Jade nue (Jade 2) par Roland C

Ce récit fait suite à celui intitulé  » Jade la prostituée « . Le tout c’est
déroulé à l’époque où je travaillais comme vendeur dans un sex shop, j’avais
fait la connaissance d’une jolie prostituée asiatique avec laquelle j’ai
fini, malgré mes préjugés, par avoir des relations amicales, puis sexuelles.

Il s’était écoulé un certain nombre de semaines depuis que Jade m’avait
gratifié d’une fellation mémorable. Depuis et de façon régulière, elle me
faisait le plaisir de renouveler l’expérience. Notre relation était un peu
étrange, à la base elle était du même genre que celle de collègues de
travail et en même temps nous étions poussés de temps à autre, dans les bras
l’un de l’autre, par un désir sexuel puissant. Curieusement Jade, ou
Juliette de son vrai prénom, ne me laissait jamais toucher ou voir son sexe,
je pouvais goûter à sa bouche, honorer ses seins de mes élans, caresser ses
fesses et ses belles jambes, mais son sexe m’était interdit. Je respectais
sa volonté et me disais que la raison de cet interdit était sans doute liée
à son métier. De plus je n’étais pas à plaindre, Jade était réellement une
experte du sexe et me faisait profiter de ses compétences de la plus
délicieuse des façons. Même si je dois reconnaître, que j’avais
véritablement des scrupules à être le seul des deux à vraiment jouir de nos
rapports. Je me sentais d’autant plus coupable qu’elle me donnait un plaisir
comme je n’en avais jamais connu, mon sexe était accro à la jouissance
qu’elle me donnait avec sa bouche.

Léonard, le videur, avait rapidement remarqué que Jade et moi-même étions
devenus amants, mais il n’avait soulevé le sujet qu’une fois, au début de
notre relation.

 » Tu baises avec Jade, hein ? Ok, tu fais ce que tu veux du moment que vous
êtes discret et que la boutique ne devient pas un bordel. Par contre à son
sujet, viens pas me dire plus tard que je t’avais pas prévenu, vu ?  »
 » Léonard, tu en dis trop ou pas assez.  »
 » Faudra t’en contenter.  »

Il ne m’a pas été possible d’en savoir plus et Léonard n’est pas le genre de
gars que l’on bouscule pour en savoir plus, à moins d’avoir des envies de
suicide.

Le temps passait tout doucement et l’hiver fit place au printemps, puis à
l’été. Avec l’arrivé du beau temps, les tenues de Jade se firent encore bien
plus légères, cela pour mon plus grand plaisir et celui de ces clients
également, j’imagine. Les pulls avaient cédé la place à de petits
tee-shirts, les jupes étaient plus minis que jamais et dessous les strings
avaient remplacé les petites culottes. Mais contrairement à certaines de ses
consœurs Jade avait une certaine classe dans la façon de s’habiller et de se
tenir, une sorte de grâce naturelle qui imprégnait tous ses mouvements. Sa
démarche gracieuse et son corps fin, longiligne, lui donnait des apparences
de danseuse et ça la rendait plutôt agréable à regarder, même pour moi qui
aime les formes opulentes. Ce qui achevait de me faire tomber sous le charme
c’était son beau visage et surtout ses yeux au regard vif, mais à
l’expression innocente.

Une nuit, vers minuit et demi alors que l’heure de la fermeture approchait,
Jade vint me demander si elle pouvait se reposer un peu dans l’arrière
boutique. Elle savait que la réponse était positive, mais me demandait
toujours l’autorisation par politesse. Elle paraissait très fatiguée et
lorsqu’une heure plus tard j’allais la voir, après avoir fermé et rangé la
boutique, je la trouvais endormie. Je pensais admirer la belle endormie
quelques instants avant de la réveiller, mais son sommeil n’avait pas l’air
d’être calme. Elle avait le visage marqué par je ne sais quelques
contrariété et son corps étaient secoué de petits soubresauts accompagnés de
gémissements craintifs. Devant ce spectacle je pris l’initiative de la
réveiller en douceur, elle sortit péniblement de son sommeil.

 » Merde, je me suis endormie. Il est quelle heure ?  »
 » Une heure et demie, je viens de finir de ranger la sex-shop. Tu as l’air
vraiment crevé.  »
 » Ouais, c’est pas évident de tenir deux boulots. Je vais me rentrer, toi
aussi tu dois être fatigué.  »

J’étais surpris, je ne savais pas que Juliette avait un travail en plus de
la prostitution. Je réalisais qu’en fait, malgré nos liens amicaux et nos
relations charnelles, je savais très peu de choses d’elle et de sa vie. En
réalisant cela, j’eus un moment d’inquiétude qui fut balayé par l’impression
que mon ignorance était la preuve d’un foutu égoïsme de ma part. Ce qui
acheva de ma convaincre que je n’allais pas la laisser rentrer chez elle,
seule, dans cet état de fatigue.

 » Je vais t’accompagner jusque chez toi, si ça te dérange pas.  »

Elle a eut l’air d’hésiter quant à la réponse à me donner

 » Ouais… c’est gentil…. Je veux bien.  »

Tout d’abord nous nous sommes rendu aux casiers de consigne de la plus
proche des gares de la ville, là elle a récupéré un sac puis s’est rendu aux
toilettes. Lorsqu’elle est ressortie des WC son maquillage avait disparu et
sa tenue de prostituée avait cédé la place à jeans, baskets et blouson. Jade
la belle prostituée avait cédé la place à Juliette, une jolie jeune femme à
l’allure plus sage et je ne l’en trouvais que plus agréable à regarder.

 » Mon voisinage ne sait pas et ne doit pas savoir que je fais la pute, je
tiens à ma tranquillité.  »

Ensuite nous avons pris le métro jusqu’à l’une des stations situées dans la
banlieue la plus éloignée de la ville. Après quelques minutes de marche nous
sommes arrivés chez Juliette. Le petit appartement en question était situé
dans une grande maison qui avait été transformée de façon à pouvoir abriter
plusieurs locataires. Le domicile de Juliette se résumait à trois pièces, la
salle de bain, une minuscule cuisine et une grande pièce qui faisait office
de chambre, salon et salle à manger. Le mobilier n’était pas de première
jeunesse, mais il faut reconnaître que l’ensemble était aménagé avec goût et
se révélait assez plaisant.

 » Je vais me boire un petit whisky, pour une fois. Je t’en sers un Roland,
je ne bois jamais seule, assied toi sur le canapé.  »

Je n’étais pas trop partant pour un whisky à un peu plus de deux heures du
matin, mais je n’avais pas le cœur à refuser.

 » Ok mais remplis pas trop le verre, il est tôt et je tiens plutôt mal
l’alcool.  »

Juliette a amené la bouteille et deux verres, elle s’est installée à côté de
moi et nous sommes mis à parler et à boire. Nous avons discuté très
longtemps et heureusement nous avons rapidement abandonné le whisky pour du
jus d’orange. Au fil de cette conversation où, comme d’habitude Juliette
restait très discrète sur sa vie, nous nous sommes progressivement
rapprochés l’un de l’autre. Ce qui devait arriver arriva, nous avons
commencé à nous embrasser et à nous caresser avec plus de douceur que
jamais. En goûtant aux lèvres et en jouant avec la langue de l’autre, nous
avons tout deux fait glisser nos mains sous nos vêtements, pour nous
caresser amoureusement. Nous n’avons pas tardé à nous trouver torse nu et je
me suis mis à couvrir sa jolie et petite poitrine de baisers. Elle serrait
ma tête contre son torse et je mordillais ses tétons tout en faisant jouer
mes mains sur ses jambes si fines. Après quelques minutes de ce jeu,
Juliette me fit asseoir et m’enleva mon pantalon et mon slip, révélant ainsi
mon sexe gonflé de désir. Elle s’apprêtait à me faire profiter de ses
talents pour la fellation. Mais je souhaitais, au moins pour cette fois, ne
pas être le seul des deux à prendre du plaisir. Je la fis se relever puis se
coucher sur le canapé pour m’intéresser à ses pieds. Je fis tomber les
tongues, qu’elle avait chaussé en arrivant, et commençait à couvrir ses
petits pieds de baisers et à mordiller ses orteils. Cela semblait beaucoup
lui plaire et je passais un certain temps à aller d’un pied à l’autre, pour
ensuite remonter le long de ses jolies jambes. Juliette avait la tête
rejetée en arrière, les yeux à demi fermés, elle profitait pleinement du
plaisir que je lui donnais. Jamais auparavant elle ne s’était livrée ainsi,
totalement à moi, et j’avais bien l’intention de tout faire pour qu’elle
n’ait pas à le regretter. Arrivé en haut de ses jambes je roulais sa mini
jupe vers le haut pour embrasser son entre jambe et lui enlever son string.
C’est là que tout bascula.

En enlevant le string de Juliette, je découvrais un pénis et des testicules,
certes pour le moins plutôt rabougris, mais qui étaient tout de même bel et
bien des attributs masculins. Je me suis relevé précipitamment, celle /
celui qui me suçait depuis quelques semaines et dont j’étais quasiment en
train de tomber amoureux était un homme. J’étais sous le choc.

 » Non de dieu…. Mais tu es…  »

Juliette releva la tête avec une expression de douleur et de
surprise.

 » Je… je suis désolé…

Avec un mouvement de colère j’ai empoigné mes affaires et me suis dirigé
vers la porte, elle / il se mit à sangloter. Arrivé à la porte je me
retournais, Juliette était sur le ventre, le visage enfoui dans ses mains et
pleurait. Dans la position où il / elle se trouvait, je revoyais la Juliette
d’avant et pas le transsexuel inachevé que je venais de découvrir. Sans la
vu de ce sexe d’homme, elle était si femme, elle paraissait si faible si
fragile que je retrouvais cette envie de la prendre dans mes bras. Ça se
bousculait dans ma tête, je ne savais plus quoi faire, ni ce que je voulais,
j’étais perdu. Pour moi les transsexuels et autres travestis n’étaient que
de grotesques parodies de femme, des déséquilibrés parfois adeptes de ce que
je considérais comme de l’auto mutilation. Mais bon dieu s’était Juliette,
j’avais joui dans sa bouche, j’avais caressé et embrassé son corps avec
passion et c’était une chic fille.

J’ignore ce qui m’a décidé, j’ai laissé tombé mes affaires au sol après
avoir extrait une capote de mon pantalon.

 » Hé merde, Juliette…  »

Je me suis approché d’elle, car c’était Juliette, la petite putain
asiatique, aux yeux innocents, dont j’étais en train de m’enticher. Je me
suis coller contre son dos nu, son parfum était celui d’une femme sa peau
aussi, j’oubliais ce que j’avais vu entre ses jambes. Je l’ai doucement
embrassé dans le cou, j’ai saisi ses petits seins et me suis mis à frotter
mon sexe contre ses jolies fesses chaudes et douces. Sur le coup elle a paru
surprise.

 » Roland t’es sûr?  »
 » Je suis sur de rien, mais ça n’a pas d’importance.  »
 » Prend moi comme une femme.  »

Je continuais à me frotter contre elle et mon sexe redevenait dur, gonflé
par le désir de ce corps de femme qui n’en était pas vraiment un. Je
décidais de m’abandonner complètement à mes sensations physiques pour
chasser les pensées et désirs contradictoire qui assaillaient mon cerveau.
Tout en continuant à l’embrasser et à la caresser de mon corps, j’ai mis
l’un de mes index dans sa bouche, elle l’a léché et sucé avec sensualité.
J’ai fait descendre ce doigt sur l’un des côtés de mon étrange maîtresse
pour ensuite le glisser entre ses fesses. Arrivé là j’ai commencé à jouer
avec son anus ce qui lui arracha un gémissement de plaisir. J’ai joué de mon
doigt comme cela un certain temps, dans ce cul déjà quelque peu dilaté.

 » Mmm vas-y Roland.  »

J’ai mis le préservatif sur mon sexe, puis avec un peu d’hésitation je ai
délicatement pénétré le cul de Juliette. C’était la première fois que je
sodomisais quelqu’un et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Finalement
s’était délicieux, son anus était chaud, humide et bien qu’assez ouvert,
emprisonnait ma virilité de façon plaisante. Avec timidité d’abord j’ai
commencé à aller et venir entre ses fesses tout en tripotant ses seins,
c’était délicieux. Oui c’était délicieux et quelque part le sentiment de me
livrer à la pire des débauches que ce soit contribuait à m’exciter. Alors
j’ai rapidement accéléré, pistonnant avec force et rapidité le cul de ma /
mon partenaire. Il / elle, d’abord surpris(e), se mit à m’encourager par des
gémissements et des petits cris de plaisir. J’étais comme possédé et je
limais Juliette avec une frénésie dont je ne me savais pas capable. Je la
baisais en triturant ses seins, en mordillant son cou et ses épaules et elle
semblait apprécier.

Elle se redressa un peu pour se mettre à quatre pattes, et mes mains
passèrent de sa poitrine à ses fesses. Dans cette position, à chaque fois
que je pénétrais entièrement entre ses fesses je sentais mes couilles cogner
contre les siennes, qui étaient toutes petites. Cela me faisait sentir, que
physiquement, elle n’était pas complètement femme, mais dans mon esprit et
mes fantasmes elle était Juliette et ses couilles n’existaient pas. Pour
encore un peu plus oublier cela, je me laissais complètement aller au
plaisir que me procurait le fait de la sodomiser. Elle gémissait de plus
belle et je la pénétrais avec de plus en plus de ferveur, ne rêvant plus que
de me vider dans ce cul divin. Je me mis à gémir, en même temps qu’elle, à
chaque coup de mon sexe. Dans un cri je donnais un puissant coup de rein et
remplissais de ma semence le préservatif. Puis je continuais à aller et
venir, mais cette fois avec douceur, jusqu’à ce que mon sexe ne ramollisse
me contraignant à arrêter pour ne pas perdre le préservatif.
Nous nous sommes totalement effondrés sur le canapé et sommes restés dans
cette position pendant de longues minutes. Ensuite je me suis lever, elle /
il m’a jeté un regard inquiet.

 » Roland ? Ça va ?  »
 » Je sais pas trop. Je crois qu’il vaut mieux que je rentre pour dormir et
réfléchir, pour digérer un peu tout ça  »
 » J’aurais du te…  »
 » Laisse tomber Juliette, tu m’as pas mis en pétard sur la tempe pour que je
te sodomise, à ce que je sache. A ce soir.  »

Sur ces mots je suis parti et je suis rentré à mon appartement. Pendant
toute la journée ça a été un véritable cirque dans ma tête, les questions se
bousculaient, j’étais perdu.

Les deux semaines qui ont suivit se sont passées un peu près comme
d’habitude. Juliette et moi avons continué à avoir des relations amicales,
mais avons convenu que pour le moment il était préférable de mettre un terme
à notre relation amoureuse. Je crois qu’elle était aussi paumée que moi et
se sentait coupable. Pour elle ce qui n’était qu’un jeu un peu pervers au
début, était devenu quelque chose de plus sérieux. Le lundi de la troisième
semaine suivant nos ébats, j’ai trouvé une lettre qui m’était adressée, dans
la boîte aux lettres de la boutique.

Cher Roland
J’en ai fini avec la prostitution, car j’ai maintenant assez d’argent pour
réaliser mon rêve et devenir une vraie femme. Au moment où tu lis ces
lignes, j’ai probablement déjà quitté la région pour un endroit où je vais
enfin pouvoir devenir moi-même.
Merci pour tout. Ne change rien à ta personnalité, t’es vraiment un mec
bien.
Juliette

J’ai quitté la sex-shop, pour aller travailler dans un magasin de bandes
dessinées, quelques mois plus tard. Avant mon départ, Léonard m’a avoué, que
bien que n’aimant pas les homos, il avait aussi craqué pour la belle Jade.
Comme moi cela lui posait pas mal de questions, auxquelles il n’avait pas
vraiment de réponse, sur son identité sexuelle.

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