Soubrette de Charme 1 – Nouveaux patrons par Hélèna Sévigsky et Boris Vasslan

Soubrette de Charme 1 – Nouveaux patrons
par Hélèna Sévigsky et Boris Vasslan

J’ai toujours dit qu’il faudrait qu’un jour je couche mes souvenirs sur le papier. Mais écrire un livre c’est long et il faut trouver un éditeur, alors pourquoi pas en attendant, en publier ici les meilleures anecdotes.

Qui suis-je ? Je me prénomme Farida, ce qui vous laisse deviner que je ne suis donc pas d’origine norvégienne.

Je suis légèrement bisexuelle, entendez par-là qu’un contact féminin ne me dérange pas et va parfois jusqu’à me troubler. Je suis curieuse des choses du sexe, et adopte à son égard une attitude très décontractée. Cependant, je ne me considère ni nymphomane, ni obsédée (mais sur ce point j’ai peut-être tort). Par contre j’ai depuis l’enfance des petits côtés un peu masos. Par exemple j’aime bien me faire mal, me donner parfois des petites claques sur les fesses, m’amuser avec des élastiques, ou effleurer légèrement un massif d’orties quand je suis à la campagne… Et puis j’aime bien la domination, mais attention la domination pour jouer, celle ou après m’en avoir fait voir de toutes les couleurs on vient me consoler d’un tendre baiser.

Sinon j’ai des grands cheveux bruns, des yeux noirs, une poitrine que je trouve trop grosse (95 C) mais qui plait bien, et un gros popotin !

J’aurais bien poursuivi comme on dit des études, mais les circonstances de la vie en ont décidé autrement. Mariée trop tôt à un restaurateur oriental, je me lançais à fond dans ce métier auquel je ne connaissais rien, avant de réaliser que je connaissais encore moins ce mari que je finissais par laisser tomber pour voguer de mes propres ailes. Ayant fait de la danse et de l’expression corporelle, et ayant eu un jour l’idée lumineuse de le rajouter sur mon CV décidemment trop court, mes recherches d’emplois furent alors dirigées vers les milieux « artistiques », c’est comme cela que je me suis retrouvée (je vous le donne en mille !) … strip-teaseuse, puis modèle de peep-show.

Au début cela fait drôle de s’astiquer la chatte devant des mecs qui se masturbent, mais après on s’habitue ! On s’habitue à tout. J’en ai vu des gens, de toutes sortes, des timides, des dingues, des rigolos, des super sympas et même des salauds ! Parfois des types me proposaient une rencontre après ma journée ! J’ai fait comme beaucoup d’autres, refus systématiques et outrés au début. Et puis après… pourquoi ne pas refuser de l’argent si facile à gagner ?

Mais malgré tout, ce boulot me mettait globalement mal à l’aise. Je n’aimais pas que l’on m’oblige à considérer le client comme un imbécile ou comme un cochon de payant. Quand leur désir montait, je devais leur annoncer – par exemple – que je pouvais pratiquer une fellation !

– Une fellation ? Là tout de suite ?
– Oui mais c’est plus cher…

Et le type éberlué, de sortir quelques billets supplémentaires, pour finalement me voir sucer avec délectation… un vibromasseur. Je n’étais pas trop fière de moi dans ces moments-là et il me revenait en mémoire cette pensée de Cavanna : « Je n’ai rien contre les putes, à condition qu’elles fassent bien leur métier… » Ce n’était pas mon cas ! Et puisqu’on en parle ; du peep-show à la prostitution il n’y a qu’un pas et je pensais qu’il n’était pas impossible que je le franchisse un jour définitivement à la condition toutefois qu’on ne vienne pas m’expliquer tous les cinq minutes comment m’y prendre avec les clients…

Au moment où commence ce récit, j’avais changé de boite, celle-ci jouait d’une relative bonne réputation, et on ne demandait pas aux filles d’insister outre-mesure sur le baratin aux clients. Ici on faisait plutôt le choix de la fidélité et du métier plutôt que celui de l’arnaque.

Le type était là devant moi dans la cabine spéciale, deux fois que je lui demande de « se mettre à l’aise » Mais Non ! Il reste habillé, comme tétanisé ! Ça arrive !

– Est-ce que je peux vous voir après vos horaires ?
– Motif ?
J’ai un boulot à vous proposer…
– Photographe ?
– Non !
– Si c’est du cinéma X, j’ai déjà dit non une dizaine de fois !
– Il ne s’agit pas de cela, je ne peux pas vous en dire plus ici, ils ont peut-être branché les micros !

Comment pouvait-il connaître ce détail ?

– Je continue ma prestation ?
– Oui à cause les caméras !

Je retrouvais le type le soir dans un bistrot des alentours.

– Suite à une indiscrétion, j’ai trouvé cela !

Il me tendit une feuille de papier, en fait la photocopie d’un formulaire. Sa lecture était d’un haut niveau comique avec des questions du genre : « Pratique la sodomie ? » « Oui » « Non » ! Le oui était d’ailleurs coché ! Mais une autre ligne était intrigante, à la question : « Accepte les pratiques SM ? », il était coché « Oui », mais précisé en marge « Sous certaines conditions » … Bravo la vie privée !

– Vous vous trompez de personne, je n’ai jamais rempli ce papier !
– Je le sais très bien ! Ça a été renseigné durant un casting !

C’était donc cela ! Merci la discrétion et la confidentialité ! J’avais, c’est vrai, passé un casting l’an dernier ! Casting réussi, mais au dernier moment je m’étais dégonflée. Pas envie que les quelques parents que je fréquente encore me voient dans un DVD X en train de faire des pipes ! Je devins soudain agressive :

– Et alors ? Vous voulez me faire chanter ?
– Mais pas du tout ? En fait, je suis une agence !
– Ah ! Bon, vous êtes une agence ! Enchanté ! Bonjour Monsieur l’agence !
– Je vois que vous avez de l’humour, mais laissez-moi vous expliquez. Il y a une demande – de la part de gens qui ont les moyens – de femmes qui en plus d’exercer le métier pour lesquelles elles sont embauchées, doivent accepter un certain nombre d’obligations à caractère sexuelles…
– Pardon ? Rétorquais-je, tout cela me paraissant assez peu clair…
– Par exemple des secrétaires, prêtes à forcer le jeu sexuellement pour que l’entreprise en tire bénéfice…
– C’est du propre ! Répondis-je.
– Je n’en sais rien mais ça triple le salaire…
– Je n’ai aucune expérience de secrétaire…
– On demande aussi des serveuses dans des restaurants où dans des hôtels où un petit plus discret est offert à certains clients…
– Désolé, mais je n’ai pas besoin de proxénète…

Je me levais de mon siège, déjà furieuse d’avoir ainsi perdu mon temps !

– Attendez, juste un instant ! En ce qui vous concerne, il s’agit encore d’autre chose…
– Continuez c’est le soir des grandes découvertes… Répondis-je mais sans me rasseoir.
– Certains recherchent des bonnes à tout faire pour leur domicile… Des bonnes à tout faire dans tous les sens du terme.
– Vous vous foutez de ma gueule ?
– Non pas du tout !
– Et qu’est-ce que je viens foutre là-dedans, moi ?
– Et bien, il se trouve que vous correspondez physiquement au profil recherché par mes clients et que votre fiche de casting coïncide aussi avec ce qu’ils recherchent.

Bon, ce type m’énervait, histoire de temporiser, je lançais le trop classique :

– Vous me laissez réfléchir ?
– C’est évident ! Voici ma carte.

Ouf ! Je me crus débarrassée de l’importun, mais celui-ci m’avertit de son intention de passer le lendemain au peep-show pour recueillir ma réponse. Le mec allait être collant… Evidemment je pouvais toujours utiliser les services du videur de l’établissement, mais l’hypothèse d’une connivence ne pouvait être exclue…

– Bon finalement, c’est « Non » ! Et je vous prierais de ne plus insister…
– Vous avez tort !
– Foutez-moi la paix !

Et je quittais le bistrot, laissant le casse-pied payer les consommations.

Comme toujours en cas d’événement imprévu, des idées trottaient et revenaient dans ma tête, la première était que j’étais persuadée que l’individu ne lâcherait pas prise et que cela risquait de me poser des problèmes. La seconde c’est qu’il n’était pas question que je revienne sur ma décision et que j’accepte d’être « placée » par un intermédiaire sorti de je ne sais où ! Mais une troisième pensée était plus insidieuse. Si ce genre de demande existait, pourquoi ne pas en saisir l’opportunité… mais comment faire ?

Et puis, je voulais être absolument sûre de ce qu’on demandait. Je rappelais le mec de mon portable, sachant que par-là j’augmentais le risque qu’il devienne encore plus collant.

– Les prestations sexuelles, c’est quoi c’est baiser avec mes employeurs et leurs amis ?
– Eventuellement, mais leur jeu, ce serait aussi de jouer à vous punir quand ils décideront que vous n’avez pas été sage !
– Il y a des punitions que je ne suis pas sûre de supporter !
– C’est évident ! Faites un essai quelques jours ! Me permettez-vous de leur communiquer votre numéro de téléphone afin qu’ils puissent vous contacter ?

Je raccrochais de peur de me laisser convaincre. Mais en fait j’étais toujours aussi indécise.

Je ne sais quel diable m’incita à prendre un journal d’annonces gratuites en sortant de mon boulanger, ni quel autre me le fit feuilleter en grignotant mon repas… toujours est-il que noyé dans les offres d’emplois je trouvais approximativement ceci :

« Couple, très bon standing, cherche véritable soubrette motivée. Très bon niveau de rémunération. »

Et voilà ! Pourquoi donc allez s’emmerder avec des intermédiaires ?

– Allo, c’est pour l’annonce…
– Oui, je suppose que vous avez compris ce que nous recherchons exactement ? Me répondit une voix féminine.
– Je crois, oui !
– Mais j’aimerais l’entendre !
– Euh, je suppose que vous cherchez quelqu’un qui accomplisse les tâches ménagères mais qui en plus ne soit pas, ne soit pas… comment dire…
– Cherchez bien !
– …ne soit pas farouche…
– C’est cela ! Mais pas seulement.
– Ah ?
– Vous ne voyez pas ?
– Des petites punitions si je ne suis pas sage, peut-être ?
– Rassurez-vous, nous ne sommes pas des brutes, mais nous adorons jouer…

Mon interlocutrice voulut savoir s’il y avait en matière de sexe des choses qui me bloquaient et ne sachant pas trop quoi lui répondre, elle se fit plus explicite… Non, je n’avais rien contre les femmes, non je n’avais pas non plus de dégoût envers le pipi mais ne pouvais m’empêcher de trouver la question complètement surréaliste.

Elle me posa ensuite des questions sur mon âge, mon physique… (elle me demanda un selfie) et un rendez-vous préliminaire fut fixé dans une semaine, le temps que j’obtienne les résultats d’un certain petit test médical… Je m’attendais à des conditions farfelues pour ce premier contact, genre, venir sans culotte, ou alors habillée comme ceci, ou comme cela…

Même pas !

J’irais donc vêtue presque n’importe comment, pantalon et tee-shirt.

Ces braves gens habitent dans une des grandes banlieues huppées de la région parisienne.

– Je n’ai ni voiture ni vélo…
– Qu’à cela ne tienne, je vous rappelle dans 5 minutes, le temps de vous faire un itinéraire en bus.

Trop aimable

La femme doit avoir la quarantaine, lui un peu plus, il est chauve, rondouillard et binoclard, désespérément quelconque, ni attirant, ni repoussant, quelconque je vous dis ! Elle, par contre possède un certain charme, elle est grande, assez sculpturale, la peau bronzée probablement aux UV, les yeux bleus, les cheveux noirs relevés assez courts sur la tête, un joli sourie et beaucoup de distinction. Elle se présente, c’est donc Gabrielle Machin Chose et son conjoint c’est René Machin Chose. Elle me demande mon test, et – surprise -, me tend sans un mot les leurs, je vérifie la date, ils sont récents. Je suis favorablement impressionnée par cette marque de respect et de correction.

On pouvait à présent passer à autre chose, et après m’avoir précisé un certain nombre de points pratiques mais néanmoins indispensables comme par exemple mes honoraires (ben, oui !), mes horaires ainsi que ce qu’avaient l’habitude de pratiquer ces messieurs dames, ils me demandèrent de me mettre entièrement nue, ce que je fis, bien sûr. J’eus droit à une claque faussement décontractée de Monsieur sur les fesses et à une caresse fort négligée de Madame sur le sein qui me complimenta sur la douceur de ma peau et s’informa de mes mesures.

Ce fut tout, je fus invitée à me rhabiller et à me présenter le lendemain en début de matinée avec ma « valise ». L’entretien avait duré un quart d’heure ! Je regrettais que nous n’ayons pas fait un « bout d’essai » comme on dit au cinéma. Mais, bon, j’avais une période probatoire de huit jours et si vraiment il s’avérait que j’étais tombée sur des cinglés, je pourrais toujours tirer ma révérence.

D’ailleurs, à ce stade, je pouvais toujours reculer et leur poser un magnifique lapin pour le lendemain matin, mais je n’en avais nullement l’intention. Autant j’aurais refusé de faire du « secrétariat de charme » à moins qu’on appelle ça du  » public-relations de charme « , parce que je trouve assez lamentable que des contrats puissent se négocier en fonction de la qualité de la pipe de la fille engagée pour l’occasion, autant la fonction de soubrette de charme me paraît en revanche dénuée de toute hypocrisie. Ça ne fait de mal à personne et chacun y trouve son compte à condition toutefois que les employeurs fassent preuve d’un minimum de respect envers leurs employés, aussi masochistes et érotomanes fussent-ils !

Quelque temps plus tard, mais nous n’en parlerons pas dans ce chapitre, on m’expliqua qu’il arrivait à monsieur René de rentrer le soir avec des relations d’affaires, donc malgré mes résolutions premières, j’aidais donc avec mes moyens à moi, mon patron à signer quelques contrats. Comme quoi…

Il ne me restait qu’à régler mon départ du peep-show, quant aux plantes vertes, et bien, deux arrosages par semaine devraient leur suffire à se maintenir en forme…

Le lendemain, à l’arrivée, ma patronne (par convention, nous appellerons désormais mes employeurs par leur prénom… je ne vois pas pourquoi je me gênerais). Donc Gabrielle après m’avoir montré ma chambre me fit revêtir une tenue de soubrette. La tenue traditionnelle, petit bustier noir et jupette assortie, le tout recouvert du classique tablier blanc. Une petite coiffe blanche dans les cheveux. Des bas et porte-jarretelles complétaient la panoplie, à mon grand dam, n’étant pas spécialement fétichiste de ce genre d’accessoires. Enfin, il me fut précisé que le port de la culotte était particulièrement mal vu dans cette maison, sauf en certaines circonstances particulières (je l’aurais parié !)

Je devrais donc m’occuper de l’ensemble des tâches ménagères à l’exception toutefois de la cuisine « fine » que Gabrielle considérait comme son « domaine réservé ». Sinon, il fallait que je me farcisse le ménage, le repassage (berck !) les cuivres, l’argenterie, les vitres, les poussières, le rangement du linge, une partie des courses… j’en passe et je ne vais pas faire la gueule, je l’ai voulu et je serais bien payée !

– Au fait, Farida, nous avons oublié de vous dire, nous sommes particulièrement injustes et lorsque nous désirerons vous punir, cela n’aura pas forcément un rapport avec la qualité de votre travail !

Je bossais toute la journée, m’arrêtais juste une heure le midi pour prendre un encas et me reposer un peu dans ma chambre. Je guettais, j’attendais une fantaisie, quelque chose… Non ? Rien ! Il me tardait de passer aux choses sérieuses, non pas que j’étais pressée de goûter aux fantaisies annoncées, mais je voulais vérifier deux choses. D’une part si mes employeurs ne se conduisaient pas comme des brutes quand l’excitation les gagnait, et d’autre part s’ils étaient propres… Que voulez-vous on a des obsessions parfois…

Vers 17 heures, Monsieur René rentra.

– Tu rentres de bonne heure ! Lui fit remarquer son épouse
– J’étais à l’extérieur, je n’avais pas envie de revenir au bureau pour deux heures, et puis j’étais impatient de savoir comment s’était comporté notre nouvelle soubrette !
– La soubrette ? Elle est nulle, la soubrette !

Voilà qui fait toujours plaisir !

– Si elle est nulle, on a le choix, soit on la vire, soit on la corrige !
– Je crois qu’on va la corriger alors ! Suggéra Gabrielle !
– Bonne idée, en attendant, servez-nous un whisky dans le salon, Farida !

Servir du whisky ! Voici un acte tout simple qui effectué hors de chez soi peut devenir une source inextricable de complications.

– Euh ? Avec ou sans glaçons ? Osais-je demander.
– Tu as raison, elle est nulle ! Répondit René. Est-ce que nous avons une tête à prendre du whisky avec des glaçons ?
– Je le saurais pour la prochaine fois, excusez-moi, monsieur !
– Farida, sachez qu’on ne s’excuse jamais soi-même, on ne dit donc pas « excusez-moi » mais « je vous prie d’accepter mes excuses ».
– Je m’en souviendrais. Donc je vous prie d’accepter mes excuses.

Bon, les verres ? Moi quand je prends un whisky, je m’en fous du verre et mes invités aussi, mais là je suppose qu’il va falloir des verres adaptés. Je choisis donc deux verres assez hauts, ça devrait faire l’affaire. Et maintenant, le whisky ! Je regarde dans le petit (petit ?) bar, mais c’est qu’il y a cinq ou six marques différentes. Lequel dois-je servir ? Je servirais bien le plus cher ? Et d’abord, c’est lequel le plus cher ? J’en choisis un ! De toutes façons je suis persuadée que quel que soit mon choix, il me le sera reproché

Effectivement cela ne fit pas un pli !

– C’est quoi ces verres ? Demanda René avec un air faussement outré.

Ils commencent à m’énerver ces deux lascars, je veux bien m’amuser, mais ce petit jeu m’agace un peu :

– Je suis désolée, mais si personne ne m’explique ce qu’il faut faire, je risque de faire plein de bêtises !
– Mais c’est qu’elle serait insolente ! Répliqua ma patronne.

Je n’ai pas vu arriver la gifle, d’ailleurs plus symbolique qu’autre chose que m’a envoyée « à la volée », Gabrielle. Je n’ai pas protesté, cela aussi fait partie du jeu.

– Reste-là, et sers-nous ! M’ordonna René, ensuite on va s’occuper de toi !
– Je change les verres ?
– Oui, ceux qui sont sur la gauche.

Je sers, Monsieur René en avale une lampée.

– Mais qu’est-ce que tu nous as servi comme whisky ?

Celle-là, je l’attendais bien sûr !

– Celui avec une étiquette jaune !
– Ah ? Et qui s’appelle ?
– Je n’ai pas retenu le nom, je ne connaissais pas…
– Montre-moi !

J’ai donc dû aller chercher la bouteille et leur présenter.

– Et il ne t’est pas venu à l’esprit qu’il suffisait de nous demander quel whisky, nous souhaitions boire ?
– Elle n’a peut-être pas de langue ! Surenchérit Gabrielle
– On va vérifier ! Tire la langue, Farida !

Je tirais donc la langue quelques secondes.

– Non, maintiens-là sortie, on n’a pas bien vu ! Hum, elle est adorable cette petite langue, qu’en pense-tu Gabrielle ?
– J’ai hâte de la voir à l’œuvre dans mon trou du cul !

Cette première et inattendue vulgarité de la part de Gabrielle me fit rougir, allez donc savoir pourquoi ?

– Je crois qu’une bonne fessée lui ferait le plus grand bien ! Annonça René.

Il ne me demanda pas de me déshabiller, mais de me coucher sur ses genoux. N’ayant pas de culotte, l’accès à mes fesses ne posait aucun problème. Je retenais mon souffle attendant la première fessée. L’épreuve n’était pas si innocente qu’elle en avait l’air. Elle me permettrait de répondre à la première de mes interrogations et si le personnage était une brute, je prendrais illico mes cliques et mes claques ! La fessée ne venait pas, et en lieu et place René me caressait les fesses, et sa main était fort agréable. De toute façon j’adore qu’on me caresse les fesses !

– Tu la pelotes ou tu la fesses ? Intervint soudain Gabrielle.
– Chaque chose en son temps, cette petite salope à la peau douce, tu ne peux pas savoir ! Tiens touche ! Dit-il, interpellant son épouse.
– Je sais, j’ai déjà testé la poitrine !
– Et alors, ça ne t’empêche pas de lui toucher les fesses ?
– Rien ne presse, mon ami, rien ne presse, il n’est pas de plus grand plaisir qu’un plaisir retardé, mais maintenant, j’aimerais que tu lui foutes cette fessée !
– Allons-y !

Le coup s’abattit assez fortement. Je l’encaissais sans crier. Le second suivit dans la foulée, puis ça n’arrêta pas. Les amateurs connaissent cette curieuse sensation. Elle n’a rien à voir avec une flagellation (et d’ailleurs, rien n’empêche d’apprécier les deux pratiques !). Une fessée ne cingle pas ! Il y a au départ une douleur réelle provoquée par l’impact du coup. Elle va diminuer pendant la séance surtout si on est capable de la sublimer. Une autre sensation va alors rapidement dominer, le cul ainsi stimulé va générer une réaction thermique très spectaculaire. Après une vingtaine de coups, le cul devient d’un très beau rouge/rose foncé tandis que l’épiderme se met à piquer. Cette seconde phase est évidemment la plus excitante.

Quand enfin René s’arrêta et me demanda de me relever, je vis que Gabrielle était allée chercher un miroir. Elle me fit ainsi constater l’ampleur des « dégâts ». Ce qu’elle ne percevait pas, par contre, c’était les « dégâts » occasionnée à ma chatte qui mouillait d’abondance ! René se leva, but une gorgée de whisky et proclama de la façon la plus naturelle du monde :

– Et maintenant, une bonne pipe !

Je me doutais un petit peu que celle dont il parlait n’était probablement pas en bois de bruyère et pensait que Monsieur allait maintenant extraire son membre viril de sa braguette. Eh bien, non, monsieur est un méticuleux, il ôta son pantalon, le mit précautionneusement dans ses plis sur un valet, puis se débarrassa de son slip. Il conserva sa chemise. Restait à savoir qui officierait la chose ? Ce fut moi ! Je l’aurais parié ! Voilà qui me permettra de connaître la réponse à ma deuxième angoisse. J’allais donc savoir si Monsieur était « propre sur lui ». La vue de son gland décalotté me rassura et quand je le pris en bouche, un goût d’urine relativement prononcé s’en dégageât, mais sans exagération, ce qui était après tout normal à cette heure de la journée.

J’aurais bien fignolé la chose mais René avait l’air pressé.

– Suce ! Suce bien ! Oui comme ça, c’est bon !

Son visage était rouge ! Il n’allait pas nous faire une crise d’apoplexie ?

Il me prévint quand il se sentit prêt à jouir. Je pris cela un instant pour de la délicatesse, pensant qu’il me laissait le choix de jouir dans ma bouche ou non… En fait ce n’était pas tout à fait cela !

– Retire-toi ! M’ordonna-t-il.

Il me précisa alors qu’il aimait « arroser ». Je reçus ainsi ses quelques giclés (le sperme de monsieur n’était pas très abondant) sur le visage. J’allais pour m’essuyer.

– Ne t’essuie pas, reste comme ça ! M’ordonna Gabrielle. Nettoie-lui la queue, avec ta langue, je ne veux pas qu’il reste une seule goutte de sperme.

Je m’exécutais, je n’ai jamais été trop amateur de sperme, mais je n’ai rien contre non plus, je procédais donc au nettoyage demandé en de savants coups de langue.

– C’est bien, elle a une vraie petite langue de salope ! Annonça René !

Il fallait donc prendre cela comme un compliment !

– Elle est comment la bite de mon mari ? Interrogea Gabrielle

Je m’étonnais de la question. Elle ne m’avait pas trop interrogé sur mes antécédents, elle ignorait donc que des bites, dans ma cabine de peep-show j’en avais vu plusieurs centaines, de toutes couleurs, de toutes formes et de toutes longueurs, des droites comme des obélisques, des courbées comme des cintres, des champignonneuses au gland boursouflé. J’étais sincère en qualifiant celle de mon patron de simplement jolie. Elle était en effet de taille moyenne, bien droite et au gland saillant.

– Puisque tu l’aimes, tu l’auras bientôt dans le cul !
– Mais ce sera avec grand plaisir, madame ! Répondis-je en improvisant une petite révérence.

Cela eu le don de faire rigoler Gabrielle qui s’approcha alors de moi, sans que je comprenne tout de suite ses intentions. Une fois son visage près du mien elle s’appliqua alors à lécher le sperme répandu par son mari. Manifestement elle était excitée comme une biche.

– Elle est cochonne ta maîtresse, hein ?

Qu’est-ce que vous voulez que je réponde ? Mais mon silence me fit recueillir une gifle, rien de trop fort, juste ce qu’il faut, assez excitant même à la limite dans cette ambiance de soumission domination.

– Merci madame !
– Je voulais te faire plaisir en te refilant un peu du sperme de mon mari ! Mais puisque tu n’es pas sage je garde tout pour moi !

Voilà qui ne me punissait pas trop, mais je me gardais bien de lui dire. René, quant à lui se rhabillait dans son coin.

– Tu ne restes pas pour la suite ? S’étonna Gabrielle.
– Non, j’ai quelques bricoles à régler avant d’aller à mon académie de billard, Je vais dans mon bureau, et puis tu me raconteras, ce sera bien plus excitant.
– Comme tu veux ! Consentit son épouse.
– D’ailleurs je vais te demander une faveur, Gabrielle !
– Une faveur ! Voilà autre chose, à présent ? Feint de s’étonner l’épouse perverse.
– Oui, je voudrais que demain soir notre soubrette fasse le service à poil, j’aimerais aussi qu’elle ait des pinces aux seins et le cul marqué !
– Pourquoi pas ? Sauf que tu oublies une chose, demain soir nous ne serons pas seuls. Nous avons un certain Guillaume à dîner ! Je ne sais d’ailleurs pas qui c’est celui-ci ?
– Ah, oui, c’est vrai ! Guillaume est un mec que j’ai rencontré dans une réunion, on a un peu sympathisé et comme je lui ai arrangé une affaire il m’a payé le restau. Il est inconsolable depuis que sa femme est partie, ça le distraira…
– Et moi, je passe pour quoi là-dedans ?
– Mais Gabrielle, demain tu ne vas pas à ta soirée yoga ?
– Ben, non l’animatrice est malade !
– Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit !
– J’ignorais que cela deviendrait important !
– Ça ne l’est pas Gabrielle, ça ne l’est pas ! On distraira notre ami avec une bonne choucroute, c’est beaucoup plus classique mais ce n’est pas mal non plus ! Allez, je vous laisse. Soyez sages toutes les deux !

Après ce dialogue complètement surréaliste, Gabrielle m’entraîne dans la salle de bain !

– Il pète les plombs mon pauvre mari, non seulement il rentre excité comme c’est pas permis, mais il éjacule en moins de cinq minutes et il nous sort un scénario de dingue pour demain ! Non mais, ça te dirait toi de servir à poil ?
– Si vous me le demandez, pourquoi pas ?
– Ah bon, tu serais d’accord ?
– Oui, si tout cela reste un jeu…

Du coup Gabrielle devint dubitative et passa soudain à autre chose !

– Bon je parle sérieusement, il y a plein de fouillis ici mais n’empêche qu’il y a une place pour chaque chose. Par exemple les sels de bains, c’est pas ici, c’est là, et la mousse à raser de monsieur c’est dans l’armoire de ce côté-là !
– Mais comment je vais faire pour me rappeler de tout ça !
– Tu prends des notes !
– Des notes ?

Je rêve, il faut prendre des notes pour être bonne à tout faire et soubrette de charme ! Je me retiens de rigoler nerveusement.

– Farida, je voudrais que tu te déshabilles !
– Oui, madame ! Complètement ?
– Complètement !

J’espérais simplement qu’elle n’allait pas à présent me fesser au martinet afin que je reste marqué jusqu’au lendemain, mais je me rassurais en me disant que pour l’instant ils en avaient abandonné l’idée.

– T’es pas mal foutue, tu sais ! Me dis alors ma patronne.
– Merci madame, mais je crois que j’ai quelques kilos en trop
– N’exagérons rien, tu es très bien comme ça !

Elle me passe la main sur les bras, prolonge sa caresse, elle me fout la chair de poule, ce n’est plus comme tout à l’heure pour jauger la marchandise ou pour faire le guignol devant son mari, non cette fois cette caresse est une promesse de sensualité ! Je crois diplomatique de le lui dire.

– J’aime bien le contact de vos mains !
– Hum… et tu n’as encore rien vu ! Maintenant on va faire un truc, tu vas me déshabiller mais sans te presser, pièce par pièce, je vais te guider… commence par dégrafer mon pantalon, tu vas le descendre tout doucement et m’embrasser les cuisses en même temps

Je m’exécute, et lui baisse son jean le plus lentement possible, attardant mes mains sur sa peau de satin et y posant mes lèvres avec délectation

– Le tee-shirt !

Je me demande si je dois le lui enlever en restant devant elle ou plutôt en me positionnant derrière, je choisis finalement cette dernière solution. Cela me permet de découvrir une belle chaîne de taille en or et va me permettre de lui embrasser le dos et les épaules, évidemment c’est moins joli que devant, mais je sais aussi que je ne perds rien pour attendre. Elle a d’ailleurs la peau du dos toute fraîche, je m’excite à ce petit jeu, c’est quand même assez nouveau. J’avais bien pratiqué un show lesbien au peep-show en remplacement mais ma partenaire n’était pas très motivée, sinon il fallait remonter à mon adolescence et à mes étranges culbutes dans lesquelles m’emmenaient mes cousines… ou à mes fantasmes. Mais là aujourd’hui j’étais super partante, sans doute tout simplement parce que les circonstances s’y prêtaient. C’est Gabrielle qui alors que je lui caressais ses belles épaules à la peau luisantes, m’intima l’ordre de passer de l’autre côté. A ma grande surprise, n’étant pas si bisexuelle que ça, la vue de son soutien-gorge, ou plutôt la vue de ce que cette fine dentelle beige cachait me provoqua un trouble que je ne cherchais même pas à maîtriser, et sans qu’on ne m’y autorise, me voici en train de bécoter le haut de ses seins et du sillon qui les sépare.

– Doucement, ne soit pas si pressée, embrasse-moi donc le ventre, allez, non pas comme ça, je veux sentir ta petite langue sur mon nombril !

Je m’efforçais au mieux de satisfaire cette étrange lubie !

– Hum ! Quelle langue tu as ! Je crois que dans cinq minutes, je vais me régaler, tu sais où tu vas me la mettre après ?
– Oui madame !
– Non, je veux l’entendre !
– Euh, dans votre sexe, je suppose !
– Parce que tu te figures que je vais t’autoriser à faire ça ? Me répond Gabrielle d’une voix qu’elle s’efforçait de paraître sèche.

J’ai donc dû faire une gaffe, je me surprends à être un peu déçue de me rendre compte que nous ne jouons pas d’égale à égale. On a parfois de ces illusions !

– Alors elle va aller où, cette belle petite langue ? Hein !
– Euh, ben…

Je ne suis pas folle, j’ai tout compris d’autant qu’elle me l’a déjà dit tout à l’heure mais, bêtement, j’ai du mal à formuler la réponse.

– Bon, rien ne vaut les travaux pratiques, retire-moi déjà cette culotte !

Je la retire et conformément aux règles du jeu, j’embrasse à pleines lèvres ses deux jolis globes fessiers !

– Bon t’écartes tout ça, et tu me lèches le trou !

Je fais ce qu’elle me demande, je m’approche de son petit œillet, il est d’ailleurs charmant, mais ça sent un peu fort, sans que ce soit non plus insupportable, mais bon, c’est un peu fort !

– Ben alors j’attends !
– Je vais le faire, mais euh…
– Quoi, euh, il y a un problème ? Il n’est pas propre ? J’ai pris une douche ce matin.

Elle a sans doute pris une douche mais elle a dû s’essuyer le cul avec un courant d’air

– C’est qu’il y a comme quelques petites traces…
– Ben voilà autre chose ! Et bien si elles sont petites tu fais comme si tu ne les avais pas vu, il y a peut-être une petite odeur, c’est normal, c’est un trou du cul, c’est pas une bouteille d’eau de toilette. Allez lèche, tu vas t’habituer…
– Je vais le faire madame…
– Et puis, tu sais…
– Oui ?
– C’est tellement pervers.

Sans doute ces dernières paroles me firent franchir le pas, mais je l’aurais franchi de toute façon, et me voici en train de lui léchouiller l’anus avec une conviction que je n’aurais pas cru possible quelques secondes auparavant. L’odeur ne me gêne plus, j’ai nettoyé les petites traces dans la foulée sans rencontrer de goût désagréable, cela m’a excité de faire ce geste et d’y trouver du plaisir. Comme dirait Gabrielle : « C’est tellement pervers. »

– Bon aller, passe de l’autre côté.

Je me redresse, et la contourne, mais je me plante encore une fois sur ces intentions

– Je ne t’ai pas dit de te relever !

Déception ! Moi qui pensais que la prochaine étape serait ses seins. Non… Madame conserve son soutien-gorge et veut apparemment que je la suce « devant », pourtant il y a cinq minutes, elle me faisait comprendre que cet endroit n’était pas pour moi… Mais bon elle a aussi le droit de changer d’idée ! J’approche donc ma bouche !

– Stop ! Tu ne bouges pas, ouvre la bouche et attends !

La salope ! Je comprends tout à présent, elle va me pisser dessus ! Je cherche mes mots, afin d’essayer de lui dire que je veux bien un tas de choses mais peut-être pas tout à la fois, qu’il faut me laisser le temps… Mais justement ce temps je ne l’ai pas, quelques gouttes tombent sur mon visage, et par instinct je ferme les yeux et la bouche.

– Ouvre tes yeux et regarde ce que je fais, sinon ce n’est pas drôle !

Elle ne me dit pas par contre d’ouvrir la bouche, le jet me tombe dessus, sur le coup, sur les seins, partout, c’est chaud, c’est amusant, c’est pervers, c’est d’ailleurs surtout ça, c’est pervers en diable !

– Ouvre un peu la bouche !

Je ne le fais pas, je ne veux pas ! Elle n’insiste pas, mais en recueille un peu de ses doigts et les dirige vers mes lèvres.

– Allez juste ça ! Tu m’as bien léché mon cul de salope, ça ne peut pas être pire !

Est-ce la crudité du propos qui me fait alors ouvrir les lèvres ? Je suce maintenant ses doigts, ne me contentant pas de les lécher mais je les suce à fond comme un petit chien qui récurerait un os.

– Tu y prends goût, on dirait ?
– Je suis une cochonne, j’aime bien essayer, mais parfois il faut que je me force un peu !
– Je vois ! Lèche donc mes cuisses, puisque tu aimes ça !

Ben oui, j’aime ça, j’aurais voulu en ce moment qu’elle essaie de me faire une petite goutte, directement de la source, mais il faut croire que son envie était tarie !

– J’aime ça faire des cochonneries !
– Ce ne sont pas des cochonneries, ce sont des jeux érotiques… mais remarque avec nous tu risques d’être servie. Et tu sais ce que tu vas faire pour l’instant ma petite cocotte ?

Ma petite cocotte, elle m’appelle ma petite cocotte !

– Dites, madame, je ferais de mon mieux !
– Ça justement ; tu as intérêt à faire de ton mieux parce que tu vois, tu vas te débrouiller pour me faire jouir.

A ce moment-là, Gabrielle se couche sur le carrelage non épongé de la salle de bain, autrement dit dans une mare d’urine et écarte les jambes, m’attendant !

– Allez, au boulot !

Je me mets à genoux devant elle, puis baisse ma tête afin de lui lécher son sexe encore odorant de sa miction, cette odeur finit par m’enivrer, moi aussi je voudrais bien jouir et tout en concentrant mes coups de langues sur son clitoris, je me tripote le mien, je m’efforce de synchroniser les mouvements, m’imaginant me sucer moi-même, calquant les changements de rythmes sur ceux de mon propre désir. Gabrielle a enfin retiré son soutien-gorge, mais je perçois à peine sa poitrine, tout à mon ouvrage. Elle par contre, se tortille les tétons en poussant des petits cris. Le problème c’est que j’ai tendance à me désynchroniser, la montée de son plaisir me semble aller plus vite chez elle que chez moi, alors tant pis, j’enlève ma main de mon sexe, et parcours son corps avec, caressant enfin la base de ses seins à défaut des autres parties non accessibles pour le moment. Les cris se font de plus en plus rapprochés, de plus en plus aigus, et soudain Gabrielle explose de plaisir en poussant un hurlement.

Puis soudain c’est l’accalmie, son corps retombe pantelant, elle est couverte de sueur, de mouille et de pisse, elle dégouline de partout. Qu’importe la douche est juste à côté ! Je me dis alors que le temps qu’elle reprenne ses esprits j’aurais peut-être le temps de me finir ! Et hop ma main revient à la fente départ, et j’essaie de m’astiquer le bouton en fermant les yeux. Mais quelque chose me bloque, ça m’énerve, je sens que je vais manquer de temps et que l’autre va inventer je ne sais trop quoi pour m’empêcher de parvenir à mes fins !

J’allais renoncer mais c’est encore les yeux fermés que je sentis une langue parcourir le bas de ma chatte ! Ferait-elle ça ? Irait-elle jusque-là ? Je retire ma main afin d’être sûre, la langue remonte, elle est à présent sur mon clitoris et elle s’active. Ma patronne est en train de me sucer, elle est en train de me rendre le plaisir que je lui ai donné ! Putain, mais je rêve ! Elle est formidable cette femme, je fonds de bonheur avant quelques instants plus tard de fondre de plaisir. Gabrielle me grimpe carrément dessus, m’enlace, m’embrasse, nous sommes bien, nous sommes très bien.

Epilogue

Nous sommes restées longtemps comme ça, jamais je n’aurais imaginé que cette première journée se finisse de cette façon, et d’ailleurs elle n’était pas terminée…

On a pris notre douche ensemble, la seule fantaisie étant alors le savonnage mutuel que nous nous sommes pratiquées, et puis Gabrielle m’a proposé que nous passions la soirée ensemble non pas comme maîtresse et soubrette mais comme des copines, on est allé à la cuisine, on s’est préparé ensemble une grosse salade avec des tas de trucs, et puis quand même…

– Tu sais ce que tu vas faire, Farida, tu vas descendre à la pâtisserie dans le village, elle est fermée à cette heure-là, mais je vais t’expliquer… tu nous ramèneras deux super gâteaux…

Impayable, la Gabrielle, j’étais un instant son égale, mais il fallait quand même que ce soit moi qui aille chercher des gâteaux, alors que j’en avais pas trop envie, mais bon, ce n’est pas grave, personne n’est parfait et moi non plus.

On a bouffé en tête à tête, on, a bu un peu de rosé, on a pipeletté comme des pies.

– Tu dois nous trouver bizarre, non ? Finit par demander Gabrielle.
– Non, enfin Monsieur je ne connais pas assez, mais vous, je sens bien que vous êtes humaine.
– Tu n’arrives pas à me tutoyer ?
– Ben non j’y arrive pas !
– Tu vois, c’est mon second mariage, le premier, bof, mais dans le second on a tout de suite tout orienté sexe, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pense qu’à ça continuellement, en fait je crois qu’on est quand même un peu obsédé, mais il y a des fois où pendant plusieurs jours il ne se passera rien, je veux dire rien de sexuel, ou alors très peu de choses, et puis soudain ça éclatera, on fonctionne comme ça, faudra t’y faire.
– Je crois que ça devrait me convenir. Répondis-je avec le plus beau des mes sourires.
– Il n’y a pas que le sexe dans notre existence, tu pourras te servir de la piscine, de la salle de home cinéma, en fait on est content de trouver quelqu’un avec qui partager nos folies, mais ce n’est qu’un jeu, rappelle-le-nous si parfois on oublie…
– OK c’est noté !
– Au fait ce petit fantasme de mon mari pour demain soir, si on le faisait finalement ?
– C’est comme vous voulez madame, en ce qui me concerne je suis partante, je sais maintenant que je peux avoir confiance en vous !
– Viens donc m’embrasser, ma cocotte !

Fin de l’épisode, mais c’est évidemment à suivre…

Helena Sevigsky – avril 2003 – légèrement révisé en mars 2014 et en juillet 2018

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3 réponses à Soubrette de Charme 1 – Nouveaux patrons par Hélèna Sévigsky et Boris Vasslan

  1. claire dit :

    Délicieusement pervers

  2. Baruchel dit :

    le début d’une série qui va être de plus en plus chaude. Forcement avec des patrons bisexuels et urophiles…

  3. Roger roger dit :

    J’ai kiffé sur le personage de Farida

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