Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 9 – Les extras d’Honoré par Maud-Anne Amaro

 

Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 9 – Les extras d’Honoré par Maud-Anne Amaro

Il convenait de ne pas perdre de temps. En sortant de chez Marcel, Rosemonde sortit son portable afin de prendre rendez-vous avec Myriam, la masseuse, elle s’aperçut alors qu’elle avait oublié de le rebrancher. Il y avait plusieurs messages de son mari qui s’inquiétait.

« Le pauvre chéri ! Et quand c’est moi qui m’inquiètes ? A son tour maintenant ! »

Elle lui envoya un message sibyllin :

« Heures sup non prévues, oublié de rallumer mon portable, bisous ».

Sur le chemin du retour, son esprit déroula les événements de la fin de journée : la rencontre avec Maria-Ines, une très belle intrigante, beaucoup plus coriace et retord qu’elle ne l’aurait pensé, le satyre, la rencontre avec Marcel, son magnétisme et sa très jolie bite. Et soudain elle réalisa : le satyre n’en était pas un, mais un comparse de Maria-Ines !

« Logique, elle cherche à savoir qui je suis ! »

Et quand elle rentra, monsieur de la Roche Limée, l’époux de Rosemonde y alla de sa crise :

– Que tu me fasses cocu, je le savais déjà, mais que tu te foutes de ma gueule, je ne le supporte pas. Vociféra-t-il
– J’ai oublié de compter les fois où, toi, tu t’étais foutu de ma gueule ! Alors tu te calmes.
– Et tu crois que tu vas t’en tirer comme ça ! Qu’est ce que t’as foutu, d’abord ?
– J’ai couché avec un magicien qui fait tourner les tables. Il avait une très jolie bite, c’est dommage qu’elle sentait la savonnette !

C’est ainsi que Rosemonde se reçut une gifle en pleine poire, puis que par dépit elle envoya se fracasser au sol un vase offert par sa belle mère qui ne lui avait jamais plu, puis elle s’enferma dans sa chambre puisque les époux faisaient chambre à part.

Dix minutes plus tard, le mari frappait à la porte. Elle ouvrit sachant ce qui allait se passer.

– Ecoute ma bibiche, on ne va pas se fâcher, j’étais énervé. Ce sont des choses qui arrivent, j’étais inquiet.
– Oui, bon, on en parle plus, je descends dans la cuisine manger un morceau.
– On s’embrasse ?

« C’est ça, on s’embrasse, mais à la première occasion, je te largue, gros connard ! »

– Quand même le vase…
– Il était moche !

Louis Gringola

Lorsque le père Crochicourt revint rendre une visite de politesse à la vieille Madeleine, Ninotchka s’empressa de téléphoner à Louis. Ce dernier s’empressa de cesser immédiatement toute activité, se précipita dans sa voiture et fonça vers la rue Bonaparte dans l’intention de filer le prélat dès qu’il serait ressorti. C’était, hélas sans compter avec les embouteillages ce qui fait que quand il reçut un texto de la soubrette lui annonçant que le curé repartait, il était encore loin.

Après son service, Ninotchka s’en va rejoindre Louis au café des « Deux Pigeons »,

– Alors on fait ça y est ? Demande la fausse soubrette.
– Ben non, ça y est pas ! Je suis arrivé trop tard, ça circule de plus en plus mal dans Paris.
– Bon, alors on fait quoi ? Il est foireux ton plan, les visites du curé ne sont pas régulières, on ne sait pas quand il va revenir, et ce jour-là il aura peut-être encore des embouteillages ! Il va falloir trouver autre chose. Parce que moi j’en ai marre de faire la boniche chez cette vieille folle !
– Oui, mais quoi ?
– Pourquoi tu ne veux pas prendre un détective privé ?
– Parce que ça laisse des traces !
– Et alors ? Tu n’as pas l’intention de le tuer, Crochicourt à ce que je sache ?
– Non, mais admettons que je fasse un truc disons, pas trop légal, qu’il y ait une enquête…
– Oui, bon ! Et ta frangine, ça ne l’intéresse pas l’héritage ? Et le neveu dont tu m’as parlé ?
– Putain ! Tu as raison ! Pas la peine de se fatiguer, ils sont surement en train de combiner quelque chose, et comme la vieille peut claboter d’un moment à l’autre, ils doivent faire vite. Il va donc se passer quelque chose et comme tu vas être aux premières loges, on pourra soit leur proposer notre aide, soit les doubler…
– Autrement dit, c’est pas fini !
– Sois patiente, ça ne va pas durer cent sept ans, et puis qui c’est qui va avoir une jolie prime après tout ça ?

Maria-Ines

Maria-Ines, Herman et Romuald tiennent un « conseil de guerre » dans une brasserie de la Bastille.

– Je me suis fait repérer bêtement et elle m’a semé. Moi qui pensais que c’était facile de suivre les gens. Soupire Herman.
– En attendant, on ne sait pas qui c’est ! Se désole Maria-Ines.

Herman sort son téléphone portable et s’adresse à Romuald !

– J’ai pris une photo en douce, ça te dit quelque chose ?
– Vaguement, il faudrait que je fasse un effort de mémoire.
– Elle avait peut-être une perruque ! Concentre-toi sur les traits du visage, les yeux, le nez, la bouche, oublie les cheveux.
– Là tout de suite je ne vois pas.

Et soudain le déclic !

Romuald vient de reconnaitre la clerc de notaire de Maitre Chambon. Mais il décide de garder l’information pour lui, du moins pour l’instant.

– Mais enfin, c’est forcément quelqu’un de proche de la famille pour avoir de telles informations ! Ronchonne Maria-Ines.
– Surement pas mon oncle Louis, il est dans la nature. Et je ne crois pas non plus que ça vienne de ma tante Thérèse ! Ajoute Herman.
– Thérèse, la bonne femme m’a dit qu’elle aurait quitté le couvent.
– Cul béni comme elle est, ça m’étonnerait ! Mais ça ne change pas le problème ! A qui la vieille peut-elle confier des secrets pareils ?
– A son confesseur, peut-être ! Suggéra Romuald, histoire de faire diversion.
– Et c’est qui son confesseur ?
– Crochicourt, non ? ! Improvisa Romuald.
– Mais c’est incompréhensible ! S’écria Maria-Ines. S’il est le légataire universel pourquoi, est-ce qu’il magouillerait ?
– Peut-être qu’il n’est pas le légataire universel, dans ce cas, le testament du coffre n’est pas le bon, il est là pour tromper l’ennemi. Suggéra Herman.
– Il faudrait qu’elle se soit aperçue qu’on visite son coffre !
– Je ne vois pas comment ? Se défend Romuald qui a peur de se faire engueuler.
– Malheureusement c’est très facile, et Romuald ne peut rien y faire. Répond Maria-Ines. Une personne soupçonneuse peut très bien placer quelque part dans le coffre, un fil, un cheveu, une rognure d’ongle, un confetti, une épingle…
– Fait chier la vieille ! S’énerve Herman.
– Bon on essaie de récapituler, Propose Maria-Ines, Le gros problème c’est cette nana, d’où tient-elle tous ces renseignements ? Si ça ne vient pas de Crochicourt, ça vient d’où ? Elle fréquente des voyantes, la vieille ?
– Pas à ma connaissance mais ça reste possible, elle a pas mal de bouquins d’occultisme dans sa bibliothèque. Répondit Romuald
– Elle te dit où elle va quand elle sort ?
– Parfois elle me dit qu’elle va chez le docteur, d’autre fois, elle ne me dit rien.
– Ce pourrait être une piste… et si c’était le gigolo, elle a dû lui faire des tas de confidences sur l’oreiller, non ?
– C’est ça le gigolo perd l’héritage et il monte toute une combine pour essayer de récupérer 1000 euros, ça ne va pas, non ?
– Où alors quelqu’un de l’étude du notaire ?

Romuald devient soudainement blanc, mais heureusement pour lui, le mauvais éclairage du bistro n’en laisse rien paraitre.

– Bon, voilà ce que je propose : on accepte sa proposition, mais cette fois on va la faire suivre par un professionnel. Finit par dire Maria-Ines après un lourd silence.
– Elle va être sur ses gardes.
– Et bien on prendra DEUX professionnels. Si elle se méfie de trop on lui piquera son sac. Le temps de trouver deux lascars et je lui téléphone.
– C’est tout ?
– Non, j’ai envie d’essayer d’éliminer l’hypothèse Crochicourt. En même temps on peut essayer d’appliquer la première partie du plan de notre joyeuse inconnue, ça n’engage à rien ! Propose Maria-Ines.
– Quelle première partie ?
– Tu vas à la mairie et tu te fais changer ton prénom.
– Je l’aime bien ton prénom !
– Mais bon dieu, c’est juste un papelard qu’on te demande de remplir ! Moi je continuerais à t’appeler Herman !
– Tu ne m’appelles jamais par mon prénom.
– C’est vrai, ça, mon biquet.

Rosemonde

Rosemonde avait du pain sur la planche à ce point qu’elle dû prendre une journée de congé pour faire tout ce qu’elle devait faire : organiser un bref rendez-vous avec Thérèse Gringola et Marcel. Acheter un costume, des chaussures et une chemise pour ce même Marcel, bâtir l’ourlet de son pantalon et le porter à la retoucherie, lui acheter un téléphone, lui construire un site internet, lui imprimer des cartes de visite et en fournir une à Myriam, la masseuse !

Tout cela l’avait épuisé, elle pouvait maintenant s’amuser.

Maria-Ines ne l’avait pas rappelé.

« Normal, c’était trop tôt ! » se rassure Rosemonde.

Il n’y aurait pas de seconde entrevue, il n’était pas question que Rosemonde fournisse l’occasion à Maria-Ines de découvrir son identité et ses fonctions. Mais cela ne l’empêcherait pas de poursuivre son plan :

Elle se rendit dans une brasserie près des Halles, les serveuses étaient toutes des femmes. Elle changea d’établissement et s’y assit.

– Et pour Madame ?
– Un Vichy fraise, euh dites-moi beau blond, ça vous dirait de gagner 50 euros ?
– C’est du trafic ?
– Ce n’est pas du trafic, c’est un service.
– Faudrait faire quoi ?

Elle lui tendit une enveloppe.

– Voilà c’est tout mince, dans les prochains jours une personne va vous demander l’enveloppe de « Nadine », vous ne lui donnerez que quand elle vous en aura donné une autre en échange. Et celle-ci je viendrais la chercher la semaine prochaine.
– C’est sûr que ce n’est pas du trafic ?
– Du trafic de quoi, vous voyez bien que c’est tout fin ?
– Des microfiches ?
– Ça existe encore ces trucs-là ? Je vous rassure ce n’est rien de tout ça !
– Humm.
– Faut que vous me donniez votre prénom et vos heures de présence.
– Pourquoi ?
– Ben, pour que la personne puisse venir quand il le faut et sache à qui s’adresser.
– C’est bien compliqué !
– C’est compliqué de garder une enveloppe et de la donner à une personne qui la réclamera ?
– Ça me paraît louche !
– Bon, laissez tomber ! Dit-elle en reprenant l’enveloppe et en se levant.
– Vous ne consommez pas alors ?
– Non, j’ai pas soif !

« Qu’est-ce qu’il peut-y avoir comme abrutis au kilomètre carré ! »

Mais au bistrot suivant, le garçon de café, un jeune black jovial ne fit aucune difficulté.

– Je m’appelle Honoré ! Si vous avez besoin d’un autre service !

Il n’était pas besoin d’être grand clerc (de notaire) pour deviner à quel genre de service Honoré faisait allusion.

« Tiens, tiens, un gigolo amateur, voilà autre chose ! »

Quand le garçon partit, elle ressentit un très agréable picotement au niveau de son bas ventre.

« Après tout pourquoi pas ? Je peux me payer ça, ça n’engage à rien, ça va me faire du bien et en plus ça va me permettre de brouiller les pistes. »

– Pour l’autre service, ça peut m’intéresser. Lui dit-elle quand il revint avec la consommation.
– Vous au moins vous êtes directe !
– On ferait ça où ? Et quand ?
– Où vous voulez ! On peut aller chez moi, c’est petit mais c’est propre, je serais libre à 18 heures.
– C’est loin, chez vous ?
– Rue Saint-Martin, un petit quart d’heure à pied.
– Et le tarif ?

Bref l’affaire fut conclue et à 18 heures Rosemonde après avoir été chercher la somme demandée au distributeur de billets, attendait Honoré devant le bistrot. Curieusement son excitation était retombée, mais elle tenait à bavarder avec le jeune homme et lui raconter un tas de sornettes sur sa vie, destinées à envoyer Maria-Ines sur de fausses pistes. Pour le reste, elle verrait, les migraines subites ont toujours été des prétextes à la non-baise que les hommes s’abstiennent en principe de démentir.

– Vous ne serez pas déçue, si vous êtes déçue, je rembourse.
– C’est bien ! Vous faites ça souvent ?
– Ça dépend des semaines, j’ai quelques clientes régulières. Je ne veux pas faire ça à plein temps, il me faut un alibi pour les impôts.
– Et jamais de mauvaises surprises ?
– Non, il y a parfois des chiantes, mais je fais avec. C’est un business, je ne me plains pas.
– Et jamais de panne ?
– Je prends ce qu’il faut ! Il y a juste une fois avec un vieux…
– Un vieux ?
– J’ai aussi des clients masculins, ça ne vous choque pas j’espère ?
– Pas du tout ! Alors qu’est-ce qu’il vous est arrivé avec ce vieux ?
– Pas moyen de bander, je l’ai sodomisé avec un gode souple, il n’a pas vu la différence. Voilà c’est ici ! Dit-il en s’arrêtant devant une porte.

Rosemonde avait été tellement prise par la conversation qu’elle en avait oublié son plan. Elle n’avait désormais d’autre alternative que de suivre Honoré chez lui.

« Bof, de toute façon, ça ne sera pas une corvée !

Mais une surprise attendait Rosemonde derrière la porte de l’appartement d’Honoré :

– Sylvette, ma femme !

Oups !

Sylvette une jolie blackette très souriante tend sa main à Rosemonde qui par réflexe la lui serre. Mais dans la foulée, elle lance un regard interrogateur à Honoré.

– Pas de souci, ma femme est au courant !
– Je vais m’enfermer dans la cuisine pendant que vous vous amuserez, mais si vous le souhaitez je peux aussi aller faire un tour pendant une heure ! Précise cette dernière.

Son sourire complice est absolument désarmant, mais quelque part Rosemonde est embarrassée.

– Je ne m’attendais pas à… Enfin vous auriez pu me prévenir. Balbutie-t-elle.
– Je ne pensais pas que ça poserait problème. Restons-en là dans ce cas.

Rosemonde est soulagée que l’homme prenne la chose avec une telle philosophie.

– A moins que vous ne soyez intéressé par un plan à trois ? Propose ingénument Sylvette.

Pour Rosemonde voilà qui change tout ! Cette soudaine proposition de partouze l’interpelle sans qu’elle soit vraiment capable de dire pourquoi. Ses dernières expériences partouzardes remontent à son séjour en Suisse et cela l’avait amusé. Les rôles seront inversés, de pute elle devenait cliente et l’inversion des rôles est parfois excitante. Et puis ses deux expériences récentes avec des femmes ne lui avaient pas déplus… Alors pourquoi hésiter d’autant que Sylvette devait être beaucoup mieux expérimentée que Thérèse ou Myriam !

Envolé donc son projet migraineux !

– Ça me tente assez !
– C’est juste un peu plus cher ! Lui précise Honoré.

Le problème c’est que Rosemonde n’a pas assez d’argent sur elle.

– Pas grave ! Lui dit Honoré, on doit se revoir si j’ai bien compris, vous m’apporterez le complément à ce moment-là.

Rosemonde réfléchit un instant.

« En fait ça ne se passera pas comme ça, mais Honoré ne sera pas perdant. »

– Alors c’est d’accord !

– Si voulez quelque chose de spécial, vous nous dites, on n’est pas chiant.
– Spécial, non, j’attends de voir ce que vous avez à m’offrir.
– Vous voulez quelque chose avant ? Prendre un verre, prendre une douche ?
– Non, je vais juste me laver les mains.

Quand elle revint vers eux, notre couple d’antillais était déjà en train de se déshabiller.

Sylvette fut nue la première, joli corps sans graisse, seins moyens mais popotin arrogant. Mais c’est vers la bite d’Honoré que Rosemonde lorgnait à présent, elle en bavait d’envie, non pas que la chose fut démesurée mais le calibre s’imposait néanmoins.

« Et qu’est-ce que ça doit être quand il bande ! »

– Je peux vous poser une question indiscrète ? Demanda Sylvette.
– Mais bien sûr, même si je ne vous garantis pas d’y répondre.
– C’est délicat…
– Allez-y ! Si ça me gêne je vous le dirais.
– Une belle femme comme vous… Euh bon, laissez tomber.
– Vous voulez savoir pourquoi je paie alors que je ne devrais pas en avoir besoin, c’est ça ?
– C’est juste de la curiosité.
– Je n’aime pas les relations amant maîtresses, les mecs finissent par être collants et plus ça dure plus ça devient compliqué.
– J’ai eu aussi des clientes collantes ! Intervient Honoré.

Rosemonde allait répondre que toute situation connaît ses exceptions, d’ailleurs Maître Chambon n’était pas spécialement collant. Quand elle se souvint des conseils de sa mère maquerelle à Genève : « Montre-toi gentille avec tes clients, fait-lui la conversation, offre-lui un café, ce sera autant de minutes en moins au plumard. Et le client ne t’en voudra même pas, il te trouvera sympa !  »

– Si vous voulez, on en discutera après, pour l’instant j’ai surtout envie de sucer cette jolie bite.

Rosemonde ne se déshabille pas, d’ailleurs personne ne lui demande. Une flexion des genoux, et la voilà nez contre bite, celle-ci quoique demi molle semble la narguer !

« Comment je vais faire, pour mettre un tel morceau dans ma bouche ? »

Alors, elle se contente de titiller le gland en le balayant de sa langue agile. Du coup le vit se redresse et devient encore plus impressionnant.

Elle tente cependant de faire entrer ce gros calibre dans sa bouche, mais ne parvient qu’à n’y faire entrer que quelques centimètres. N’ayant jamais suivi de stage d’avaleuse de sabres, et ne voulant pas prendre le risque d’attraper un haut de cœur, elle s’abstient de tout ce qui pourrait ressembler à une « gorge profonde » et triche en envoyant le gland au fond de ses joues.

Sylvette se sent un peu hors-jeu. Pour y entrer il aurait fallu qu’au moins, Rosemonde soit nue. Alors elle intervient et très gentiment lui demande de le faire.

Rosemonde ne saurait refuser ce qu’on lui propose, à la limite, ça l’arrange, puisque cela la libère de cette impossible fellation.

Sylvette attend qu’elle soit nue et s’approche d’elle avec son plus beau sourire.

– Tu es très belle !
– Toi aussi !

D’instinct les deux femmes s’embrassent et se caressent. Très vite elles en sont à se tripoter les seins puis à se les lécher.

Pendant ce temps Honoré s’était collé derrière Rosemonde et frottait sa bite bandée contre le sillon de ses fesses.

Notre clerc de notaire eut soudain l’envie irrésistible de lécher la chatte de l’antillaise. Pour ce faire, celle-ci se coucha à demi sur le canapé, laissant ses jambes pendantes, pendant que Rosemonde la butinait. Honoré s’était de nouveau placé derrière elle, commença par lui peloter ses gros seins avant de descendre sa main vers la chatte, un doigt y pénétra, la femme ne protesta pas.

« Il a les mains propres, au moins ? »

Sylvette avait un gros clito et la langue de Rosemonde s’acharnait à le titiller, mais s’il répondait favorablement à ces sollicitations, elle ne mouillait pas.

« Pourtant je m’y prends bien, elle doit être légèrement peine à jouir »

Et tout d’un coup voilà que la Sylvette se met à pousser de petits jappements incongrus.

« La voilà qui simule ! Mais quel intérêt ? »

Rosemonde revint sur terre et plus précisément à Genève où elle avait beaucoup appris en peu de temps : « la prostitution c’est sexe contre argent, pas autre chose, ça n’empêche pas la courtoisie, la sympathie et le respect mutuel, mais tu es là pour faire jouir le client, pas pour prendre ton pied si ça t’arrive tant mieux pour toi, mais ce sera exceptionnel et de plus en plus rare »

Il était donc vain de tenter de faire jouir la belle Sylvette, alors Rosemonde abandonne son broute-minou pour caresser sa peau soyeuse couleur de chocolat au lait.

Et pendant ce temps-là, Honoré continuait son doigtage dans sa chatte désormais bien humide et provoquant d’étranges bruits de floc-floc.

– Prends-moi ! Finit par demander Rosemonde à Honoré.
– Tu veux comment ?
– Je vais me mettre en levrette.

Puis jetant un coup d’œil au mandrin dressé d’Honoré :

– Je t’aurais bien demandé une sodo, mais t’es un peu gros.
– Je sais y faire ! On peut toujours essayer !
– Non, non ! Vas-y, baise-moi !

Honoré commence ses va-et-vient, la chatte de Rosemonde n’a rarement été aussi remplie.

– Tu la sens bien, là ?

 » Quel romantisme ! »

– Humpf ! Ça va ! Humpf !
– Tu me diras quand tu voudras changer de position !
– Humpf

Sylvette vient se positionner devant Rosemonde, s’agenouille et lui offre ses seins.

– A moins que tu préfères mes fesses !

Oui, elle préfère et se complaît à lui embrasser sa peau satinée pendant qu’Honoré continue de… L’honorer !

– Je continue comme ça ? Demande-t-il.
– Essaie dans mon cul, mais attention on essaie, c’est tout.

Honoré se retire et se met à tartiner d’abondance le trou du cul de Rosemonde avec un gel, il introduit ensuite un doigt, puis deux, puis trois et les fait coulisser en essayant à chaque mouvement d’élargir le passage.

– On va commencer avec un gode, ce sera plus facile.

L’antillais joue tellement bien avec le gode que Rosemonde ne peut s’empêcher de jouir violemment en mouillant comme une fontaine.

– Allez, on essaie, détendez-vous et poussez comme si vous alliez faire une grosse commission.

« Quel romantisme ! » (bis)

Sylvette aide Rosemonde en s’efforçant de lui écarter les fesses. Plusieurs tentatives échouent le gland ripant contre l’anus, mais Honoré est pugnace et finit par s’introduire.

– Oh, lala, c’est trop gros, ça fait mal !
– Ça va aller, respirez bien.
– Non, non on arrête ça !
– Juste une minute, si ça ne va pas, on n’insistera pas.

La bite d’Honoré s’enfonce doucement mais sûrement dans le rectum de Rosemonde. Une étrange sensation l’envahit, comme si elle était sur le point de chier un énorme caca.

– Ça va ?
– Je sais pas, oui !
– Je continue ?
– Un peu !

Honoré s’enfonce au maximum, se retire légèrement, puis s’enfonce de nouveau et entame son pistonnage. Jamais, au grand jamais Rosemonde n’a été aussi remplie. Elle crie, elle hurle, elle coule, elle est en nage, elle n’a plus aucune force et reste quelques secondes comme hors du temps et de l’espace…

– Ça va ?
– Eh ben, vous, alors !

Eh oui, quand c’est fini, parfois on ne tutoie plus !

– J’essaie faire les choses bien ! Mais on a été un peu vite… Si vous voulez autre chose…
– Non, non j’ai bien pris mon pied.

Et voilà qu’Honoré se retourne afin de se revêtir. Rosemonde est subjuguée.

– Whah ! Vous avez de très belles fesses pour un homme !
– On me le dit souvent ! Enfin c’est surtout les messieurs qui me le disent !
– Ah, oui parce que… non rien !

Elle aurait bien posé une question pas trop discrète mais se dit qu’en présence de Sylvette, ça peut être un peu délicat. Mais c’est cette même Sylvette qui intervient :

– Vous auriez aimé savoir ce qu’il fait avec les hommes, c’est ça ?
– Non, j’imagine très bien ! Mais vous avez l’air de prendre ça avec beaucoup de philosophie, j’admire votre liberté d’esprit.
– Je suis peut-être un peu vicieuse aussi, ça m’excite quand je le vois se faire enculer.
– Parce que vous regardez ?
– Pas ce qu’il fait avec ses clients, mais nous avons des amis… bref vous me comprenez ?
– Oui !
– Vous n’avez jamais eu l’occasion de voir deux hommes ensemble ? Demande Sylvette
– Ben non !
– Si ça vous tente, on peut toujours organiser un petit truc.
– Pourquoi pas, on verra.
– Il nous reste un peu de temps ! J’ai un gode-ceinture, ça vous plairait de me voir enculer Honoré.
– Pourquoi pas ?

Sylvette fouille en bas d’un placard, en extrait un gode-ceinture avec lequel elle s’harnache et s’avance vers son compagnon, celui-ci ne se met pas en levrette mais s’agenouille et se met à sucer la bite en latex.

– Et en plus, il suce des bites ! S’amuse Sylvette ! Tous les vices !

Puis il finit par s’arcbouter sur une petite table, Sylvette lui tartine le cul et le pénètre en une seule fois avant d’entamer une série de va-et-vient qui comblent d’aise notre sympathique antillais. Mais elle ne fait pas durer la chose, elle se retire, enlève son joujou et le tend à Rosemonde :

– Vous voulez essayer ? Juste deux minutes.
– J’ai jamais fait ça !
– Ben justement, ça vous fera un souvenir ! Rigole-t-elle.

Alors Rosemonde s’harnache à son tour et pénètre le cul de l’antillais.

– Je vais vous regarder et essayer de me faire jouir ! Dit Sylvette, si ça marche ça devrait être rapide.

Alors tandis que Rosemonde encule Honoré, Sylvette se lime la chatoune en regardant le spectacle. Elle avait promis que ce serait rapide, effectivement, elle ne tarde pas à crier son plaisir.

Rosemonde se retire, elle est de nouveau complétement excitée, mais le temps que lui a consacré le couple semble cette fois, être épuisé

– Je peux prendre une douche vite fait
– Je vous en prie !

– C’était parfait, vous avez été très bien tous les deux, je fais un métier tellement stressant.
– Ah ? Vous voulez boire quelque chose ?
– Un jus de fruit si vous avez ou alors de l’eau !

Honoré prend trois verres dans lesquels il verse du jus d’ananas.

– Oui, je disais, je fais un métier stressant.
– Si on vous a déstressé, c’est l’essentiel.

Rosemonde réalise alors qu’Honoré et Sylvette n’ont nulle envie que leur cliente s’incruste. Ils restent courtois et corrects mais ne relancent pas la conversation.

Alors Rosemonde change de tactique, elle prend son sac à main comme pour prendre congé et arrive à placer son baratin :

– Bon je vous laisse, merci encore pour votre gentillesse, demain je vais reprendre mes activités à la con. Je m’occupe de gager des objets pour le compte d’une société, c’est déprimant de voir des petites vieilles prêtes à se séparer d’objets qu’elles ont gardés toute leur vie.

Pas de réponse, mais ces braves gens se quittent en se faisant des bisous.

« Ça devrait suffire, pourquoi faire de longs discours, et si ça ne suffit pas, j’aurais passé un bon moment ! »

à suivre

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Une réponse à Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 9 – Les extras d’Honoré par Maud-Anne Amaro

  1. Forestier dit :

    Cette faon de nous présenter un nouveau protagoniste à chaque chapitre est une bonne idées, cela participe à la cohérence des chapitres. Et ici les pérégrinations de ce trio vénal et interracial sont tout à fait sympathiques et joyeusement excitantes

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