ENCORE… par Verdon

ENCORE… par Verdon

Encore

On a au fond de soi ce besoin de combler
Ce besoin de s’ouvrir, celui de s’assembler
Ce bien-être d’aimer, cette envie de mourir
En allant jusqu’au bout, jusqu’au bout du plaisir.
On aime regarder, on aime partager.
Jeunes impétueux ou vicieux plus âgés
On en veut toujours plus, on en demande encore :
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

C’est que la chair est bonne quand elle est consentante
Même si pour la forme, elle se fait résistante,
Car souvent la passion ignore la faiblesse,
Préférant la vigueur plutôt que la tendresse,
Au profit du bonheur qui dans un corps à corps
Canalise les larmes en source de plaisir
En laissant aux paroles qu’un seul mot pour le dire :
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

Oh ! Que Femme est troublante, le nez dans l’oreiller,
Quand, relevant le cul elle offre son œillet
Petit bouton de braise des forges de Vulcain,
Au fond du défilé de sa chute de reins,
En laissant, inconsciente de l’assaut qui la guette,
Un doigt s’aventurer pour trousser sa rosette
Et préparer ainsi l’outrage qu’elle implore …
Encore, encore…encore
Et encore plus encore…

Diable ! Quel châtiment mériterait la Belle
Qui pourrait refuser la fougueuse intrusion
Malgré l’intempérance et sans bonne raison,
Si ce n’est qu’en flattant ses rondeurs rebelles
On puisse amadouer la revêche rondelle
Pour que s’offrant docile l’étroite citadelle
Libère le passage, jouissant sous l’effort…
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

Et toi de qui le cul aux femelles rondeurs
Brandit entre tes cuisses un insolent phallus
N’es-tu pas tout autant gourmand de ces ardeurs
Qu’un solide pénis procure à ton anus
En te faisant hurler à en perdre l’haleine :
(Ne sachant plus très bien si c’est guigne ou bien veine),
 » Oh oui ! Enculez-moi, enculez-moi bien fort…  »
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

Bon sang mais que faut-il à l’Amour pour se taire !
Plus de vigueur sûrement ou bien tout au contraire
Se bercer d’allégresse et noyer son bonheur
Dans les crues vaporeuses de bien chaudes humeurs,
Se vautrer dans la chair, s’étouffer tête à queue
Ou chercher à plusieurs d’en faire plus qu’à deux
Pour finalement aller vers de nouveau records …
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

L’Amour est ainsi fait qu’il ne se satisfait
Que d’être à tout jamais toujours insatisfait.
Lorsque par nos débauches on se croirait comblé
La passion instinctive nous pousse à redoubler.
Le corps a ses envies que n’a pas la raison,
Qui donnent jouissance et sublime émotion
Au point bien entendu qu’on ne peut dire à tort …
Encore, encore…encore
Et encore plus…encore …

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