Masturbation Art de Jouir – 2 par Lhom

Le couple est allongé sur le lit, la couette, les oreillers, leurs jambes et leurs mains enchevêtrés dans un abandon chaleureux, la lumière est douce comme le mouvement des doigts de l’homme sur le faible mont que forme le sexe de la femme, de même dans un mouvement ample et calme elle branle son sexe à lui. Ils palabrent à mi-voix tout en continuant doucement leur jeu, sentant peu à peu monter le plaisir et le désir qui exigera plus tard un assouvissement plus violent. Ils songent à la place toute particulière que tient la masturbation dans leur sexualité de couple, se remémorent des souvenirs, échafaudent quelques scénarios tournant autour de cette pratique qu’ils pourraient tester à l’occasion.

Première fois

Il est un temps où l’on croit que la richesse d’expérience sexuelle viendra par la multiplication des partenaires, en réalité cent ébats avec la même personne valent mieux que cent copulations avec des partenaires différents à chaque fois. Notre couple, lors de leur rencontre et de leurs premières expériences ensemble n’avait pas dérogé aux convenances sexuelles habituelles. La fougue et la joie de la découverte font de cette période un moment particulièrement savoureux dans la vie d’un couple mais où la pratique du sexe est bien moins subtile et souvent moins intense qu’après l’élaboration d’une réelle harmonie sexuelle.

Les débuts, la découverte du corps de l’autre, première fois, il l’avait léché longuement avant qu’elle ne lui rende la pareil dans une pipe somptueuse, finalement elle s’était mise à califourchon sur le membre de l’homme et avait eut un orgasme assez sonore. Ils avaient ri et passé le reste de la journée et de la nuit à copuler. Pendant plusieurs semaines ils avaient baisé moult et moult fois, elle le suçait souvent, parfois longtemps, parfois jusqu’à la jouissance, il se perdait dans sa vulve dans des cunnilingus de plus en plus développés. Au dessus, sur le côté, au dessous, sans dessous dessus et vice versa… première sodomie, il passe leur temps ensemble, ils font l’amour dans les champs, elle emménage chez lui, ils regardent des pornos pendant l’acte, ils décident de se marier.

C’est lors de le voyage de noce que tout a débuté, une nuit dans un hôtel, persiennes bleues et brasseur d’air, ils parlent de sexe, de fil en aiguille il parle de masturbation. Chacun révèle son penchant pour l’onanisme, il lui demande de le faire devant lui. Elle s’installe mi-assise, mi-couché au bout du lit. Elle sort de la douche, son peignoir s’ouvre sur son ventre, le galbe des seins se devine dans le drapé du tissu éponge, les jambes entrouvertes révèlent le sexe, elle plaque ses mains contre ses cuisses rehaussant d’un cadre la vue du mont de vénus, d’un doux mouvement, les doigts frôlent cette endroit où la peau est la plus douce pour remonter à la corolle mystérieuse.

Calmement débute le mouvement sur le clitoris, tendre et sensuel. De son autre main elle place le drap sur son visage, elle n’est plus qu’un corps nimbé de blanc, longuement elle se caresse, parfois elle passe un ou deux doigts dans la fente mais concentre ses efforts sur le clitoris, sa respiration devient lourde, l’homme embrasse ses pieds ou l’intérieur de ses cuisses, il bande comme jamais, fasciné par le spectacle, ressentant une pulsion dévastatrice mêlée à un amour immense. Elle commence à gémir, la main de la femme s’agite, l’homme se redresse, s’approche, relève doucement le tissu qui dissimule le visage de son épouse, libérant seule la bouche de la femme, il place son sexe devant les lèvres où se lisent déjà le plaisir, regardant successivement sa bite sucée goulûment et l’entrejambe de sa partenaire où à présent une main branle pendant que l’autre doigte, la femme perd ses moyens, le sexe de l’homme qu’elle ne guide plus, ayant les deux mains prisent pour sa propre satisfaction, échappe à sa bouche, elle se contrôle de moins en moins, renversée sur le côté, animal il entre en elle, petits cris réguliers, un grognement de contentement, il explose en elle quasi-immédiatement, elle pousse un cri continuant sa masturbation -a présent elle est sur le ventre, l’homme affalé sur elle-. Spasmes il finit de jouir, se répandant en elle, sa main continue de stimuler le clitoris, gestes frénétiques, l’orgasme monte, éclate, elle se crispe de plaisir avant de rejoindre son amant dans la léthargie.

Le lendemain soir, encore tout troublés de leur expérience récente, ils s’avouèrent par les mots, après que les corps l’aient déjà affirmé, l’immense plaisir qu’ils avaient connu de cette situation inédite d’abandon de cette part de la sexualité que le plus souvent on dissimule. Intimidée, dans un sourire en fossettes, la femme explique qu’a son tour elle veut voir, comment lui il fait. Pour l’homme c’est une nouveauté, voir des femmes se masturber à toujours été dans ses goûts, par le passé, avec d’autres partenaires il avait déjà assisté à ce spectacle si intense même si les sensations d’alors n’avait pas du tout la même puissance qu’avec sa nouvelle compagne. Il avait déjà connu de nombreuses jouissances onaniques à la contemplation de femme se donnant du plaisir par la caresse, dans des films ou dans des magazines. Il se savait un tempérament voyeur et se connaissait un intérêt à peut près nul pour l’exhibition.

Plusieurs années avant, avec une jeune femme qu’il fréquentait à l’époque ils avaient fait du sexe sans moyen de contraception, ils avaient convenu qu’un coïtus interompus était le seul moyen alors d’assouvir l’envie très forte qu’ils avaient l’un de l’autre. L’homme se souvient de la gène terrible qu’il avait eut en se retirant pour jouir, elle le regardait, cette poupée blonde aux seins épanouies, alors qu’il avait pris sa bite en main pour se faire jouir, elle souriait un peu moqueuse, il avait jouit sans plaisir, avec honte. En silence, penché sur elle, la main, où coulait le sperme avant de goûter sur le ventre de l’autre, tenant encore la hampe il n’osait plus la regarder.

Cette fois c’était certainement différent, il était plus qu’amoureux, il aimait à plein poumon. Allongé sur le lit, une main derrière la nuque, il commença à se caresser doucement, son sexe pendait sur le côté comme abattu. La femme se recula un peu, assise sur le bord du matelas, droite, les seins arrogants, contemplant son homme. Il se caressa le bas du ventre, les testicules, l’intérieur des cuisses… des gestes qu’il ne faisait pas, ou rarement, seul ; il donnait à voir. Son sexe se durcit peu à peu, il titilla du doigt longuement le sommet de son gland et le frein. La femme imprimait de doux mouvement du bassin, serrant les jambes pour contenir l’envie qui montait en elle.

Finalement, il décalotta jusqu’au bout, tenant l’engin par la base pour lui donner le maximum d’amplitude, il était gonflé comme rarement. Saisissant le membre, il commença le mouvement de va-et-vient, avec lenteur, avec douceur, longtemps. Il ferma les yeux, se laissant gagner à la volupté, ses gestes devinrent plus rapides, il se branlait à présent comme s’il était seul, de la même manière. Il entendit la respiration de sa compagne qui s’accélérait, ouvrant les yeux il l’a découvrit, toujours au même endroit, la main enfoncée entre ses cuisses toujours serrées. Il calma un peu ses mouvements, elle glissa en un chuchotement :

– « non, n’arrête pas, je veux voir ».

Il s’abandonna, ses mouvements étaient désormais moins amples, plus saccadés, il poussa un râle, une longue giclée de sperme jaillit et finit sa course sur son torse, puis d’autres larmes de semences vinrent mourir le long de sa main, maculant le bas de son ventre, il continuait son mouvement mais ralenti, de moins en moins fort, il se décalotta une dernière fois totalement pour extraire encore un peu de sperme qui en une grosse goutte boursouflée apparut au sommet du sexe déjà moins gaillard. Il cessa de bouger, ferma les yeux. Elle se pencha, regarda bien la dizaine de petites tâches blanches, passa ses doigts sur le plus gros amas de sperme, celui de la première giclée qui était tombée sur le torse de son compagnon et commença à l’étaler. L’homme rouvrit les yeux et se mit à rire, ils rirent de concert, se serrant contre lui, collant son buste à son buste en riant, elle sentie le liquide visqueux qui se collait à son ventre, elle rie de plus belle, dit trois fois « merci, merci, merci » et l’embrassa.

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