Martinov 17 : L’élixir du docteur Lidenbrock – 4 – Mélanie, la cochonne par Maud-Anne Amaro

Martinov 17 : L’élixir du docteur Lidenbrock
4 – Mélanie, la cochonne par Maud-Anne Amaro

Mélanie habite un grand studio relativement coquet, quelques toiles abstraites ornent les murs, toutes du même pinceau.

« Elle doit avoir une copine peintre ! »

- C’est pas très grand, mais ça me suffit, et puis vu le prix des loyers dans le quartier…
- C’est très mignon.
- Tu bois quelque chose.
- Non !

Mélanie s’approche de Béatrice, les deux femmes se regardent dans le blanc des yeux, se sourient, s’approchent et finissent par s’embrasser goulument, comme au bistrot, sauf que là les mains entrent en jeu. Et que je te caresse le dos, et que je te pelote les fesses.

- On retire tout ?
- On y va.

Mélanie lance un sifflet admiratif en découvrant la nudité de Béatrice.

- Et moi, comment tu me trouves, demande-t-elle.
- Hummm pas mal du tout.

Mélanie est une vraie rousse, ses aisselles ne sont pas rasées, sa foufoune non plus, la peau est laiteuse et les tâches de rousseurs abondantes, les seins sont assez gros et terminés par des aréoles très (trop) discrètes. Elle est très légèrement enrobée, mais cela ne lui va pas si mal.

Elle tourbillonne, dévoilant ainsi un joli cul bien rebondi.

- Joli !
- Je le trouve trop gros, mais il plaît.

Comme vous vous en doutez bien, la main de Béatrice ne peut rester insensible à ces jolies rotondités.

- Si tu veux mon cul, il est à ta disposition, tu peux en faire ce que tu veux.

Béatrice se méprit sur ces propos et cru faire plaisir à sa partenaire en fessant (oh, sans excès) ces jolies globes.

- Non, je marque, j’aime bien qu’on me les tripote, qu’on me les malaxe, mais comment dire…
- T’inquiètes pas ma jolie, j’ai tout compris, mais crois-moi, je ne t’aurais pas fait mal.
- Je n’ai pas peur d’avoir mal, j’ai peur de marquer.
- Et ça t’embête d’avoir le cul un peu rouge pendant une heure ?
- Ben oui !
- ?
- Parce que je vais à la gym après !
- Ah, d’accord ! Mais tu peux sécher la séance ?
- J’ai des bonnes copines là-bas, j’aime bien les retrouver.
- Et tes copines, elles sont toutes un peu gouines ?
- Non, pas toutes, enfin si presque toutes.
- Tu fais des trucs avec elles ?
- Ça m’arrive !
- Qu’est-ce que t’aimes bien faire ?
- Y’a un truc que j’aime bien, c’est qu’on me lèche le trou du cul et pendant ce temps-là je me branle la chatte.
- C’est ton truc ?
- Oui !
- Ben on va le faire, mais après tu t’occuperas de moi !
- Mais bien sûr que je m’occuperais de toi, je ne demande que ça !

Mélanie se met en levrette sur le canapé, le cul bien relevé, les fesses écartées. Le spectacle est assez fabuleux, l’obscénité s’alliant avec l’érotisme.

Béatrice s’approche

- Oh, j’aurais peut-être dû prendre une douche avant !
- Tss, tss, un cul c’est un cul, reste comme tu es.

Béatrice approcha son visage, l’odeur y était assez « prenante ».

Odeur de vraie rousse, ou nettoyage intime quelque peu négligée. Elle ne savait dire, elle eut un léger moment d’hésitation mais s’habitua très vite et fort bien à cette odeur particulière.

« Après tout ce n’est pas la première fois, et puis un cul, c’est un cul, ce n’est pas une savonnette ! »

Du coup sa langue se mit à frétiller sur les replis plissés de son œillet brun. Voilà qui ravit Mélanie qui ne manqua pas de commenter :

- Oh ! C’est bon ce que tu me fais !

Béatrice ne répondit pas, ne pouvant tout faire en même temps, mais se sentit obligé par ce compliment de prolonger sa prestation.

- Tu me mets un doigt ?

Elle le lui mit, et Béatrice soudain prise d’affection pour ce trop joli cul se mit à l’embrasser et à le lécher d’abondance.

Mélanie ne tarda pas à mouiller sérieusement, ce qui rendait ses formes arrière encore plus désirables. Béatrice quant à elle commençait à se demander quand est-ce qu’on aller s’occuper un peu d’elle et décida de brusquer les choses.

- Tu t’occupes un peu de moi ? Proposa-t-elle en se relevant.
- Humm, mais bien sûr, ma jolie. Viens donc dans mes bras.

A ce moment-là Mélanie s’assoit sur le bord du canapé, Béa la rejoint. Les deux femmes se caressent un peu et Mélanie ne tarde pas à s’intéresser aux tétons de la jeune chimiste.

- Ils sont trop jolis tes tétés, regarde les miens on ne les voit presque pas.
- Je vais t’arranger ça.

Béatrice se mit à lui aspirer les bouts de seins qui ne tardèrent pas à darder timidement.

- Tu vois, là ils sont sortis, mais ça ne va pas durer.
- Tu devrais leur mettre des pinces ?
- Des pinces ?
- Oui, ça ne fait pas mal, enfin je veux dire, c’est très supportable et ça te les fera grossir.
- Des pinces comment ?
- Des pinces à linge !
- T’es malade !
- Je disais ça comme ça ! Mais c’est vrai qu’il faut être un tout petit peu maso, et que c’est pas trop ton trip. Mais bon, chacun son truc, hein ?

Mélanie éclaira alors son visage d’un magnifique sourire.

- Je ne suis pas maso, mais je suis très cochonne.
- J’aime bien les cochonnes.
- Parfois je suis même vraiment très cochonne.

Un sexologue observant la scène aurait expliqué qu’en ce moment, Mélanie, excitée comme une puce souhaitait entretenir son excitation en racontant des choses « obscènes ». Ce besoin particulier porte même le nom barbare de coprolalie.

Béatrice n’était pas sexologue mais compris parfaitement, et en plus ça ne la dérangeais pas. Elle l’encouragea donc :

- Raconte-moi si tu veux.
- Oh, là là ! Tu verrais ce qu’on fait parfois dans les vestiaires à la salle de sport !
- Une fois, il y a une fille qui a insisté pour me pisser dessus, tu te rends compte.
- Continue tu m’excite !
- Ah, bon, t’aimes bien ces trucs-là aussi !
- J’adore, mais raconte !
- Ben, il y a un petit local, un ancien vestiaire, il n’y a rien dedans et ce n’est pas fermé à clé. Il y a souvent des filles qui se pelotent là-dedans…
- Faudra me donner l’adresse…
- Si tu veux. Alors on était à poil, la copine m’a fait allonger par terre, puis elle s’est mise au-dessus de moi, elle a commencé par m’arroser les nichons, puis elle m’a visé le visage, elle m’a alors dit « Ouvre la bouche, tu verras, c’est bon », j’ai voulu essayer, c’est pas mauvais, mais ça n’a rien d’exceptionnel non plus, mais qu’est-ce que ça m’a excité !
- Si j’ai envie, tout à l’heure je te pisserais dessus !
- Oh, c’est vrai ? C’est pas si courant les filles qui font ça, mais j’en ai rencontré, voyons…

La voilà qui se met à compter. Béatrice l’interrompt.

- L’histoire est finie ?
- Il y en a eu d’autres, mais ce jour-là, la fille m’a demandé de lui faire la même chose…
- De lui pisser dessus.
- Oui ! Et bien tu me croiras si tu veux…
- Oui…
- Pas moyen de pisser, le blocage !
- Ça arrive !
- Alors on s’est gouinée, sa chatte avait encore le gout de sa pisse, ça m’a bien plus de la lécher.

« Super excitante son histoire, mais bordel de dieu, quand est-ce qu’elle va se décider de s’occuper de moi ? Elle ne voit pas que j’ai la chatte en feu ? »

- Si tu t’occupais un peu de mon minou, tu m’as trop excité avec ton histoire.

« Inutile de lui raconter que je suis complétement excitée depuis un bon moment et que le récit de ces frasques n’a rien arrangé. »

- Je peux te raconter des trucs encore plus cochons !

Et là il se passe quelque chose d’étrange, Béatrice croit deviner que « plus cochon » ça veut sans doute dire « scato ». Des pratiques qui ne font pas partie de ses habitudes, mais ne dit-on pas que l’excitation lorsqu’elle est extrême est propre à lever pas mal de tabous ?

- Vas-y !

- Une fois la nana, ce n’était pas au club de sport, c’était chez elle, elle venait de me pisser dessus et elle me dit : « Je crois que j’ai envie de faire caca, ça t’amuserais de me regarder ? » Je lui ai simplement répondu que ça ne me dérangeait pas.
- Alors ?
- Ben alors, je croyais qu’elle allait aller aux toilettes et que je la regarderais là-bas, mais non elle s’est juste tournée, pour que je voie son cul et elle a commencé à pousser.
- Elle était au-dessus de ton visage ?
- Oui, mais je suis reculé pour pas, pour que…Enfin pour que ça ne me tombe pas sur la figure.

D’une façon qui n’avait rien d’évidente, le récit excite la jeune chimiste.

- Continue.
- Ben, un joli boudin a commencé à sortir, et il est dégringolé sur mon ventre.
- Et ben !
- Après elle m’a demandé si j’étais d’accord pour lui nettoyer le cul, j’étais tellement excitée que je l’ai fait.
- Et bien t’avais raison, t’es une sacrée cochonne, toi !
- Tu ferais ça aussi, toi ?
- On ne peut jamais jurer de rien, mais à priori, je ne crois pas, non. Le pipi tant que tu veux, ça ne me dérange absolument pas, mais pour le reste, on va dire que c’est pas mon truc. Bon écoute Mélanie, là tout de suite, j’ai trop envie que tu me lèche la chatte.
- Ah ! Ah ! Je t’ai bien excité avec mes cochonneries, hein ?
- Oui ! Vas-y lèche !
- Oh, mais qu’est-ce que tu mouille ?
- On mouille toutes les deux.
- Je vais peut-être aller chercher une serviette !

Béatrice se retient de se tripoter toute seule, mais se pince néanmoins violemment ses tétons en attendant que sa complice daigne revenir.

- Voilà, voilà, je n’ai pas été trop longue !

« Grrr »

Mais ça valait le coup d’attendre. Mélanie est rapide et experte. Un grand coup de langue préliminaire afin de se régaler des chairs imprégnées de sucs intimes, puis le bout de la langue pointe directement vers le clito fièrement érigé. Tout cela est à peine commencé que Béatrice se cambre.et se met à japper. Mélanie accélère et frétille de la langue comme un goujon dans l’eau claire. Le sang afflue sur le visage et le haut du corps de notre jeune chimiste qui prend son pied en hurlant, semble rester inconsciente pendant quelques secondes avant de reprendre son souffle et ses esprits.

- Et bien, j’avais jamais vu une nana partir aussi vite !
- Ça fait du bien !
- C’est mes petites cochonneries qui t’ont excitée, avoue ?

Béatrice répond d’un sourire d’approbation, elle ne se voit pas aller lui raconter qu’elle était excitée depuis qu’elle avait fait une pipe à un travesti !

Et l’excitation étant pour l’instant retombée, Béatrice a surtout en ce moment d’être câline, de caresser la douce peau de sa partenaire, de regarder son joli minois, de lui faire des bisous…

Mélanie ne demandait pas mieux, et les deux jeunes femmes restèrent ainsi à se caresser pendant de longues minutes.

- J’aimerai bien que tu me doigtes le cul !
- Si tu veux !
- Attend je vais m’allonger et tu vas me doigter en même temps que tu vas me lécher.

Béatrice n’a rien contre et entreprend donc ces deux actions simultanées.

- Deux doigts ! Demande Mélanie.

Et puis très vite, la rousse minaude :

- Remet un peu de salive sur tes doigts, ça glissera mieux.

Voilà qui étonne un peu Béatrice, mais elle ne va pas contrarier sa complice, elle ressort ses doigts, va pour les lécher, mais constatant qu’ils ne sont pas très nets entreprend de chercher un kleenex ou autre chose…

- Je peux m’essuyer sur la serviette ?
- Tu n’es pas obligé de t’essuyer, le jus de cul, c’est pas si mauvais.
- Je ne suis pas prête pour ça ! Répond Béa.
- O.K. Ma biche sers-toi de la serviette.

Béa est troublée, elle se rend compte qu’elle était peut-être à deux doigts (c’est le cas de le dire) de faire ce que Mélanie demandait. Alors pourquoi n’avait-elle pas essayé ? Peut-être par crainte d’un engrenage qui ne lui disait rien que vaille.

Mélanie ne tarda pas à jouir, Béatrice s’amusa à poursuivre son doigtage.

- Non, arrête, arrête !

La tendresse reprit de nouveau le dessus. Les deux filles s’amusèrent à se peloter un peu dans tous les sens, et au cour d’une de ces galipettes, Béatrice se retrouva avec le pied de sa partenaire à quelques centimètres de sa bouche. Instinctivement elle y promena sa langue.

- Arrête, tu me chatouille !
- Attends !

Béa attrapa le gros orteil qu’elle introduisit dans sa bouche et qu’elle se mit à sucer comme s’il s’agissait d’une petite bite.

Son pied sentait un petit peu la transpiration, mais qu’importe, elle adorait ce genre de choses. Mais quand elle voulut introduire tous les orteils dans sa bouche, l’autre protesta.

- Bon, là tu me chatouilles !

Béatrice n’insista pas.

- T’aimes bien qu’on s’occupe de tes pieds.
- Ça chatouille !
- Quand je t’ai sucé le gros orteil, t’as rien dit !
- Ça chatouillait pas ! Je peux te mettre un doigt dans le cul ?
- Oui, vas-y !
- Tu veux que je te fasse comme tu m’as fait ?
- D’accord !

« La salope ! » Elle va retirer ses doigts et les lécher, rien que pour me narguer… Et moi je vais la laisser faire… »

Effectivement, Mélanie stoppa ses mouvements et porta ses doigts à sa bouche. Elle avait en ce moment un regard si « vicieux » que Béatrice faillit craquer et lui demander de lécher ses doigts, mais elle se força à résister, ferma les yeux, et abandonna sa chatte aux coups de langues subtils et bienfaiteurs de sa partenaire. Elle jouit ainsi pour la deuxième fois de la journée.

- Et bien, c’était sympa… je vais peut-être y aller.
- Attends !

Mélanie s’absente quelques instants et revient avec un grand verre à pied.

- Tu m’avais fait une promesse !
- Pardon !
- De me donner un peu de ton pipi !
- C’est pour ça les verres ?
- Oui !
- Je crois qu’on ne me l’a jamais fait celle-là.
- Je t’offre un verre du mien !
- T’es un cas, toi !
- Tu ne m’as répondu ?
- Allez, soyons folles !

Un observateur un peu (pas mal) voyeur aurait pu alors assister à cette scène ahurissante, Les deux femmes pissant l’une devant l’autre dans les verres en rigolant comme des bossues, Mélanie se précipitant sur un vase vide afin d’y déposer le « trop plein », puis les filles qui trinquent après s’être échangées leurs verres et qui avalent tout ça cul sec, avant de répartir pour une nouvelle tranche de rigolade.

- Je suppose qu’on ne se reverra pas ? Demande innocemment Mélanie en se rhabillant.
- Je ne crois pas ! On va dire que c’était une occasion et qu’on en a profité.
- Au moins c’est clair ! Quand je t’ai vu j’ai tout de suite flashé sur toi.

« Après tout, le Marais est un village, elle peut peut-être m’apprendre des trucs ? »

- En fait, j’étais vraiment entrée par hasard dans ce troquet.
- Non ?
- Si ! En fait je fais une enquête pour le compte d’un détective privé.
- Ah ?
- Ouais ! Il parait qu’un type distribue des potions qui rajeunissent la peau…
- Ah, oui, Lidenbrock ? Il les distribue pas, il les vend, et c’est pas donné.
- Tu le connais ?
- De vue ! Il vend des tas de bazars pour la peau, les cheveux, j’en ai jamais acheté de ses trucs, il m’a tout l’air d’un charlatan, mais il y en a qui gobent ! Et tu lui veux quoi à Lidenbrock ?
- On a eu une plainte, Il parait qu’un de ses produits rend vachement malade, mais c’est juste une hypothèse, j’essaie de vérifier.
- Ah ! J’ai pas entendu parler de ça, mais si tu veux que je me renseigne, je me ferais un plaisir de le faire !

« Je la vois venir, la Mélanie, mais si elle peut obtenir des tuyaux, je ne vais pas refuser. »

- Oui, j’aimerais bien que tu te renseignes !

Elle allait ajouter : « Je n’en aurais peut-être pas besoin », mais n’en fit rien.

- Et j’ai quoi en échange ?

- Tu ne seras pas déçue ! Ah mon téléphone excuse-moi…

Mais le temps de le récupérer dans son sac, la communication se coupe. Elle regarde qui a voulu la joindre, c’est Martinov, elle le rappelle.

- Béatrice ! J’étais fou d’inquiétude…
- Tout va bien mon petit professeur, je te raconterai tout ça lundi, mais ça c’est plutôt bien passé, je serais un peu en retard, faudra que je passe à la fac des sciences….

Lundi 24 novembre

Vers 11 heures, Béatrice interpelle le professeur Martinov :

- Bon, à première vue, c’est complètement bidon, ce produit. C’est de l’eau minérale avec du glucose. On aura les résultats de la fac dans huit jours pour confirmer, ils vont me faire une analyse biologique complète, mais à priori on a affaire à un produit neutre.
- Ça n’a aucun sens, se lamenta le professeur.
- Inutile d’échafauder des hypothèses dans le vide, on va attendre une semaine…

Lundi 1er décembre

La faculté des sciences confirma l’analyse qu’avait réalisé Béatrice, le produit n’était donc que de l’eau minérale sucrée au glucose.

- Bon, alors raisonnons logiquement, si on a un produit inoffensif, ce n’est pas ça qui a rendu malade ni Camille, ni la femme de Sarriette. Commença la jeune chimiste.
- Ils sont sûrs d’avoir tout détecté à la fac, il ne peut pas y avoir un machin indécelable ?
- Si, bien sûr, un virus par exemple !
- Ben voilà, faut faire des analyses plus poussées !
- Non, ça ne tient pas debout, on serait tombé sur un truc médicamenteux, on aurait pu envisager une contamination virale, mais là ça ne colle pas.
- Mais pourquoi ? S’étonna Martinov.
- Parce que, aussi bien Camille que Fanny nous ont dit que le produit avait commencé par être efficace. On ne combat pas le vieillissement de la peau avec de l’eau minérale ! Donc ce n’est pas le bon produit !
- Ce qui voudrait dire que Camille t’a bluffé, qu’il ne t’a pas donné le bon flacon !
- C’est ça ! Et il avait justement un flacon d’eau minérale glucosé sous la main ? Faut arrêter de rêver, mon petit professeur !
- Alors ?
- Ben, alors, j’en sais rien du tout. Toujours est-il qu’il avait ce produit dans son armoire à pharmacie et qu’à priori ça n’a pas pu le rendre malade.
- Un placébo « à l’envers », c’est possible ?
- C’est possible, sauf que ça ne colle pas, un placebo qui combat le vieillissement et qui après rend malade, ça n’existe pas.
- Pourquoi chercher midi à 14 heures, il s’est trompé de flacon, et c’est tout. Insista Martinov.
- Et que foutait ce truc dans son armoire à pharmacie ?
- Un vrai placebo, que le pharmacien lui a donné pour soigner une maladie imaginaire.
- Ç’est trop tordu ! Il doit y avoir autre chose !
- Où tu vas ?
- Me faire un café, ça m’aidera à réfléchir. T’en veux un ?
- Non, merci.

Avant de se faire le café, Béatrice émit le besoin d’aller satisfaire ce qu’on appelle un petit besoin bien naturel, elle pénétra dans les toilettes forts exigües, ne referma pas la porte, dégagea sa blouse de travail, baissa son string et relâcha ses sphincters urinaux.

Et, alors qu’elle était en pleine miction, elle poussa un cri incongru :

- Eureka !

Le professeur Martinov, alerté par le bruit se précipice et tombe sur le spectacle insolite de son assistante, les cuisses écartées sur la cuvette des chiottes et arborant un sourire satisfait.

- Tout va bien ! Demande-t-il prudemment.
- Ben, oui, j’ai trouvé la clé du mystère.
- De quoi ?
- Ecoute-moi bien, quand Camille a commencé à avoir ses troubles, il en a parlé à Sarriette. Et qu’est-ce qu’il a fait Sarriette, il lui a repris le flacon et lui a donné un placébo en échange. Donc on n’a pas analysé le bon produit.
- C’est une hypothèse !
- Mais non, c’est ça ! L’échange des flacons c’est Camille lui-même qui me l’a raconté, je n’y avais pas prêté d’importance et ça m’est revenu.
- Ça t’est revenu comment ?
- Comme ça en pissant !
- OK, on est donc revenu à la case départ.
- En quelque sorte !
- On fait quoi ? Demanda le professeur.
- Je vais revoir la nana que j’ai rencontré, elle connaît du monde, sinon il restera Camille, lui aussi doit avoir ses relations.
- Bon, je te laisse faire, alors ?

Mardi 2 décembre

- Pour être tout à fait franche, je ne m’attendais pas à te revoir… Mais c’est un plaisir. Minauda Mélanie.
- Merci !
- Je suppose que ta visite est intéressée.
- Absolument !
- Et est-ce que nous joindrons l’utile à l’agréable ?

Béatrice restait scotchée devant le minois de Mélanie et ses yeux coquins.

- Comment résister ?
- Et on commence par l’utile ou par l’agréable ?
- A votre convenance chère amie

Béatrice était parfaitement consciente de ce qu’elle faisait. En retournant chez Mélanie, elle ne ferait pas le premier pas, mais si celle-ci la sollicitait, elle n’entendait pas se dérober… et après… et bien advienne que pourra. Mais Béatrice avait pas mal fantasmé depuis sa dernière rencontre sur les pratiques un peu limites de sa troublante partenaire…

En fait la dualité fascination/répulsion agissait à fond. Béatrice était certaine qu’elle n’irait pas très loin dans cette direction, mais si sa partenaire pouvait l’entrainer au bord… juste au bord.

- Tu veux boire un petit coup ?
- Tu ne veux pas me saouler, j’espère ?
- C’est comme tu veux, whisky, vin blanc, jus d’ananas.
- Allons-y pour le jus d’ananas.
- Je peux aussi te faire un petit pipi dans un verre…
- C’est ce qui s’appelle démarrer au quart de tour… Mais j’ai une petite soif, sers-moi d’abord un jus d’ananas.

Mélanie remplit le verre de Béatrice, puis le sien, trinque, vide son verre, puis retire son pantalon et sa culotte. Elle place alors le verre sous sa chatte et se met à plisser dedans.

- Voilà, cadeau !
- Merci je vais le boire, je te ferais aussi un petit verre, mais pas tout de suite, là, je n’ai pas envie. Allez à la tienne !
- Gardes-en un peu en bouche…

Béatrice a compris, et bientôt les deux femmes s’embrassèrent avec du pipi dans la bouche.

- Qu’est-ce qu’on est cochonnes ! S’exclama Mélanie.
- Et ça ne fait que 5 minutes que je suis là !
- Bon, tu comptes rester habillée ?
- Je te regardais, je ne peux pas tout faire !
- Il n’y a pas grand-chose à voir pour l’instant, à part mon cul, tu le trouve comment mon cul ?
- A mon gout !
- Tu vas me le lécher !
- Mais bien sûr ma jolie !

Du coup Mélanie se penche et s’écarte les fesses, afin de faciliter le travail de sa partenaire.

Béatrice avance son visage, l’odeur y est aussi forte que la fois précédente, mais y étant plus ou moins préparée, cela ne la gêne pas

La langue de la jeune chimiste lutine sur l’œillet qui ne tarde pas à s’entrouvrir, le bout de la langue peut alors pénétrer, très modestement.

- Humm ! Quelle langue ! Commente la jolie rousse. Et si je poussais ?
- Pousser ?
- Ça ne t’amuserait pas de me voir faire caca ?

« Putain, tout cela va trop vite, je ne suis pas prête ! » se lamente Béatrice qui fait celle qui n’a rien entendu.

Mélanie qui est loin d’être idiote pense comprendre la situation. Béatrice aurait pu dire « non » de façon sèche et définitive ce qui aurait coupé court à l’espoir de l’entrainer dans ses fantasmes un peu limite. Là, elle n’a rien dit, elle n’ose pas se lancer.

« Il suffit de l’exciter davantage ! Je crois savoir comment faire » se dit-elle.

- Déshabille-toi, ma bibiche, j’ai trop envie de te caresser… Tu veux que je monte un peu le chauffage.
- Non, ça devrait aller, et toi tu n’enlèves pas ton haut ?
- J’aimerais que ce soit toi qui me l’enlève, mais quand tu seras à poil.

Béatrice se débarrasse de ses vêtements puis s’approche de sa partenaire.

- Allez, lève les bras !

Le haut est vite retiré, il ne reste que le soutien-gorge. Béatrice plutôt que le retirer choisit de faire sauter les bonnets.

- Humm ses seins ! Et ses petits tétons qui ne veulent pas me dire bonjour. Je vais t’arranger ça !
Béatrice s’empare du sein droit et en aspire l’extrémité jusqu’à ce qu’il se décide à darder. Elle fait ensuite la même chose de l’autre côté. Elle ne s’en lasse pas, les embrasse, les caresse, les cajole, les lèche, les suce.

- Arrête, tu vas me rendre folle !
- Tu t’en remettras.
- Viens sur le canapé, attend je vais mettre une serviette avant.

Et la voici qui s’en va dans la salle de bain en tortillant du cul.

- Voilà, ça va bien protéger le canapé, allonge toi, j’arrive.
- J’ai peur, qu’est ce qui va m’arriver ? Plaisante Béa.
- Des tas de choses. Oh ! Il est joli ton verni pour les pieds, c’est pas le même que l’autre fois ?
- Heu, je sais plus, il est peut-être un peu plus rouge !
- Oui, c’est ça il doit être un peu plus rouge, ça te fais des pieds de princesse.

Et Béatrice tombe en plein dans le panneau.

- Embrasse-les si tu les trouve jolis.
- J’y comptais bien.

Mélanie n’est pas spécialement fétichiste du pied, mais elle a remarqué combien cette pratique excitait Béatrice la dernière fois. Ça ne lui coute donc pas de jouer cette carte…

« Et après elle sera peut-être prête à partager mes délires ! »

Alors Mélanie se met à caresser ce pied, puis à lui en lécher les orteils, le gros surtout, qu’elle fait aller et venir dans sa bouche comme s’il s’agissait d’une petite bite. La jolie rousse s’est malencontreusement positionnée de telle façon que Béatrice ne puisse la toucher, cette dernière reste passive, mais aux anges et de plus en plus humide.

Mélanie change de pied, elle lèche, elle suce, elle aspire et puis de façon très soudaine, elle vient pratiquement poser son cul sur le visage de Béatrice.

D’instinct, celle-ci s’apprête à le lécher de nouveau, mais Mélanie devient très directive :

- Non ! Ton doigt !

Le doigt entre et sort, un second le rejoint sans qu’il ait été nécessaire de la demander.

- Hum, c’est bon, fait bien glisser ton doigt dans mon trou merdeux.

« Pour l’instant, ce ne sont que des mots ! » Tente de se rassurer Béatrice.

Sauf qu’au bout d’un moment Mélanie lui demanda d’une voix douce et suave :

- Retire les, mais ne te les essuies pas.

A ce moment-là, il se passe quelque chose, Béatrice complétement excitée souhaite en profiter pour montrer à sa partenaire qu’elle peut l’étonner. Alors en évitant de les regarder, Béatrice porte ses doigts à la bouche et les suce.

Elle est étonnée d’en trouver le goût assez neutre malgré une légère âcreté.

« Il n’y avait peut-être pas grand-chose, peut-être même rien du tout ? »

Mélanie savoure sa victoire, elle a réussi à entraîner sa partenaire dans ses propres fantasmes. Elle est toutefois assez intelligente pour comprendre qu’elle peut sans doute aller un peu plus loin, mais sans exagération sous peine de provoquer une réaction de rejet. En revanche lui demander de recommencer…pourquoi pas ?

- Tu me les remets ?
- Si tu veux !
- Et quand tu les ressortiras, je veux te regarder les nettoyer.
- Mais pourquoi faire ?
- Comme ça pour le fun.
- Je l’ai fait sans regarder.
- Je ne t’oblige pas
- O.K., ne brusquons pas les, choses, vient plutôt m’embrasser.

Les deux femmes s’embrassent, se caressent, se pelotent, pendant un long moment, bientôt elles se retrouvèrent tête bèche et entamèrent un soixante-neuf de folie, chacune titillant le clitoris de l’autre avec une énergie frénétique. Mélanie partit la première, se décolla un moment du sexe de sa partenaire pour assumer sa jouissance, puis reprit son travail ne tardant pas à emporter Béatrice au-dessus des nuages.

Moment de tendresse et de douces caresses…Mais soudain Mélanie se relève.

- Excuse-moi, envie pressante, tu veux regarder ?

Béatrice est incapable de dire pourquoi elle s’est lancée à l’eau. Elle sait très bien ce qu’est cette envie pressante.

« Incroyable, cette salope a du se retenir d’aller aux toilettes depuis mon coup de téléphone. »

- Viens dans la salle de bain, ce sera plus pratique pour regarder.

Mélanie s’accroupit au-dessus du carrelage. Son joli cul est encore mouillé de ses sucs intimes et constitue un spectacle à lui tout seul… Elle se met à pousser, bientôt un bel étron se met à sortir de son cul avant d’aller s’écraser au sol, un second prend le même chemin.

Béatrice est comme hypnotisée par le spectacle, ça la dégoute, ça la fascine, elle n’en sait rein, un étrange mélange des deux sans doute.

- Tu m’essuies ?

Sans doute ne l’aurait-elle pas fait si le cul avait été trop pollué, mais dans le cas présent c’était loin d’être le cas. Alors Béatrice approcha son visage en fermant les yeux et nettoya le trou du cul se sa partenaire.

- T’as envie, toi ?
- Pipi, si tu veux !
- Arrose-moi !

Mélanie se retourna, se mit à genoux, ouvrit une large bouche dans laquelle Béatrice s’efforça de vider sa vessie.

- Je nettoie par terre et on prend une douche ensemble ?
- Volontiers.

La douche fut juste un peu coquine, les deux femmes étant apaisées après de telles folies.

Et sinon, c’était pourquoi ta visite ? Non laisse-moi deviner : Tu veux savoir si dans les nanas que je fréquente, il y en a qui se sont fait démarcher par le père Lidenbrock ?
- Bingo !
- En fait c’est un peu compliqué, j’ai deux copines qui ont commencé à prendre du Feel-Younger, elles ont rapidement laissé tomber et m’ont dit avoir jeté le produit.
- Pfff
- Attends, j’ai quand même quelque chose : j’étais il y a quelques jours au bistrot avec une des deux copines. Une nana qu’elle connait s’est pointée et elles se sont mises à parler du produit. Elle suit le traitement et apparemment ne s’en plaint pas. Je vais passer un coup de fil pour te refiler l’adresse, mais attention, c’est un vrai repoussoir, pas aimable, pas sociable, grosse, moche…

A suivre

 

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Une réponse à Martinov 17 : L’élixir du docteur Lidenbrock – 4 – Mélanie, la cochonne par Maud-Anne Amaro

  1. Claire dit :

    Une très jolie fin de chapitre, dans lequel le caractère « extrême » du fantasme n’exclut ni le tact vis à vis du lecteur, ni le talent de la narratrice

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