Jeff par Jan-Lou01

Je suis tout ce qu’il y a de plus standard dans mon genre : la 40aine qui en
paraît un peu moins, BCBG, j’ai une vie parfaitement normale dans le travail
et la famille (je suis marié depuis 15 ans). J’adore les femmes.

Mon premier trouble est venu un jour qu’en surfant bêtement sur des sites de
cul, je suis tombé sur une photo qui m’a complètement retourné.
Sur le lit, l’homme est nu, à 4 pattes, les reins cambrés, la tête relevée.
Derrière lui, une fille superbe, brune, simplement vêtue d’un gilet d’angora
blanc ; les seins qui pointent à travers montrent qu’elle n’a rien en
dessous. Elle est à genoux ; à sa taille est attaché un gode -ceinture et
elle sodomise le type à fond. Le type a les yeux fermés, et semble étouffer
un cri. La fille le regarde en souriant.

Ce fut mon premier pas.

Dès lors, je me suis accroché comme un fou à trouver d’autres photos du même
genre ; sur des sites SM, sur d’autres consacrés aux travestis, j’en
trouvais de très excitantes avec des travestis sodomisant des mecs très
virils, puis, encore mieux, des types pris entre un gode dans l’anus et une
bitte dans la bouche ; puis je me rendais compte que voir des mecs entre eux
tout seuls me faisait bel et bien bander tout autant que les combinaisons
compliquées, même si voir des homos en vrai ne m’avait jamais vraiment
ragoûté…Un jour je me branlai devant une scène où un type assez viril, encor
habillé sortait sa queue et de son autre main dirigeait la tête d’un autre,
plus jeune, à genoux et en costard.

J’ai fini par trouver un forum sur le net :  » Initiations pour les
bi-curieux « . Bi-curieux, je l’étais bien en apparence. Alors j’envoyai un
message, par jeu plus que par envie :  » BCBG marié de 40 ans, je cherche un
mec ferme et autoritaire qui me prenne en mains pour me dépuceler et
m’initier  »
Réponse trois jours plus tard… Une longue réponse signée  » Jeff  » qui me
demande de me décrire, qui se décrit et qui propose une rencontre  » pour
voir  » dans un troquet à midi dans Paris. Après plusieurs échanges, nous
convenons d’un jour.
Arrive le jour… Jusqu’à la dernière minute j’hésite à y aller. Je me décide
enfin. A quoi ça m’engage ? Le troquet est dans le 14ème, une brasserie, il
y a beaucoup de monde. Jeff est là comme il me l’a dit : un pull à col roulé
bordeaux. Je me présente devant lui : il me toise de haut en bas puis fait
un sourire satisfait. Je m’assois, j’ai la gorge serré

Il me met à l’aise avec quelques vannes. C’est le genre 40aine grisonnante,
cheveux ras et épais, brun assez viril, assez classe, des yeux marrons,
vifs.
Au bout de 15mn de banalités, on en vient au cœur du sujet ; il cherche à
connaître ma motivation. Ma voix tremble en essayant de lui décrire mon
trouble, mon besoin caché d’être un peu dominé, un peu féminisé, mon envie
sourde de toucher à de l’inconnu. Il me rassure, puis va droit au but :
c’est bien lui qui va tout diriger, je dois lui obéir et tout se passera
très bien ; si je me dégonfle à n’importe quelle phase (il rigole en disant
 » dégonfle « )il ne m’en voudra pas. Si je suis d’accord, on se retrouve à
l’hôtel dans 15mn. Il a déjà retenu une chambre au S. en face; il me demande
de l’y rejoindre. J’acquiesce un peu stupidement, hébété par ce que j’étais
en train d’accepter.
Mon cœur va exploser quand je frappe à sa porte. Il m’ouvre : son visage est
fermé, il plante ses yeux dans les miens. Il me sent fébrile : j’espère
qu’il ne va pas me prendre dans ses bras ! Au contraire, il me gifle !

- Voilà pour te calmer !

Je suis sonné. Mais je préfère ça à de la tendresse mal placée. Il me
demande d’aller me doucher d’abord, et de ressortir simplement vêtu de mon
slip. Ouf ! Je ne devrai pas me déshabiller devant lui, et puis c’est plus
propre. J’obéis sans discuter.
Je reste assez longtemps sous un jet violent et chaud. Ca finit par me
détendre un peu, puis je plie soigneusement mes vêtements et réenfile mon
slip. C’est un boxer blanc assez moulant. Mon excitation se distingue à
travers le tissu.
Je prends ma respiration et sors de la salle de bain. Il est assis sur le
bord du lit, toujours habillé.
Il me regarde comme au bistrot, puis me sourit.

- Tu en as mis du temps ; tu crois que je n’ai que ça à faire ? Prends le
verre que je t’ai servi, bois le vite, et viens t’asseoir près de moi.

Le verre c’est du cognac ; je bois vite (je n’aime pas beaucoup ça), ça me
brûle un peu mais l’échauffement me détend complètement. Je m’assois à côté
de lui. Il pose sa main sur ma cuisse. Il a remarqué que je bande déjà. Sa
main remonte rapidement et saisit mon sexe vivement à travers le tissu. Je
pousse un gémissement et par réflexe je retiens sa main dans cette
position.

- Ah, je vois que tu es déjà chaud…

Mais il se dégage, et doucement mais fermement il me pousse par les épaules
vers le sol : Je suis maintenant à ses pieds. Il ne dit rien, me fixe de ses
yeux : je suis comme paralysé. Je lui ouvre doucement son pantalon ; sa
queue jaillit immédiatement hors du tissu. Je reste fasciné : son sexe me
paraît énorme ! Je le touche du bout du doigt : il est incroyablement dur.
Je le palpe, peu à peu je le saisis avec plus d’assurance. Je sens qu’il
palpite en se raidissant encore; je commence à le masturber, encore un peu
hésitant. Pendant ce temps, Jeff me passe sa main dans les cheveux, puis sa
caresse devient plus insistante ; pour finir, il me tire franchement vers
lui. Le message est clair, mais j’ai du mal à m’y résoudre.

- Allez, maintenant, il faut y aller !, insiste-t-il

Mais je ne me décide pas assez vite. Alors il saisit sa queue d’une main, de
l’autre agrippe mes cheveux, et sans ménagement force ma bouche qui finit
par céder trop facilement. Je m’étrangle un peu lorsque son gland vient
heurter ma glotte, puis très vite je prends conscience de ce qui m’arrive :
je suis à genoux devant un mec inconnu que je suce, et je ne suis même pas
dégoûté ! Sur le grand miroir face au lit j’aperçois cette position
incongrue : ça m’excite encore plus, et de ma main libre je me commence à me
branler tout en le pompant avec de plus en plus d’aisance. Je sens qu’il
apprécie ; je n’ai pas tellement envie qu’il me jouisse dans la bouche, et
pourtant je sens qu’il va venir. Je cherche un moyen de me dégager, mais sa
main, appuyée sur ma nuque m’en empêche. Finalement c’est lui qui se dégage
en grognant et se branlant:

- Attends, salope, tu vas voir ce que c’est qu’une douche de foutre !

Là dessus son sexe pointé à 3 cm de mon visage explose en trois grosses
giclées épaisses sur mon front, ma joue, mon nez, puis par petites saccades
successives finit de se vider.
Je lève les yeux vers lui, je vois qu’il a l’air très satisfait !
Il se lève, va à la salle de bain. Je reste à genoux, abasourdi et en
érection, frustré, infiniment troublé. Il me jette une serviette pour
m’essuyer. Je me relève et lance :

- Euh… c’était bon ?
- Pas mal.
- Mais, …on s’arrête là ?
- Pas le temps aujourd’hui. Si tu veux, on se revoit après demain même
heure. J’ai retenu la chambre.

Il s’approche de moi, colle sa main sur mon slip, sent l’érection, puis
saisit mes testicules fermement, ce qui me fait pousser un petit
gémissement, et me dit :

- Tu devrais te soulager, ma belle, allez, ciao.

Sur ce il me tourne le dos et quitte la chambre. Je me branle tout seul
devant le lavabo, et j’éjacule tristement sans jouir puis me rhabille.

Les deux jours m’ont paru une éternité. Je l’attends dans la chambre. Je me
suis douché et mis dans la même tenue. Je bande déjà à l’idée de revoir son
sexe, le toucher, le sucer. L’idée de me faire enfin prendre me rend fou.
30 mn de retard ! Mais qu’est-ce qu’il fait ?
Téléphone : il ne pourra pas venir. Il ne s’excuse pas et me dit simplement
que la chambre est payée et qu’il l’a retenue pour le lendemain.

- Mais demain je ne peux pas !
- Démerde toi…

Il a raccroché.
Je me suis débrouillé, évidemment. Le lendemain je l’attends encore dans la
même position.
Il arrive avec 10mn de retard. Il est de très mauvaise humeur, mal rasé. Il
fait à peine attention à moi, va directement se doucher. Je reste comme un
imbécile à attendre. Il ressort, entièrement nu : il est pas mal fait,
musclé et trapu, à peine un peu gras aux hanches. Il s’assoit à côté de moi.
Je n’attends pas et me glisse à ses pieds. Son sexe n’est pas encore très
dur, mais je réussis rapidement à le raidir en le masturbant délicatement.
Je me risque :

- Tu veux bien m’enculer aujourd’hui ?
- On verra. Suce-moi d’abord un peu.

Il est maintenant bien chaud. Il finit par me dire :

- Ok, enlève ton slip, mets-toi à 4 pattes sur le lit, qu’on en finisse.

J’obéis rapidement. Je vois qu’il se prépare : il a sorti un peu de
lubrifiant et une capote. Il se met du lubrifiant sur les doigts. Il prend
ma croupe et m’oblige à me cambrer. Il m’enfile un premier doigt, puis sans
attendre que je couine de plaisir un second doigt qui lui me gêne un peu. Il
les remue un peu. J’ai une sensation curieuse, mais pas douloureuse non
plus. Le 3ème doigt me fait mal et je sursaute. Il n’insiste pas, mais vient
saisir mes couilles, et en les malaxant doucement, me détend complètement.
Son 3ème doigt finit par entrer. Du travail de pro !

Alors il se dégage, me demande de me retourner. Son sexe est retombé et il
me demande de le branler et de lui enfiler le préservatif ; il me bascule en
arrière et prend mes jambes sur ses épaules ( » plus facile comme ça  »
grogne-t-il) . Je suis très excité, mon cœur va exploser. Comme je suis
encore endolori, je le sens à peine présenter son sexe sur mon anus ? C’est
quand il est déjà bien enfoncé que je m’en rends compte. Mon sexe un peu
relâché se remet en érection.
Il me besogne comme ça pendant un temps indéterminé. Je n’ai pas de plaisir
pur mais comme un sentiment d’accomplissement, de soumission absolue, celle
de l’être possédé et heureux de l’être ; je ne peux m’empêcher de me branler
en même temps. Je sens qu’il va jouir, je me branle encore plus vite ;
finalement il explose et je jouis simultanément.
Il pousse encore quelques râles et se retire sans un mot.
Il va se redoucher, et se rhabille rapidement. Je reste allongé sur le lit,
abasourdi de ce qui vient de se passer. Je me suis fait enculer ! Je me suis
fait enculer !

Jeff est sorti, il m’a simplement dit :  » je te rappellerai.  »

Ces rencontres se sont multipliées. Jeff avait réussi à me mettre dans un
état de dépendance extraordinaire. Tout au long de ces séances, il
perfectionna ma connaissance et mes techniques, mais toujours dans le rôle
de la catin  » passive « . Il m’expliquait aussi comment reconnaître les homos
refoulés -un peu comme moi- et obtenir d’eux les mêmes choses qu’obtiennent
les femmes un peu délurées.
Jamais il ne m’octroya une fellation et jamais je n’avais le droit de
toucher son cul. Quant à moi je me montrais un élève docile, très appliqué.
Quand je ne le voyais pas plusieurs jours d’affilée, je ressentais un manque
terrible ; cela n’avait rien de sentimental, car au fond nous nous disions
peu de choses ; non, c’était du physique pur.

Puis Jeff a disparu de ma vie. Moi je suis toujours marié, mais je garde ma
vie parallèle. J’ai compris que c’était effectivement une arme redoutable
pour obtenir plein de choses, et je ne compte plus les pipes que j’ai faites
dans des bureaux à des mecs souvent plus jeunes et plus beaux que moi, qui
avaient pourtant tous les succès possibles auprès des femmes, mais qui se
bouleversaient dès qu’on leur mettait gentiment la main au paquet.

Jean Lou

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