Ma première fois par Maxime01

Ma première fois par Maxime

A cette époque, en 1970, nous étions à l’aube de la libération sexuelle,

Néanmoins, pour les jeunes gens, il n’était encore pas très facile de trouver une partenaire sexuelle.

Dès lors, pour un garçon, il était alors fréquent de perdre son pucelage avec une prostituée. Celle-ci etait dans près de 50 % des cas l’initiatrice.

En ce qui me concerne, j’étais un garçon très timide. Entretenir avec une jeune fille une relation autre que fraternelle m’était impossible. Et rien que de savoir qu’il me faudrait lui adresser la parole m’était insupportable.

Il n’en demeure pas moins que les filles étaient mon principal centre d’intérêt. J’avais des pulsions sexuelles que je soulageais par la masturbation en pensant à une jolie fille croisée dans la rue ou en consultant des revues pornos.

Mais, arrivé à saturation, le plaisir solitaire ne me suffisait plus. J’avais envie de connaître le corps de la femme, les gestes de l’amour et le plaisir à deux.

MA PREMIERE FOIS

La première expérience sexuelle reste gravée à jamais dans la mémoire d’un homme.

J’allais sur mes dix-huit ans.

Je vivais chez mes parents, dans une cité proche de Paris. Après l’obtention de mon CAP de tourneur/fraiseur, j’ai trouvé un emploi dans une petite entreprise de mécanique générale.

Dans mon quartier, des jeunes de mon âge se vantaient d’aller mâter les femmes de la rue Saint-Denis, à Paris. C’est comme ça que j’ai appris l’existence de ce quartier réputé pour son commerce du sexe.

Un soir de juin, prenant mon courage à deux mains, je me suis décidé d’aller voir ces « dames », de faire l’amour et de perdre ma virginité.

Arrivé dans ladite rue, le spectacle était surréaliste. Une nuée de petits hôtels aux néons scintillants jalonnaient cette artère. C’était le même décor pour les nombreuses rues la traversant.

En fait, ces hôtels d’un genre particulier étaient à la disposition exclusive des dames pratiquant le plus vieux métier du monde.

Des dizaines et des dizaines de femmes, plus jolies les unes que les autres, alignées sur les trottoirs, faisaient le pied de grue dans l’attente du client.

C’était la caverne d’Ali Baba : des brunes, des blondes, des jeunes, des moins jeunes, des blanches, des noires, des petites, des grandes…

Après une longue indécision, car le choix était difficile, celui-ci se porta sur une belle brune d’une trentaine d’années. Elle avait un joli sourire, de gros seins et des fesses généreuses.

Trop intimidé pour lui adresser la parole, je passais plusieurs fois devant elle dans l’espoir qu’elle fasse le premier pas.

- Bonsoir, jeune homme. Tu veux passer un moment agréable ?
- Oui, je veux bien. C’est combien ?
- C’est 70 francs. 30 pour la chambre et 40 pour moi.
-Bon, c’est d’accord.
- Tu me suis, c’est par là, chéri.

Mon cœur battait la chamade. Après une courte marche, nous entrâmes dans l’hôtel de passe. La fille devant moi tortillait son derrière. En montant l’escalier, je croisais avec une certaine gêne le regard des couples qui descendaient des étages supérieurs.

Nous nous arrêtâmes sur un palier. Une femme d’un certain âge était installée derrière un bureau d’accueil. C’était la gérante, la tenancière, la taulière.

La jolie péripatéticienne me dit alors :

- Tu payes la chambre. Tu donnes aussi une petite pièce pour le service.

Aussitôt fait, la taulière lui a tendu la clef de la chambre et une petite serviette.

Celle-ci m’intrigua pendant tout le temps de la montée de l’escalier jusqu’à la chambre, Je me demandais à quoi pouvait-elle servir. Pour faire l’amour, une serviette ?

La jeune femme a ouvert la porte et elle m’a précédé dans une grande pièce.

J’ai jeté un coup d’œil panoramique.

La chambre était équipée d’un grand lit recouvert d’une cotonnade rouge, d’une commode, d’un fauteuil, d’une table avec deux chaises, d’une grande armoire et d’un portemanteau. Il y avait aussi un lavabo et un bidet.

Elle me demanda son petit cadeau.

Je lui tendis les 40 francs qu’elle mit prestement dans son sac.

- Tu t’appelles comment ? me dit-elle en souriant.
- Maxime.
- Et moi, c’est Céline.

Devant mon extrême timidité et mon embarras, elle comprit rapidement la situation.

- C’est ta première fois ? Tu sais, tu n’es pas le premier. Tu ne seras pas non plus le dernier. La plupart des garçons commencent comme ça.
- Oui, c’est ma première fois.

Elle m’embrassa sur les deux joues, :

- Tu verras, ça va très bien se passer

Toutes ces paroles me mirent à l’aise…

Après cette remarque , elle commença son déshabillage, lequel se fît avec une langoureuse lenteur. Les prostituées devaient s’habiller de manière à exciter les hommes, mais aussi de façon à pouvoir se dévêtir sans fatigue une bonne dizaine de fois par jour.

Elle me pria d’en faire autant.

- Tu as un fauteuil et un portemanteau, pour ranger tes affaires.

C’est avec beaucoup de gêne que je me suis dévêtu devant elle.

N’osant pas retirer mon slip, elle s’approcha pour le faire glisser le long de mes jambes et le jeter sur le fauteuil. Après quoi, la serviette à la main, elle se dirigea vers le lavabo et m’invita à la rejoindre.

- Viens, je vais te faire la petite toilette.

Hébété, j’ai tout de suite pensé être en présence d’une maniaque de la propreté. Ayant lu l’étonnement qui marquait mon visage encore innocent de certaines choses, elle me lança sur un ton quasi maternel

- Ici, chez les filles, c’est comme ça. C’est le règlement. Et même si tu es puceau, je vais te faire aussi la petite vérification d’usage.

Obéissant, je me suis approché lentement du lavabo.

Lorsqu’elle saisit mon membre viril pour le soumettre à son œil clinicien, il est déjà raidi et tendu à l’extrême. Elle ouvrit le robinet d’eau chaude, prit une petite savonnette sur le rebord du lavabo et avec la dextérité d’une shampouineuse vétérante, se mit à savonner mon zizi. Délicatement, elle retroussa à fond le prépuce pour laver le gland et son contour. Ensuite, d’une main experte, elle entreprit un long savonnage en va-et-vient sur mon sexe. En même temps, la praticienne examina ma zigounette sous tous les angles, appuya plusieurs fois entre son pouce et son index le bout de mon gland, à l’affût d’un symptôme, quoique dans mon cas c’était impossible, d’une quelconque IST. Elle me rinça méticuleusement et m’essuya avec délicatesse à l’aide de la petite serviette.

- C’est à mon tour, chéri. Je me fais un brin de toilette. Pendant ce temps, allonge toi sur le lit.

Peu après, elle est venue me rejoindre. Elle commença par me caresser et à m’embrasser longuement sur les joues, le cou, le torse et les seins.

En voulant l’embrasser sur la bouche, elle détourna la tête :

- Non, on n’embrasse pas les clients. C’est réservé à notre amoureux, me dit-elle sur un ton catégorique.

Elle saisit alors mon sexe pour le mettre dans sa bouche. Elle me donna ensuite des coups de langue autour du gland. Enfin, elle me fit toujours avec sa bouche des mouvements de haut en bas, de bas en haut sur ma verge. Celle-ci était tellement gonflée que ça m’en faisait presque mal.

- Chéri, lorsque tu sens que ça va partir, tu me le dis, me prévient-elle.

Peu de temps après, sentant l’éjaculation proche, je lui ai dit d’arrêter.

Elle me chevaucha en saisissant mon sexe pour l’engouffrer dans son vagin. J’ai ressenti pour la première fois la chaleur humide, le bien-être et le plaisir intense que procure le sexe féminin. Après quelques mouvements de va-et-vient avec son bassin, j’ai éjaculé en elle. C’était un plaisir merveilleusement agréable

Elle m’embrassa sur les joues.

- Te voilà un homme. Tu vois, ça s’est bien passé. Maintenant, on se lève. Viens, je vais te laver…

Puis elle s’est accroupie sur le bidet pour se laver à son tour.

Nous nous sommes rhabillés. Devant la glace, lentement, elle se recoiffa et se remit du rouge à lèvres.

En descendant les escaliers, nous croisâmes des filles et leurs clients montant aux étages.

Dans la rue, avant de nous quitter, sous le regard de quelques filles, elle m’a embrassé une dernière fois sur la joue.

Elle s’installa de nouveau sur sa portion de trottoir. Au bout de la rue, j’observais la scène. Un homme, déjà, s’approcha d’elle. Quelques secondes après, ils se dirigèrent vers l’hôtel de passe. Ces demoiselles ne chômaient pas. Elles devaient faire en moyenne chaque jour ou chaque nuit entre 10 et 20 clients.

Depuis ce jour de juin 1970, j’ai connu plusieurs centaines de filles de joie. Celle-là, je ne l’oublierai jamais.

Maxime

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Une réponse à Ma première fois par Maxime01

  1. Esteban dit :

    Excellent, j’aurais pu écrire ce texte, tellement cela ressemble à ma première fois aussi; j’avais aussi 18 ans, mais moi, c’était rue de Budapest près de la gare Saint Lazare, j’étais militaire et je partais outre-mer quelques jours plus tard…

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