La soeur de Patricia (Massage envoûtant 2) par Hélèna et Calystoben

Vous vous souvenez de moi ? Miss Angélique la brune ! Celle qui avait cassé
son parapluie…

Un mois déjà ! Comme le temps passe vite ! J’avais un prétexte tout trouvé
pour revoir Patricia, il fallait que je lui rende son parapluie. J’ai
d’ailleurs eu l’impression qu’elle n’attendait que ça ! Elle m’embrasse sur
la joue très tendrement pour m’accueillir, me prodigue son sourire toujours
aussi fondant et irrésistible. J’ai bien sûr craquée, et nous nous sommes
retrouvées l’une et l’autre quelques instants plus tard en train de nous
rejouer la scène du massage ! Merci petit parapluie pour l’excuse ! C’était
bon (plus que bon).

On s’est quittée en se promettant de se revoir !

- Appelle quand tu veux ? M’a t-elle encouragée !

J’ai donc appelé ! Trois fois… Le contact a été courtois mais sans
enthousiasme, comme si elle cherchait à reprendre ses distances… Bien sûr
aucune proposition de rendez-vous. J’en fus d’abord plutôt dépitée. Puis en
réfléchissant, je me suis fait une raison, après tout, qui étais-je pour
cette fille ? Sinon une tocade, elle avait eu ce qu’elle voulait, le plaisir
de la conquête une première fois, et la deuxième fois j’étais venu m’offrir
à elle (contre un parapluie !). Je décidais donc, la mort dans l’âme de ne
plus l’appeler… Après tout si elle voulait, elle, me revoir elle avait mon
numéro !

Mais les choses ne se passent jamais comme on croit qu’elles vont se
passer…

Avant-hier, au petit restaurant où je vais parfois seule le midi, j’ai
rencontré un mec, il était seul également. Je feuilletais le programme des
cinémas, il m’a demandé s’il pouvait me l’emprunter quelques instants… on
a causé, il m’a dragué, je me suis laissé faire. Physiquement il me paraît
bien, il a de l’humour et de la conversation, il donne l’impression de
savoir écouter les femmes. Hier je l’ai revue, nous avons fait l’amour à
l’hôtel, c’était bien… Il se prénomme Julien. Mais je ne me fais aucune
illusion, pour ce type je ne suis qu’une rencontre de passage. Pour le
moment on doit quand même se revoir, il est parti pour affaire et donc je ne
le reverrais que la semaine prochaine, il va me consacrer une journée pour
mes trente et un ans… (restaurant, sortie…)

Je vais sans doute l’amuser pendant quelque temps, et après il me larguera
comme tant d’autres… je ne sais pas comment retenir un homme quand il me
plait… Si seulement je pouvais trouver une idée pour qu’il s’attache
vraiment à moi ?

Si c’était Patricia qui était à ma place, comment elle saurait
l’envoûter…. Il serait incapable de résister…. Mais bien sûr ! Patricia
! C’est elle la solution ! Si elle acceptait de me refaire un massage, mais
cette fois ci pour m’apprendre… Le fait de repenser à cette femme me donne
des frissons. Mon dieu, quand j’y repense, je ne pensais pas aimer aussi
fort le massage de cette diablesse. Mais c’est vrai qu’elle a quelque chose
en plus, quelque chose de spécial, je pense que n’importe qu’elle femme qui
la rencontre voudrais au moins recevoir une caresse d’elle. Ce n’est pas le
tout de connaître la technique du massage, elle, elle possède un don. Ce
don, je ne l’aurais sans doute jamais, mais au moins pourrais-je apprendre
la technique. Je lui ai donc téléphoné, plein d’appréhension. Et si elle
refuse ? Et si elle me jette ?

- Allo, Bonjour Patricia !
- Salut Angélique, comment tu vas ?

Gentille comme d’habitude, mais ce n’est pas le grand enthousiasme, j’ai
même l’impression de la déranger. Naïvement j’essaie de la flatter :

- Non seulement je vais bien mais encore plus quand je t’entends !
- Bon si tu m’appelles c’est qu’il y a une raison !

Elle me refroidit, je vais finir par me dégonfler, je tente une diversion.

- T’es où ? J’entends du monde ?
- Oh ! Je suis chez le parfumeur, je suis venue acheter le nouveau parfum de
Délice, il paraît qu’il est plus subtil… Mais je ne le trouve pas…

Allez je me lance et lui glisse dans un souffle, le cœur battant :

- Il faut que je passe te voir !
- Ça tombe il fallait que je te vois !

Ah ! Voilà qui me surprend, mais je décide d’analyser ça plus tard,
l’important c’est qu’elle soit d’accord pour me rencontrer.

- Seize heures au café en bas de chez toi, ça te va ?
- Viens plutôt chez moi !

Glups !

- Si… Si tu veux !

Bon, j’avoue avoir du mal à m’y retrouver, elle était très distante ces
dernières semaines et voilà qu’elle me demande de passer chez elle… Je me
dis que ça ne prouve rien, peut-être qu’elle va me faire la grande scène,
genre  » tu sais on s’est bien amusée toutes les deux mais maintenant c’est
fini….  » Non ça ne doit pas être ça, si cela avait été le cas elle aurait
pu aussi bien me le dire par téléphone… Elle est peut-être tout simplement
lunatique… Je me dis que je verrais bien, mais j’angoisse, j’angoisse…
comment vais-je oser lui formuler une demande aussi insolite ?

Seize heures cinq, j’arrive chez elle.

- Bonjour Patricia !
- Salut ! Entre je t’en prie.

Elle est habillée de couleur jaune, en jupe, cheveux attachés. Son parfum
m’envahit ! Je la sais sensible aux remarques sur ce sujet, autant
l’attaquer sur son point faible !

- Tu sens drôlement bon !
- C’est le nouveau parfum de  » délice « , je t’en ai parlé au téléphone, j’ai
eu un peu peur parce que la vendeuse m’a prévenue que ça ne va pas sur
toutes les peaux, parfois ça  » tourne  » au bout de quelques heures !

Du coup, ça à l’air de lui avoir fait plaisir que je lui parle de ça, elle
m’a l’air toute guillerette et détendue. (En fait ce n’était pas pour ça,
mais je ne pouvais pas le savoir). Elle me fait enlever mon manteau…

- Alors ? Reprend-elle. Si tu me disais ce qui t’amène….

Mais elle ne me laisse pas répondre, elle a les yeux braqués sur ma
poitrine…

- T’étais plus sexy, la dernière fois !
- Pardon ?
- Ouais, regarde tu a mis un soutien gorge qui t’écrase le bout des seins,
j’aimais bien la dernière fois que tu es venu, tu avais les tétons qui se
dressait et qui pointaient à travers ton pull-over !
- C’est parce que j’étais excitée !
- Et, aujourd’hui, non ?
- Non, mais…

Et la voilà qui me pose les mains sur les seins. Même à travers mes
vêtements ses mains arrivent à m’électriser. Je me laisse faire, incapable
de faire un mouvement. Mais à mon grand regret, elle n’insiste pas…

- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Oui, j’ai rencontré un homme, un homme bien pour une fois. Alors je me
suis dis, ce serait peut-être une bonne idée, que j’apprenne à masser comme
tu le fais toi, peut-être cela serait un moyen pour qu’il s’attache
davantage à moi ! Si je le masse comme tu me masses, c’est du tout cuit… Tu
as des mains de fée…

Elle me regarde bizarrement ! Ça ne va pas marcher, je le sens !

- Tu sais, c’est du travail pour apprendre ce massage très spécial, il faut
une sorte d’énergie érotique…
- Je sais !
- Oh ! Mais ! Que je suis bête, la voilà la solution ! Je ne t’ai pas dis la
super bonne nouvelle ?
- Non ! C’est quoi ?

Là, je suis un peu larguée !

- Ma sœur arrive ce soir… Tu a peut-être soif ?
- Je veux bien un verre d’eau s’il te plait… Tu as une sœur ?
- Oui, je suis heureuse, je vais la chercher à l’aéroport, elle vient de
Thaïlande.
- Tu as une sœur thaïlandaise ?
- Non, mais elle travaille là-bas…

Elle me donne le verre d’eau.

- Elle travaille dans quoi ?
- Ben justement, elle est masseuse !
- Elle est masseuse en Thaïlande ?

Un européenne masseuse en Thaïlande, voilà qui me paraît plutôt insolite,
mais bon…

- Elle serait parfaite pour t’apprendre à masser ! Tu sais c’est elle qui
m’a appris ! Me dit-elle avec son sourire plus que magnifique.
- Ah ! Bon !
- Au départ c’est une asiatique qui lui a transmis ses secrets. Et tu sais
qu’en Asie ils sont réputés pour l’érotisme… Tu verras, elle hypnotise quand
elle pratique un massage, c’est simple, elle est d’une douceur divine, mais
attention elle est capable de te rendre accro de son corps et de ses mains,
deux amies à moi m’ont déjà avoué que se faire embrasser par elle est un
réel plaisir, a en passer la nuit, elle manie sa langue d’une façon très
sensuelle et d’une douceur…

Elle me fait carrément l’article, à présent !

- Ouah !… T’en rajoutes pas un peu ?
- On en reparlera après que tu l’aies rencontré… Mais ce que je regrett
c’est qu’après tu ne vas plus vouloir de moi comme masseuse.

Mais ça n’a pas l’air de la traumatiser plus que ça…

- C’est impossible ! Répondis-je.

Que répondre d’autre de toute façon !

- Tu ne la connais pas, elle est très forte !
- Alors pourquoi cette proposition ?
- Je ne suis pas jalouse ! En fait quand elle m’a annoncé sa venue, je
voulais lui parler de toi, lui raconter l’anecdote du parapluie, tout ça…
Du coup quand tu m’as appelé, je me suis dis pourquoi ne pas vous faire
faire connaissance… Et en plus maintenant on a une bonne raison. Tu va
voir elle est géniale, drôle en plus… Au début tu la trouvera froide mais
c’est normal elle est tellement chaleureuse… Elle ne reste que trois
semaines, après elle repart pour l’Asie, elle vient juste pour les
vacances… Euh, je t’emmène avec moi à l’aéroport ? Il va être temps d’y
aller d’ailleurs, elle atterrit à Roissy à ….

Les embouteillages… on a failli arrivé en retard, mais sa sœur nous
attendait. Elle se prénomme Mélanie. C’est une grande brune à la peau
bronzée. Les cheveux sont longs, légèrement ondulées, elle est vêtue d’un
tailleur vert amande. On fait les présentations, bisous-bisous. Et c’est
vrai que le simple contact de ses lèvres sur mes joues (car en voici une qui
n’embrasse pas dans le vide, j’ai d’ailleurs horreur de ça) c’est déjà
quelque chose…

- Mettez vous toutes les deux derrière, vous pourrez faire connaissance !
Propose Patricia. Tu sais Mélanie il faut que je te raconte comment j’ai
connu Angélique…

Et la voilà qui raconte, le télescopage sous la pluie dans le passage
piéton… Le massage…. Aïe… Ma fuite… Mon retour…. J’espère au moins
qu’elle ne va pas rentrer dans des détails trop intimes…

- Ma sœur aime bien me présenter ses conquêtes ! Me dit Mélanie. Elle a
toujours très bon goût !

Je ne sais pas trop comment je dois prendre ça !

- Tu sais, Angélique voudrait apprendre à masser !
- Je suis désolée, je suis en vacances, je me repose et je ne donne pas de
cours.
- C’est juste un petit service que je te demande !
- On va voir… répond Mélanie évasive.

Puis la conversation tourne sur des sujets qui me sont étrangers. Du coup,
je me demande ce que je suis venu faire ici, je sens que dès qu’on va être
de nouveau à Paris, je vais larguer ces deux nanas et rentrer chez moi.

- On fait quoi ce soir ? Demande Mélanie à sa sœur
- Pizzeria, ça te dit ? Tu viens avec nous, Angélique ?

Je trouve vite fait un prétexte pour me défiler, elles n’insistent
d’ailleurs pas… je m’enferme dans mon silence croyant définitivement
l’affaire à l’eau…. Mais…

…Sans préambule, Mélanie me pose sa main sur le genou !

- C’est dommage que tu sois en pantalon, je t’aurais fais un massage du
genou !

Elle est en train de me chambrer ou quoi ?

- Prend-la au mot ! Suggère Patricia. Baisse ton pantalon !

Je rigole, prenant ça à la plaisanterie ! Mais elle insiste !

- Si tu ne le fais pas, Mélanie, elle ne t’apprendra jamais son massage
secret.
- Remarque si elle baisse son pantalon, je pourrais lui masser autre chose
que les genoux ! Renchérit sa sœur !

Elles sont frappées ! Les embouteillages obligent Patricia à quasiment
s’arrêter, elle se retourne alors vers moi, tout sourire et de sa voix la
plus mélodieuse, elle me dit :

- Allez, Angélique, laisse toi faire, ce n’est rien qu’un jeu… et tu n’y
perdra pas…

Elle termine sa phrase en se passant la langue sur les lèvres. Je fonds…
Sans même en avoir réellement conscience me voici en train de me
contorsionner, je me lève mes fesses, dégrafe mon pantalon, le fait glisser
sur mes cuisses puis le fait descendre jusqu’aux chevilles, me voici sur la
banquette arrière d’une voiture entre Roissy et Paris, sur l’autoroute en
petite culotte, à côté d’une masseuse professionnelle qui exerce en
Thaïlande avec sa sœur au volant ! Dingue, c’est dingue.

Et la Mélanie qui déjà m’a posé sa main sur mon genou. Electrique, ce
contact, il n’y a pas d’autre mots ! Elle a une façon d’effleurer la peau
avec l’extrémité des doigts, j’en suis toute retournée ! Et Patricia qui me
disait que je risquais de la trouver froide au début…

- Elle réagit bien ta copine ! Commente Mélanie !
- Sois discrète quand même, il y a du monde ce soir…
- Bof ! Personne ne voit rien, et puis même, ça leur fera une histoire à
raconter… Alors t’aimes ça ? Me demande-t-elle ?
- Si j’aime ça ! Tu me fais craquer !
- Craquer ou mouiller ?
- Tu n’as qu’à vérifier ! Rétorquais-je. M’étonnant soudain de mon audace.

Elle aurait pu le faire, elle ne le fit pas, tourna alors son visage vers
moi !

- Et si tu me montrais comment tu embrasses ?

Rien que ça ! Me voici soudain collée à ses lèvres, le baiser dure une
éternité, je ne peux m’empêcher de me passer la main sur mon sexe humide,
tandis que nos langues entament un ballet aussi humide que torride. Ses
mains agrippent littéralement mes seins, et ses doigts cherchent à
rencontrer la forme de mes tétons par-dessus mes fringues, Puis
s’enhardissant, elle remonte une main sous le pull, me caresse la peau nue,
remonte jusqu’au soutien gorge, passe un pouce sous la baleine du bonnet le
faisant sauter, elle a à présent mon téton à sa disposition et commence par
l’effleurer, assez doucement ! Cette fille me paralyse je me laisse faire,
elle a des doigts de déesse, et comme je ne dis rien, Mélanie accentue sa
pression et me pince plus fermement. Puis l’excitation la gagne, elle
remonte carrément à moitié mon pull et quittant ma bouche précipite la
sienne sur mon sein qu’elle se met à me téter. Je n’en peux plus…. Je suis
trempée comme une soupe. Une voiture klaxonne à notre niveau, les gens sont
stupides, ils ne peuvent pas s’occuper de leurs affaires, non ?

- Bon les filles, on arrive sur le périphérique, il faudrait peut-être
redevenir sages !

Du coup je me recontorsionne et me réajuste, je commence à penser que la
soirée sera peut-être chaude… Un triolisme entre femmes, après tout
pourquoi pas ? Mais non…

- On te laisse à un métro si tu veux, nous on file au Quartier Latin !

Non, c’est trop dur ! Je ne vais quand même pas leur dire à présent que mon
prétexte pour ce soir était du baratin. J’ai la rage au cœur en descendant
la voiture… Elles doivent m’appeler pour la leçon de massage… Si elles
m’appellent, on verra bien….

Un peu déboussolée, trop d’évènements en même temps. Je pensais le service
que je demandais à Patricia comme étant une façon sympathique de clore nos
relations. Mais voilà qu’elle me jette dans les bras de sa sœur, une sœur
qui de toute façon rejoindra la Thaïlande dans quelques jours. Patricia
a-t-elle voulu simplement s’amuser à mes dépends, me montrer comme une
curiosité à sa sœur ? Voilà qui ne me plait guère, d’autant que dans cette
hypothèse, je ne suis pas prête d’avoir de leurs nouvelles….

Quand ça va mal, ça va mal ! Hier coup de fil de Julien… Sa société lui
propose un long déplacement à l’étranger, il est pratiquement obligé
d’accepter, il faut qu’il fasse des préparatifs…il ne pourra pas m’emmener
au restaurant dimanche. J’ai passé mon anniversaire toute seule. J’en ai
marre, je me suis mise à chialer… Et puis vers midi et demi, le fleuriste
c’est pointé, c’est Julien qui m’a fait livrer des roses ! Ça m’a un peu
consolé… un peu seulement.

Lundi soir, coup de fil ! Surprise !

- Coucou, Angélique, c’est Patricia !
- Bonsoir !
- Ça n’a pas l’air d’aller ?
- Pas terrible non !
- Ton mec ?
- Oui, j’ai l’impression qu’il a pris la tangente !
- Bon, on va te consoler ! Tu peux venir dîner chez nous mercredi soir ?
Mélanie est d’accord pour te faire ta petite initiation ! Euh… est que tu
aimes le canard ?

J’ai répondu, oui ! A défaut d’utiliser la méthode sur Julien, je la
garderai en réserve pour un autre… et puis surtout ça me changera les
idées.

Le mercredi, j’étais donc là à l’heure, je m’étais mise en jupe. On ne sait
jamais si l’envie les prenait de jouer à des préliminaires insolites comme
dans la voiture avec massage du genou. Après je l’ai regretté, il est tout
de même autrement pervers de baisser son pantalon, mais bon…

J’avais apporté des fleurs, Patricia avait l’air ravie, mais qu’elle ne fut
pas ma surprise de la voir s’apprêter à sortir. Elle m’explique alors
qu’elle me laisse seule en tête à tête avec Mélanie.

Bon, me voici donc en compagnie d’une femme que je ne connais pas, je la
détaille un peu, c’est une belle femme, elle fait un peu plus mûre que sa
sœur, elle n’a pas fait d’effort de toilette particulier, un fuseau noir et
un pull-over blanc décolleté en V, un joli décolleté je dois dire !

- On va se mettre à table tout de suite, je t’ai préparé un petit truc
thaïlandais, ce n’est pas trop gavant et on va se boire un petit rosé, juste
un petit peu, ça nous permettra de faire connaissance, et tout de suite
après le thé, on passe aux travaux pratiques… Ça te va comme programme ?
- Oui, ça me convient !

Nous dégustons une spécialité de canard à la ciboulette, je la regarde, elle
est craquante, un sourire qui lui éclaire le visage de façon presque
permanente, une grâce dans ses gestes qu’elle a sans doute acquise au
contact des asiatiques, une voix qui tout en restant ferme et déterminée
sait rester douce sans l’once d’une agressivité. Patricia avait raison, elle
a quelque chose d’envoûtant ! Elle ne me pose pas beaucoup de question, en
fait elle parle d’elle longuement, avec humour et fantaisie, comme si elle
exprimait une envie de se confier trop longtemps retenue.

- Autant que tu saches à qui tu vas avoir à faire ! Je suis masseuse en
Thaïlande, mais je n’ai rien d’une kinésithérapeute. La première fois que je
suis allée visiter ce pays, je me suis liée d’amitié avec une fille de
là-bas, un amour fou, une magicienne, un don dans les doigts, quelque chose
d’inimaginable. Du coup on a voulu rester ensemble. Un tas de formalités à
faire, bref, et il fallait bien que je vive, je ne pouvais pas rester non
plus aux crochets de cette fille, alors elle m’a proposé une place dans un
salon de massage… Et oui c’est bizarre, les touristes viennent voir les
masseuses thaïes, mais les gens du coin préfèrent les européennes ou les
blacks, chacun place son exotisme où il veut… Elle m’a apprit tous ses
trucs, elle m’a dit que je devais aussi avoir un don, que j’avais une
faculté d’apprendre dans ce domaine assez rare. J’ai fais mon trou, j’ai mon
propre salon, mais je ne suis riche qu’en bath, la monnaie du pays ne vaut
rien à l’extérieur… Tu reveux un peu de vin ?
- Juste un fond !
- Alors ma profession c’est masseuse, je masse des mecs toute la journée,
des jeunes, des vieux, des beaux, des moches, des sympas, des cons, de
tout… C’est parfois limite prise de tête mais dans l’ensemble les bons
moments l’emportent, heureusement… Et qu’est ce que tu crois que je leur
fais quand le massage est terminé et qu’ils ne sont pas calmés ?
- Je ne sais pas, moi, peut-être qu’ils te demandent autre chose ?
- Ben oui, après il y a la finition, alors ça dépend, c’est soit manuelle,
soit buccale, autre ment dit je les branle ou je les suce ! Tu vois je suis
masseuse, mai en réalité ça porte un autre nom ! Ça te choque sans doute !

En fait ça ne me choquait pas, parce que ce qu’elle me disait était
évidement devinable, c’était loin d’être une surprise. Je la sentais soudain
nostalgique, non pas sans doute à cause de son métier, mais de part le fait
d’être sans doute incomprise.

- Tu as un don, tu en fais profiter les autres, je ne vois pas où est le
mal, bien au contraire !
- C’est sympa ce que tu me dis là !

Elle retrouvait soudain son sourire, un sourire lumineux, éclatant.

- C’est curieux que ta sœur soit masseuse aussi !
- Oui, mais on ne fait pas le même métier, elle, elle est réellement kiné,
elle m’avait appris deux trois trucs qui m’ont aidés, mais rien d’érotique
là dedans juste du  » décontractant « … Alors en échange je lui ai appris
les miens, Patricia est lesbienne presque exclusive, alors que moi je suis
bisexuelle, c’est pour cela que ma sœur ne pourrait pas faire ce que je
fais. Parfois elle sait sentir quand une fille qu’elle masse pourrait aller
plus loin, c’est ce qui s’est passé avec toi. Je vais chercher le thé, il
était comment ce canard ?
- Humm ! Délicieux, merci !
- On va se mettre à l’aise en attendant que ça infuse, retire tout ça mais
garde ton slip et ton soutien.

Je manifestais ma surprise de ne pas me déshabiller complètement pour ce
genre de chose.

- Chaque chose en son temps ! De l’érotisme on en aura à revendre tout à
l’heure, mais pour l’instant je vais t’apprendre mes trucs, fais moi
confiance.

Je fais ce qu’elle me dit, me voici dans mon bel ensemble parme culotte et
soutien-gorge choisi exprès pour l’occasion. A son tour Patricia retire ses
vêtements, son pull d’abord, puis son pantalon, elle est superbe comme ça,
mais là voilà qui retire son soutien-gorge ! Pourquoi le fait elle et
m’interdit-elle de le faire ? Ses seins sont magnifiques, deux beaux melons
bien bronzés terminés par une belle pointe marron foncé. Déjà des
frétillements atteignent mon bas ventre. Elle garde cependant sa culotte, se
retourne et s’en va passer une blouse qu’elle avait préparée sur un dossier
de chaise. Elle l’enfile et la boutonne ! Je devais avoir des yeux grands
comme des boutons de bottines car elle commenta alors son attitude :

- Un massage érotique c’est comme un exercice de funambulisme, il faut
toujours garder l’équilibre entre la partie érotique et la partie technique.
Trop d’érotisme au départ et le massage va être ressenti comme inutile. Pas
assez et le massé va s’impatienter, se demander si on ne l’a pas dupé… On
boira le thé après, je referais chauffer de l’eau, viens t’allonger sur le
canapé.

Elle l’avait auparavant recouvert d’une house en plastique, je m’y
installais sur le ventre, Mélanie alluma alors un bâton d’encens, baissa
l’intensité de la lumière de l’halogène et mis de la musique, une chanteuse
de jazz que je ne reconnaissais pas… Billy Holiday, peut-être ?

- Il est important d’envoyer certains signes au massé dès le début, c’est ce
que je viens de faire, tu as vu mes seins, cela veut dire que je n’ai pas de
pudeur particulière et qu’éventuellement je suis disponible pour une suite,
mais en mettant ma blouse je signifie par là, que pour l’instant ce n’est
pas le moment. Pour tes sous-vêtements c’est pareil.

J’attendais fébrile, c’était donc ça ses secrets, une simple mise en
condition psychologique ? Ce n’était pas possible, il devait y avoir autre
chose. Elle me fit descendre ma culotte jusqu’aux chevilles mais sans me
retourner, elle fit de même pour le soutien-gorge qu’elle fit glisser après
l’avoir dégrafé, me demandant simplement de me rehausser de quelques
centimètres ! Puis la première goutte tomba au milieu de mon dos, de l’huile
parfumée, puis d’autres. Du bout des doigts elle attaqua mon dos, répandant
le liquide, puis ses mains se concentrèrent sur mes épaules. Ses mains, que
dis-je, non pas les mains, je les sentais à peine, tout était fait du bout
des doigts, avec lesquels elle imprimait de larges circonvolutions qui me
procuraient d’étonnantes ondes de bien être.

- Si tu oublies l’équilibre, le massage sera raté, c’est
l’essentiel, ça passe avant la technique. Le reste je vais te l’apprendre,
il y a des points secrets, ils ne sont d’ailleurs pas si secrets que ça,
mais sur chacun il faut agir différemment et ne pas le faire à n’importe
quel moment, je te marquerais ça sur un papier. Si le massé est réceptif, je
peux le faire jouir sans toucher à son sexe, la moitié des hommes que je
masse éjaculent pendant le massage, les autres, ben les autres il faut les
finir… Mais pour les femmes c’est plus facile ! Dans cinq minutes,
Angélique je vais te faire jouir comme une folle, rien qu’au contact de mes
doigts sur ta peau.
- Chiche !
- Laisse toi aller, je suis pratiquement sûre de mon coup !

Les doigts de sa main gauche se mettent à me parcourir le corps entamant une
sorte d’incompréhensible danse du crabe, l’autre main reverse de l’huile
parfumée, et c’est reparti, c’est désormais deux crabes sensuels qui
parcourent mon corps, j’ai du mal à tenir en place, je brûle d’envie de me
toucher mes tétons qui sont devenus tout durs, de me mettre la main sur mon
sexe qui est devenu humide et dont les lèvres sont à présent gonflées.

- C’est trop bon ce que tu me fais !

Elle ne répond pas, ma respiration devient haletante, je sais que je vais
bientôt jouir, cette femme va réussir son challenge, elle va m’emmener à
l’orgasme sans avoir touché mon sexe, c’est une sorcière ! Ce n’est plus
qu’une question de seconde, je commence à pousser des petis cris… Et
soudain, les mains se retirent, l’ordre est sec !

- Retourne toi, vite !

Je le fais, sans comprendre, me voici sur le dos, offrant ma nudité à son
regard, son regard qui croise le mien, nos yeux qui se rencontrent, il se
passe quelque chose, j’ignore où elle met ses doigts, mes mains se
cramponnent violement à la house en plastique, j’hurle, je crie, je gueule
ma jouissance, ma joie et mon bonheur.

Le massage est fini. Mélanie me regarde savourant sa victoire, son visage
rayonne de fierté, preuve que ce ne devait pas être si évident que ça !

- Est-ce que tu as senti où je t’ai touché pour finir ?
- Non…
- Tu vois c’est ça la technique ! Plaisante-t-elle.

… J’aurais cru qu’elle se serait jetée sur moi, m’embrasant de toute sa
fougue, non, son visage s’est approché du mien, mais lentement, comme un
rapace qui savoure sa proie qu’il sait inexorable, je me laisse faire, je
l’attends, je l’accueille bouche entre ouverte et c’est enfin le baiser
passionné. Détail débile je sens les boutons de sa blouse sur mon corps, la
grande professionnelle a tout simplement oublié de la retirer, je le lui
fais remarquer, elle rigole, moi aussi.

Elle est nue à présent ! L’envie de lui redemander de me rejouer cette
séquence m’effleure, mais je ne le fais pas, je sais à présent qu’elle veut
autre chose… Et puis ses seins, ses seins simplement entre aperçus tout à
l’heure et qui sont là à quelques centimètres de mon visage à me narguer. Ma
bouche s’en empare. Ce téton a comme un goût indéfinissable, je le suce, je
le tête, je le lèche, je m’occupe du deuxième. Mélanie me laisse s’occuper
d’elle, elle devient passive, se contentant de caresses furtives. Puis
profitant d’une courte pause, elle me dit simplement, tout sourire :

- Là ! En me désignant son sexe !

Alors puisqu’il faut aller  » Là « , je ne vais pas me gêner, j’attaque, sa
vulve à moitié rasée est elle aussi toute humide et je vous assure que de
savoir que j’ai réussi à faire mouiller une femme comme celle-ci ne me rend
pas peu fière. Il est en effet complètement improbable qu’elle mouille à
chacune de ses prestations, peut-être lui ais-je fais quelque chose de
spécial, peut-être est-ce moi qui suis spéciale…. Mais tout en cheminant
mes pensées ma langue s’est mise à laper son clitoris, son gros clitoris qui
érigé ressemble à une toute petite bite, Mélanie halète… son corps se tend
!

- Je vais jouir ! Oh Angélique, c’est bon, continue ! Oh tu es bonne
Angélique, tu es trop bonne !

C’est bien la première fois qu’on me dit que je suis  » bonne « , il faut sans
doute faire avec l’évolution du vocabulaire… Encore une fois nos langues
et nos bouches s’unissent en un ballet d’amour où se mélangent une infinie
tendresse et l’apaisement du plaisir.

- On va boire notre thé, je vais réchauffer la flotte !

La voilà qui trottine, le cul à l’air, spectacle charmant, mais tout est
charmant chez elle…

- Je crois que tu as un don, il n’y a pas tant de femmes que ça qui me font
mouiller à ce point, je veux dire aussi rapidement et de façon aussi intense
! Me dit-elle

Je fonds, j’ai les larmes aux yeux, on s’embrasse de nouveau, on se retrouve
enlacées par terre… Quelque chose me dit qu’on ne boira pas le thé encore
de suite….

On a fait l’amour toute la soirée, vers minuit Patricia est rentrée
apparemment contente de sa sortie. J’ai dis adieu à Mélanie, je sais bien
que je ne la reverrais sans doute jamais… Je sais aussi que la revoir ne
serait-ce qu’une seule fois me rendrait accro… alors que la situation
n’est pas gérable. J’en ai profité pour faire de même avec Patricia, elle ne
m’a pas retenue, me disant simplement qu’elle avait été heureuse de me
connaître, mais qu’elle était comme ça, qu’elle ne s’attachait pas… Je
suis rentrée joyeuse…. un rien mélancolique, mais joyeuse tout de même…

Trois semaines ont passé, quelques problèmes familiaux m’ont pas mal
perturbés et Julien.est désormais bien loin.. Donc à présent je suis de
nouveau disponible. Reste à savoir sur qui je vais expérimenter ce que m’a
appris la sœur de Patricia… Me laisser draguer, draguer moi-même. Non il
faudrait quelqu’un qui me résiste, quelqu’un pour qui je ne compte plus tant
que ça, une ancienne relation par exemple… Est-ce que vraiment je pourrais
maintenant agir sur n’importe qui ou presque ? Ah, si j’avais eu la
révélation de ce don au plus fort de ma relation avec Patricia… Patricia !
Tiens pourquoi pas ? Elle n’a pas voulu me garder, j’étais juste un gadget
pour l’amuser, puis pour amuser sa sœur… Et si je la retournais comme une
crêpe, si je faisais en sorte qu’elle rampe à mes pieds, me supplie moi, de
lui donner du plaisir… Après tout, je l’aime bien Patricia, je saurais la
rendre heureuse, mais cette fois je ne serais plus sa chose, les rôles vont
s’inverser….

- Allo Patricia !
- Angélique, quelle surprise, je croyais qu’on s’était dit adieu ?
- Patricia, j’ai un gros service à te demander, ce sera le dernier après tu
n’entendra plus parler de moi…
- Oui bon, accouche !
- Je voudrais que tu te mettes une heure à ma disposition, juste une heure,
rien qu’une heure !
- Une heure pour quoi faire ?
- Pour te masser !
- Hein ! Me masser ! Tu veux me masser ?

Elle éclate de rire, mais elle accepte ! Alors à nous deux Pat !

© Hélèna Sevigsky 11/2003 (scénario de Calystoben)

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