Rue Saint Denis… par Jean-Luc01

Permettez moi de vous féliciter pour votre site qui est fort sympathique
et qui prend en compte les désirs « décalés » de la sexualité alternative et
hors « normes ».
Je vous envoie un texte que j’ai écrit il y à quelques temps déjà. Ayant lu
que vous vous intéressiez à la pluralité masculine, je me permets de vous le
soumettre.
Jean-Luc

Rue Saint Denis…

Vous savez comment c’est, même au bout d’un certain temps, il y a toujours
un certain nombre de côtés « obscurs » chez les gens que l’on croit connaître.
Notre idylle durait depuis plus d’un an et nous étions très heureux. Nous
nous étions découvert les mêmes passions, beaucoup de goûts communs et des
tas de petits trucs qui font qu’un couple ne s’ennuie pas. Chose rare pour
l’époque (les années 75) nous parlions érotisme et avions la même
inclination pour la belle lingerie. En ces temps de va-vite et de collants,
nous hantions les vieilles merceries à la recherche de stocks anciens de bas
nylon à couture et autres porte-jarretelles devenus quasiment introuvables.
Il faut dire que nous avions, et avons toujours, la même horreur des
collants !!

Aimant les choses « coquines », nous arpentions souvent les rues de la
capitale et nos pas nous conduisaient souvent vers les quartiers « chauds ».
Une de ces soirées de baguenaude nous conduisit sur les boulevards puis, rue
St Denis, rue transversale dont les trottoirs étaient, à l’époque,
fréquentés par nombre de prostituées aguichant le client et le gogo en
maraude. Notre couple ne les intéressait guère et les « tu montes chéri ? »ne
s’adressaient pas à nous. Nous regardions les devantures des magasins et,
même si notre but n’était pas de nous laisser racoler, une ambiance érotique
commençait à nous prendre à la vue de toutes ces femmes qui s’offraient au
passant. Entre deux vitrines, je repérai l’entrée d’un établissement qui se
proclamait « Restaurant Théâtre Erotique » et qui promettait, entre autres, un
dîner-spectacle entièrement nouveau avec des acteurs et des couples en chair
et en os !! du jamais vu qui allait nous changer des insipides strip-teases
de Pigalle !!

- Il est 21 h, si on entrait ? On pourrait manger et « ça » pourrait être
sympa.
- Si tu veux, mais ce genre de boîte ne me plait pas tellement. Tu sais que
je n’aime pas le genre cabaret.
- Laisse toi faire, ça nous changera un peu
- Bon, allons-y, soupira Sylvie

La boîte, passé l’entrée, était tapissée de rouge sombre et une quinzaine de
tables étaient placées en quinconce autour d’une mini piste de danse en
contrebas d’une petite scène. Quelques personnes, par tablées de 2 à 6 nous
avaient précédés et buvaient un verre au son d’une musique d’ambiance Jazzy.
Notre accompagnateur nous conduisit vers une table légèrement en retrait et
nous proposa l’apéritif en nous tendant les cartes. Quelques 45mn plus tard,
l’endroit s’était rempli et, si la chère n’était pas fabuleuse, le
« spectacle » était quant à lui, un tantinet ringard et la chair, là, laissait
franchement à désirer. Je sentais que Sylvie ne se retenait d’une phrase du
style, « bon, on y va ? » que pour me faire plaisir. Me faire plaisir, en
voyant « ça »!! Pour une soirée fichue, c’était une soirée fichue !!
Heureusement que le champagne nous égayait un peu !! La 3ème Strip-teaseuse
venait de terminer un effeuillage digne d’un rade portuaire lorsque le
présentateur annonça que le VRAI spectacle, que nous attendions tous (ben
tiens) allait commencer.

Les lumière baissèrent d’intensité, la musique augmenta et nous vîmes
apparaître un couple qui dansait sur la piste. L’homme se mit à déshabiller
sa compagne pendant que cette dernière prenait des poses plus ou moins
lascives. Allons bon, pensais-je, un Strip à deux !! Ca s’améliore !!
Effectivement, cela s’améliorait. De lascives, les poses devinrent
suggestives et la suggestion disparut lorsque la belle, juste vêtue de sa
guêpière et des ses bas, exhiba le sexe tendu de son partenaire avant de
l’engloutir prestement. Ses lèvres papillonnèrent et elle alterna les jeux
de langues et de bouche qui le maintenaient dans un état d’érection extrême.
Une seconde, puis une troisième et enfin un quatrième partenaire apparurent
en entrant discrètement dans cette danse ou l’on ne savait plus distinguer à
qui appartenait le sein ou la chatte qui passaient devant nos yeux.
L’atmosphère, d’ennuyeuse, était passée à électrique et en regardant autour
de nous, je vis que les yeux étaient tous rivés sur la piste.

Regarde, me chuchota Sylvie, juste à côté, la table à droite…. Je regardai
et finis par voir que la femme en face masturbait allègrement son compagnon
de table pendant que ce dernier fourrageait sous la jupe de sa voisine tout
en regardant le spectacle de façon « détachée ».


Voulant en faire autant, je voulus glisser une main lorsque Sylvie me dit « attends » et je constatai que, la jupe relevée sous la table, elle se
caressait tranquillement l’entrejambes avec ses doigts. Je suis trempée me dit-elle, heureusement que je n’avais pas mis de culotte !! Sur la piste,
deux autres mâles s’étaient joints au groupe et c’était un festival de pénétrations diverses et de fellations. Lorsqu’une des filles se mit à
lécher le sexe d’un de ses compagnons qui sortait d’une chatte dégoulinante de sperme, Sylvie soupira un peu fort en disant: « humm, la veinarde ».

« Cela vous tente ? » dit le monsieur de la table d’à côté en se levant,
abandonnant ainsi les caresses que lui prodiguait sa femme. Il franchit la
courte distance nous séparant sans se réajuster, le sexe raide sortant de la
braguette. Sylvie ne dit rien, le regarda, sourit et se mit à embrasser et à
lécher le sexe offert, le malaxant de ses doigts et le prenant en bouche
comme pour l’avaler. J’avoue que la gorgée de champagne me resta en travers
de la glotte, et le temps de retrouver mes esprits, elle défaisait la
ceinture du pantalon afin de le dégager complètement et continua de sucer en
malaxant les bourses d’une main tout en se caressant de l’autre. Elle le
léchait lentement, prenant son temps avec des petits allers et retours
rapides de la main avant de l’engloutir complètement, revenant tourner
autour du gland pour l’exciter sans le faire jouir trop vite. Elle le
faisait se tendre au maximum et l’homme luttait pour ne pas lâcher. Elle le
calmait en le léchant comme on lèche un sucre d’orge puis recommençait.
Voyant cela, sa compagne se leva et nous rejoignit. C’était une belle femme
à la cinquantaine généreuse et opulente. Elle resta debout devant nous, un
petit sourire aux lèvres, à regarder son mari qui se laissait faire en
caressant les cheveux de mon amie. Elle la regarda, me lança un coup d’œil
coquin et, ouvrant le haut de son corsage, fit jaillir deux seins superbes
de son soutien-gorge. Elle avait une poitrine assez forte et un peu lourde
avec de larges aréoles très foncées. Elle commença à se les caresser de la
main gauche en roulant et en tirant les bouts entre ses doigts tout en nous
regardant alternativement tous les trois. Posant son pied sur une chaise,
elle remonta sa jupe et de sa main droite, se mit à promener ses doigts,
d’abord des cuisses jusqu’à la lisière de ses bas, puis en introduisit deux
dans son vagin en traversant une fourrure dense et brune. Elle se caressait
trois minutes ressortait ses doigts, les léchait, se régalant de son jus
intime et les remettait entre ses cuisses. Sylvie avait ouvert mon pantalon
et, de sa main libre, me caressait, faisant doucement monter et descendre
ses doigts le long de la hampe tendue.

La femme repoussa la chaise et se mit à genoux à côté de son mari. Elle se
pencha en avant, et, écartant les jambes de Sylvie, avança la tête vers son
ventre. Commençant par de petits baisers sur la toison et par de petits
coups de langue sur la peau, elle se mit à lécher la vulve dégoulinante qui
s’ouvrait devant elle tout en introduisant deux de ses doigts dans un lent
mouvement de va et vient dans le vagin de ma femme qui se mit à gémir de
plus en plus fort. Ce qui devait arriver arriva. Les gémissements attirèrent
les regards, puis les curieux. Les acteurs s’étant également approchés,
notre table fut bientôt entourée d’une quarantaine de personnes qui
commencèrent à se caresser mutuellement en regardant le (nouveau) spectacle
qui s’offrait à eux.

Puis, la tension montant, des mains débarrassèrent la table,
d’autres déshabillèrent Sylvie, l’allongèrent sur la nappe, ne lui laissant que ses bas et son porte-jarretelles. Des mains commencèrent à lui caresser
les seins, en firent durcir les bouts, les malaxant, les pétrissant, des mains caressèrent son ventre, ses cuisses, ses bas, des doigts s’insinuèrentsur son clitoris pour compléter la langue qui la léchait toujours.

Sa toison, trempée de bave et de cyprine, luisait des reflets des lumières tamisées pendant que son bassin se soulevait pour que cette langue et ces doigts la fouillent encore et toujours plus loin. Les doigts se comptèrent
trois, puis quatre. Les doigts se firent insidieux et visitèrent son anus.
Les langues changèrent. Sa chatte dégoulinait sur ses cuisses ouvertes. Les
sexes d’hommes remplacèrent les doigts. Sa bouche avalait une deuxième queue
qui lui frappait les lèvres et d’autres verges lui caressaient le visage et
se promenaient sur ses seins pendant que ses mains se refermaient et
branlaient des sexes au hasard, qui venaient se faire prendre aux pièges
soyeux de ses doigts.

Les gémissements du début s’étaient mués en une sorte de plainte continue.
Une brune, dépoitraillée, la jupe sur les hanches, me suça la verge pendant
qu’un homme, sortant de Sylvie, la pénétrait en levrette, les seins pendants
et ballottant au rythme de la pénétration. Sylvie, maintenant, à 4 pattes
sur la table, suçait à tout va les sexes qui se présentaient devant sa
bouche, hommes ou femmes, elle léchait comme si sa vie en dépendait, les
yeux fermés, le museau luisant, la belle chienne lapait le plaisir à grands
coups de langue. Les queues reprirent possession de sa chatte et de son cul,
relançant le feulement et le ronronnement de femme comblée. Elle se
retourna, se rallongea sur le dos pour mieux happer un vagin dans lequel
coulissait un sexe d’homme.

L’homme grogna et une giclée de sperme lui coula sur le menton. Un autre qui se masturbait près de sa bouche, lui fit une longue traînée blanche en travers du visage. « Encore » dit-elle, « sur les seins, la
figure, partout ». Les 24 ou 25 mâles de l’assemblée, revigorés ou pas encore
repus se rapprochèrent, qui de se branler sur sa figure, qui de se masturber sur ses seins, qui de se faire sucer avant de jouir dans sa bouche, aussitôt remplacé par un autre qui lui aussi, laissait sa trace blanchâtre et gluante sur son corps offert. Couverte de sperme des cheveux au pubis, elle léchait ses doigts gluants, avalait tout ce qu’elle pouvait, en redemandait encore
et encore, pour ne pas en finir avec un rêve inavoué qui sortait enfin au grand jour.

Le combat finit faute de combattants, et nous nous retrouvâmes tous les deux, elle, luisante et pâmée, moi, excité à me demander si je n’avais pas rêvé. Elle m’avoua plus tard que c’était un phantasme qui la poursuivait
depuis longtemps et qu’elle n’avait jamais osé en parler en pensant que les
autres…que le concept du normal…

Ce soir là, le moment? le Champagne? le lieu? Toujours est-il que l’occasion
fit le larron !!

Ce récit est authentique en tous détails. Nous avons recommencé ce fantasme
une autre fois et après…le Sida est arrivé. Les années 70 nous ont donné des
plaisirs qui nous sont interdits maintenant. Dommage….

Ndla : Les photos ne sont pas celles de cette soirée, mais je les ai
choisies car elles illustraient parfaitement le propos.

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