Un étroit passage – 1 – Surprise / Surprise par Otma01

Un étroit passage – 1 – Surprise / Surprise par Otma01

Je me souviens avoir revêtu ma première tenue féminine à l’âge 5 ans. Une robe de petite fille à carreaux vichy bleu et blanc découverte dans le grenier du logement de ma grand-mère. Dès lors toute ma vie d’enfant et plus tard d’adolescent fut rythmée par de multiples séances d’habillage menées à l’insu des miens. Bac en poche à 18 ans je quittai le giron familial bien décidé à vivre pleinement ma passion. Je me rappelle cette première année universitaire où chaque soir de retour dans mon studio je quittais mes vêtements masculins pour enfiler la panoplie de la parfaite jeune fille modèle. Pour rien au monde je n’aurais dérogé à ce rituel, il me fallait rattraper le temps perdu, me perdre dans la douceur, l’émerveillement des dentelles et des soieries. Je donnais des leçons à de jeunes collégiens et travaillais à la saisie de données pour une société de cartographie. Ces activités me permettaient de bénéficier de revenus et ainsi de consacrer chaque mois une somme pour compléter ma garde-robe. Je finis par connaître un établissement spécialisée dans la vente d’articles de cérémonie à prix réduit.

Malgré toute mon assurance, une longue hésitation traduite par plusieurs passages devant le magasin précéda mon entrée dans les lieux. Je me souviens de la jeune vendeuse qui vînt à ma rencontre, son étonnement mal caché lorsque je lui demandais à voir les robes de mariées. Quelques jours auparavant j’avais acheté le catalogue de la collection et porté mon choix sur plusieurs modèles. Toujours gênée mon interlocutrice rechercha la bonne taille, un 40. Sa maladresse trahissait son trouble, plusieurs fois elle se trompa de robe ou de teinte. Enfin, visiblement soulagée, elle finit par sortir du rayonnage deux des quatre modèles sur lesquels j’avais jeté mon dévolu. Avec malice et peut être avec un brin de sadisme, je réclamais à compléter ces achats par les accessoires indispensables à la panoplie de la jeune mariée modèle. Au supplice elle me montra sans broncher plusieurs jupons, des voiles et des coiffes espérant à chaque présentation me voir mettre fin à ces emplettes. Le client est roi alors autant en abuser.

Lorsque je sortis du magasin, les bras encombrés de carton et de paquets, j’éprouvai un sentiment insondable de bonheur, une plénitude merveilleuse. L’un de mes rêves d’enfant était devenu réalité, j’allai dans l’intimité de mon logis pouvoir être paré telle une jeune demoiselle le jour de ses noces. Devant cette perspective, il m’était impossible d’attendre, je rejoins mon studio dans un temps record grillant feu tricolore et priorité. Là, une douche froide me remis les idées en place, calma mon excitation et me permis d’appréhender avec plus de discernement la séance d’habillage. Tout d’abord arrêter une position sur la lingerie, pas aisée seule sa couleur blanc immaculé s’imposait, je fis quelques essais puis optai pour la classique l’intemporelle parure : guêpière, petite culotte en dentelle, jolis bas tous simples et un dessous de robe en soie brodée. Un regard dans le miroir, l’ensemble était correct la symétrie des jarretières juste à corriger, par contre il convenait de tirer les volets en espérant ne pas avoir malgré moi convié un voisin voyeur à mes frasques. Voilà l’instant magique est arrivé, d’abord les deux jupons puis enfin la robe. La passer avec précaution, juger avec soulagement avoir choisi la bonne taille, s’asseoir devant la table de toilette, passer une serviette autour du cou, se maquiller. Un peu de rouge, passer le contour des lèvres au crayon, rectifier le fond de teint, une pointe de couleur sur les joues et un soupçon de fard à paupière, un rien de mascara, fixer la perruque brune aux cheveux longs coiffés pour l’occasion en chignon.

Mon visage s’était métamorphosé, encore quelques instants et tout serait parfait. Je revins face au grand miroir puis doucement fixa l’une après l’autre les attaches du voile dans les cheveux. Enfin, je pris la coiffe ornée de fleur d’oranger et commença à la placer sur mon front curieusement à cet instant précis, je sentis tel un malaise, la sensation d’un regard se poser sur mon épaule. Incrédule mais soucieux, je me retournais. Derrière moi, se tenait dans l’enfoncement de l’entrée Monsieur Henry, mon bailleur. Je restai figé, terrorisé par cette apparition incongrue. Incapable de parler, comme pétrifié, je le vis s’avancer vers moi. Il restait muet, impassible mais arrivé à ma hauteur, l’air sévère, me saisit par les poignets me m’amena contre lui. Je sentis ses grosses mains me caresser les fesses, s’emparer de ma taille. Sous le coup d’une réaction instinctive, j’aurai voulu me débattre, crier me soustraire à cette étreinte, impossible la paralysie était absolue. Mon corps ne répondait plus. L’homme sûr de son emprise, m’étreignis dans un mélange de force et de douceur, ses lèvres se posèrent sur les miennes, nos langues se mêlèrent, je sentis comme un choc électrique parcourir ma colonne vertébrale, un sentiment inconnu d’une puissance insensé m’envahit me submergea, je m’abandonnais laissant échapper des gémissements involontaires, L’homme m’entraîna jusqu’au lit, me fit coucher en son travers, vînt se plaquer contre moi. Je pouvais sentir son odeur forte musquée presque acre où se mélangeait sueur, tabac et eau de toilette bon marché.

Ses lèvres approchèrent de ma bouche, dans un souffle je m’entendis lui murmurer de me laisser, paroles dérisoires de précieuse ridicule, qui voulaient dire exactement l’inverse, Il sourit m’enlaça avec passion presque violence, les larmes me montèrent aux yeux. Spontanément, sans pouvoir les retenir de petit cris aussi stridents que ridicule sortir de ma bouche, mon ventre se creusa, mes muscles se détendirent, toute défense était levée, mon être féminin s’épanouissait. Mon intimité s’enflammait d’un désir puissant, différent de ce besoin de soulagement propre au mâle, une volupté à la fois plus tendre et plus profonde m’envahissait.

– Bien détendue ma petite salope, je vais te faire vocaliser !’

Ces mots crus scandés d’une voix rauque et vulgaire n’entamèrent pas ma fièvre, une partie de mon être pourtant chercha encore à lutter mais très vite les dernières résistances du surmoi s’effacèrent, je devenais enfin moi, enfin elle ou ille comme il se dit aujourd’hui,,,

– Déshabille moi, tu vois bien que je bande tel un taureau »

Maladroitement, je défis les boutons de sa chemise, son torse était très poilu, instinctivement je collais mon petit nez contre cette toison.

– Je te parlais de mon froc petit gourde, tu ne paies rien pour attendre »

Yves se leva, retira son pantalon, enleva son slip libérant son sexe droit comme I, tendu à rompre dans une superbe éjection.

L’engin avait de quoi impressionner, un membre épais, long ,le gland noueux d’une teinte violacée, totalement décalotté luisait pointant son inquiétante ogive vers ma frêle personne.

Est-ce, l’impression commune à toute pucelle face à sa défloration mais j’eus un instant de doute sinon de panique à la vue de ce puissant phallus. L’impression nette de finir éventré, déchiré pourtant désormais excité, presque hystérique, j’étais mu par une force presque surnaturelle, l’envie irrésistible de relever le challenge, ne pas défaillir, être jusqu’au bout une  »bonne petite mariée ». Mon amant sans doute alerté par l’expression d’angoisse et de volonté lue sur mon visage, sourit puis avec un empressement trahissant sa concupiscence, retira d’un geste rapide et précis ma culotte de soie érigée en dernier rempart d’une vertu moribonde. Il s’avança, puis afin de faciliter l’accès à mon tabernacle, passa un coussin sous mes reins. Alors, ses mains se positionnèrent sur ma taille, après quelques instants, je sentis ses doigts écartaient mes fesses, explorer ou plus exactement scrutés ma petite fente, reconnaître son entrée, définir la voie à suivre. Ensuite méthodique et précis, il appliqua par massage successif un lubrifiant, sans excès juste ce qu’il fallait pour lui procurer le plaisir de la défloration sans me causer trop de misère. Comme dans un flash, le souvenir d’une lecture me revient, un livre un brin érotique où l’héroïne offrait à son serviteur un rien rustique sa virginité.

Lady Chatterley, j’eus comme une révélation, souris à l’idée de me retrouver dans la peau d’une aristocrate anglaise frustrée en manque d’amour.

– Retourne toi, je vais te culbuter par derrière, tu es trop serrée du cul. Allons dépêche-toi, elle est juste dure comme il faut pour te pointer’

Je m’exécutais tout en m’empêtrant un temps dans mes jupes.

– Positionne toi bien, le cul bien dressé, offert ! La tête sur le matelas, les mains accrochés aux draps, ça va secouer »

Obéissante, je me soumettais dans un don de soi empreint de mysticisme.

– Oh seigneur fait de moi selon ton désir » qu’avais-je dit !

Ces mots m’échappèrent en proie à une sorte d’exaltation presque extatique.

 » Hé bien dis-moi, elle n’a pas froid aux yeux la pucelle ! Tu vas voir lorsque ton dieu va venir, tu vas plus toucher terre! »

Yves alors écarta mes fesses, releva presque imperceptiblement ma croupe, positionna son dard

– Détends toi, tout doux, tout doux, le messie arrive »

Une martyre volontaire au temps des premiers chrétiens après la frustrée anglaise me voici transformée telle sainte Blandine livrée à un taureau sauvage, cette pensée me stimula face à la pression déjà douloureuse du gros chose maintenant à l’entrée de mes fondements. Mr Henry, la verge maintenant placée en bonne position, le gland en partie introduit au centre ma petite fleur, s’apprêtait à forcer l’étroit passage. Pendant quelques instants, il sembla hésiter, figer dans cette position l’air concentré. Confuse, j’appréhendais ou espérais un instant le voir renoncer. En vain, cet intermède s’arrêta au moment où certain de sa bonne prise, il me souleva mon bassin puis avec vigueur ramena mon popotin sur son mandrin terminant le mouvement par un puissant coup de reins. Une vive douleur me foudroya, je sentis tous mes muscles se contracter pour chasser l’intrus.

– Retirez-vous ! Non revenez ! Moins fort, vous me dévastez’
– Tais-toi et arrête de bouger ! Il en est ainsi la première fois, je dois faire le passage. Comme c’est étroit, une vraie pucelle, il n’y pas à se tromper. Attention je viens !

D’autres coups de boutoir vinrent m’ébranler jusqu’à parvenir à enchâsser son monstrueux engin jusqu’à la garde, ses bourses reposant sur le matelas de mes fesses.

– Calme, du calme ma petite, me voici entré, tu vois qu’il y avait la place. Bouge pas, toute mignonne, tonton Henry va bien te fourrer. Chut, chut ne gigote pas ainsi, sinon crois-moi tu vas avoir vraiment mal. Tu vas sentir un mieux petit à petit , ton ventre va accepter mon intrusion. Tu te détends déjà, bon, bon je vais pouvoir débuter ma besogne’.

Doucement, très doucement il commença à aller et venir entre mes reins, tout d’abord se cantonna à des mouvements de faible amplitude comme s’il martelait de sa verge le point ultime de l’intromission puis le rythme s’accéléra sans brutalité mais avec constance. Le trajet accompli par le membre à l’intérieur de mon ventre se faisait plus long, à chaque aller-retour, maîtrise et précision augmentaient. En compagnon du devoir Yves fraisait, évasait, ajustait avec minutie calibrant mon fourreau à la taille de sa virilité. Il avait dit vrai la souffrance toujours présente diminuait ou tout du moins devenait plus supportable, ce mal physique toujours présent se conjuguait avec un sentiment encore confus de plaisir, la joie nouvelle de s’offrir à un homme. Maintenant Yves ahanait sans retenu, la fréquence de la pénétration redoublait, son bassin venait cogner sans contrôle, avec violence sur ma croupe, je compris alors la délivrance proche. Elle survint presque instantanément convulsive presque cathartique. Un cri, un corps qui se tend, des mains crispées enserrant ma taille, un liquide chaud et épais répandu dans mon ventre puis une masse qui d’un coup s’affale sur moi vaincu par le plaisir. C’est beau d’être une femme, un merveilleux orgasme m’envahit, je jouis serrant de toutes mes pauvres forces cet homme responsable de mon bonheur. Oui ! j’étais heureuse.

à suivre

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