Oh ! Que vous avez de jolis pieds ! 1 – Salma par Maud Anne Amaro

Oh ! Que vous avez de jolis pieds…

…mais c’est pour mieux que vous les embrassiez chers amis…

Le rideau se lève, mesdames et messieurs, cette étrange histoire peut commencer ! Mais auparavant, puisque cela semble être la tradition, il me faut me présenter.
Je me prénomme Maud-Anne (c’est joli ou c’est moche ? Ça dépend des gens, en tout cas ce n’est pas vraiment commun !) Je suis assez grande (1,75 m) assez fine, souple, plutôt sportive, j’ai des seins moyens (90 C), un cul un peu trop gros, des cuisses un peu épaisses, je suis châtain claire décolorée en blonde, les cheveux souvent attachés en chignon, mes yeux sont gris-bleus. Finalement je suis très moyenne, mais comme on dit, je plais, il parait que j’ai un joli sourire ! Mon âge ? Bien sûr ! On va dire 39 ans ! Mais ça va faire 4 ans que j’ai 39 ans !
Mon mari s’appelle Jean-Claude (original non ?) Et il est chef d’entreprise mon mari (ce sont des choses qui arrivent !)

Ma vie de couple est équilibrée, y compris sexuellement, du moins autant que faire ce peut, je sais mon mari dragueur et sollicité. J’ai appris à faire avec. Je suis sans doute cocue mais je le lui rends très bien. Ça ne nous empêche pas de nous entendre, de nous respecter et de nous aimer ! (Ben, oui !) Je suis parfaitement bisexuelle depuis l’éveil de mes sens, j’aime les hommes et j’aime les femmes, un démon me pousse malgré tout de plus en plus vers ces dernières. C’est vrai que les rapports sont souvent moins compliqués.

En cette fin d’après midi de mai, mon époux m’avait demandé d’avoir la gentillesse d’honorer de ma présence une petite fête donnée à sa boite en l’honneur du départ en retraite du DRH. Quelque peu obligée de m’y rendre donc ! Maintenant, dire que j’adore ce type de prestation serait mensonge ! Ce genre de réception tient de lieu privilégié à l’hypocrisie et aux faux-semblants. C’est souvent dans ces occasions que se nouent et que se dénouent les petites intrigues de la vie de bureau, que les cancans et les qu’en dira t’on s’en donnent à cœur joie. Par-dessus le marché il faut supporter le spectacle pas toujours heureux de ces dames qui se sont crues obligées de faire dans la toilette ! Pour ma part je ne me suis pas beaucoup cassée la tête, une longue robe turquoise très légèrement décolletée, un collier de perle, et un « petit mini ridicule sac à main que même on ne met rien dedans » et puis ne l’oublions pas puisque ce sera le sujet de l’histoire des petits escarpins dorés dont on ne voit pas grand chose puisque justement leur fonction est de mettre en valeur au maximum le pied !

Enfin, c’est un mauvais moment à passer ! Et puis le champagne n’est pas si mauvais et les petits fours sont réussis ! Je vais de groupe en groupe en mais au bout d’un moment j’en ai franchement marre. Sous prétexte que je suis la régulière du patron, ils se croient obligés de me faire des courbettes. Et bonsoir madame, et votre robe est magnifique et votre nouvelle coiffure et gnagnagna ! Ça m’énerve, ça me casse les pieds, ça me prend la tête ! Aucune conversation n’est intéressante, ça parle vacances, sports, économie ou politique, je n’en ai rien à cirer ! Et puis en regardant ces bonnes femmes je m’interroge soudain : Combien mon mari s’en est-il farci ? Et qu’est-ce que je suis pour elles ? Une pauvre conne, sans doute ! Tiens, ça me donne envie de gerber, je vais me casser ! Je fais signe à mon mari, il faut toujours rester correct ! Du coup le Jean-Claude, il s’excuse et quitte son groupe, je lui ai peut-être rendu service à mon mec ?

- Un problème ?
- Je me tire, c’est trop mortel !
- Attends encore 10 minutes et au quart tu t’éclipses ? D’accord ?
- D’accord…

Mais en fait, je ne l’écoute plus ! Me voici en arrêt ! En arrêt, non pas devant un bellâtre, mais devant une femme ! Elle est superbe. C’est une petite brune aux cheveux ondulants sur les épaules, un peu typée, le visage très fin, la bouche pulpeuse et les yeux noirs. Elle est vêtue d’un simple tailleur gris à carreaux qui lui donne beaucoup de classe. Elle est seule dans son coin, en train de siroter un verre de jus de fruit !

- Qui c’est ?
- Elle ? C’est Salma ! Mignonne hein ? C’est une des nouvelles hôtesses d’accueil !
- Tu te l’es envoyée, elle aussi ?
- Voyons Maud-Anne !
- Ne joue donc pas les innocents !
- En ce qui la concerne, même si je voulais, ce serait impossible, c’est une emmerdeuse, elle envoie chier tous les mecs !
- Tu gardes les emmerdeuses, à présent !
- Qu’est-ce que tu veux, j’ai mes faiblesses, elle est très décorative !
- Salaud !

Je plante là mon Jean-Claude, il m’énerve avec son côté macho qui ressurgit parfois, alors qu’au fond de lui-même je ne pense pas qu’il le soit, et me dirige tout droit vers la créature de rêve :

- Bonsoir ! On ne nous a pas présentées, je suis Maud-Anne Amaro !
- Oui je sais ! Vous êtes la femme du patron !

Elle esquisse un sourire de politesse, et n’a manifestement rien à me dire. Je relance :

- Vous avez l’air de vous ennuyez ?
- Je ne m’ennuie pas, je m’emmerde ! Mais je ne vais pas tarder à partir, on m’a payé pour rester jusqu’à 20 heures 30 !
- On vous a payé ?
- Oui ! Fallait peut-être pas que je le dise ?
- Je vais peut-être vous laisser, vous avez l’air d’aimer la solitude, mais je suis enchantée d’avoir fait votre connaissance, vous êtes charmante !
- Oh ! Que vous avez de jolis pieds !
- Pardon ?
- On ne vous l’avait jamais dit ?
- Non, je ne crois pas ! Répondis-je en rigolant ! Qu’est ce qu’ils ont mes pieds ?
- Mais, ils sont magnifiques !
- Et bien j’aurais au moins appris quelque chose ce soir !
- Il est rare d’en voir d’aussi jolis ! Franchement, chapeau !
- Merci encore une fois du compliment, et bonne fin de soirée !
- Vous de même !

Je la quittais en me disant qu’à défaut de savoir s’il s’agissait d’une emmerdeuse, j’avais quand même la certitude qu’elle ne devait pas être tout à fait nette. Toutefois cette fille me troublait beaucoup plus que je ne voulais bien l’admettre. Je me demandais si elle s’en était rendu compte, et j’espérais bien que non. Jean-Claude revint vers moi :

- Alors elle t’a éjectée ?
- Pas du tout, mais je ne savais pas trop quoi lui raconter !
- T’aurais dû la draguer, je suis sûr qu’elle est gouine !
- Mais tu as fini ? C’est le contact de tous ces cons qui te rend si odieux, ce soir ?
- Excuse-moi chérie, je suis assez énervé, et j’ai bu pas mal de coupes !
- Elle est de quelle origine la nana ?
- Métissé indienne, je crois !
- Ah bon !
- Indienne de l’inde, pas peau-rouge ! Se croit-il obligé de préciser !
- J’avais compris, je ne suis pas idiote !

J’oubliais vite cette soirée, inutile de s’encombrer la mémoire avec des choses inutiles, par contre le visage de la petite métisse me poursuivait, mais ne sachant qu’en faire sinon l’utiliser dans mes fantasmes les plus secrets, je faisais confiance au temps pour penser à d’autres choses. Je n’avais ni l’intention de la draguer, ni même de la revoir.

Ce lundi, le téléphone sonna à mon domicile vers 13 heures.

- Madame Amaro ?
- Oui, c’est moi ?
- Je suis mademoiselle Etienne, je suis désolée de vous appeler chez vous…

J’interrompais la voix !

- Mademoiselle Etienne, je ne vois pas ?
- Mais si rappelez-vous, la réception pour le départ du DRH, vous m’aviez abordée et je vous avais complimenté à propos de vos pieds !
- Ah ! Salma ?
- Vous connaissez mon prénom ?
- Ben oui !

Mais que me voulait-elle donc ? Et qui avait eu l’indiscrétion de lui communiquer mon numéro ? Je pensais flairer le sale truc, genre harcèlement sexuel de mon mari ou un machin dans le genre.

- Excusez ma franchise, je ne voulais pas vous appeler, mais je ne tiens plus en place !
- Mais je vous écoute !
- Voilà, j’ai eu l’occasion de parler de vous avec d’autres personnes, j’ai cru comprendre que…
- Que quoi ?
- Non, je m’y prends mal, je me suis dit qu’après ce que vous m’aviez dit l’autre soir, je ne vous étais pas complètement indifférente !

Si elle savait ? Mais faut-il que je lui dise ? Il n’est pas très sérieux pour moi d’aller butiner dans le personnel de la boite de mon mari. Par respect pour ce dernier, je ne puis me permettre de déconsidérer totalement ma réputation. Une seule fois, je me suis amusé avec l’une de ses collaboratrices, mais c’est elle qui voulait et d’un commun accord il n’y eut jamais de suite… Cette pétasse aurait-elle été trop bavarde ? J’ai donc à mon grand regret tendance à dire non, je ne suis pas nymphomane, je sais réprimer mes pulsions !

- Et que souhaitez-vous exactement ?
- Que l’on se rencontre ! Tout simplement qu’on se rencontre, comme cela, juste un moment…
- Ecoutez, je vais vous décevoir, mais je me suis fait une règle, c’est de n’avoir aucun contact privilégié avec les salariés de mon époux !
- Ca tombe très bien, le nouveau DRH vient d’inaugurer ses fonctions en me lourdant, il paraît que je n’ai pas l’esprit maison !
- Et vous souhaitez que j’intercède en votre faveur ?
- Absolument pas, de toute façon je serais partie, j’ai un engagement pour le mois prochain !

Du coup la raison de ma réticence ne tient plus. C’est vrai que son visage est craquant, et puis bon ça ne m’engage à rien, j’accepte le rendez-vous ! Je suis folle !

- Bon d’accord ! On se rencontre où ?

Nous convenons d’un rendez-vous le lendemain dans un café de son quartier.

- A quelle heure ?
- 9 heures ?
- 9 heures du matin ?
- Oui, ça vous fait trop tôt ?
- Non ça ira !
- Super comme cela nous prendrons notre petit déjeuner ensemble !

Je suis toujours très ponctuelle. Salma était déjà là ! Elle était vêtue d’un petit chemisier blanc savamment déboutonné ! Aguicheuse avec ça, la nana ! Je n’avais pour ma part fait aucun effort particulier de toilette, un ensemble veste et pantalon vert amande assez classe et en dessous un petit tee-shirt beige.

- Bonjour !

Je lui tendis la main, elle me la serra avec un grand sourire ! Un beau sourire, un sourire craquant ! Il me paraissait évident qu’elle avait demandé à me rencontrer pour me séduire ? A ce petit jeu, je veux bien me laisser faire ! Elle a l’air ravie de me voir, certes, mais quelque chose la chiffonne :

- Vous savez comment ça se passe avant une rencontre, on se fait tout un cinéma dans sa tête, dans le genre : « je vais lui dire ça, si elle répond ça, je vais enchaîner sur ça ! » Et puis au pied du mur, on ne sait plus toujours quoi dire ?
- Oui, je connais, ça m’arrive aussi ! Répondis-je
- Autant aller droit au but, alors ?
- C’est comme vous voulez ?
- Ce n’est pas si facile…

Il est un fait qu’elle ne va jamais y arriver, je vais être obligée de l’aider, ça m’embête un peu moi qui voulais jouer ! Je fais dans le classique :

- Vous êtes réellement ravissante !

C’est banal, mais ça a le mérite d’être vrai ! Elle rougit légèrement, puis sourit, le principal pour elle étant que j’aille dans son sens.

- Vous avez aussi beaucoup de charme ! répond-elle.

Faut peut-être pas pousser quand même, mais que voulez-vous, les échanges de politesses ont leurs règles.

- Je n’ai pourtant rien de particulier !
- Oh si !
- Ah, oui ! Mes pieds !
- Vous ne les avez pas mis en valeur aujourd’hui !
- J’avoue ne pas y avoir pensé !

Je pose à ce moment-là ma main droite loin sur la table, à sa portée, si elle n’est pas trop godiche elle va pouvoir me la prendre. Elle ne bouge pas, elle cause :

- Vos mains ne sont pas mal non plus !
- Ah ? Vous croyez ?
- Souvent ça va ensemble, les mains et les pieds, mais pas toujours !
- Il paraît qu’elles sont douces !

Si elle ne comprend pas le message cette fois, je ne vais plus savoir quoi faire… Mais cette fois elle assure !

- Douces ? Vous permettez ?

Je réponds d’un sourire, elle me caresse la main de la sienne !

- Alors ?
- Très douces en effet !

Sa caresse se fait plus appuyée !

- Tu caresse bien !

Ses yeux s’écarquillent, elle a ce petit geste du visage qui consiste à relever grand les sourcils et simultanément de faire un petit sourire en coin, en déplaçant la tête vers l’avant d’à peine un centimètre. Ça doit pouvoir se traduire par  » Hé ! Hé !  » ou quelque chose comme ça !
Et puis soudain, comme ça, tout d’un coup, elle se lâche :

- J’ai envie de toi !

Cela a dû lui coûter. Elle est consciente de prendre un risque, mais elle le sait limité ! Elle ne me caresse plus la main, elle me l’emprisonne et son regard se jette dans mes yeux !

- Tu ne me connais pas !
- Je m’en fous ! Ça te dit ou pas ?

Je ne dis rien, je souris et j’approuve de la tête. Son visage s’éclaire !

- On finit nos tartines, et je t’emmène chez moi ?
- C’est loin ?
- Non, juste à côté ! Mais avant je voudrais qu’on joue cartes sur table ! Quand deux femmes sont attirées mutuellement, pourquoi ne pas se donner du plaisir, pourquoi hésiter ?
- Mais il n’y a aucun problème !
- Si ! Je suis un peu bizarre, ou plutôt ce sont les gens qui me trouvent bizarre !
- T’inquiètes pas !
- Si ! Je n’ai pas envie que tu te sauves en courant ! Je t’offre mon corps, je n’occuperais du tien, mais ne te fous pas de ma gueule si je tombe en adoration devant tes pieds !
- Mais non, chacun son truc ! Les petites bizarreries ça donne du piment, j’ai aussi les miennes !
- Et… c’est quoi !
- Rien de bien méchant, mais allons-y, je te suis !

En fait j’étais d’accord avec sa façon d’appréhender les choses. Je n’allais tout de même pas tomber amoureuse de cette fille, cette folie serait sans lendemain, je me serais donnée du bon temps, en contre partie si elle voulait faire joujou avec mes pieds, quelle affaire ? J’espérais simplement qu’elle ne se mettrait pas à me chatouiller !

Elle referme la porte, pose ses clefs, son sac, me fait entrer dans son petit studio, aménagé sobrement, mais avec goût ! Seul un immense poster du mahatma Gandhi rappelle sinon ses origines du moins ses racines. Et puis tout va très vite, elle se pointe devant moi, tout sourire, très prés de mon corps, nos visages se rapprochent, et je ne serais jamais laquelle de nous deux a voulu la première ! Peut-être était-ce tout simplement simultané ? Toujours est-il que nos bouches se soudent ! Quelle merveilleuse impression que d’embrasser une femme ! Quel délicieux petit arrière goût pervers de fruit défendu ! Je n’en ai pas embrassé tant que cela d’ailleurs, il faudra un jour que je compte, (ou plutôt une nuit si je n’arrive pas à dormir, ce sera plus rigolo que les moutons, mais sans doute moins efficace !) Mon dieu, que j’aime sa langue, elle est agile, elle chahute la mienne, nos salives se brassent, l’excitation est à son paroxysme, je lui fous mes mains sur ses seins à travers son chemisier, je les caresse, je les malaxe, je déboutonne ce bouton qui à l’outrecuidance de me gêner, et me voilà en train de fureter autour du soutif, j’y glisse un doigt à la recherche d’un téton, je le trouve, je l’agace de mon index, il est gros, érigé, sensible. Salma pousse des petits soupirs, mes mains occupées l’empêchent de s’occuper de moi comme elle le voudrait, elle profite d’un instant de répit pour finir d’enlever son corsage.

- On se met à poil ? Propose-t-elle !

Bien sûr qu’on se met à poil, mais pas de panique, j’ai droit aussi à mes petits plaisirs.

- Attend ! Je vais te déshabiller !
- Si tu veux, mais déshabille-toi d’abord ! Ce sera plus excitant !

Pourquoi pas, je me débarrasse de toutes mes fringues. Elle m’observe, tout sourire, ses yeux se baissent soudain, ça y est, elle flashe sur mes pieds !

- Je te plais ?

Je suis sûr de la réponse, mais ça fait partie de l’ambiance !

- Je vais te les bouffer tes jolis pieds !
- Et avec quoi je vais rentrer ?
- Avec un beau souvenir, je l’espère !

Oh ! Que c’est joliment dit ! Il y a des paroles comme ça qui vous provoque des frissons dans tous le corps. Mademoiselle sait donc être tendre et romantique quand elle veut, la réplique est trop craquante, je me jette à nouveau sur sa bouche, et cette fois, elle va voir ce comment je me débrouille, elle se laisse faire, accepte de se soumettre dans ce jeu innocent.

- Tu embrasse bien ?
- Je vais t’enlever ton soutif !

Je dégrafe la chose, les seins sont un peu lourds mais jolis, leur peau légèrement hâlée en fait briller les contours, le mamelon est d’un marron foncé sombre et terne, qu’à cela ne tienne, je vais le rendre luisant ! Ma bouche se précipite, je prends le téton entre mes lèvres tandis que ma langue entreprend un léchage latéral !

- C’est bon, c’est bon, encore, encore !

Voici des choses qu’il ne faut pas me dire deux fois. J’y imprime à présent, mais le plus légèrement possible mes dents, elle ne proteste pas, je prends l’autre entre mon pouce et mon index et je commence à serrer, puis j’augmente ma pression.

- Oui vas-y comme ça, encore, encore ! Plus fort !

Bon ça va, j’ai le champ libre ! Cette fois je mordille carrément sa pointe. Elle gémit, elle n’arrête pas de gémir d’ailleurs. Je marque une petite pause !

- Qu’est ce que tu fais ça bien ?

Je lui retire son pantalon ! Elle est mignonne Salma, pas un top modèle, un peu trop de ventre, quelques kilos en trop, un système pileux plutôt abondant, mais je la trouve craquante, et puis quel visage magnifique ! Je la contourne, lui caresse les jambes, la peau est douce, très douce, je commence à retirer la petite culotte par l’arrière, libérant ainsi son cul, un peu dodues les fesses, mais ce n’est pas grave et elles sont pelotables à souhait, c’est après tout le principal. Je reviens du côté face et baisse hardiment ce morceau d’étoffe devenu inutile. C’est vraiment très très poilu tout cela, voilà qui va me changer de mes derniers ébats saphiques où la demoiselle avait le minou complètement rasé ! J’écarte tout ce fouillis pour dégager la chatte, et j’amorce le geste d’y approcher mon visage. C’est alors qu’elle aura cette réflexion étrange :

- Euh ! Tu préfères peut-être que je prenne une petite douche avant ?

J’avoue ne pas comprendre.

- Pour quoi faire ?
- C’est à cause des odeurs, je ne voudrais pas que ça te gêne ?

Qu’est ce qu’elle me raconte ? Du coup je m’approche, je hume, ben oui, ça sent la femme, ça ne sent pas la savonnette, ni la crasse, il est où le problème ? Et histoire de lui montrer que je ne suis pas bégueule je commence à lécher tout ça, il y a effectivement un petit goût d’urine, mais ça n’a rien de catastrophique ni même de désagréable ! Il me vient, amusée, l’idée que si elle a préféré un rendez-vous matinal, sans doute est-ce par peur d’avoir une odeur trop forte en fin de journée ! Les femmes ont de ces idées parfois ? De toute façon je n’ai rien contre l’uro quand c’est pratiqué avec modération et de façon non systématique, mais je ne n’ai pas besoin de lui dire !

- Ça ne me gêne pas du tout, je trouve même que tu as une odeur très agréable !
- C’est vrai ?
- Très excitante même !

Et en plus, je suis sincère, cette nana va me rendre folle, foin de discussion, je replonge dans son sexe, à grands coups de langue cette fois ! Il est tout humide, de la cyprine vient de couler, coule encore, je lape un petit peu, mais la position est inconfortable. Pourquoi ne pas prendre nos aises ? Je lui demande de s’asseoir sur le bord de son canapé, et m’agenouillant devant elle, je peux ainsi mieux installée reprendre mon ouvrage ! J’aime sucer les chattes, ce n’est certes pas aussi passionnant qu’une fellation, mais presque ! (Ah ! Si les femmes avaient des bites ! Un de ces jours, il faudra que je fasse des trucs avec un transsexuel, ça doit être divin ce truc là !)

Bon, je me régale, mais je veux maintenant la faire jouir, ma langue se dirige vers son petit bourgeon tout érigé comme une minuscule bite, ma langue le cogne plusieurs fois, puis, je l’enferme dans lèvres et j’aspire, tout en continuant mon travail avec la langue, cette technique n’est pas facile, mais bougrement efficace, elle halète, elle pousse des petits cris de façon saccadée. J’essaie un autre truc, j’écarte à présent mes lèvres, pour laisser place aux dents, je me contente d’effleurer, puis je mordille !

- Non ! Oui !

Faudrait savoir ?

Je continue, les dents, la langue, les lèvres. Elle explose en bafouillant des choses incompréhensibles, puis se jette dos en arrière sur le canapé, elle soupire, elle sourit, elle est contente, super contente, Salma !

- Ben dis donc, toi alors !
- T’as vu ça, hein ?

Quelque part je suis fière de lui avoir fait plaisir, je suis contente pour elle mais je suis aussi contente pour moi ! Je m’allonge à son côté, on s’embrasse à nouveau fougueusement, longtemps ! Et pendant ce temps là, sa main s’est fait baladeuse et s’est aventurée dans mon sexe, elle m’astique le clitoris avec l’extrémité des trois doigts du milieu, la méthode n’est pas mauvaise, mais je préfère qu’on me le pince. Elle se débrouille bien malgré tout, je m’aide, je l’aide en me serrant mes tétons de toutes mes forces. Salma a compris le signal et vient à ma rescousse, la bouche sur un sein, la main sur l’autre tandis que la deuxième plus bas continue son travail diabolique Mon entrecuisse dégouline et son pauvre dessus de lit va être bon pour le pressing. Je pars à mon tour, l’orgasme comme souvent chez moi est très violent, mon corps se tétanise un court instant, incapable de faire autre chose que de libérer mon plaisir, puis je décompresse ! On s’embrasse à nouveau ! Brave fille ! Tout cela à été trop rapide, j’aurais voulu la caresser davantage, profiter de sa peau, de ses seins, de tout son corps, mais après tout, la matinée n’est pas terminée ! Je sais aussi que maintenant elle va vouloir sa récompense ! Mais je ne veux pas qu’elle me le demande, je vais lui faire le cadeau de la lui offrir, ça me fait énormément plaisir de le faire !

- Si tu as envie de t’occuper de mes pieds, vas-y n’hésite pas !
- Oh ! Merci Maud-Anne ! T’es vraiment une fille super !

Et tel un diable qui sort de sa boite à ressort, la voici par terre à mes pieds, c’est le cas de le dire, elle s’empare du droit, c’est celui qui est le plus prés ! Elle le caresse, le cajole, le masse, elle a des doigts de fée la petite indienne. Son visage se penche sur mon pied, elle en respire l’odeur, c’est marrant son truc, ça m’amuse de la voir s’exciter ainsi, et soudain voici qu’elle gobe mon gros orteil, elle le suce, elle l’aspire, elle le lèche, elle le gloutonne. Sa bouche s’ouvre davantage, et elle essaie d’y placer tous mes orteils, heureusement que je ne fais pas du 44 ! Elle parvient à me sucer tout cela en même temps, le problème c’est que ça commence à chatouiller, j’ai peur de la déstabiliser, mais ce ne sera pas nécessaire, elle se libère la mâchoire. Elle est partie dans un autre monde ses yeux sont fermés, et sa main frotte son clito de la même façon qu’elle a frotté le mien il y a quelques instants. Elle est belle dans le plaisir, son corps ruisselle de sueur, je m’excite plus de la voir dans cet état que de subir son sucement d’orteil. Mais voici qu’elle émerge un moment de son état second, me regarde et le plus innocemment du monde, me demande :

- Tu ne voudrais pas me faire pareil, toi ?

Voici qui n’était pas spécialement prévu au programme ! Mais il se trouve que ça ne me dérange pas, on se place tête-bêche, en voilà une position bizarre, ce n’est pas un soixante neuf, ce serait plutôt un… un quoi au juste ? Et voici qu’à quarante ans et quelques brouettes, pour la première fois de ma vie je suce à poil le gros orteil d’une créature au visage de rêve et au charme exotique, ancienne employée de mon mari de surcroît ! C’est malgré tout un peu fort, cette affaire là, mais on s’habitue, et après c’est marrant. Je ne sais pas trop si cette pratique possède une technique particulière, alors j’improvise, je fais comme s’il s’agissait d’un sexe rabougri, je fais carrément une fellation à son pouce de pied, il devient maintenant gluant de ma salive, du coup ça commence à m’exciter, qui aurait cru ? J’essaie comme elle l’a fait elle-même de lui gober tous les doigts du pied, du coup l’odeur un peu forte qui avait disparu revient quelque peu, qu’importe, ça ne dure pas ! J’avoue m’amuser, on ne fait pas cela tous les jours ! Je libère un moment ma bouche, je vais finir par attraper une crampe de la mâchoire ! Elle en profite pour ramper, son pied s’éloigne alors de mon visage. Un moment je me demande ce qu’elle fabrique, puis je comprends, grosse gourde que je suis, elle m’offre sa chatte, ou elle veut la mienne, de toute façon, on va faire ça toutes les deux ensemble, le voici enfin notre vrai 69 à toutes les deux !

Et simultanément nous nous abreuvons de l’humidité de nos sexes !

Nous avons joui presque simultanément, puis nous avons somnolé quelques instants sur le canapé, un peu crevées. C’était donc terminé ! Allait venir le moment des adieux. Je me lève !

- Où tu vas ?
- Je vais me préparer pour rentrer ?
- Pourquoi ?
- Parce qu’il faut bien que je rentre ? On a eu toutes les deux ce qu’on voulait, ça nous fera un beau souvenir !

J’essaie de lui ça très doucement, très calmement, très gentiment, le sourire accroché à mes lèvres.

- Tu ne veux pas rester un peu plus ?
- Il est quelle heure ?

Je tergiverse donc déjà !

- Il va être 11 h et demi, si on commandait des pizzas ?

Et puis ce fut impulsif, elle en voulait encore, mais moi aussi ! Pourquoi ne pas lui en donner davantage ? Pourquoi ne pas en recevoir davantage ?

- Je n’en veux pas de tes pizzas, on se rhabille et je te paie le restaurant ?

Elle s’inquiète un peu !

- Et après ?
- Et après on refera l’amour !

Putain ! Le sourire de Salma à ce moment là ! Rien que pour cela ça valait le coup de prolonger les festivités.

(La suite – que je n’ai jamais écrite – devait aborder quelques pratiques que je trouve, pour ma part, amusantes, mais que d’autres apprécient moins ! Chacun ses trucs, mais c’est pour cette raison que ce récit se termine en queue de poisson

La Rochelle – Mai 2001 – Copyright Maud-Anne Amaro
Première publication sur Vassilia, le 13/05/2001

Ce récit a eu l’honneur d’obtenir le 2ème prix du concours des histoires érotiques décerné par Revebebe pour Mai 2001 ainsi que le 3ème prix de la meilleure histoire érotique pour l’ensemble de l’année 2001.

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Une réponse à Oh ! Que vous avez de jolis pieds ! 1 – Salma par Maud Anne Amaro

  1. Oiseleur dit :

    Un très beau texte sur ce fantasme magnifique qui est est le fétichisme du pied

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