Chanette 23 – La mallette noire par Chanette – 5 – Le sexe, ça déstresse !

Chanette 23 – La mallette noire par Chanette
– 5 – Le sexe, ça déstresse !


Furet et Daisy

A peu près à la même heure, Nicolas Furet retrouve Daisy Rollin place du Chatelet. Après un bisou de convenance ils se dirigent en silence vers un bistrot tout proche.

– Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
– J’ai glissé dans l’escalier !
– Je vois ! En attendant : bravo, tu m’as foutu dans une belle merde ! Commence-t-elle.

Nicolas fait des signes d’incompréhension.

– En gros, ils cherchent les originaux que tu m’as demandé, ceux du général Diaz…
– Qui les cherche ?
– Ben je ne sais pas, quelqu’un de la banque ! Blondberger m’a mis le grappin dessus, il a été infect. Tu te rends compte qu’il savait qu’on est allé à l’hôtel plusieurs fois ! On avait pourtant fait attention !
– Incroyable ! Mais on te reproche quoi ?
– D’être ta complice !
– Complice ? Complice de quoi ?
– J’ai cru comprendre que tu les avais communiqués à quelqu’un !

Nicolas est abasourdi. Il avait envisagé des tas de scénarios mais pas celui-ci. Décidemment son prof de philo avait bien raison : « les choses ne se passent jamais comme on croit qu’elles vont se passer. »

– Je ne les ai refilés à personne ! Répondit-il par reflexe avant de se rendre compte que cette réponse était stupide.
– Ben alors tu peux les rendre ?
– En fait, non, un mec m’a demandé ces documents, il m’a dit qu’il allait en faire des copies et les faire certifier conforme par un huissier.
– Et le mec ne te les as jamais rendus, c’est ça ?
– Mwais ! Mais pourquoi quelqu’un de la boite a eu besoin de ces documents justement aujourd’hui ?

Parfois poser des questions c’est essayer de trouver la réponse. L’une des équipes de barbouzes avait dû intervenir, mais cela semblait trop rapide pour que ce soit Jimenez et peu compréhensible de la part de ceux qui l’avait violenté, Alors une troisième équipe ?

– Merde, je n’y comprends rien ! Mais tu as pris ton après-midi ?
– Je me suis barré sur un coup de tête, Blondberger m’a écœuré ! Je suis en arrêt de travail.
– Mais enfin, tu n’as rien à te reprocher, pourquoi tu ne t’es pas défendue ?
– J’ai essayé, mais Blondberger m’a complétement déstabilisée.
– Tu vas faire quoi ?
– Tu m’as mis dans la merde, faut que tu m’en sortes !
– Je ne demande pas mieux, t’as une idée ?
– Tu te pointes demain à la banque, tu demandes à voir Blondberger, tu te dénonces et tu me mets hors de cause.
– Mwais… Répondit-il visiblement peu enchanté par cette perspective.
– De toute façon, tu es grillée ! Ce n’est peut-être pas nécessaire que je tombe avec toi !

Nicolas se demande si c’est véritablement la bonne solution, mais n’en voit pas d’autres. Il est mal, très mal !

– Tu vas le faire ou pas ?
– A priori, oui, mais faut que je réfléchisse un peu. Temporisa-t-il.

Daisy s’énerva :

– Réfléchir à quoi ? Tu me dois bien ça, non ?
– Ecoute Daisy, tu me demandes de t’aider et je vais essayer de le faire. Mais il faut que tu t’ôtes de la tête l’idée que tu as quelque chose à te reprocher. Je t’ai demandé des documents en communication, puis de les remplacer par des photocopies. Je ne vois pas où serait la faute professionnelle là-dedans ?
– Mais alors pourquoi Blondberger m’a emmerdé ?
– C’est une vieille méthode policière, ça part du principe que les proches du coupable ont toujours une part de complicité, même inconsciente.
– N’importe quoi !
– Et puis c’est censé déstabiliser le coupable, le forcer à l’erreur.
– Oui, bon… Est-ce que tu crois pouvoir retrouver les originaux ?
– Franchement non !
– Donc tu seras sanctionné quoique tu leur racontes ?
– Ben oui !
– Et la sanction, c’est quoi ? La porte ?
– Oui !
– Donc tu n’as plus rien à perdre ! C’est bien ce que je dis !
– On peut voir ça comme ça !
– Alors tu vas te dénoncer ou pas ? On gagnera du temps, le temps joue contre moi.
– D’accord.
– Ouf ! Viens que je t’embrasse.

Daisy lui roula un patin qu’on pourrait trouver incongru vu les circonstances.

– Tu vas faire quoi, maintenant ?
– Faut que je rentre !
– Ta femme t’attend ?
– Non, elle est partie à la campagne avec les gosses.

Et puis soudain Nicolas eut envie de parler :

– Je me suis foutu dans une vraie merde, j’ai accepté de refiler l’original de l’ordre de transfert du général Diaz à un inconnu. Le souci c’est que deux autres types sont venus chez moi me réclamer le document, ils ont fait un peu de ramdam, m’ont foutu leur poing dans la gueule, m’ont pété un doigt et ont failli violer ma femme. J’ai été obligé de leur dire où je l’avait laissé ! Donc à tous les coups, la deuxième équipe va récupérer le dossier avant la première.
– Et bin ! Quelle histoire !
– Comme tu dis ! Et, tu vois, je n’ai pas glissé dans l’escalier.
– Le souci, c’est que le premier type, celui à qui je devais donner les documents m’a menacé de tout un tas de représailles si ça ne se passait pas comme il voulait.
– Des représailles ?
– Oui, une espèce de chantage dont je ne préfère pas parler pour l’instant. J’ai essayé de joindre ce type pour lui expliquer que je n’étais pas responsable de l’imprévu, mais je n’ai pas réussi à le contacter. Mais logiquement, lui il devrait le faire, donc je vais l’attendre chez moi.
– C’est pas dangereux ?
– Je vais prendre mes précautions.
– S’il vient ce sera à quelle heure ?
– A l’heure du diner, je suppose, c’est à cette heure-là qu’on vient quand on veut trouver les gens…
– Ou à 6 heures du matin, comme les flics ?
– Ouais, je n’y avais pas pensé…
– D’ici l’heure du diner on a le temps, non ? Dit-elle avec des yeux tellement suggestifs qu’il aurait fallu être grand sot pour ne pas comprendre à quoi elle pensait.
– Tu sais bien que…
– Tss tss, c’est moi qui gère. On file chez moi.

Au début, Daisy ne se considérait pas vraiment comme la maîtresse de Furet. Les rapports qu’ils avaient étant trop espacés pour entrer véritablement dans ce cadre. D’ailleurs Nicolas ne l’a jamais dragué, c’est elle qui est demandeuse, c’est elle qui l’a aguiché.

Il n’est pourtant pas un amant exceptionnel, il serait même du genre poussif, mais il est bel homme, il est doux, patient et gentil et en plus il lui laisse toujours un petit billet, alors…

Et puis Daisy avait un petit fantasme secret que ses rencontres avec Furet lui permettaient d’assouvir…

Ils avaient déjà couché ensemble trois ou quatre fois et un jour par hasard, pendant la pause de midi… car ils leur arrivaient de déjeuner ensemble au restaurant du coin :

– J’ai vu un film hier soir, ça m’a excité grave !
– Un porno ?
– Pas du tout, un Polanski, Lune de fiel, ça s’appelle, tu l’as vu ?
– Je ne crois pas !
– Il y a quelques scènes, je te dis pas, déjà les acteurs et les actrices sont superbes, mais en plus ils sont pervers, j’avais jamais vu ça dans un film !
– Il font quoi de particulier.
– Ils se pissent dessus.
– Ah, oui, c’est un DVD ?
– Non sur une chaine cinéma !
– Et c’est ça qui t’a excité ?
– Troublée, disons !
– C’est bien plus courant qu’on croit comme pratique !
– Qu’est ce qui te fais dire ça ?
– Je me balade sur Internet, dès fois…
– Ah ? Et ça t’excite aussi ?
– Eh oui !

Daisy s’approcha de son chef afin que l’on n’entende pas ses paroles.

– Ça t’amuserait que je te pisse dessus un jour ? Ou le contraire, je ne sais pas…
– Si ça te branche à ce point, on le fera, ça va bien nous exciter tous les deux.

Et voilà le travail ! Du coup leur relation devint un peu plus régulière. Il mesurait la chance d’avoir une maîtresse qui partageait l’un de ses fantasmes secrets. L’un de ses fantasmes, mais pas les autres. Jamais au grand jamais il se serait autorisé à évoquer avec elle ses fantasmes bisexuels et sadomaso.

Reprenons donc le cours du récit, après un petit trajet en autobus, les voici tous les deux dans l’appartement de Daisy, près de la Gare de Lyon.

– Déshabille-toi et file t’allonger par terre dans la salle de bain, j’ai une grosse envie, tu vas boire toute ma pisse, hein mon gros cochon !
– Je m’en régale d’avance !

Nicolas se débarrasse de ses vêtements qu’il range soigneusement sur une chaise, puis va s’installer comme le lui a demandé Daisy.

– Non, non pas sur le tapis de bain, ça va le dégueulasser.
– Arrête, ton carrelage il est tout froid ! On n’a qu’à mettre une serviette.

Pourquoi les jeux érotiques sont-ils parfois parasités par des détails aussi triviaux ?

Daisy a retiré son pantalon et entre à son tour dans la salle de bain.

– Tu retires pas tout ?
– Pour pisser, c’est inutile !
– Mais j’aime bien te voir à poil, moi !
– Oui, bon, ben je me mettrais à poil tout à l’heure, pour l’instant je ne peux plus me retenir.

Elle s’accroupit et pose ses lunettes sur le rebord du lavabo.

– Garde tes lunettes, j’aime bien !
– Trop tard !

Elle s’accroupit portant son sexe à environ trente centimètres de la bouche ouverte de Nicolas. L’homme peut ainsi s’enivrer de l’odeur de sa chatte, il bande.

– Ben alors ?
– Ben alors je bloque, non ne me touche pas, j’ai pourtant une super envie.
– Remet tes lunettes, ça va t’aider !
– N’importe quoi !
– Mais si je te dis, c’est magique !

Ben oui c’est magique, parce le fait de les remettre distrait son esprit et fait disparaître le blocage.

– Ta bouche, vite !

Et voilà que ça se met à couler sévère, Nicolas avale cette bonne urine tiède à l’arrière-goût de café, du moins c’est l’idée qu’il s’en fait.

– Hum, je me régale !
– T’en a foutu partout !
– Faut dire que t’avais une sacrée réserve !
– Et maintenant : nettoyage !
– Baisse toi mieux !

La langue de Nicolas Furet se met alors à virevolter entre les lèvres vaginales de Daisy, afin de récolter les dernières gouttes de pipi qui s’y sont imprégnées.

– Fais-moi jouir vite !

Il attaque alors le clitoris érigé, le balaye du bout de la langue, Daisy se met à hurler de plaisir en cramponnant ses mains sur la serviette humide.

– Putain quel pied ! Allez à toi maintenant ! Pisse-moi dessus ! Attends je vais me mettre dans le carré à douche.
– Et pourquoi, tu ne m’as pas dit d’y aller, moi dans le carré à douche ?
– Mais il est ou le problème ? Dans mon fantasme, l’homme sur qui je pisse, il est par terre, pas dans le carré à douche. Par contre quand je me fais pisser dessus, je suis dans le carré à douche, t’as d’autres questions ? On continue à jouer ou on fait un scrabble ?
– Je ne vois pas pourquoi tu montes sur tes grands chevaux, je demandais ça comme ça ?
– Excuse-moi, je suis encore énervée, je commençais à déstresser et… bon on ne discute plus, pisse-moi dessus. ! Répond Daisy en s’installant dans le carré à douche.
– Je ne peux pas, je bande !
– Eh bien débande !
– Je ne peux pas, je te regarde, t’es trop belle, tu m’excites de trop !
– Ferme les yeux et pense à ta belle-mère, après ça ira mieux.

A défaut de penser à sa belle-mère, Nicolas fait vagabonder son esprit, la bite devient demi-molle, il vise Daisy qui attend la bouche ouverte.

Elle avale tout ce qu’elle peut, le reste lui coulant sur les seins, ce qui produit un fort bel effet.

Nicolas n’avait pas une très grosse envie.

– Viens que je te suce ta bite, ta bonne bite pleine de pisse.

Daisy s’acharne sur la bite son amant qui ne tarde pas à rebander.

– Et maintenant tu m’encules !
– Mais avec plaisir. On fait comme l’autre fois.

Mais « l’autre fois » Nicolas avait calé lamentablement. Daisy se dit alors qu’il serait mieux que ce soit elle qui gère. Alors elle demande à Nicolas de se coucher de nouveau sur la serviette.

– Mais elle est pleine de pisse !
– On s’en fout !

Et elle vient s’empaler sur sa queue, contrôlant ainsi elle-même sa sodomie.

« Et en plus c’est bon pour les abdominaux »

Et tandis que Daisy coulisse sur sa bite, comme si elle était au manège de chevaux de bois, Nicolas ayant le spectacle magnifique des seins de la belle devant ses yeux et le souvenir de leurs jeux de pipi, sent son désir monter. La belle commence à pousser des petits cris. Pas vache il se décide de l’aider un peu donnant des coups de bassins.

Ça y est Daisy part en hurlant comme une damnée, Furet continue comme si de rien n’était, sentant son plaisir proche. Proche mais pas encore là. Il a peur de la panne, il pourrait simuler, Daisy n’ira pas voir dans la capote s’il y a du sperme ou pas. Il appelle néanmoins ses fantasmes à la recousse et imagine une belle transsexuelle noire qui lui donnerai sa grosse bite à sucer. Miracle ça marche. Il est tout content Nicolas !

– Je n’ai pas envie de rester seule cette nuit. Tu peux revenir quand tu auras vu ton bonhomme. ?
– Pas de problème.
– Téléphone-moi avant. Et fais attention, surtout !

Chanette

Jacques m’a accompagné chez moi, il fallait vraiment que je sois dans un drôle d’état — je veux dire mentalement — pour accepter qu’un client vienne chez moi, ce que je ne fais pratiquement jamais.

Il m’a encore acheté de quoi me soigner, m’a passé de la pommade et appliqué des pansements. Un vrai chou !

– Vous voulez que je reste avec vous un petit peu ? Une présence ne pourrait que vous faire du bien !

Ben voyons !

– Je croyais qu’on se tutoyait ?
– T’as raison ! Alors c’est d’accord ? Demande-t-il la voix remplie d’espoir.
– On est copains maintenant, les copains ça se tutoie ! Tu ne te rappelles pas ?
– Si, si, bien sûr !
– Mais autant que les choses soient claires entre nous, tu veux m’aider et j’apprécie le geste, mais comment dire…
– J’ai compris, il n’y aura pas d’ambiguïté. Je peux rester, alors ?
– Reste un peu.

Je lui confie les coordonnées téléphoniques de mes trois clients du lundi 11, et il passe deux coups de fil dans son coin.

Cinq minutes plus tard, il recevait une première réponse :

– On aura le résultat de la télé surveillance dans une heure pour la plaque de la voiture.

Et ça sonne de nouveau, il prend des notes.

– J’ai les noms et les adresses de deux de tes clients, Golureau et Schmidt, ça ne te dit rien ?
– Ce n’est pas ce nom-là qu’ils m’ont donné en tous les cas !
– Je t’ai dit : ça ne veut rien dire, les mecs qui traficotent cache toujours leur identité.
– Je me demande bien ce que ça peut être comme trafic ?
– J’irais faire un tour demain aux deux adresses, le troisième c’est un peu plus compliqué, c’est le téléphone professionnel d’un type qui travaille dans une banque sud-américaine. Hé une banque sud-américaine, des latinos, c’est peut-être une piste, mais faut que j’attende cette nuit pour savoir son nom ?
– Pourquoi cette nuit ?
– Parce qu’à trois heures du matin il ne répondra pas et que je vais donc tomber sur son répondeur.
– Whah, t’es un malin toi !

Et voilà que ça sonne de nouveau, c’est pour annoncer à mon ange gardien que la plaque a été lue mais qu’elle est fausse.

– Super ! Si on les appréhende, on aura un chef d’inculpation tout prêt.

Ça l’amuse comme un petit fou, tonton Jacquot !

Et voilà que ça sonne encore, mais cette fois c’est mon portable. Je décroche.

– Allo, Chanette, ça va ma poule ?
– Justement j’allais t’appeler !

Gros, énorme mensonge ! Indigne de moi. J’avais oublié Anne-Gaëlle, ma meilleure et seule véritable amie. La seule sur qui je puisse compter en cas de coup dur. (du moins quand elle n’est pas en déplacement à l’autre bout du monde). Comment dans de telles circonstances ais-je pu la zapper ? C’est vrai que je ne suis pas dans un état très normal et puis Jacques m’a tellement chouchouté…

– Comment tu vas ?
– Ça va moyen, je le suis fait amocher par un abruti.
– Un client ?
– Non, un mexicain !
– Dans quoi t’as encore été te fourrer ! T’es blessée ?
– Légèrement, mais tu peux passer à la maison ? Je te raconterais tout ça !
– J’arrive.

Jacques fait la gueule, il essaie de ne pas le montrer, mais il n’y a aucun doute, il fait la gueule, je suis certaine qu’il espérait secrètement passer la nuit chez moi. Il espérait quoi franchement ? D’autant qu’on avait mis les choses au point ? Mais ça ne fait rien, les hommes espèrent toujours quelque chose, ce doit être génétique.

Il ne faudrait pas non plus que ce petit contretemps vienne contrarier la bonne volonté qu’il a mise à ma disposition afin de m’aider. Mais ça je vais savoir gérer.

– C’est ma copine ! Précisais-je.
– Oui, j’avais compris, je vais vous laisser.
– TE laisser !
– Ah, oui c’est vrai…
– Mais il n’y a pas le feu, le temps qu’elle arrive…

Bon, ça va, je n’ai pas eu trop à le bousculer pour lui faire comprendre qu’il était toujours le bienvenu. Il a donc patienté jusqu’à l’arrivée d’Anna Gaëlle.

Rapide présentation, Anna ne plait pas à tout le monde avec ses cheveux courts teint en blond plaqués sur la tête et sa couche de maquillage pourtant savamment appliquée, mais là Jacques, il flashe, à mon avis, il doit flasher sur beaucoup de femmes, ce citoyen !

– Monsieur m’a proposé son aide, je vais t’expliquer tout ça…

Et je lui résume la situation, les premiers mecs qui viennent récupérer la mallette, une autre paire de barbouze qui vient la chercher aussi alors qu’elle n’est plus là… les coups et les menaces, la présence de Jacques Pradier.

– Je vous laisse entre filles… annonce ce dernier
– On peut boire un coup ensemble ! Propose Anna, un peu par politesse.

L’autre ne se fait évidemment pas prier, mais a le tact de ne pas s’incruster. Aussi après avoir avalé le verre de bière que je lui ai servi, s’apprête-t-il à prendre congé.

– Cette enquête, vous allez pouvoir la mener seul ? lui demande Anna.
– Je pense pouvoir me débrouiller !
– Je vais avoir un peu de temps libre des jours-ci, si vous avez besoin d’un coup de main ?
– Un coup de main est toujours le bienvenu, mais vous savez, dans une enquête certaines choses sont fastidieuses, par exemple il faut parfois poireauter des heures devant chez quelqu’un. Alors c’est vrai qu’à deux c’est moins pénible, mais bon…
– Ce serait avec plaisir, tenez, voici ma carte, n’hésitez pas si vous avez besoin.

Il s’en va il me fait la bise et tend la main à Anna.

– Vous pouvez m’embrasser aussi ! Lui dit-elle.

Il le fait, ça a l’air de lui faire plaisir ! Ah, les hommes !

– Un massage, ça te ferait du bien ? Me propose-t-elle à brûle pourpoint.
– Un vrai ?
– Ben, oui, tu me connais ?
– Justement ! Tu serais capable de me faire un vrai massage combien de temps ? Je veux dire combien de temps avant qu’on s’envoie en l’air ?
– Je sais pas moi, trois minutes !
– Ah ! Quand même !
– Bon on se met à poil !
– Toi tu n’as pas besoin ! Lui fais-je remarquer.
– Ben si, sinon, je vais me tacher, avec l’huile…

Anna je la connais par cœur ! Depuis le temps… Pourtant elle m’excite toujours, et aujourd’hui elle s’amuse à en rajouter elle se tortille, elle se pince le bout des seins, elle fait des effets de langues.

– Tu m’as l’air bien excitée !
– Ah, tu trouves ?
– Dis-moi, c’est qui exactement ce type ?
– Lequel ?
– Ben celui qui vient de sortir.
– Jacques ? Ben, je t’ai dit : c’est un client, plutôt sympa.
– Et il t’a proposé de t’aider comme ça sans arrière-pensées ?
– Des arrières pensées, les gens en ont toujours, mais il a l’air correct.
– On verra bien ! Et tu lui fais quoi quand tu le domines ?
– T’es bien curieuse !
– Comme une vieille chatte.
– Bof, la routine, sinon il aime bien que je l’encule avec le gode !
– C’est marrant, ce mec-là je ne l’imagine pas avec un gode dans le cul. Et tu ne lui as jamais proposé de prendre une vraie bite ?
– Si, mais monsieur réfléchit !
– Et pourquoi, tu ne lui forces pas la main ?
– Parce que le moment n’est pas venu ! Je lui forcerai la main, comme tu dis quand il aura envie que je lui force la main. Si je le fais avant, il risque de culpabiliser et je ne reverrais plus.
– C’est compliqué les bonshommes !
– Un peu oui !
– C’est tous des enculés potentiels, alors ?
– Tu nous fais quoi, là ? De la philo ?
– Laisse tomber, allez, allonge-toi que je te masse et on a dit trois minutes de vrai massage !

Mais avant de m’allonger je m’en vais chercher deux serviettes dans la salle de bain et de l’huile de massage.

– La deuxième serviette, c’est pour quoi faire ?
– Pour me cacher le cul !
– Pourquoi ? T’as choppé un furoncle ?
– Non mais à chaque fois que tu vois mes fesses, tu ne peux pas t’empêcher de me les tripoter de façon triviale.
– V’la que je suis triviale, je vais t’en foutre du trivial ?
– Ah, oui, et où ça !
– Tu verras bien ! Non mais franchement je la pose sur ton cul, cette serviette ?
– Oui, je t’ai dit !

Mademoiselle finit par se taire, je m’installe, elle me pose l’une des serviettes sur mes fesses en poussant un gros soupir d’exaspération, et c’est parti.

Elle commence par les épaules. Elle a les mains douces, elle fait ça très bien et ça me fait un bien fou. La nuque, le dos… je ferme les yeux, j’essaie de déstresser. Elle recommence : les épaules, la nuque, le dos. Elle redescend, envoie valser la serviette que j’avais sur les fesses. Je ne dis rien, pas envie de me chamailler, elle me masse les fesses, du vrai massage, puis les cuisses.

Ce n’est pas vrai qu’elle reste sage ! Je n’ai pas l’heure à proximité mais ça fait probablement plus de trois minutes qu’elle me masse de façon « traditionnelle » et je commence à me sentir vraiment mieux.

J’ai de nouveau droit à un tour complet : les épaules, la nuque, le dos, les fesses les cuisses et de nouveau les fesses.

Cette fois elle m’écarte les globes, mais sans insister, envoie ses mains ailleurs, puis recommence. Ça l’amuse, on dirait.

Je commençais à me dire qu’elle était capable de me faire un massage qui ne soit pas sexuel et à m’en étonner, quand soudain la voilà qui m’écarte mes fesses une fois de plus, je sens sa langue qui me léchouille le trou du cul.

– Anna tu n’es pas sage !
– C’est juste un bisou en passant, tu m’aimes plus ?
– Si !
– Alors je continue ?
– Ben oui !

On ne se refait pas !

J’ai envie de la prendre dans mes bras pour l’embrasser et la caresser, mais j’attends un peu parce que la feuille de rose qu’elle me prodigue est de très haute volée, j’en frémis de plaisir.

Elle laisse tomber (si j’ose dire) sa langue pour m’enfoncer un doigt, puis un deuxième, puis un troisième, me voilà avec trois doigts dans le cul qui vont et qui viennent, je n’en peux plus, je vais jouir, je jouis, je mouille, je braille.

Je me retourne, on s’enlace, on s’embrasse, elle me suce mes nichons, on s’embrelificote dans tous les sens et me retrouve avec sa bonne petite chatte à lécher.

Ça sent la femme, ça sent le plaisir, ça sent la mouille, peut-être un peu l’urine aussi, je lui aspire le clitoris, elle ne met pas longtemps à partir, elle crie, on s’embrasse de nouveau, on est en nage, bonnes pour la douche…

Sacrée Anna !

A suivre

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Une réponse à Chanette 23 – La mallette noire par Chanette – 5 – Le sexe, ça déstresse !

  1. Forestier dit :

    C’est bien vrai, ça que le sexe, ça destresse… et Chanette nous le conte si bien…

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