Chanette 20 – La clé – 14 – Six dans un donjon par Chanette

14 – Six dans un donjon


Mercredi 27 Mars

- Ah ! Tanya, il faut que je te raconte, j’ai appris plein de trucs que je ne savais pas sur l’affaire Darousse.

Didier Remiremont se lance dans un grand récit un peu confus, dans lequel Tanya se perd un peu.

- Et tu sais pas la meilleure ? Ça s’est terminé en partouze !
- Vous vous êtes fait la Gina, à deux ?
- Oui, mais pas seulement, cette fille avait un fantasme : elle voulait voir deux mecs en train de se faire des choses.
- Ah ! Raconte ! demande Tanya, soudain beaucoup plus intéressée.
- Ben, on s’est un peu sucé la bite…
- Ça t’a plu ?
- Hé, ma fois, ce n’était pas désagréable !
- Laisse- moi deviner la suite, tu t’es fait enculer ?
- Ben, non ! Ce con d’Albert est tombé en panne !

Tanya éclate de rire !

- Ben qu’est-ce qu’il y a de drôle ?
- Rien, j’imagine la scène !
- Alors pour en finir, c’est moi qui ait enculé Albert, je l’ai fait pour faire plaisir à la fille, c’est pas vraiment mon truc d’aller baiser un mec.
- T’as qu’à le revoir cet Albert et lui demander qu’il te baise !
- C’est plus ou moins prévu…

Il lui raconta.

- Dis donc Didi, pourquoi je n’aurais pas le droit de participer ?

Il réfléchit un moment avant de se dire qu’effectivement, ça devrait pouvoir se faire.

Jeudi 28 Mars

Albert a reçu un appel d’Evelyne Roche. Il ne s’y attendait pas du tout. Elle lui a demandé de passer après le travail.

Elle s’est habillée avec une certaine coquetterie, mais son maquillage arrive mal à dissimuler la fatigue de son visage.

- Ça n’a pas l’air d’aller ?
- Non, ça ne va pas du tout. Je pensais m’en sortir. J’étais trop sûre de moi, je tombe de haut !
- Euh…
- Tu ne comprends pas, c’est normal. Je me retrouve du jour au lendemain sans ressources. Je me disais « ce n’est pas bien grave, je saurais faire ce qu’il faut pour que mon ex compagnon rentre au bercail »…
- Et ça n’a pas marché ?
- Non, le ton a monté, on s’est engueulés et tout ce que j’ai gagné, c’est deux baffes dans la gueule.
- Charmant !
- Je croyais avoir quelques amis. Les amis quand tu es dans la merde, tu les comptes et le compte il est vite fait, zéro, la bulle. Pas de famille, pas d’amis, pas de fric, c’est pas mal, hein ? Je peux vendre quelques meubles, des bouquins, des bricoles, ça ne va pas m’emmener bien loin. Je vais faire des démarches pour demander le RMI, je ne pourrais même pas payer le loyer de l’appart.
- Et qu’est-ce que tu attends de moi ?
- Rien, on se connait à peine ! J’avais juste envie de parler à quelqu’un. Mais si t’as une idée, tu peux me la dire !
- Là comme ça, tout de suite, non !
- Tant pis, il me reste un fond de whisky, t’en veux ?
- Non, garde-le !

Cet alors qu’Evelyne enleva son haut, puis se mit à retirer son pantalon.

- Tu fais quoi ?
- Ben, ça s’voit pas ? J’me fous à poil !
- Tu sais, je suis pas trop en forme…
- C’est pas grave, je veux juste te demander quelque chose.

Albert la regarde finir de se déshabiller. Un léger trouble commence à l’envahir.

- Avec ce qui me reste de mon ancienne beauté, si je fais la pute, on me donnera combien ?
- Tu es folle !
- Non, je suis très sérieuse ! Réponds- moi !
- Je, je… sais pas…
- T’as bien une idée, il n’y a qu’à toi que je peux demander une telle chose.
- Mais comment veux-tu…

Il s’arrêta net de parler en voyant son air désespéré.

- 150 pour une heure, mais je dis peut-être une bêtise.
- C’est un maximum ?
- Non, j’en sais rien, je ne suis pas si renseigné que ça !
- Admettons ! Dix passes pour payer le loyer, on va dire cinq pour bouffer, le coiffeur, les faux frais, ça fait quinze. Un client tous les deux jours ! Ça peut se faire ou pas ?
- Sans internet, ça va être dur !
- Pas besoin d’internet, je peux faire les aéroports, les casinos, les salles des ventes, les grands hôtels, les bistrots branchés… Avec un peu de pot, je trouverais peut-être même un type qui m’entretiendra. Allez, c’est décidé, je commence demain.
- Et si ça marche pas ?
- J’me flingue !

Et elle n’avait absolument pas l’air de plaisanter.

- Je reviens ! Dit-elle.

Quand elle revint, elle arborait un sourire étrange et tenait un martinet à la main.

- T’es sûr que tu ne veux pas boire un whisky ?

Il n’en voulait toujours pas. Evelyne se servit un verre et en avala une gorgée, puis tendit le martinet à Albert :

- Fouette-moi ! Lui demanda-t-elle en se retournant
- Je…
- S’il te plait, j’en ai envie, j’en ai besoin !

Elle se pencha légèrement en avant afin de mieux offrir sa croupe.

- Après tu pourras m’enculer, ou te branler ou ne rien faire du tout, c’est comme tu le sens.

Albert se demandait ce qu’il fabriquait chez cette femme, mais frappa néanmoins une première fois.

- Tape un peu fort, mais sans laisser de marques.

Albert frappe de nouveau, plusieurs fois. Il sent remonter en lui d’étranges instincts sadiques, tout comme la première fois. Il pense pouvoir se dominer, mais est incapable de freiner son érection montante. Pourquoi la freiner d’ailleurs, cette rigidité inattendue étant plutôt la bienvenue. Il frappe encore quelques coups, puis repose le martinet.

- Encore un peu !
- J’ai peur que ça aille trop loin, t’as déjà le cul bien rouge.
- Juste un dernier !

Il le lui appliqua, sans force excessive. Evelyne s’approcha de lui, testa le contenu de sa braguette.

- Mets-toi à l’aise !
- J’ai pas de capotes ! S’aperçut alors Albert.
- Aïe ! Moi non plus !
- Je peux descendre en chercher !
- Pfff ! Le temps d’y aller et de revenir, le charme sera rompu. Branle-toi !
- Euh !
- Si ! Branle-toi !

Albert baissa son pantalon, et se mit à se masturber frénétiquement en regardant les seins d’Evelyne.

- Jouis sur mes nichons si tu veux !

C’est ce qu’il fit, envoyant une longue giclée sur le torse de l’ancienne chef comptable, qui sans transition et de façon fort peu romantique s’en alla chercher deux kleenex.

- Je suppose que maintenant, tu vas rentrer ?
- Faut bien ! Et toi, tu vas faire quoi ?
- Rien ! Bouquiner ou regarder la télé.
- Tu ne vas pas manger ?
- J’ai pas faim, et de toute façon, y’a plus rien dans le frigo.

Albert sortit de son portefeuille deux billets de 50 euros et lui tendit

- C’est pour toi !
- Mais je ne t’ai rien demandé !
- Je sais ! C’est pour que tu t’achètes de quoi bouffer.
- Merci Albert.

Il ne prolongea pas cet entretien et prit congé d’Evelyne après un chaste bisou.

« Ma première passe ! » Se dit Evelyne, « espérons qu’elle me portera bonheur. »

Chez lui, Albert se mit à l’aise et en attendant que le diner soit prêt, s’affala dans un fauteuil et se plongea dans la lecture d’un journal gratuit. Il alluma une cigarette, puis la posa sur le bord du cendrier. C’est alors qu’il y remarqua la présence d’une « Craven A », à moitié consumée. Le problème c’est que ni lui, ni Sandrine, son épouse ne fumait des clopes de cette marque. Le fumeur de « Craven A » était donc une tierce personne.

Mais qui ? S’il lui posait la question, elle répondrait n’importe quoi, alors à quoi bon, d’autant qu’il n’était pas jaloux. Pas jaloux mais joueur, aussi pendant le repas, il demanda l’air de rien.

- Qu’est-ce que t’as fait de beau, aujourd’hui ?
- Rien. Deux trois courses ce matin, et cet après-midi j’ai fini le repassage que j’avais en retard… Demain j’ai ma gym et le kiné…

Bref personne n’était venu à la maison et la « Craven A » était arrivée toute seule et s’était allumé toute seule… Et comme il lui paraissait impossible qu’elle n’ait pas remarqué ce mégot, il s’agissait donc d’un signe qu’elle lui adressait.

Sans doute voulait-elle lui indiquer qu’elle le trompait ? Comme s’il ne le savait pas ! Mais pourquoi ajouter de l’explicite quand l’implicite crève déjà les yeux ?

Et pourtant Sandrine l’aimait, et ça se voyait. Quand un couple se défait, ça se voit, ça se sent. Sandrine ne s’éloignait pas de lui, gentille, chouchouteuse… évidemment au plumard il était conscient de ne pas lui apporter tout ce dont elle avait besoin. Alors qu’elle ailler voir ailleurs, se disait Albert, qu’est-ce que j’en ai à faire… du moment qu’elle reste avec moi.

Ce mégot était peut-être l’expression d’une certaine franchise, genre « Je te trompe, je veux que tu le saches mais je ne sais pas comment te le dire » A moins que ça aille encore plus loin : « Je le fais, alors si tu le fais aussi, je ne dirai rien ». Mais comment pouvait-elle imaginer qu’il puisse avoir une maitresse avec ses problèmes sexuels ?

Et pourtant ! On était le 28 mars, il y avait quatre semaines jour pour jour, qu’il avait rencontré Mylène. Quatre semaines qui avaient changé sa vie, lui qui avait auparavant une petite vie pépère, s’autorisant juste quelques fantaisies passagères avec des dominatrices professionnelles, avait trouvé le moyen de coucher avec trois femmes différentes, de s’être fait virer puis embaucher ailleurs, puis viré de nouveau et enfin réintégré, il était allé au Luxembourg accompagné d’un gorille, avait sucé des bites et s’était fait sodomiser.

- A quoi tu penses ?
- A rien !
- Ça m’étonnerait que ça soit à rien ! Tu as l’air joyeux comme un pinson, je te ressers de la salade ?
- Oui bien sûr ! Répondit-il sans se départir de son surprenant sourire.

Sandrine comprit alors qu’Albert avait compris quel genre de message elle avait voulu lui adresser avec le mégot du cendrier. Elle en fut satisfaite et arbora à son tour un sourire béat.

Vendredi 29 mars

- Allo, Albert c’est Didier ! T’es toujours partant pour ce qu’on avait dit ?
- Oui, oui !
- Y’a un jour qui t’arrange ?
- Mardi, je serai en province, mais je serai de retour à Paris vers 15 heures…
- Super, je vais essayer d’avoir un rendez-vous à 16 heures. Je vais venir avec ma secrétaire, c’est une blackette, elle est mignonne et pas farouche, ça ne te dérange pas ?
- Non, non !
- Si de ton côté tu as une copine que ça intéresse, n’hésite pas, plus on est de fous, plus on rigole.
- Non, je n’ai pas de… Quoique si, peut-être mais c’est pas sûr…
- OK, on se rappelle.

Albert compose le numéro d’Evelyne.

- Je voulais prendre de tes nouvelles…
- C’est la cata ! Je suis boulevard Saint-Germain, ça fait trois terrasses de bistrot que je fais, je dois mal m’y prendre, j’ai juste branché un type, il était d’accord pour une pipe à 50 euros, j’ai refusé.
- J’ai peut-être une idée…
- Dis toujours…

Chanette, enfin

Quelle journée ! Un client barje ! Ça arrive, je n’ai rien contre les travestis, mais celui-là ne se met en tenue qu’une fois dans mon studio, il y passe un temps fou et après avoir fait son cinéma, il passe autant de temps à redevenir « monsieur tout le monde ». En plus il n’est pas aimable et plutôt glauque, le seul avantage c’est qu’il me paie bien, Mais quelle fatigue !

Je consulte ma messagerie, j’ai un SMS de Didier, le détective.

« Si on vient à quatre c’est possible, mardi à 16 heures ? »

A quatre, il est fou ! C’est ingérable ! Je le rappelle. Il m’explique qu’il souhaite que je « l’oblige » à avoir des relations sexuelles avec un autre homme, et que la personne qui viendra avec lui en est d’accord. L’une des femmes sera Tanya que j’ai déjà rencontrée quant à l’autre, il ne la connait pas… J’hésite un peu.

Il n’est pas si courant que je reçoive des couples, mais ça m’arrive et j’ai toujours dans ce cas, une petite appréhension en ce qui concerne le rôle de Madame. Amener Madame dans un donjon n’est la plupart du temps que le fantasme de Monsieur, la conjointe se contentant de suivre. Reste alors à savoir si son consentement en tant que soumise apparente n’est pas plutôt de la simple obédience !

Le second problème est le nombre. Diriger trois personnes passe encore, quatre, ça devient compliqué, sauf si certains des protagonistes ne souhaitent que regarder.

Mais Didier me précise que tout le monde sera soumis. J’explique qu’il serait peut-être judicieux et pratique qu’il y ait dans ce cas deux dominatrices…

- Si c’est avec Mademoiselle Mylène, ça peut se faire.

En fait je ne pensais pas à elle pour ce genre de choses, mais après tout pourquoi pas ?

On discute un peu tarifs ! Et oui, ça commence à faire une belle addition, tout ça ! Bref on se met d’accord. Enfin presque parce qu’il faut qu’il informe son copain… Ça commence à devenir bien compliqué, cette affaire-là !

Miracle : J’arrive à joindre Mylène sans difficulté. La date lui convient, mais pas les tarifs.

- Tant pis, je vais demander à quelqu’un d’autre.
- Désolée !
- C’est dommage, ça t’aurait intéressée, ce n’est pas tous les jours que j’ai deux couples de soumis.
- C’est quoi ? Des bourges, des artistes, des gens connus ?
- C’est Didier et sa blackette, l’autre couple je sais pas.
- Ah ! Mais ça change tout ! Elle est marrante, cette blackette.
- Alors c’est bon ?
- Yes !

Cinq minutes plus tard, Didier rappelait pour me confirmer définitivement. Fin de la négociation ! Ouf ! Quelle salade ! Message suivant : C’est Nœud-Pap qui veut venir mercredi prochain. Ça ne devrait pas poser de problème, mais j’ai soudain une idée bien salace.

- J’ai eu ton message ! Tu peux parler, là ?
- Oui, oui !
- Mercredi, c’est possible, mais si tu venais mardi ce serait mieux.
- Mardi, ça risque d’être un peu compliqué.
- C’est dommage !
- Parce que ?
- Parce que il y a aura de la bite !
- Ah oui, évidemment…
- Je connais l’un des mecs qui sera là, d’ailleurs tu le connais aussi, c’est le détective qui est venu dans ton magasin foutre la trouille au petit chinois….
- Ah, c’est l’un de vos clients ?
- Non pas du tout, je ne l’avais jamais vu mais disons que nous avons lié connaissance. Il a une très belle queue, tu devrais te régaler.
- Si vous me prenez par les sentiments…
- Alors d’accord pour mardi ?
- Faut que je m’organise.
- Tu n’as pas envie de sucer une bonne queue ?
- Si bien sûr, mais…
- Dis-le, je veux t’entendre ! Dis-moi que tu as envie de sucer une bonne queue.
- Oui, oui, j’ai envie de sucer une bonne queue.
- Tu pourras peut-être même avoir une queue dans la bouche et une autre dans le cul ! Elle n’est pas belle la vie ?
- Oui, mais…
- Tu veux que je te la décrive, la queue de Didier ? Tu sais, elle est très belle et très douce, soyeuse, j’ai adoré la caresser et la prendre dans ma bouche… Alors d’accord pour mardi ?
- Mais je pourrais pas venir avant 15 heures !
- Mais c’est très bien, ça 15 heures. La petite partouze est prévue à 16 heures.

Et voilà c’est réglé ! Qu’est-ce qu’on peut perdre comme temps en formalités !

- Vous avez un problème, monsieur Berton s’inquiéta Odile, la jeune collaboratrice de Nœud-Pap, alias Marcel Berton

C’est vrai qu’il est tout bizarre après cet échange téléphonique. Il est tout rouge, il transpire et en plus il bande…

- Non, non, ce doit être ma tension !
- Vous devriez peut-être boire un grand verre d’eau.

Elle n’est pas complétement dupe, elle l’a vu de loin en train de téléphoner, et c’est cela qui l’a mis dans cet état. Décidemment, elle le trouve bizarre son patron en ce moment. Jusqu’ici tout se passait bien. Quand Odile s’était aperçue que Berton regardait les femmes avec énormément de passion, elle s’était dit qu’en s’habillant un peu sexy, elle pourrait peut-être obtenir une augmentation.

Mais l’intérêt de Berton pour Odile n’avait jamais dépassé le stade du petit sourire et du coup d’œil coquin. Jamais une parole déplacée, jamais un geste équivoque.

Alors elle avait arrêté de s’habiller sexy…

- Mademoiselle Odile, si je peux me permettre, je préférais votre tenue de la semaine dernière. Mais ne prenez pas cela comme réflexion désobligeante, vous êtes parfaitement libre de vous habiller comme bon vous semble… lui avait-il déclaré.

Alors elle s’était de nouveau habillée sexy et attendait toujours son augmentation.

Berton n’était pas bavard et Odile ne savait pas grand-chose de lui. N’empêche que les bizarreries s’accumulaient au magasin. D’abord cette agression le mois dernier, un soir juste après son départ avec cette rocambolesque intervention de deux nanas, puis ce chinois bizarroïde délogé quelques jours plus tard par un commando de quatre personnes. Odile se demandait si son patron ne menait pas une étrange double vie…

- Votre verre d’eau !
- Ah oui, merci Odile

Il se passa alors à cet instant quelque chose de très bref, presque imperceptible. Berton porta sur Odile un curieux regard rempli de concupiscence. Presque imperceptible avons nous dit, mais il n’échappa pas à la jeune femme, qui répondit d’un sourire. Et ce fut tout.

Odile se dirigea vers les minuscules toilettes accessibles par l’arrière salle. Elle oublia volontairement d’en fermer la porte… Au cas où… Mais il ne se passa rien.

Mardi 2 avril

Nœud-Pap est à l’heure. Il est manifestement ravi de me voir, on se fait la bise.

- Alors, ça va ?
- Oui, j’étais dans un drôle d’état quand vous m’avez téléphoné ! Odile, mon assistante se demandait ce que j’avais…
- Oh ! Je suis désolée, je ne pensais pas te causer des ennuis.
- Non, non, il n’y a pas de soucis, c’est moi qui ai été con, j’aurais jamais dû lui montrer que j’étais troublé.
- Il risque d’y avoir des conséquences ?
- Pas du tout, elle est amusante, elle aimerait bien que je lui donne une augmentation, mais je ne sais pas jusqu’où elle est prête à aller. Elle ne le sait sans doute pas elle-même et comme je ne rentre pas dans son jeu, ben on le saura jamais.
- Elle ne t’intéresse pas ?
- Si d’une certaine façon, elle est mignonne, j’aimerais bien la voir à poil, la caresser…

Son regard s’égara un moment. Il me fait marrer, Nœud-Pap !

- Mais bon, je préfère garder mes distances… Enfin, c’est ce que je me dis… Il ne faut jamais jurer de rien.
- Jamais ! Approuvai-je. Sinon, plus de problème de clé USB ?
- Non, mais quelle histoire débile quand j’y repense ! Enfin c’est quand même de ma faute, si je n’avais pas oublié ma clé chez vous, il n’y aurait pas eu toute cette série de quiproquos.
- Tu ne pouvais pas savoir… Non c’est moi qui ai déconné, je n’aurais jamais dû ramasser cette clé au musée… mais dans ces cas-là on ne réfléchit jamais.

Il me regarde avec des grands yeux étonnés. Normal !

- Je n’ai jamais eu l’occasion de t’expliquer tout ça ! Nous n’aurions jamais dû être mêlés à cette affaire. Je te raconterai toute l’histoire ce soir au restaurant.
- Au restaurant ?
- Ben, oui, au restaurant ! Tu ne vas tout de même pas refuser une invitation, il n’y aura que toi et moi !
- C’est que… Il faut que je prévienne ma femme…
- Bien sûr, préviens-la.

Il téléphone, me dit que c’est arrangé et me donne ma petite enveloppe. A partir de ce moment-là, Nœud-Pap redevient mon client, mon soumis.

- A poil, esclave !
- Oui, maitresse !

J’attends qu’il soit entièrement nu, et je lui accroche un coller de chien muni d’une laisse autour de son cou.

- Tu vas être un bon esclave ?
- Oui, maitresse !

Je le fais mettre à quatre pattes et je le promène d’abord dans le studio comme un toutou, puis je prends un gode qui « trainait » par-là et je le lance à l’autre bout de la pièce.

- Va chercher ! Va chercher le gode ! Et ramène-le entre tes dents.

Il y va, il revient !

- Fais le beau, donne à ta maîtresse !

Je lui fais faire ça plusieurs fois, je m’amuse comme une gamine : il est trop rigolo Nœud-Pap en train de faire le toutou. Il faudra qu’un jour je prenne des photos souvenirs.

Pour la je ne sais combientième fois, il me rapporte le gode, je le prends et me le maintiens sur le pubis.

- Suce ! Suce ma bite !

Il se met à sucer le machin avec une frénésie qui fait plaisir à voir, alternant les petits coups de langue et le « tout dans la bouche »

On passe à autre chose : je prends deux pinces à seins reliées entre elles par une petite ficelle et les lui fixe sur ses tétons.

- Ah !
- Tais-toi, tu adores ça !
- Oui, maîtresse.

Je tire au maximum vers moi, vers le haut, vers le bas. Nœud-Pap me fait d’affreuses grimaces mais sa bite réagit bien : il bande comme un âne ! J’ai envie de m’amuser avec ses couilles, dont je pince la peau avec des pinces à linge. J’en mets plein : des rouges, des jaunes, des vertes, des bleues, c’est très joli. Il jappe à chaque fois. Avec un lacet, je lui ligature la base du pénis et les testicules (les gesticules comme disait ma grand-mère). Le but de l’opération est d’entraver la circulation du sang et de maintenir ainsi l’érection. Le jeu peut être dangereux, mais il suffit de ne pas le faire durer trop longtemps.

Histoire de varier les plaisirs, je le fais se retourner et je lui fais rougir les fesses avec un martinet. Il déguste Nœud-Pap, il déguste.

- Je ne te marque pas trop, parce qu’il faut que tu conserves un joli cul pour quand tu vas te faire enculer… Parce que tu es bien venu pour ça… N’est-ce pas, esclave ?
- Oui, maitresse !

Je lui écarte assez brusquement les fesses, je mouille mon index et je le lui introduis dans le cul.

- T’aimes ça, hein ? Tu aimes bien tout ce qui entre dans le cul, les doigts, les godes, les bites…

Il se tortille de façon assez grotesque, il est temps de m’harnacher du gode ceinture et de lui faire une petite séance de « je rentre-je sors » dans son petit troufignon.

J’ai bien dû le pilonner pendant presque dix minutes. J’en ai des suées.

Gérer le temps n’est pas une évidence dans ce genre de prestation, le client paye pour une heure, ce qui fait compte tenu du déshabillage et du rhabillage 50 minutes. Autant dire qu’il ne faut pas se presser, faire des gestes lents, faire durer tous les préparatifs, joue sur l’attente… Et oui, c’est un métier !

N’ayant pas en tête l’adresse précise, Didier avait proposé un rendez-vous secondaire à la sortie du métro, place de la Trinité. Après les présentations d’usage, le petit groupe emprunta la rue Blanche. Albert assez angoissé de se retrouver dans mon quartier finit par demander :

- Elle s’appelle comment la fille chez qui on va ?
- Christine ! Répondit Tanya, une très belle femme !

Voilà qui rassure Albert qui n’avait aucune envie de se retrouver face à moi après la sombre embrouille dans laquelle il m’avait embarquée.

Par contre, quand il arrive au pied de l’immeuble, il ne comprend plus. Deux dominas à la même adresse ? Et quand Didier sonne à ma porte, il ne peut plus reculer. Il angoisse un max, Albert !

Ça sonne, je fais entrer et je ne peux m’empêcher de crier ma surprise en découvrant Albert :

- Toi !
- Je vais vous expliquer…

Je prends sur moi pour me reprendre. Je ne vais quand même pas prendre le risque de gâcher une si belle enveloppe !

Didier et Tanya me font un bisou comme si nous étions de vieux copains. Ils sont rigolos, tous les deux. Evelyne se présente en me serrant la main. Elle a une bien belle prestance, cette femme mature ! Tailleur beige, chemisier chic et foulard Hermès. La classe !

Mylène n’est pas encore arrivée, je consulte mon téléphone : pas de message, elle devrait donc être là d’une minute à l’autre.

- Mon assistante va arriver, en attendant vous allez me donner mon petit cadeau… Les sous quoi, dus-je préciser devant le regard ahuri de Didier, et vous déshabiller.

Tout ce petit monde se fout à poil dans la décontraction la plus totale, pour un peu on se croirait dans les vestiaires d’un sauna.

- S’il y en a parmi vous qui ont des exigences particulières, c’est le moment d’en parler, parce qu’après on va vite rentrer dans le vif du sujet.

Je sens Evelyne chercher ses mots, elle veut me dire quelque chose mais ça ne sort pas. Pas bien grave, j’avais justement l’intention de m’entretenir en privé avec elle.

- Je reviens ! Mettez-vous à genoux tous les quatre et dos à dos. Non pas comme ça, disposez-vous en croix. Voilà ! Comme ça !

Je file dans le donjon. Je m’approche de la cage où est enfermé Nœud-Pap :

- Ils sont tous là, patiente un petit peu ! Lui lançai-je avant de recouvrir sa cage à l’aide d’une bâche.

Je m’empare de deux colliers de chiens auxquels sont accrochées des laisses, j’en ai pas pour tout le monde, pas bien grave. J’en balance un à Albert.

- Passe ça au cou de ta copine !

Il obtempère sans broncher.

Toi, mets-toi à quatre pattes et viens avec moi, ordonnai-je à Evelyne, en tirant sa laisse.

- Je…
- Je sais, viens à côté. Vous autres vous ne bougez pas, si ça sonne j’irai ouvrir.

Et je l’emmène dans le donjon, dont je referme la porte.

- Bon, tu voulais me dire quelque chose ?
- C’est un peu compliqué !
- D’accord ! Alors question préalable : tu es là de ton plein gré ou pour faire plaisir à quelqu’un ?
- Je ne comprends pas… Enfin je veux dire, j’étais d’accord pour vivre cette expérience.
- Personne ne t’a forcée ?
- Non, mais pourquoi cette question ?
- Une fois un couple est venu ici, le type voulait que je domine ça femme, j’ai commencé la séance et je me suis très vite aperçue que quelque chose collait pas. En fait la fille voulait que j’arrête. Le gars voulait que je continue. J’ai arrêté, il y a eu une embrouille, en fait la fille n’était pas chaude, elle est quand même venue sous l’insistance de son mec et ça a tourné à la catastrophe. J’ai remboursé le type et je les ai foutus dehors. Je ne veux pas revivre cette expérience, je veux que les gens qui viennent ici soient entièrement consentants.
- Je comprends mieux, cette position est tout à votre honneur. Donc je vous confirme être entièrement consentante. Mais j’en profite pour vous dire autre chose, si vous voulez bien.
- Vas-y !
- En un mot, je me retrouve du jour au lendemain sans ressources. J’ai essayé de me prostituer, mais je dois mal m’y prendre… Albert m’a alors conseillé d’essayer de faire des dominations.
- Ça ne s’improvise pas…
- Je sais, mais il se trouve que je connais un peu ce qui se fait dans ce domaine, j’avais un compagnon dominateur qui m’emmenait parfois dans des soirées spéciales. Ce que je voulais voir, c’est comment ça se passe au niveau professionnel.
- Ah ! Je comprends ! Alors disons que tu auras juste un petit aperçu…
- On verra bien… mais j’aimerais qu’on puisse en parler quand on aura fini la…
- La quoi ?
- Ben, la petite partie !
- Pas de problème. Reste là, les autres vont te rejoindre !

Mylène n’est toujours pas là. Qu’est-ce qu’elle fabrique ? Elle pourrait au moins téléphoner ! Ça commence à m’inquiéter. Je l’appelle, miracle elle répond :

- Ben, t’es où ?
- Dans l’escalier ! J’arrive.

J’ouvre la porte, elle est toujours aussi craquante.

- J’ai pris un taxi, y’avait des embouteillages… Sont arrivés tes zouaves ?
- Ils sont dans le donjon… On t’attendait.
- Faut que je pose mes affaires. Je me change où ?
- Dans la salle de bains. Tu me donneras tes affaires.
- Pour la tenue, j’ai pris des dessous noirs avec une guêpière. Ça va le faire ?
- Mais oui…

Elle se fout à poil à la vitesse « grand V ». Elle m’excite, elle m’excite ! Elle se met ses trucs, finit par les bas, veut aller trop vite, trouve le moyen d’en filer un, jure comme un charretier :

- Putain de bordel de merde ! Une paire toute neuve ! Ils nous vendent vraiment de la merde, ces putains d’enculés !

C’est décidément la super forme !

- C’est pas grave !
- Si c’est grave, t’as pas une paire ?
- Non ! Mentis-je estimant qu’on avait perdu assez de temps comme ça.
- Je fais quoi ?
- Tu restes comme ça, ça donne un genre !
- Tu parles !
- On y va !

Je ne sais pas qui de Mylène ou d’Albert a été le plus surpris de trouver l’autre ici, mais l’expression de leur bobine est du plus haut comique.

- Qu’est-ce que tu fous là ? Finit par demander Mylène.
- Je… Je suis venu avec Monsieur. Répond-il en désignant Didier. Mais toi…
- Remettons les grandes explications à plus tard, voulez-vous ? Sinon on ne va jamais commencer. Intervins-je.

J’avoue ne pas avoir trop réfléchi à la façon dont j’allais ordonnancer tout ça, mais j’adore improviser… Récapitulons : toutes ces personnes sont soumises, mais elles ne le sont pas forcément de la même façon. Les mecs ont des fantasmes bisexuels passifs mais n’en sont pas au même stade. Et Evelyne est surtout là pour voir comment ça se passe… il faudra d’ailleurs que je l’explique en aparté à Mylène. Et maintenant on gère… les trucs avec les mecs entre eux, ce sera pour la fin…

Je m’empare de deux cravaches, l’une pour moi, l’autre pour Mylène :

- On va commencer par leur chauffer le cul !

Je fais aligner nos quatre visiteurs de dos contre le mur et on se met à leur fouetter les fesses. On va d’un cul à l’autre sans trop se presser de telle façon qu’aucun des soumis ne peut deviner qui va le frapper et de quelle façon. J’applique ma méthode habituelle, alternant les coups appuyés et les coups moyens, les coups rapprochés et les coups espacés. Je chuchote au passage quelques conseils à Mylène.

Tout cela est ponctué d’une bonne dose de coprolalie, le soumis de base adorant se faire insulter. Le répertoire y passe allègrement : Grosse pute, pédé, salope, suceuse de bite, enculé, esclave de merde et j’en passe.

Ce qui me surprend, c’est qu’Evelyne encaisse vraiment très bien. En plus sa façon de calibrer sa chute de rein à chaque coup a quelque chose de tout à fait troublant !

- T’aimes ça, pétasse, hein ?
- Oui ! Aïe !

Je me rends compte que cette séance risque de ne rien lui apporter : trop de monde et sans doute trop de motivations et de comportements différents. Je lui proposerai un truc plus basique tout à l’heure. Mais en attendant, rien ne m’interdit de m’amuser un peu.

- Vous, les deux gouines, retournez-vous et avancez vers moi ! Mylène pendant ce temps-là, tu m’attaches ces deux esclaves. Lui (Albert) sur la croix, le nez au mur et l’autre sur le chevalet.

Je fais mettre les deux femmes face à face, je prends une double pince à seins reliée par une chaîne et je commence par clipper le téton gauche de Tanya. Mouvement de recul, elle n’a pas l’habitude de ce truc-là, d’ailleurs certaines femmes ne peuvent pas supporter cette pratique… Mais il suffit d’être un tant soit peu maso pour s’en accommoder.

Je replace la pince sur le téton de Tanya afin que ça soit moins douloureux. Elle fait une vilaine grimace mais ne proteste pas. J’attache l’autre pince sur le gros téton droit d’Evelyne. Je fais la même chose avec la deuxième chaîne et je relie le téton droit de Tanya au gauche d’Evelyne.

J’accroche ensuite des poids en plein milieu des chaînes, qui du coup s’incurvent en tirant sur les chairs. Instinctivement les deux femmes se rapprochent l’une de l’autre afin d’atténuer la douleur. Bientôt leurs visages ne sont séparés que par quelques centimètres.

- Roulez-vous un patin !

Ça ne leur pose aucun problème existentiel, bien au contraire : ces dames ont l’air ravies de la tournure des événements. Du coup je leur distribue des coups de cravaches sur les fesses. Non, mais des fois !

Je m’amuse encore quelques minutes avec les chaînes avant de les enlever.

Je libère les hommes, y compris Nœud-Pap que je vais chercher dans sa cage. Petit sourire de connivence (ou de complicité, allez savoir ?) entre ce dernier et Didier.

Je les fais aligner et demande aux femmes de leur sucer la bite à tour de rôle, tâches dont elles s’acquittent avec une évidente bonne volonté.

- Et maintenant vous vous retournez tous les trois, vous vous penchez et vous écartez bien vos fesses de pédés. Ces dames vont vous préparer le cul.

Evelyne lèche le cul de Nœud-Pap, Tanya celui d’Albert et pour qu’il n’y ait pas de jaloux, c’est Mylène qui s’occupe de celui de Didier.

- Bande de lécheuses de trous du cul ! Vous n’êtes bonnes qu’à ça, toutes les trois ! Je vais vous faire travailler pour moi, et vous sucrerez des bites et des trous du cul toutes la journée.

Ben oui, quand on délire, on délire !

Je tire Evelyne par les cheveux :

- Il a quel goût son cul ?
- Un peu fort, mais ça ne me dérange pas !
- Et toi ? Demandai-je à Tanya
- Moi j’ai le nez bouché !

C’est malin !

- Bon alors, maintenant les filles, vous mouillez vos doigts et vous leur enfoncez dans le cul. Faites les bien glisser, je veux les voir bien gigoter, ces trois esclaves !

Bon il est temps de passer à la séance de sucette.

C’est Nœud-Pap qui va commencer, il est à genoux, il suce la bite de Didier, et dans un instant il sucera celle d’Albert. Pendant qu’ils se font sucer, Mylène et Tanya continuent à leur doigter le cul

On permute : au tour de Didier de sucer, puis à celui d’Albert. Et puis comme tout ça est plutôt amusant, on recommence.

Troisième tour, ce ne sont plus les bites que je leur fais sucer mais les culs. Quelques réticences, mais pas de rébellion, ce sont de bons esclaves, de bons lécheurs de culs !

Vient donc le moment des enculades. Je pensais d’abord leur faire faire le petit train, avec changement de loco au milieu, mais ça m’a l’air un peu compliqué à coordonner.

Didier m’a confié qu’il souhaitait connaître cette expérience et que pour lui ce serait une première. J’ignore si c’est vrai et d’ailleurs je m’en tape, mais on va faire comme si… Et comme celui de deux autres qui bande le mieux, c’est Nœud-Pap…

J’installe mon soumis sur le chevalet, les bras ballants et attachés, les jambes écartées et également attachées. Je lui tartine le trou du cul avec du gel. Nœud-Pap s’encapote… Et c’est parti, ça rentre, ça sort, et ça fait gémir Didier.

- Alors c’est bon de se faire enculer ?
- Oui, mais…
- Mais quoi ?

Je ne sais pas ce qu’il voulait me raconter, mais je demande à Albert de lui mettre sa bite dans la bouche, ça l’empêchera de causer.

- Alors qu’est-ce que ça te fait, toi, de voir ton patron se faire enculer ? Demandai-je à Tanya.
- C’est grandiose !

Grandiose ! Faut peut-être pas exagérer non plus !

- Hummpf, humpf ! Bafouille Didier
- Qu’est-ce que c’est ?
- On va peut-être arrêter… C’est la première fois…
- Continue, toi derrière, ce ne sont pas les enculés qui commandent…
- Pitié, pitié…
- Ta gueule !

Je laisse passer une minute avant d’arrêter les frais. Je demande à Mylène de le détacher.

- Ça va ?
- Oui, oui, c’était bon, mais j’ai un peu mal au cul quand même !

Albert a pris la place de Didier sur le chevalet, mais excité comme il est, il ne tient pas la distance et jouit en trois minutes sous les coups de boutoir de Nœud-Pap.

Reste donc ce dernier à sodomiser et ce n’est pas Albert qui le fera. Je tends une capote à Didier.

- Entre enculés, il faut se rendre service ! Commentai-je.
- C’est bien naturel, et puis après tout ce Monsieur a une jolie paire de fesses.
- Ah, vous trouvez ?
- Oui, oui, et en plus, elles sont très douces…
- Bon c’est pas fini les deux pédés, là !

Didier a joui en enculant Nœud-Pap. Ce dernier regarde autour de lui avec un air désespéré, se demandant qui va l’aider à conclure…

- Ne t’inquiètes pas lui glissai-je en catimini, je te réserve pour la fin.

Je tends dans un coin du donjon une grande bâche sur le sol, j’attache ensuite les poignets d’Evelyne et de Tanya derrière leur dos, puis ainsi entravées, je les fais placer en position de soixante-neuf. Ce n’est pas évident et elles mettent un certain temps à comprendre qu’il convient de se mettre sur le côté pour y arriver correctement. Nous en profitons, Mylène et moi pour distribuer des coups de cravaches.

Pendant que ces dames font monter leur plaisir, je m’adresse aux hommes qui sont là tous les trois la bite au repos :

- Vous devez avoir envie de pisser ! Soulagez-vous sur ces dames, ça les rafraichira.

Et tandis qu’Evelyne et Tanya criaient leur plaisir, trois jets bien drus leur atterrissent sur le corps, achevant de terminer cette séance de domination très particulière dans la rigolade la plus échevelée.

On se passe des lingettes, on s’essuie, on se rhabille. Didier me quitte en m’assurant qu’il reviendra et part avec Tanya, sa secrétaire. Albert s’en va tout seul après avoir échangé deux ou trois mots avec Mylène et échangé un gros bisou baveux avec Evelyne, qui ne retrouve pas son soutien-gorge. Et tandis que je range quelques bricoles, j’aperçois cette même Evelyne en train de rouler un patin à Mylène.

Ça alors ! Il s’est passé des choses dans mon dos sans que je m’en aperçoive. Ça y est, elle a retrouvé son soutif. Les deux nanas partent ensemble, du coup je devais brancher Evelyne, qui ne l’oublions pas venait ici pour « apprendre », et bien je ne la brancherai pas… pas bien grave… Je devais aussi m’expliquer un peu avec Albert, il ne m’en a pas laissé le loisir, mais à quoi bon…

Me voilà seule avec Nœud-Pap.

- Pourquoi tu t’es rhabillé ?
- Je… je sais pas…
- Ben baisse ton pantalon, je vais te faire une pipe !
- Une pipe ?
- Ben, oui, tu ne veux pas ?
- Oh, si !
- Bon alors baisse ton pantalon… je vais te sucer bien comme il faut et après je t’emmène au restaurant.
- C’est la fête, alors ?
- On va dire ça comme ça.

Epilogue

Lundi 10 Juin

Maitre Constant rencontre brièvement Darousse dans sa prison.

- Alors, il a réagi ? Demande ce dernier à son avocat.
- Non, aucune réponse !
- C’est incroyable
- Non, il peut y avoir des tas de raisons, ils ont peut-être l’intention de divorcer, c’est peut-être un couple « ouvert », que sais-je encore ?
- Merde, merde, merde et trois fois merde ! Psalmodia Darousse.

Son plan était pourtant simple : il avait demandé à son avocat de fouiller dans la vie de Marchetti afin d’y trouver quelque chose qui puisse obliger ce dernier à abandonner sa plainte.

Maitre Constant s’était fait aider par un détective (non, non, pas Remiremont, un autre) qui avait fait ce qu’on fait toujours dans ces cas-là : découvrir l’éventuelle maitresse. La quête fut d’une facilité déconcertante : dès le lendemain l’avocat était en possession de photos de Marchetti et d’Agnès en situation très compromettante.

Marchetti reçut les photos par « porteur » accompagnées d’un petit mot : « Si vous ne voulez pas qu’on les adresse à Madame, veuillez abandonner la plainte déposée contre Monsieur Philippe Darousse ».

Marchetti se contenta de jeter tout ça au panier, avant de se raviser et d’enfermer l’enveloppe et son contenu dans son coffre. (On n’est jamais trop prudent) mais sans donner suite.

- On fait quoi ? Demanda Constant.
- On passe au plan B.
- J’envoie quand même les photos à Madame ?
- Si ça sert à rien, c’est pas la peine.
- Je vous revoie dans 8 jours. Mais si on se plante, vous allez me payer comment ?
- Je vous donnerai ma bagnole, elle est pratiquement neuve.

Lundi 17 Juin

Maitre Constant sortit une liasse de papiers de sa mallette et la tendit à Darousse.

- Voilà, c’est son relevé de compte au « Crédit Picard ». Toutes les fins de mois, il y a 15.000 euros qui tombent. Sur un an ça fait 180.000 euros !
- Et c’est quoi ?
- Impossible à savoir ! Ce sont des virements « PayPal » qui passent par internet. C’est complétement anonyme.
- Et comment vous faites pour arriver à vous procurer des relevés de comptes ?
- Il y a plusieurs méthodes, mais il suffit souvent d’avoir des bons contacts !
- Bravo, le secret de la vie privée !
- Laissez ce genre de considérations aux naïfs. On n’a rien trouvé d’autre, donc trois solutions : ou bien on se lance dans une enquête complémentaire, ça risque d’être long, très cher et rien n’est garanti, ou bien, on laisse tomber, ou alors on y va au bluff !
- Bluffez !

Mardi 18 Juin

Marchetti se demandait bien ce que lui voulait l’avocat de Philippe Darousse.

- Monsieur Marchetti, je vous propose un échange de bons procédés : je vous suggère d’abandonner purement et simplement la plainte déposée contre mon client.
- Et en quel honneur ?
- Laissons l’honneur tranquille, il s’agit d’un échange, d’un simple échange.
- Contre quoi ?
- Ma promesse de ne rien divulguer sur ces étranges rentrées d’argent mensuelles sur votre compte au « Crédit Picard ».

Marchetti devint blême.

« Comment ce con a-t-il pu trouver ça ? Il ne sait peut-être pas tout, il vaut mieux qu’il ne sache pas tout ailleurs. Arrêtons les frais de suite ! »

- D’accord sur le principe, mais il faut que je me justifie auprès de mon conseil d’administration !
- J’ai tout prévu. Monsieur Darousse vous propose un arrangement à l’amiable comprenant un plan de remboursement du préjudice estimé…
- Admettons.
- Et voici la lettre qu’il vous faudra signer puis adresser au procureur de la république en demandant l’arrêt des procédures. Ah, votre plainte concernait également une certaine Evelyne Roche. J’ai essayé à plusieurs reprises d’approcher cette personne qui n’est pas incarcérée, mais le contact n’a pas pu se faire…

« Autrement dit, elle l’a envoyé chier ! » traduisit mentalement Marchetti.

- Je n’ai donc rien à vous proposer en ce qui la concerne, mais la cohérence vous impose d’abandonner également…
- …les poursuites qui la concernent. J’ai compris, ce n’est pas la peine de me beurrer la tartine.
- Pardon ?
- Bon, je signe où ?

Lundi 9 Septembre

Darousse est libre. Après sa libération, il s’est offert un voyage de deux mois en Amérique du Sud. Son avion s’est posé ce matin à Roissy en provenance de Rio. Il retrouve son appartement. Il ne sait pas trop comment il va désormais occuper son temps, mais il a de l’argent, n’ayant aucunement l’intention d’honorer le plan de remboursement établi par son avocat. Il lui faut faire quelques courses, il fait un peu frais, il prend la veste qu’il portait le matin de son arrestation. Dans la poche il retrouve un carnet il l’ouvre : cinq noms y sont inscrits

« Carette, Remiremont, Brugnac, Leberger et Molay ! »

« Et bien, voilà de quoi bien m’occuper ! » Se dit-il avec un sourire sadique.

Il se met à siffloter, le cœur léger. Déjà dans sa tête il échafaude quelques plans qu’il lui faudra affiner. Il traverse la rue sans prendre la peine de regarder, trop préoccupé par ses pensées. L’autobus n’eut pas le temps de freiner… et Darousse n’exécuta jamais ses plans.

Fin de l’épisode

© Vassilia.net et Chanette (Christine D’Esde) janvier 2014. Reproduction interdite sans autorisation des ayants droits.

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3 réponses à Chanette 20 – La clé – 14 – Six dans un donjon par Chanette

  1. Muller dit :

    L’un des meilleurs ‘Chanette » qui se termine en apothéose
    Dans les aventures d’Astérix ça se termine en gueuleton
    Dans les aventures de Chanette, ça se termine en partouze

  2. belisaire dit :

    Cette ambiance érotique est extraordinairement bien écrite, Bandaison garantie pour les amateurs du genre

  3. 2mario dit :

    Jolie description de cette partouze bi et SM

  4. Dudule dit :

    J’aime toujours beaucoup mais je regrette que Chanette n’aie finalement été que peu présente dans cet épisode, en tout cas beaucoup moins que d’habitude. Un récit dense, complexe, riche en personnages secondaires, bravo !

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