Saint Valentin par Sainte-Nitouche

Je m’appelle Florence. Je ne suis ni belle, ni attirante. Sèche, pas
osseuse, mais ce qu’on appelle une fausse maigre. Peu de poitrine, des
grosses fesses rondes de jument. J’ai été mariée une dizaine d’années, puis
mon mari a disparu, et je n’ai eu de nouvelles de lui que trois ans plus
tard, pour le divorce. Que j’ai accepté avec soulagement. Je suis employée
de bureau dans une compagnie d’assurance. Pas d’amis, presque pas d’amies.
Certains de mes collègues de bureau avaient bien essayé de me draguer, voire
de me pincer les fesses, mais ce n’était pas allé plus loin.

Un jour, j’ai rencontré Philippe à une réunion professionnelle. Nous étions
une soixantaine de personnes, et je n’aurai pas pris garde à lui s’il
n’avait exprimé à l’assemblée les problèmes des jeunes en formation, entre
autre et surtout les problèmes de logement. Il venait de je ne sais quelle
campagne, et payait fort cher une chambre inconfortable et bruyante. Ses
résultats d’études s’en ressentaient. Au verre de l’amitié, je l’abordai. Je
me présentai et lui donnai mon numéro de téléphone au bureau. J’avais bien
assez de place pour le loger dans des conditions plus agréables et plus
économiques. J’occupais un très grand appartement, au bord de la ville, mais
bien desservi par les transports publics.

Le jeudi, il me téléphonait et nous prenions rendez-vous pour le week-end.
Il visita l’appartement. Je lui désignai sa chambre, lui indiquai que nous
ferions cuisine, salle de bain et lessive partagées. Chacun son tour. Cela
lui convenait, le prix aussi et le lundi il emménageait. C’était au début de
ce mois sombre de novembre.

Nous menions une vie tranquille. Il avait plus de temps de transport que
moi. Le matin, il était prêt à partir quand je me levai, et en fin de
journée j’avais terminé mon petit repas quand il rentrait. De temps en
temps, il venait le soir frapper au salon où j’écoutais Mozart, et me
demandais de l’aide pour ses cours. Je l’aidais pour les langues et pour la
comptabilité. Il était cultivé, et nous parlions parfois. J’étais toujours
amusée par ses réactions si jeunes. Il avait dix-huit ans, j’en avais
quarante-deux.

Cette vie aurait pu durer longtemps. C’était compter sans le hasard. Ce
hasard qui fit qu’un jour, à mi-janvier, je rentrai à la maison frigorifiée.
Un bon bain me réchaufferait, pensai-je. Normalement, je prenais une douche
avant de me coucher. Ne doutant de rien, Philippe entra dans la salle de
bain alors que j’étais dans la baignoire. Je devins rouge comme une pivoine.
Il me regarda quelques secondes qui me parurent des siècles, et il
ressortit. Jusqu’alors, je nous étais vus comme presque asexués. Je n’avais
jamais pensé qu’il était un homme et moi une femme. Je ne savais rien de sa
vie en dehors des cours et du temps qu’il était dans la maison. Avait-il une
petite amie ? Pendant plusieurs jours, ces questions me tracassaient. J’en
éprouvais une sorte de trouble profond, que je ne pouvais pas maîtriser.
Aussi, un soir, après ma douche, je gardai une oreille attentive sur les
bruits de l’appartement. Lorsqu’il fut dans la salle de bain, j’attendis un
peu puis entrai à mon tour, comme par inadvertance. Il était debout dans la
baignoire, en train de se masturber ! Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, une
envie venue des plus profond de moi. J’ai saisi sa queue et j’ai terminé en
quelques mouvements ce qu’il était en train de faire. Il gicla abondamment.
Il avait l’air aussi surpris que moi. Je m’enfuis, l’abandonnant à ses
ablutions.

Le lendemain soir, je fis pour la première fois un petit dîner pour deux,
puis j’allais frapper à sa porte pour l’inviter à ma petite dînette. Inutile
de vous dire qu’il se retrouva vite dans mon lit ! J’en avais tellement
envie, depuis la scène de la baignoire. Il n’a pas dit non !

Nous vécûmes une petite vie d’amoureux. Nous nous appelions par nos prénoms,
mais nous nous vousoyions toujours. Il me faisait bien l’amour, cherchant
mon plaisir avant le sien. Il me comblait. De tout ce temps, il regagnait sa
chambre après nos ébats. Il était plein de petites attentions pour moi. Le
matin, il me faisait mon thé. Parfois, il m’offrait des fleurs. Plein de
galanterie. Il retournait parfois chez lui pour le week-end. Et pour la
première fois, les soirées me semblaient longues et vides, malgré Mozart et
mes lectures. J’étais vraiment heureuse de son retour.

En février, il me demanda s’il pouvait inviter un ami de son coin chez lui
pour le week-end. Bien sûr j’acceptai. Si j’avais su …

Le jour de l’arrivée de son ami, il m’avertit qu’il irait le chercher à la
gare et qu’ils avaient l’intention d’aller à une exposition de peinture.
Pour le soir, je lui proposai un bon petit souper, ce qu’il accepta.

J’avais donc tout préparé lorsqu’ils arrivèrent. J’avais mis une longue robe
d’intérieur assez sévère (je n’en avais pas d’autre !). Philippe me présenta
son ami Christian. Il était un peu plus grand que Philippe, plus large. Il
me salua avec déférence. Nous bûmes un peu de porto au salon, pour faire
connaissance. Ils étaient amis de classe, Mais s’étaient séparés l’année
auparavant. Philippe entrait en apprentissage d’employé de commerce et
Christian continuait ses études. Pour devenir instituteur. Nous passâmes à
table. J’avais ouvert une bonne bouteille. Nous discutâmes de l’exposition
qu’ils avaient vue, sur les fantasmes à travers Durer, Bosch et de Goya.
Tout en continuant cette conversation sur les fantasmes, Philippe me prit
par la main et m’amena au salon pour le café. Il se chargea de ranger la
cuisine avec Christian, de mettre en marche le lave-vaisselle et de préparer
le café. Il régnait une atmosphère paisible. Nous bûmes le café. Philippe,
assis à mes pieds, la tête sur mes genoux comme il le faisait souvent. Nous
sirotions paresseusement un vieux calvados. Mozart égrenait ses notes
délicates. D’une main, je caressais les cheveux de Philippe. Sans presque y
songer, je pris dans mon autre main celle de Christian, assis à côté de moi
sur le canapé. Philippe me passait une main le long de la jambe et sur la
cuisse. Les mouvements de ma robe et la pression de sa main me faisaient
chaud partout. Je sentais qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire.

Aussi ne fus-je pas étonnée quand à la fin du disque, Philippe se releva et
me conduisit tout naturellement par la main dans la chambre à coucher. Je me
laissai faire, tout naturellement aussi. Les deux garçons m’étendirent sur
le lit et commencèrent à m’embrasser tour à tour, à me caresser à quatre
mains. Je sentais monter mon plaisir. Je fis des choses que je n’avais
jamais faites, même pas imaginées. D’une main, je défis la fermeture éclair
de Christian, pour sortir son membre que je voyais grossir et durcir dans
son jeans. Il avait la queue plus grosse et plus courte que celle de
Philippe. Je m’en emparai et la serrai dans ma main. Philippe était déjà à
moitié nu. Je lâchai Christian et l’encourageai à l’imiter. Une fois
complètement nus l’un et l’autre, ils me déshabillèrent délicatement à leur
tour. J’avais des frissons partout de sentir leurs mains m’enlever ma robe,
mon soutien-gorge, mon porte-jarretelles et mes bas. Il ne me restait que ma
petite culotte. Puis nous nous couchâmes sur le lit, moi au milieu, Je
tenais une queue dans chaque main, et j’avais une bouche sur chaque téton.
Mon Dieu que c’était bon !

Leurs mains me parcouraient, s’insinuant partout, entre mes cuisses, sur mon
ventre. Je gémissais d’aise et d’envie. Je sentais ma petite culotte devenir
toute humide entre mes jambes. Philippe me l’enleva doucement et s’inclina
sur ma motte. Il se mit à me lécher la fente. Je le masturbais doucement.
Christian approcha sa queue de ma bouche et me la passa sur les lèvres,
comme un bâton de rouge. Je n’avais jamais fait ça, mais ça me vint tout
seul. J’ouvris la bouche et gobai ce sexe ainsi présenté. Je pompais comme
je pouvais, n’ayant aucune expérience de la chose. Il faut croire que je ne
me débrouillai pas trop mal, car il râlait d’aise. De la main, je continuais
à masturber Philippe, et sa langue taquinait mon clitoris. Je sentais monter
l’orgasme et je partis sous les caresses de Philippe. Eus-je un mouvement
particulier ? Toujours est-il que Christian se retira de ma bouche et me
gicla sur le ventre, tandis que Philippe venait dans ma main. Quel plaisir
inattendu et quelle extase …

Pour rafraîchir mon corps satisfait et calmer mon esprit, je me levai au
bout de quelques minutes. J’enfilai ma robe et allai me doucher. Je me
dirigeai ensuite vers la cuisine pour boire quelque chose. Un bruit dans la
chambre me fit changer d’idée. La porte était entre ouverte. Ce que je
voyais … Philippe, accroupi sur le lit, la tête sur un oreiller, les fesses
hautes, présentait sa croupe. Christian pétrissait ces fesses, et du pouce
titillait l’anus de son ami. Il se léchait le pouce de temps à autre, puis
le passait entre les fesses. Il présenta sa queue à l’orifice et poussa
doucement. Je savais que ça existait, mais de très loin, et je ne m’étais
jamais imaginé la chose. Alors de la voir sous mes yeux … J’étais hébétée,
mais je ne pouvais ni bouger ni détourner mes yeux de ce spectacle. Je les
voyais de profil, et aucun détail ne m’échappait. Jamais je n’aurais cru
qu’un si gros mandrin entrât dans un si petit trou. Quand la queue de
Christian pénétra le cul de Philippe, j’eus comme une brûlure entre mes
propres fesses, et ma main partit toute seule vers ma fente déjà plus
qu’humide. Suivant la même cadence que Christian imprimait au corps de son
complice, mes doigts passaient sur mon sexe, s’enfonçant parfois dans mon
vagin quand Christian forçait un peu, et du pouce je me torturais le
clitoris. Pendant ce temps. Philippe se masturbait dans le même rythme. A un
moment, il tourna la tête et me découvrit dans l’entrebâillement de la
porte. Il me sourit sans gêne et continua ses mouvements. Il jouit le
premier, je jouis juste après lui. Je vis Christian se tendre en
s’accrochant aux hanches de Philippe et jouir avec force râles. Je m’enfuis
à la cuisine, rouge de confusion.

Je tentais de me calmer, mais cette queue dans ce cul
m’obsédait. J’en avais les jambes tremblantes, la bouche sèche, le souffle
court et toujours cette espèce de brûlure au ventre. J’essayai de reprendre
mon calme, mais j’avais la tête qui tournait et les jambes molles. Les deux
garçons me rejoignirent, décontractés et naturels. Ils avaient juste enfilé
leur jeans. Par contenance, je sortis du frigo une bouteille de champagne
mise là au cas où … et quelques petites choses à grignoter. Nous trinquâmes
amicalement, et peu à peu je me calmais. Je n’arrivai pas à voir les garçons
autrement que comme mes complices. Minuit sonnait au petit carillon du
salon. Ils allèrent se doucher à leur tour. Je retournai dans ma chambre,
mais je laissai la porte ouverte. Comme si j’attendais quelque chose …

J’entendais couler l’eau, et vaguement leur discussion. J’étais à la fois
comblée, et à la fois tendue et impatiente. Je ne m’étonnai pas lorsqu’ils
entrèrent dans ma chambre et qu’ils commencèrent à nouveau à me câliner,
m’embrasser, me caresser. Il ne fallut pas longtemps avant que nous soyons à
nouveau nus sur le lit. Une irrépressible envie me fit me pencher sur le
ventre de Christian pour reprendre sa verge dans mes lèvres. J’en avais
gardé le goût, l’odeur et surtout l’envie. J’eus un petit mouvement de
retrait quand Philippe me saisit les fesses et commença à les malaxer, les
écartant de plus en plus. Je ne sentais plus rien que du plaisir violent.
Quand il positionna sa queue sur mon petit trou, j’eus malgré tout un
mouvement de refus et je resserrai les fesses au maximum. Mais sans cesser
de sucer et de pomper la si belle queue de Christian. Je pressentais ce qui
allait arriver, ce que je redoutais et ce que j’attendais à la fois.
Philippe reprit son manège. Il s’empara du tube de crème douce pour les
mains sur la table de nuit et m’en enduisit toute la raie et
particulièrement l’anus. Cette sensation me donnait des frissons dans le
dos. Alors, quand il pointa à nouveau son dard sur mon petit orifice, je ne
pus résister. A la fois, je voulais et je ne voulais pas. Il poussa un peu,
et je me contractai. Mais en même temps, je faisais beau cul, je poussai mes
fesses contre lui. Il réussit à engager un petit bout de sa pine. La douleur
n’était de loin pas aussi forte que je ne le pensais et je l’encourageais
par des mouvements de croupe. J’avais lâché la queue de Christian qui
profita de ramper au dessous de moi et de présenter sa bite à mon vagin qui
n’attendait que ça. Je me dressais sur le bras, creusant les reins pour
faciliter la pénétration. Quand tout le gland de Philippe fut entré, je me
décontractai. Je engloutis la queue de Christian presque en même temps que
Philippe s’enfonçait dans mon fondement. Impression extraordinaire. Jamais,
au grand jamais je n’avais imaginé une telle situation dans ma pauvre vie
sexuelle d’alors. Et jamais je ne m’étais sentie aussi remplie de tous les
côtés. J’en avais presque des crampes. Je me dressais sur ces deux queues.
Ils commencèrent à se mouvoir, et très vite ils prirent un rythme commun. De
me sentir pistonné comme ça de devant et de derrière, j’en devenais folle.
Je pensais à leurs deux queues qui se touchaient en moi, dans une espèce de
communion pour m’amener au plaisir. Je dégoulinais de devant et de derrière.
Je fus prise de tremblements dans toute ma personne, je sentais monter en
moi un orgasme comme jamais je n’avais ressenti. Je me raidis, le bras levés
au dessus de ma tête. Christian en profita pour empaumer mes seins et les
masser presque violement. Philippe cramponnait mes fesses, les saisissant à
pleine main. Christian déchargea dans mon ventre. Philippe le suivit dans
mon cul. Je décollai au propre et au figuré, portée par ces deux pieux qui
bouillonnaient en moi. Et quand l’orgasme éclata, je crois que je criai. Il
fallut de longues minutes avant que les spasmes de mon ventre se calmassent.
Puis je m’affalai sur le lit, sanglotant, hébétée. Épuisée, moralement et
physiquement, je crois que je m’endormis presque aussitôt entre mes garçons.

Le lendemain, je me réveillai fort tard, l’esprit encore plein de tout ce
que j’avais ressenti cette nuit. Il n’y avait plus personne dans mon lit.
Seules quelques courbatures et l’état des draps froissés me rappelaient que
je n’avais pas rêvé. Je me levai, passai ma robe d’intérieur. Midi sonnait
au petit carillon du salon. Sur la table de la cuisine, il y avait une
énorme gerbe de roses rouges et une carte avec un cœur qui me souhaitait une
bonne fête de la Saint Valentin !

Sainte Nitouche

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