Ligne 9 – Direction pont de Sèvres par Estonius

Il est tard, très tard. Perdu une demi-heure à attendre un taxi. Pas de taxi
! Décidément c’est la journée ! Je croyais passer une soirée intéressante !
Tu parles ! Des invités que je ne connaissais pas, qui se pointent à
n’importe qu’elle heure, l’apéritif qui traîne, les amuse-gueules qui ne
sont pas renouvelés. Monsieur et Madame suffisant qui la ramène tout le
temps. J’ai failli plusieurs fois prétexter un mal de tête diplomatique pour
me barrer de là-dedans, mais je ne l’ai pas fait par amitié pour Philippe.
Et puis il y avait Carole ! Carole et ses gros nénés. Carole et son joli
petit nez rigolo. Elle avait été si gentille la dernière fois que je l’avais
rencontré Elle avait l’air un peu différente cette fois, j’avais essayé de
la  » brancher  » ce soir, mais l’affaire s’était mal goupillé ! J’avais fini
par laisser tomber, et à minuit j’ai pris la poudre d’escampette.

Minuit et demi ! Je laisse tomber le taxi. Je prendrais le métro, ce n’est
pas dramatique en soi, une dizaine de stations mais après cinq ou six
kilomètres à pied pour rentrer jusqu’à Chaville. La galère ! Il est où
d’abord, le métro ? Je tourne, je vire, et même pas un quidam à qui
demander. Je finis par trouver. Pas un chat sur le quai ! J’ai un peu la
trouille ! Du coup j’allume une cigarette, je sais bien que c’est interdit,
mais comme il n’y a personne, oui je sais, je sais…

La rame qui n’en finit pas de ne pas arriver. J’ai chaud, je n’ai pourtant
pas fait d’excès ni de table ni de boisson, mais ce mois de septembre est
décidément d’une lourdeur si accablante que même la nuit ne parvient pas à
aérer. Ah, enfin la voici, la voilà, je monte. Pas grand monde, dis-donc !
Deux personnes dans le wagon, deux mecs, deux pas trois, assez grands,
blonds, sans doute des touristes, je passe rapidement près d’eux, et m’en
vais un peu plus loin. Quelque chose m’intrigue, il m’a en effet semblé que
ces deux là s’amusaient à de drôles de jeux ! Mais je ne suis sûr de rien et
puis d’abord je m’en fous ! Enfin je dis que je m’en fous, parce que piqué
par une malsaine curiosité, me voici en train de chercher un prétexte pour
changer de place et pour me rapprocher de ces deux grands machins.

De prétexte, je n’en trouve pas, alors je décrète que je n’en ai pas besoin
et m’installe sur la banquette voisine de la leur, et ce avec l’air le plus
dégagé possible.

Raté, je ne sais pas ce qu’ils fabriquaient, mais ils cessent tout à mon
arrivé, les voici sages comme des images. Ils baragouinent quelque chose
dans une langue qu’il me plait de qualifier de nordique. Il s’agit de deux
grands échalas très blonds, entre vingt cinq et trente ans, je présume. Ils
sont assis non pas l’un en face de l’autre, mais en oblique. Sans doute
est-ce ainsi plus pratique pour se détendre les jambes ? Ils sont en short,
et l’un deux a quitté ses basquets, il est pieds nus. J’essaie d’éviter leur
regard, mais ce n’est pas si facile. L’un deux me fait un sourire, je lui
rends, un peu gêné. Il me parle, je ne comprends rien, je refais un sourire,
il me reparle. Dialogue de sourd. Ils ne s’occupent plus de moi, échangent
deux ou trois mots, et voici que celui qui a les pieds nus en pose carrément
l’un des deux sur la braguette de son copain.. Il ne se contente pas de le
poser, mais commence à entamer une masturbation pédestre dans les règles de
l’art, à tel point que l’on voit une jolie forme apparaître sous le short,
une belle forme de plus en plus précise. L’autre à l’air aux anges, il émet
une mine ravie et pousse des petits soupirs de plaisir.

En ce qui me concerne, l’excitation provoquée par ce spectacle me cloue sur
place. Pas moyen de fuir, je suis tétanisé. Et pourtant je n’avais encore
rien vu. Celui qui se faisait branler par le pied de son copain n’en pouvant
manifestement plus, dégage brusquement son organe de sa braguette. Le sexe
est de belle taille et de bonne tenue, une jolie peau assez blanche, un joli
gland bien lisse et plutôt congestionné. Je me surprends à me lécher les
babines. Est-ce bien raisonnable ? Et le gars qui me balance un sourire qui
se veut complice. Il me baragouine je ne sais quoi, je n’y comprends rien,
j’essaie bêtement de demander quelque chose !
- Hollande ?
Dénégation de la tête !
- Nederland ?
Je sais bien c’est la même chose, mais pas forcément dans sa langue.
- Norge ! répond blondinet.
Ah bon ! Ce sont des norvégiens ! Pour se parler ça va être coton !
-  » Do you speak english ?  » Qu’il me demande le viking !
- Just a little !
- Will-you suck us ?

Hein ? Ça va pas la tête, le gars me demande que je le suce !
- Come on ! Come on !
Oui, ça va, on arrive ! Je me rapproche mais c’est tout ce que je fais !
L’homme aux pieds nus les a enlevés, l’exhibitionniste blond dégage mieux
son sexe, laissant ses couilles à l’air, le sexe ainsi bandé pointe vers moi
comme une offrande ! Je vais craquer. On arrive à une station ! Ouf ! Le
gars remballe sa marchandise ! Si seulement il pouvait monter quelqu’un dans
ce foutu wagon ! Ben non, à cette heure là et à cet endroit là il n’y a
personne ! La rame repart, et aussi sec le mec ressort son sexe, il n’a même
pas débandé d’un millimètre, il est toujours là dirigé vers moi, quémandant
une caresse voir plus !
J’approche ma main, un simple contact avec la main, ça n’engage à rien, vous
êtes bien d’accord avec moi ? Au début je ne veux que caresser, mais ça doit
être instinctif, et sans le vouloir vraiment me voici en train de la branler
!

Une main me touche la braguette. Le deuxième norvégien, je l’avais oublié
celui-ci, il semble vouloir vérifier l’état des lieux, il n’est pas déçu !
Et moi comme un gros cochon, je me laisse faire ! Zip la braguette qui se
baisse ! Je vais me faire branler par un touriste norvégien dans une rame de
métro, c’est trop dingue ! La main est sur le slip, la main est dans le
slip. Je sens le contact de ses doigts sur ma bite… Et puis ce qui devait
arriver arriva, il se débrouille pour me sortir tout cela. Me voici la bite
à l’air, la bite entre sa main et il me la masturbe !
- Suck !

Ça, c’est le premier qui insiste lourdement ! Je fais semblant de ne pas
comprendre, mais je sais que je ne vais pas résister longtemps à ce régime
là !
- Kiss it !

Ah ! Monsieur compose, il me demande juste de lui embrasser la quéquette !
Pourquoi pas ? C’est quand même un pas un peu moins difficile à franchir !
Du coup me voici en train de faire des  » smack-smack  » sur son gland, sur sa
verge, sur ses couilles, retour à la verge, retour au gland ! Un petit coup
de langue complètement innocent, je m’enhardis, j’ouvre les lèvres, c’est
magique, je suce ! Je réalise que je suis en train de sucer une bite ! C’est
bon, c’est un peu salé, c’est même drôlement agréable.
Je me recule un moment !
- Suck it ! Suck it !

Bon, allez, je n’ai plus rien à perdre, je suce, j’essaie d’être à la
hauteur. Et voici que le deuxième larron me suce à son tour, j’adore qu’on
me fasse une pipe, mais comment un mec va-t-il s’y prendre ? Sublime
surprise, il s’y prend très bien ! Je suce et je me fais sucer !

Nouvelle station ! Ils vont où ces mecs ? Au terminus ? Tout le monde
remballe ! Cette fois-ci j’espère que personne ne va monter ! Mais si un
monsieur qui sort de je ne sais pas où, costume cravate et serviette en cuir
à la main. On voit de tout à ces heures là !

Nos deux scandinaves discutent entre eux et se marrent Le train redémarre.
Et comme tout à l’heure le grand blond ressort sa bite ! Et l’autre
réattaque ma braguette. Le nouveau passager se rend compte qu’il se passe
des choses pas très claires dans les souterrains ferroviaires de la capitale
et s’en va discrètement s’installer à l’autre bout du wagon..

Celui qui s’occupait de ma queue me dégrafe alors ma ceinture, mon pantalon
tombe, mon slip aussi, le voici le cul à l’air. Et tandis que je suce à
nouveau le blondinet du Nord, l’autre me tripote les fesses, un doigt
s’approche dangereusement de mon anus. Je glisse ma main pour me protéger !

- Easy, Easy !

Ouiais, si tu veux, je ne vais pas me faire doigter le cul dans le métro,
non ? Il a l’air de se dégager, je me tourne pour m’en assurer complètement
! Horreur, le gars est en train de s’encapuchonner sa bite qu’il vient de
sortir avec un préservatif. Le premier qui a tout compris me retient sans
brutalité par les épaules pour m’empêcher de bouger trop ! Je crois que
c’est à ce moment-là que j’ai décidé que ce qui allait se passer ne serait
qu’une conséquence logique de cette rencontre. Et qu’inconsciemment je
souhaitais que ce réalise cet acte qui jusqu’à présent n’avais jamais quitté
mes phantasmes. Ca pousse dans mon cul ! Je m’ouvre, ça passe, je me fais
enculer dans le métro parisien, entre les stations Exelmans et Porte de
Saint Cloud en plein 16ème arrondissement !

Et tandis que le train pénètre dans la station illuminée, le Norvégien
numéro deux s’éclate dans mon cul tandis que le premier jouit dans ma
bouche.
On se remballe, je veux dire quelque chose, je ne sais pas, ne pas se
quitter comme ça, aller boire un coup, essayer de faire la causette en
anglais. Non ils disparaissent avec un simple.
- Good Bye !

Et moi je reste là, il ne me reste plus qu’à attendre que le métro arrive au
Pont de sèvres, terminus de la ligne 9, finalement satisfait de cette
aventure mais le cul un peu douloureux.

Ca y est ! Je suis à l’air libre, il n’y a pas un chat. Tout Sèvres à
traverser et une partie de Chaville, j’en ai pour une bonne heure ! J’y vais
d’un bon pas, le temps est doux, tout va bien ! Mais finalement quelle
histoire… Je traverse la rue, je me refais le film des événements…

…Un crissement de pneus. Le véhicule s’arrête à quelques centimètres de moi.
Je pense d’abord à un type qui veut m’agresser, puis je réalise, ce n’est
pas ça du tout ! Tout à mes pensées, j’ai tout simplement failli me faire
renverser par cette bagnole, je me recule, j’ai la tremblote ! Le conducteur
m’apostrophe !
- Espèce de connard !
- Je, je suis désolé ! Parviens-je à articuler !
- Va te faire enculer !
- Je vous remercie, on vient de me le faire !

Estonius – Février 2002
estonius@hotmail.com

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