier fit le tour des invités, tenant à bout de bras le soulier des délices. Chacun baisa qui le talon, qui l’empeigne. Même Sophie se laissa aller, cherchant à démêler sur le cuir embaumé du talon les saveurs de la jouissance de Véronique. Arrivé devant la Marquise, il s’agenouilla et, avec des gestes quasi sacerdotaux, l’aida à se rechausser. Un instant, il resta en arrêt devant ce spectacle, les pieds chaussés d’escarpins exceptionnels de sa maîtresse. Intérieurement, il jouissait, il s’envolait, il s’abandonnait dans la soumission au plaisir de « sa » Marquise, il aurait voulu être Véronique, quelques instants plus tôt, offrant son cul à la morsure du talon de celle qu’il vénérait. Chacun des invités, même les domestiques, sentaient que quelque chose se passait, à cet instant, entre la Marquise et le Chevalier, quelque chose d’unique, de mystique, une occurrence de grâce entre une femme triomphante et un homme soumis aux caprices de ses voluptés…

Rompant le charme, la Marquise quitta son fauteuil et décréta le souper servi. À son signal, chacun se dirigea vers le salon où la table était dressée.

C’est le moment que choisit la servante pour se manifester. Se penchant à l’oreille de la Marquise, elle sollicita l’autorisation de se retirer pour satisfaire à un besoin naturel. La Marquise lui refusa ce droit, lui ordonnant de se soulager au vu de tous. Gênée, la servante s’éloigna de quelques pas, et releva ses jupes. Pierre se plaça derrière elle et l’aida à se libérer de ses vêtements. Accroupie dans l’herbe verte, les cuisses largement offertes, les yeux fermés, la servante se concentra, tandis que Pierre, de l’index et du majeur, écartait ses lèvres grasses. Après un instant, un jet dru vient frapper l’herbe autour d’elle, elle se libérait, vidant sa vessie. Pierre dirigeait le jet, le faisant tantôt monter dans les airs, tantôt, frapper ses cuisses charnues. Elle pissait, sans discontinuer, les yeux clos, devant tout le monde, pisseuse impudique. Pierre interrompit son jet, d’un geste abrupt, le temps pour Hugo de s’allonger entre ses cuisses offertes. Écartant sa main, Pierre libéra le jet impérieux qui vient frapper le ventre et le sexe offerts d’Hugo. Il se branlait sous la douche brûlante, abandonné au plaisir obscène qu’il offrait à tous, jouissant sous la douche dorée qui frappait son sexe, son ventre, sa poitrine offerts. Le jet se tarit, se réduisant à quelques gouttes, tombant sur le corps d’Hugo. La servante se releva, tandis qu’Hugo d’une bouche avide quêtait les dernières gouttes qui tombaient du sexe de sa fente.

Comme s’il ne s’était rien passé, la Marquise, au bras du Chevalier, se dirigea vers la table dressée dans le grand salon. Comme il se doit, elle présidait, à sa droite le Chevalier, à sa gauche Véronique, les joues encore roses de ses efforts. Puis venaient Sophie et Hugo, Pierre se trouvant en face de la Marquise. Le menu, choisi par le Chevalier, était simple et pourtant raffiné : saumon fumé sur blinis, carré d’agneau au miel, sauce au thym, framboises fraîches au sorbet et à la crème Chantilly, le tout accompagné de champagne millésimé. Le dîner se déroulait sans anicroche, chacun devisant avec entrain avec son voisin, à peine troublé par la vue des seins toujours dénudés de la servante, par la queue toujours vaillante du domestique. En passant à table, ni Véronique, la robe largement ouverte sur sa poitrine généreusement offerte, les hanches dénudées, pas plus que Pierre, la tige offerte à tous vents, n’avaient jugé utile de se ragrafer. Tout ceci contribuait à donner au dîner une ambiance festive, libertine. Arrivés au plat, le Chevalier s’était levé et avait, en un geste théâtral, arraché plutôt que défait les pièces amovibles de son pantalon, offrant à la vue de tous ses fesses et son ventre où se dressait une queue de taille respectable. La Marquise, conquise par l’ambiance luxurieuse avait échancré davantage sa tunique de mousseline, présentant ses seins somptueux et fermes aux regards des convives. À travers le plateau de verre transparent de la table, l’on pouvait voir les pieds des unes s’égarant dans l’entrecuisse des autres, et les tiges érigées des uns attiser la convoitise des autres.

Alors qu’il remplissait la coupe de Sophie, le serviteur renversa la bouteille qu’il tenait à la main, éclaboussant la nappe et sa robe de liquide pétillant. Rouge de confusion, il s’empressa de réparer les dégâts, mais le mal était fait. Penaud, il s’immobilisa, les mains derrière le dos, attendant la punition que la Marquise ne manquerait pas de lui infliger.

– Ce garçon mérite une correction, pour lui apprendre à servir correctement à table, dit la Marquise d’une voix froide. Qu’en pensez-vous ?

– Quelques coups de badine sur son derrière devraient lui servir de leçon, déclara Sophie, qui prenait la parole pour la première fois depuis le début de la soirée.

Sur un geste de la Marquise, l’infortuné garçon baissa son pantalon et se plaça à quatre pattes, fesses offertes, dans l’attente de sa punition. Malgré la peur de la douleur qui s’annonçait, il se cambrait sans vergogne, montrant ses fesses lisses et musclées, ses cuisses fermes entre lesquelles on devinait une queue dure, un sac bien rempli.

– Certes, mais qui va lui infliger son châtiment ? demanda Véronique.

Sophie se leva, et, tendant la main vers Pierre pour lui demander la cravache qu’il conservait fichée dans sa botte, sollicita de la Marquise l’autorisation de punir l’impertinent. Celle-ci agréa sa demande, fixant à 10 le nombre de coups qu’il devait recevoir. Afin d’adoucir la punition, Hugo intercéda en sa saveur, et obtint de la maîtresse de cérémonie le droit de caresser le pénitent pendant son châtiment.

Sophie se leva et lentement se prépara à remplir son rôle. Elle dégrafa sa veste, puis sa jupe, apparaissant en guêpière et bas noirs. Son ventre bombé était dissimulé par une culotte de dentelle assortie, largement échancrée sur ses hanches mais couvrant ses fesses et son pubis. Chacun autour de la table avait fait silence, les yeux rivés sur le spectacle qui allait commencer.

Sophie éprouva la souplesse de la cravache, cinglant l’air de petits coups vifs, puis, avec un plaisir sadique, parcourut la chair tendre du serviteur du bout de son instrument, s’attardant entre ses fesses, sur l’intérieur de ses cuisses, titillant au passage son sac, sa tige. Hugo s’était installé à côté du garçon, et aux mouvements de son bras, chacun pouvait deviner qu’il s’employait activement à détourner son attention par des caresses précises et délicates. Soudain, le bras de Sophie s’éleva et la cravache cingla sur les fesses offertes. Une marque rouge apparut aussitôt, bientôt suivie d’une autre, puis encore une autre. Le puni avait la queue d’Hugo dans sa bouche, étouffant ses cris. Penché vers lui, il se laissait sucer tout en murmurant des paroles douces à l’oreille du pauvre garçon qui, les fesses serrées, subissait sa punition. Sophie, les joues rouges et le souffle court, s’employait à bien marquer son cul ferme, zébrant de stries entrecroisées sa chair offerte. Arrivée à 9 coups, elle s’arrêta, admirant son œuvre. Le garçon gémissait doucement, et personne ne pouvait dire, tant il bandait dur, si c’était de plaisir ou de douleur.

Un sourire flottait sur les lèvres de Sophie alors qu’elle attendait de lâcher son dernier coup. La main d’Hugo s’activait sur le sexe du serviteur, tandis que celui-ci le pompait sans discontinuer. Elle guettait les moindres crispations de son visage, cherchant visiblement à faire coïncider la fin de la punition avec leur délivrance. Ouvrant les yeux, Hugo compris où elle voulait en venir et s’activa de plus belle, tout en forçant le garçon à l’enfourner encore d’avantage. Lorsqu’il le sentit à deux doigts de tout lâcher, lorsqu’il sentit sa queue se durcir entre les lèvres de son admirateur, il cria: « Vas-y! » à Sophie. Celle-ci frappa les fesses de puni d’un coup de cravache magistral. Ce fut comme si elle avait pressé la détente d’un fusil chargé jusqu’à la gueule. À peine la lanière de cuir frappa-t-elle ses fesses rebondies qu’il déchargea, inondant la main d’Hugo d’un flot de liqueur brûlante. Enflammé par cette brûlure délicieuse, il poussa la tête du garçon sur sa tige, et dans un cri rauque, jouit dans sa bouche, libérant les bondes de son plaisir qui envahit la gorge de son suceur, débordant sur son visage, son torse, en longues traînées blanches qui répondaient aux traînées rouges de ses fesses.

Laissant les deux garçons reprendre leurs esprits, tandis que Hugo embrassait passionnément le visage du serviteur couvert de sa jouissance, Sophie fit face aux autres convives. D’une voix mal assurée par l’intensité de ce qu’elle venait de vivre, elle s’adressa à la Marquise :

– Chère Marquise, douce amie, le Chevalier m’a invitée ce soir, outre l’amitié qui nous unit lui et moi, pour que je sois votre surprise. Avec sa permission, et après ce spectacle qui je l’espère vous plût, je veux vous en offrir un autre qui sera, car tel est notre souhait, de votre goût…

Le Chevalier à ces mots regarda la Marquise avec intensité, quêtant son approbation. Celle-ci, badine, posa sa main délicate sur la queue dure du Chevalier et l’encouragea :

– Cher Chevalier, je te connais trop bien pour préjuger de tes surprises, qui ne sauraient me décevoir. Allez, Sophie, montrez-moi tout !

Encouragée par la Marquise et le Chevalier, Sophie glissa ses doigts dans l’élastique de sa culotte, et, face à son public, fit lentement glisser l’étoffe sur son ventre. À mi-hauteur, un obstacle inattendu ralentit la course du tissu. Le regard fiché dans celui de la Marquise, elle tira d’un coup sec sur l’étoffe, libérant… un sexe viril, magnifiquement dressé dans toute sa splendeur, une queue d’homme sur un corps de femme. Sophie était un transsexuel, une créature mi-male mi-femelle. À cette vue, chacun poussa un soupir de stupéfaction, ou de désir. La Marquise, stupéfaite, fit un geste pour l’inviter à se rapprocher d’elle. D’un geste tendre des doigts et des lèvres, elle cajola ce sexe dur, le palpant, le goûtant, elle appréciait le contraste abrupt entre cette virilité fière et ce corps de femme. Tous les participants au souper s’étaient approchés d’elle, chacun à son tour cajolait, suçait, palpait cette chair brûlante, mi-homme, mi-femme… Sophie se livrait aux caresses qui l’enflammaient, ses tétons, son sexe, ses fesses, sa bouche devenaient des abîmes de volupté qui l’entraînaient à chaque instant au-delà des limites… Elle devenait un seul et même sexe, un océan de jouissance…

Après plusieurs minutes de ce maelström, la Marquise d’un geste éloigna les autres admirateurs ce de corps irréel. Elle organisa le plaisir de la créature venue du ciel : Véronique et Pierre s’activaient sur sa poitrine opulente, Hugo, d’une langue habile, se délectait de son anneau serré. D’une main, elle empoigna la queue de Sophie, de l’autre, elle força le Chevalier à approcher ses lèvres. La délivrance fut rapide, et Sophie, en un ultime mouvement de reins, se libéra sur le visage offert du Chevalier. De longues traînées blanches zébrèrent son visage extatique, les lèvres grandes ouvertes il accueillait sa jouissance qui coulait le long de son visage. La Marquise, tout en continuant à branler Sophie, penchait son visage de Madone vers celui du Chevalier et goûtait avec lui la semence de la créature, parcourant de ses lèvres son visage, allant de la pointe de la langue du bout de la tige ruisselante de liqueur aux lèvres gonflées de plaisir du Chevalier.

Après ce sommet de plaisir, les participants du souper surent que l’instant était venu de se retirer. Un à un, ils vinrent baiser la bouche enspermée de la Marquise, y déposant un baiser plein de tendresse.

La Marquise et le Chevalier se retrouvèrent seuls, dans le grand château. Il prit sa main, et la guida vers l’escalier d’honneur, plein de prévenance, il prit sa traîne afin qu’elle montât l’escalier sans dommages. Arrivés devant la porte de la chambre bleue, le Chevalier la fit passer devant lui, humant au passage son odeur capiteuse. La Marquise s’assit sur un fauteuil de cuir fauve, laissant au Chevalier le soin d’allumer les candélabres placés sur la cheminée, auprès du lit et sur la table basse où brillaient les objets qui allaient ensoleiller leur soirée à venir. Lentement, sans la quitter des yeux, il vint se placer aux pieds de sa déesse.

Mais ce qu’ils firent plus tard n’est pas encore écrit, et leur appartient…

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Une réponse à Le souper par CarlPhillip

  1. orlando dit :

    Vraiment un très joli texte, toute une ambiance

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