Je suis une serveuse: 14 – La soirée Matrix partie 8 par Trinity

Je suis une serveuse:
Chapitre 14 – La soirée Matrix 8ème partie
par Trinity


Je retournais voir les différents clients. Tous s’amusaient follement, soit sur la piste, au bar ou plus simplement à leur table. Monsieur Henri m’appelait, toujours en présence de ces deux filles superbes. En arrivant vers eux, j’observais ces canons de la beauté : l’une était plutôt petite, brune, portant un bustier en cuir rouge très moulant, avec un savant maquillage teinté de noir profond, des cils longs à n’en plus finir, tout en elle reflétait une féminité exacerbée, tout ce que j’appréciais. La seconde fille, quant à elle, était vêtue d’une robe fuseau d’un bleu métallisé éclatant, très près du corps, avec des manches arrivant aux coudes, les ongles étaient magnifiquement manucurés, et son maquillage n’était pas en reste avec son amie : deux bombes !

– Trinity, serait-il possible d’avoir une seconde bouteille de champagne s’il te plait ?
– Mais bien sûr Monsieur Henri.

A mon retour, Monsieur Henri me demandait :

– Je réitère mes propos de début de soirée : tu es parfaite ce soir, très féminine comme je l’aime, tu as l’air de sortir tout droit du film, tu es très agréable à regarder, vraiment, je ne plaisante pas !
– (Je rougis) Merci Monsieur Henri. Vous n’êtes pas en reste avec ces deux superbes créatures.
– Écoute Trinity, je ne sais pas si Annie t’a déjà parlé de moi, je possède une boite pas très loin d’ici, je prévois moi aussi de faire des soirées à thèmes, alors si tu le souhaites tu pourrais venir, ce serai sympa, tu serais la bienvenue, en particulier si tu viens dans de telles tenues.
– Merci beaucoup Monsieur Henri, c’est vraiment aimable de votre part.
– Réfléchis-y bien, la porte est ouverte n’hésites pas surtout.
– Très bien Monsieur Henri, j’y penserai.
– Voici ma carte, prends-la. (Je tendais la main. Avec la carte, un billet de 100 euros plié en quatre !)
– Merci beaucoup Monsieur Henri.
– C’est moi qui te remercie, et n’oublies pas ma proposition.
– Sans faute Monsieur Henri.

Je quittais cette table, je me sentais bien, même dans cette tenue, surtout dans cette tenue. Le reste de la soirée continuait parfaitement, Sophie me caressait les fesses tendrement de temps à autre, je me retournais et lui rendais la pareille. J’étais de plus en plus à l’aise, que m’arrivait-il ? Je ne saurais le dire pourquoi mais j’appréciais ces moments. A la fin de la soirée, Annie prenait le micro, faisant baisser le volume.

– S’il vous plaît, deux petites secondes d’attention. Je souhaiterais tout d’abord vous remercier d’être venu en nombre ce soir, d’avoir participé à cette soirée spéciale, qui ne sera pas la dernière au vu de la réussite. Ensuite, pour clôturer en beauté, si vous le désirer, vous pouvez être pris en photos avec vos serveuses et serveurs, que dis-je, les artistes de ce soir. Alors, levez-vous et venez nous rejoindre pour immortaliser cette soirée. De plus, ces photos vont alimenter un nouveau site internet qui verra le jour très prochainement. Tout d’abord nous allons commencer par notre couple star de la soirée, Trinity et Néo.

Je m’installais alors sur le podium à côté de Néo, ce dernier n’hésitant plus à se tenir au plus près de moi, se serrant plus que nécessaire. Vraiment, il était pénible, je ne savais une fois de plus pas où me mettre, je devais rougir. Faisant abstraction de tout cela, je souriais et invitais les gens à venir nous rejoindre d’un geste de la main. Devinez qui est venu en premier lieu ?

Eh oui, monsieur Henri, accompagné de ces deux créatures sorties tout droit de mes rêves. De suite, Henri s’installait à mes côtés, sans hésiter une seconde, nous étions bras dessus, bras dessous, laissant à Néo le loisir de s’immiscer entre les deux filles, il avait l’air tout à son aise. Monsieur Henri semblait vraiment apprécier d’être en ma compagnie. Le premier cliché pris, je tachais de me détendre, et monsieur Henri me regardait avec beaucoup de gentillesse dans le regard, s’en était gênant. Après la seconde pose, Monsieur Henri s’éclipsa avec ses déesses, non sans me faire un clin d’œil équivoque. Je le lui rendais, et de suite quelqu’un le remplaçait. Je me prenais rapidement au jeu, posant de façon de plus en plus naturelle. Une pose entre deux rien qu’avec Néo, me tenant la main, me regardant dans les yeux, se rapprochant de moi lentement, il fallait que je me reprenne, ça allait beaucoup trop loin, je reculais donc. Néo avait l’air déçu. Heureusement, d’autres clients se succédaient. Cette séance a bien duré vingt minutes, chaque serveuse et serveur passant à son tour. La salle était quasiment vide, je sentais la pression redescendre doucement, et j’en venais pourtant à regretter le fait de devoir quitter cette tenue. Finalement, je me sentais bien dans la peau de Trinity, tellement féline, sure d’elle, désirable et sexy. Il fallait cependant se rendre à l’évidence : dans quelques minutes, s’en serait fini et il faudrait retrouver le corps sans attrait d’Eric. Je regardais Perséphone avec le dernier client, il la prenait franchement dans ses bras, j’en éprouvais une jalousie certaine, pourtant ce n’était pas ma petite amie, néanmoins je ressentais pour elle des sentiments bien présents. Elle était sexy comme jamais, elle était sympathique, un peu perverse, et l’épisode du début de soirée avant l’habillage n’y était pas pour rien. Annie passait derrière moi, me passant la main aux fesses, me faisant un clin d’œil. Cela ne me gênait pas, venant d’elle.

Une fois le client parti, je fermais la porte et commençais à nettoyer les tables. Annie m’appelait alors à travers la salle :

– Trinity, maintenant que nous ne sommes qu’entre nous, nous allons pouvoir garnir le site internet de photos un peu plus esthétiques, viens nous rejoindre.

Elle parlait de Perséphone et de Néo, resté à côté d’elle sur l’estrade. Ils formaient réellement un joli couple. Je n’allais tout de même pas les laissez faire, j’étais la promise de Néo ce soir, zut alors …

– Hop hop Perséphone, Néo est à moi ce soir, du vent !!!
– Désolée Trinity, tu as raison, souhaites tu avant faire quelques clichés avec moi, entre filles en latex ?
– Pourquoi pas, dis-je avec un regard appuyé à Monsieur Smith et Néo.

Je poussais alors Néo au bas de l’estrade pour me retrouver avec Sophie, ou plutôt Perséphone, magnifique femme moulée dans un fin latex transparent. D’un coup, je remarquais la chance que j’avais de vivre ces moments si nouveaux pour moi. J’allais donc en profiter. Le premier cliché était très sage, côte à côte. Puis Madame Annie nous observait et nous dictait les poses à prendre. Nous nous tenons la main – CLIC – nous nous regardons de côté en souriant – CLIC – de face – CLIC – nous nous rapprochons – CLIC – encore – CLIC – puis l’une derrière l’autre, elle me prend par les hanches, ses mains me frôlent, moment très érotiques, tout le monde nous regardait, quel beau spectacle nous devions donner. Après ce dernier cliché, nous descendions de l’estrade pour laisser la place aux autres. Je rangeais donc, regardant de temps à autre ce qui se déroulait sur l’estrade. Sophie s’approchait de moi :

– Tu as été parfaite Trinity, vraiment je suis bluffée, tu as répondu présente à toutes les sollicitations, j’en reste bouche bée. Je ne t’en croyais pas capable. Toutes mes félicitations, cela vaut bien une récompense.
– Quand tu veux Sophie, tout le plaisir sera pour moi.

Chacun ayant terminé la séance photo, j’allais retourner dans le vestiaire suivie de Sophie, quand Annie m’a appelé :

– Trinity, tu n’as pas été prise en photographie avec ton homme du jour, c’est tout de même important pour mon site que vous soyez dans le book, allez viens, tu iras te changer dans peu de temps.

Je faisais donc demi-tour, rejoignant l’estrade pour les dernières photos avant de me changer. On se retrouvait donc à trois. Ne ressentant plus le moindre problème pour me déplacer avec ces talons, j’arrivais confiant devant Stéphane. Il me dévisageait littéralement, semblant apprécier le spectacle que je lui donnais. Je mettais donc le paquet, passant devant Annie en roulant des hanches de façon accentuée.

– Bien Trinity, je vois que tu sais comment faire chavirer le cœur d’un homme, tu vas donner la main à Néo, le regardant droit dans les yeux. Voilà, super. Maintenant, tu lui donnes ton autre main, et lui les serrent contre son torse, tu te rapproches, parfait.

J’entendais les clics de l’appareil d’Annie. Elle savait mettre en scène, il n’y avait pas de doute.

– Maintenant, Néo passes derrière elle, en croisant ses bras devant elle, génial. Trinity, lèves ta tête et regardes le en coin, cool, tu vois ce n’est pas sorcier. Nous allons compliquer un peu pour les derniers clichés, j’ai quelques idées qui, je suis sure rendront du plus bel effet. Trinity, tu te retournes, tu lui fais face, tu te rapproches torse contre torse et vous vous regardez, voilà parfait. Ensuite, Trinity tu passes tes mains derrière sa nuque, doigts joints, et toi Néo, tu descends tes mains sur ses hanches, excellent, gardez la pose (je devais être rouge vif, qu’allait-elle encore demander maintenant). Bien, pour finir, j’aimerais bien que vous rapprochiez vos lèvres, ce serait sensas. (Là je me bloquais, Stéphane devais le sentir, il appuyait son étreinte). Allez Trinity, tu ne vas pas faire la difficile, juste un petit bisou chaste pour garnir le site, s’il te plait.

Je ne sais ce qui m’a pris alors, j’ai lentement fermé les yeux, j’ai avancé mon visage lentement, et d’un coup j’ai senti le contact des lèvres de Stéphane contre les miennes. Il s’était donc avancé lui aussi, je ne rêvais pas, j’embrassais un homme, moi un jeune homme : soit j’étais vêtu en fille sexy et attirante, mais j’embrassais un Homme.

Annie en profitait pour prendre un nombre important de clichés. J’allais donc me reculer, lorsque j’ai senti la langue de Stéphane tenter de s’immiscer entre mes lèvres closes. Mon cœur battait à tout rompre, je ne savais que faire. Annie nous prenait en photo, je n’arrivais pas à relâcher l’étreinte de Stéphane (en avais-je réellement envie?), et finalement j’entrouvris doucement mes lèvres pour laisser passer la langue fureteuse de Néo, mon promis. Je devenais fou ou quoi, qu’est ce qui me prenait au juste. Je laissais ma langue bien au fond de ma bouche, tandis que Stéphane resserrait encore son étreinte, se serrant tout contre moi, je me sentais si petit et fragile dans ses bras puissants, j’étais au chaud, en sécurité, et ma langue soudain est allée à la rencontre de celle de Néo. Je n’entendais plus les CLIC de l’appareil. Plus rien n’existait, sauf mon bonheur, même plus de gêne. Jamais je n’aurais pensé faire cela un jour, mais au final c’était tout sauf désagréable. Je défaillais vraiment dans ses bras, je m’abandonnais. Je ne saurais dire combien ce moment a duré. Je me suis ressaisis et me suis retiré en douceur, non sans laisser une dernière fois ma langue tourner dans la bouche de ce charmant garçon.

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