Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 6 – Le repaire de Floribelle

Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 6 – Le repaire de Floribelle

Fajita a octroyé aux deux sorcières la compagnie d’une novice blonde comme les blés prénommée Janice et ils s’envolèrent toutes les trois en direction de la campagne berrichonne.

Au cours d’une halte, Cédrika interpella Pandora.

– Tu vois bien que diable existe, Fajita n’est pas une menteuse. !
– Elle n’est pas menteuse, elle est naïve, son démon n’est jamais qu’un grand sorcier avec des super pouvoirs qui se fait passer pour le diable.
– C’est pas possible d’être athée ce point !
– Ben si c’est possible !

Huit jours ! (Si toutefois je n’ai pas perdu la notion du temps) huit jours que je suis prisonnière de cette cinglée. J’ai ma cage pour moi toute seule, l’autre étant occupée par les deux autres esclaves.

J’ai droit à ma dose quasi quotidienne d’humiliation et de domination. Je dors sur une paillasse malodorante. En revanche je suis nourri correctement (forcément, une esclave en bonne santé, ce doit être mieux !)

J’aurais pu attendre un peu de solidarité de la part de mes codétenues. Mais pas du tout, Agathe est une véritable garce qui ne me fait aucun cadeau et prend plaisir à m’humilier par des propos qui se voudraient vexants, cette fille à une capacité à supporter les coups de cravaches qui n’en finit pas de me surprendre. Je la déteste. Sylvette est plus calme, c’est une taiseuse, mais quand elle frappe, elle fait mal !

Et ce jour-là, Sylvette m’informa :

– La salope est partie au village faire des courses.
– Oui et alors ?
– On n’a pas le temps pour de grandes explications, Floribelle est une super sorcière, elle peut dominer deux personnes sans problèmes… trois c’est peut-être moins évident.

Je commence à comprendre où elle veut en venir. Mais Agathe s’interpose.

– Tu dis n’importe quoi !
– Possible, mais on a le droit d’essayer, non ?
– Et si ça ne fonctionne pas, elle est capable de nous couper la tête !

Brrr !

– Je m’en fous je prends le risque ! Reprend Sylvette. Et toi Ludivine ?

Moi, j’en ai marre ! Et c’est sans doute par lassitude que j’ai répondu dans le sens souhaité par Sylvette.

– Bon Agathe, tu es en minorité…
– En minorité de quoi ! Il n’a jamais été question de vote.
– Tu vas faire quoi sinon ? Tu vas rester là ? Un jour Floribelle va se lasser de toi, tu finiras la tête coupée quoiqu’il arrive !
– Mais non !
– Ecoute, on essaie, si on échoue tu pourras toujours dire qu’on t’a forcé la main. Et d’ailleurs c’est vrai, on te force la main et elle pourra même le lire dans nos pensées.
– Vous êtes complétement folles !
– Alors tu fais quoi ?
– Puisque je n’ai pas le choix…
– OK. Dès qu’elle revient on se concentre sur elle, on lui fait ouvrir les cages, on l’immobilise et on lui coupe la tête.

J’ai craint qu’Agathe ne se dégonfle au dernier moment, mais pour éviter cela, il y a une solution, c’est la mettre sous emprise afin de l’obliger à collaborer. Je n’y avais pas pensé, Sylvette, si !

Mais comment faire ça ! Sylvette n’a pas le pouvoir de dominer deux personnes à la fois, il faudra donc qu’elle manipule Agathe dès le retour de Floribelle, puis se relâche pour se concentrer sur cette dernière. Quel cirque !

Floribelle a mis un temps infini à revenir, créant une atmosphère angoissante.

Enfin, la voilà ! Le plan de Sylvette fonctionne. Floribelle titube ! Il ne faudrait pas non plus qu’elle tombe dans les pommes… Non, elle lui fait prendre les clés des cages, puis s’en approcher. Il ne reste plus qu’à ouvrir. Je me jette sur Floribelle avec Sylvette tandis qu’Agathe reste en retrait.

Floribelle lutte contre l’emprise, je sens mon crane prêt à éclater. C’est de la faute d’Agathe qui n’y met pas vraiment du sien.

– Agathe, aide-nous, on y est presque, on peut être libres dans cinq minutes…

Enfin elle se bouge, Floribelle ne lutte plus, on lui ligote les poignets avec une corde qu’on fait passer par l’une des poulies du plafond.

– Un couteau, vite ! S’écrie Sylvette.

Il n’y a pas de couteau dans ce local, Sylvette sort de la pièce trouve la cuisine et rapporte un joli couteau bien pointu. Elle me le tend.

– Tu veux le faire ?

Ben non, je ne veux pas le faire, je ne coupe pas la tête des gens ! Et apparemment Sylvette non plus. Quant à Agathe, ce n’est même pas la peine de lui demander. On laisse donc Floribelle accrochée à sa corde et on sort de la pièce.

– Qu’est-ce qu’elle va devenir ? Demandais-je.
– Si elle n’est pas brulée ou décapitée, elle est quasiment immortelle. Là, elle va se dessécher jusqu’à ce que quelqu’un la récupère…

En voilà un destin effrayant !

On fouille un peu la baraque, à la recherche de vêtements. On trouve des grands tee-shirts qui n’ont rien de sexy mais devraient faire l’affaire.

Agathe veut absolument s’emparer d’une robe de chambre et l’arrache des mains de Sylvette.

– Toi tu commences à m’énerver, t’as failli tout faire foirer !
– Ta gueule morue !

Sylvette ne se démonte pas et lui écrase le nez d’un violent coup de poing avant de lui faire une balayette qui l’envoie au sol. Agathe se relève, réussit à s’emparer de la robe de chambre et disparait prestement de la pièce.

Maintenant sommairement rhabillées nous cherchons le balai de Floribelle. Peine perdue, nous apercevons au loin Agathe chevauchant le dit balais ! La salope ! Qu’elle aille au diable !

– Elle va où comme ça ? M’interrogeai-je. Chez Fajita ?
– Certainement pas. Si Fajita la sonde, elle va se rendre compte qu’Agathe a tenté de s’attirer les bonnes grâces de Floribelle. Ça s’appelle de la trahison ! Non ! Elle va devenir une sorcière solitaire, ce ne sera pas la seule !

On continue notre exploration, on passe devant le vieux fermier occupé à regarder la télévision et inconscient des événements qui viennent de se dérouler. Qui va lui faire ses courses à présent ? Pa nous, en tous cas ! On récupère un peu d’argent liquide et on s’en va… à pied.

– On va où ? Demandais-je
– Vers le village, on trouvera bien des balais…

La nuit n’allait pas tarder à tomber. On se mit en quête d’un endroit pour dormir, les balais attendront.

Nous avons usé de nos pouvoirs pour neutraliser facilement un vieux couple dans une fermette et nous avons investi leur grenier

– J’ai été méchante avec toi ! Me dit Sylvette.
– Moins que l’autre salope !
– Je ne pouvais pas faire autrement !
– Tu y prenais du plaisir !
– Je ne suis pas parfaite. Mais si tu veux te venger, je me laisse faire.
– Me venger ? Bof ! Non, pas envie !
– Fais le pour moi ! J’ai besoin d’être punie.
– Et je m’y prends comment ? Pas de cravache, même pas une ceinture…
– Et ça ?

Elle me montre des bouts de bois dont on se demande ce qu’ils font ici… Toujours est-il que certains peuvent constituer une badine

Alors allons-y ! Si mademoiselle désire des coups de badines, je vais lui en donner…

– Dégage-moi ton gros cul, morue ! Mets-toi à quatre pattes et cambre bien ton croupion de poufiasse (moi aussi je peux être poète à ma heures)

Elle a le cul joufflu mais agréable. Je tape un premier coup laissant une trainée rougeâtre.

– Ouille !
– Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je t’ai fait mal ?
– Oui, mais ça fait rien, continue !

Alors je continue et contre toute attente, j’y prends du plaisir… et même que je mouille !

– Ecarte mieux tes cuisses, je ne vois pas ton trou du cul.

C’est qu’il est attendrissant son trou de balle, étoile brune perdue dans un océan de blancheur.

Je continue à taper ! Sylvette crie de douleur et pleurniche mais ne me dit pas d’arrêter. Pas mal maso, la nana, je trouve.

Mon excitation ne tarit pas, il va falloir que je me calme !

Alors, saisie d’une impulsion subite, je lâche ma badine et me précipite bouche en avant sur son bel œillet.

Je lèche, l’endroit sent un peu l’andouillette, mais ça ne me dérange pas tant que ça !

– Tu fais quoi ? Me demande Sylvette !
– Je fais l’abeille, je butine !
– C’est pas une punition, ça !
– Non, mais je fais ce que je veux, pour l’instant t’es ma soumise et tu la fermes … Oh et puis ça m’excite de trop tout ça; je mouille comme une éponge, viens me brouter la chatte. Et enlève-moi ce tee-shirt que je puisse mater tes grosses loloches ! (c’est vrai qu’elles sont de bonne taille !)

Je me suis allongée et Sylvette est venu me lécher !

– Pinces moi les tétons en même temps !

Elle le fait elle n’est pas contrariante, elle lèche bien, mieux que ce que j’aurais pensé (on a de ces aprioris parfois !)

J’ai bien joui, ça fait du bien après tous ces jours d’abstinence !

– Ça y est ! Tu m’as pardonné ? Demande Miss gros nichons.

Elle quémande un bisou.

– Attends, pour l’instant il faut que je pisse, on verra le reste ensuite.
– Pisse moi dessus !

Pourquoi pas ? Ça évitera de faire une flaque dans ce vieux grenier.

Elle n’a pas pu tout boire, mais elle en a avalé tout même une sacrée rasade !

Ensuite on s’est embrassées; elle était ravie !

Après une bonne nuit réparatrice, notre première nuit de liberté depuis 10 jours et après avoir dégoté des balais de paille, que nous avons enchantés, nous avons chacune filé notre route, Sylvette en direction de Châteauroux et moi vers Paris.

A suivre

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3 réponses à Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 6 – Le repaire de Floribelle

  1. Octavio dit :

    Voyage dans le monde fascinant des sorcières lubriques

  2. SheilaWet dit :

    J’adore cette amabiance

  3. Palmipède dit :

    Délicieux chapitre
    Délicieuse illustration

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