Domina dominée ? par Pierre-Alix

Sa recherche de contact par minitel avait été longue. Il lançait toujours,
mais en vain, la même annonce : « maso only, pas soumis ».

Il eut enfin un message en BAL. Une dominatrice de sa région.

Il teint à maintenir le dialogue sur minitel et non par téléphone.
Hésitait-elle réellement ou s’agissait-il chez elle d’une attitude purement
stratégique ? Toujours est-il que sa réponse se fit attendre. Elle finit
toutefois par accepter. Il fallut plusieurs dialogues pour qu’ils se mettent
d’accord : il se refusait à l’obéissance, à l ‘emploi du mot « maîtresse », à
la marche à quatre pattes, au léchage de bottes.

Ils définirent les règles de son jeu, dessinèrent les lignes de leur
rencontre.

Elle le reçut très courtoisement, d’égal à égal. Elle lui plut
immédiatement, belle, sexy, en tailleurs, bas et escarpins. Blonde aux
cheveux courts et aux yeux noirs, elle n’était ni vulgaire ni ne donnait une
impression exagérée de dominatrice ; elle n’était pas une caricature. Elle
devait mesurer 1,65 mètres et lui parût très bien faite. Elle devait avoir
35 ans.

Elle lui offrit un verre dans un salon confortable. Ils s’observèrent un
moment et échangèrent quelques civilités en se vouvoyant. Sur la table basse
du salon il recopia une décharge de responsabilité qu’elle avait préparée,
dactylographiée :

« … J’affirme mon masochisme et je m’en réclame. Je suis demandeur aux actes
de cruautés qui pourront être exercés sur moi aujourd’hui par la porteuse de
la présente qui n’est tenue que pas une seule limite : pas de mutilations.
Je lui demande d’aller très loin. Je recherche l’extrême… »

Il crut voir dans son regard une lueur de satisfaction lorsqu’il lui tendit
le document manuscrit, daté et signé. Elle reçut par contre avec un
détachement affiché l’argent dont le montant avait été préalablement
convenu.

Il refusa le second rafraîchissement qu’elle lui proposa. Elle l’invita
alors à se lever et le précéda en direction d’une porte qu’elle ouvrit pour
s’effacer en lui cédant le passage.

Il entra dans une vaste pièce, lumineuse, éclairée artificiellement. Elle ne
contenait pas d’arsenal ni d’exposition d’objets SM. Il devina de nombreux
placards coulissants. Tout le mobilier était en métal chromé : table en
acier inox scellée au sol, anneaux de même métal scellés à plusieurs
endroits des cloisons et du sol, chaînes étincelantes pendant du plafond,
descendant de plusieurs treuils électriques, chevalet et croix de
SAINT-ANDRE faits du même matériau.

Il fit quelques pas dans la pièce. Il la sentit entrer derrière lui. Il
photographia les lieux du regard puis se retourna vers elle. Elle lui
sourit, appuyée contre la porte qu’elle venait de refermer, les bras dans le
dos, les jambes légèrement écartées.

Il soutint crânement son regard, planté là quelques mètres devant elle, dans
son costume gris sur un tee-shirt blanc immaculé. Ils s’observèrent ainsi un
instant. Il faut dire que, pour elle, il s’agissait d’une première
expérience du type qui lui était proposé : pas de domination, de la douleur.
De la douleur à repousser les limites de la résistance.

« Vous devriez enlever votre veste, vos chaussures et vos chaussettes » lui
dit-elle sur le ton de la simple suggestion.

Il fit ce qui lui avait été proposé. Alors elle s’avança, passa devant lui
pour se rendre à l’endroit central de la pièce d’où pendaient les chaînes.
Elle lui fit simplement un geste de la main, l’invitant à la rejoindre. Ce
qu’il fit.

Une fois en place, elle se déplaça vers l’un des placards dont elle fit
coulisser la porte. Elle y prit des bracelets de cuir qu’elle lui plaça aux
poignets et aux chevilles.

Puis elle l’écartela ainsi, debout, bras et jambes maintenus grands ouverts
par des barres en acier également chromé, en pantalon et tee-shirt blanc,
écartèlement rendu aisé grâce à la commande à distance dont le treuil
électrique était pourvu.

Elle lui fit face de son regard passé du noir ironique au noir dur. Elle
empoigna à pleine main ses cheveux et, tirant sa tête en arrière, lui dit :

« Tu t’es mis dans une bien mauvaise situation connard ! Je ne suis pas sûre
que tu ais correctement mesuré ce dont je suis capable ! Ni combien tes
exigences m’ont agacée ! »

Fini le vouvoiement. Elle avait insisté sur le « connard » comme si l’usage de
ce qualificatif lui était une jouissance : puisqu’elle ne pouvait pas
utiliser des termes tel qu’ »esclave » ou « chien », elle avait trouvé celui-ci
suffisamment violent pour espérer le blesser !

Cela faisait longtemps qu’elle ne s’interrogeait plus sur les motivations
qui amenaient les hommes à chercher à subir, à se soumettre, à obéir ;
hommes en quête d’humiliation par ces femmes qu’ils avaient pourtant si
longtemps asservies.

Mais celui-ci était différent : « maso only » ! Abordant les fantasmes dont il
lui avait exprimé l’essentiel, elle ne pouvait s’empêcher de s’étonner :
pourquoi cet homme jeune, mignon, cultivé, recherchait-il ainsi la douleur ?
Elle avait du mal a admettre qu’il soit masochiste et encore plus qu’il
savait ce qu’il faisait en exigeant avec insistances que ses limites
d’endurance soient recherchées. Il lui demandait en fait d’aller là où elle
n’avait jamais osé aller. Loin, beaucoup plus loin que ce qu’elle avait
pratiqué jusqu’alors.

Elle lui trouvait bien du charme ainsi, avec son visage doux, son regard
vif, son tee-shirt blanc mettant en valeur des épaules carrées, un pantalon
de costume gris à la taille gracieuse soulignée d’une ceinture de cuir noir,
une silhouette harmonieuse.

Elle pensa qu’elle n’aurait jamais la réponse et se rassura en se disant
que, après tout, elle allait d’autant plus prendre son pied qu’il était
rigoureusement exact qu’il l’avait profondément agacée : c’était bien la
première fois qu’un mec l’approchait de la sorte, avec autant de
détermination et de certitudes…
Par là même, elle allait pouvoir explorer son propre sadisme et approcher
des plaisirs qu’elle ne connaissait peut être pas encore.

Elle avait donc bien l’intention de lui faire payer son audace. Et puis, il
était mignon, bien fait et plus jeune que l’immense majorité de ses clients
: c’était tout de même plus agréable de mettre à mal un beau mec qu’un vieux
vicieux sans sex-appeal !

« Ah, une petite précision : ici, c’est l’insonorisation maximum. Ne compte
pas alerter les voisins. Personne ne viendra te sortir de là ! » tient-elle à
ajouter sur un ton d’avertissement clair, provocateur, incisif,.

Auto-stimulée par ces pensées elle eut l’envie impérieuse de le gifler. Elle
ne se priva pas. Une gifle tellement monumentale qu’elle se surprit
elle-même et ne put s’empêcher d’examiner immédiatement la réaction de
l’homme. Sur, elle avait été trop fort ! Mais il encaissa sans un mot, les
yeux certes remplis de larmes, mais sans un mot, sans un cri.

C’est à l’aide de la lame d’un cutter qu’elle entailla le tee-shirt au
niveau des tétons. Lentement et d’un geste sûr elle pratiqua des ouvertures
dans le vêtement. Commença alors un interrogatoire en règle, interrogatoire
musclé mené à l’aide d’une pince d’électricien appliquée à tour de rôle et
sans le moindre ménagement à chacun des tétons. Serrer, tirer, tordre. Pour
faire mal, arracher des cris et surtout des réponses, précises, impudiques,
humiliantes : il dût se décrire complètement, parler de son sexe, de ses
dimensions, de sa forme… Il dût avouer les expériences qu’il avait déjà
eues, évoquer ses fantasmes à l’égard des femmes, des hommes également…

Elle était là pour le blesser. Oui, le blesser physiquement. Elle était
assurée de sa détermination à subir. Elle y prenait donc du plaisir même
s’il ne cédait qu’à l’extrême limite. Pas de gêne à le traiter comme elle
n’avait jamais traité personne jusque là.

Surtout, elle comprit très vite qu’elle n’aurait d’acte d’obéissance que par
la seule contrainte physique. Chaque réponse était arrachée par la douleur
qu’elle dispensait, et seulement de cette manière.

Cet interrogatoire dura longtemps. Jusqu’à ce qu’elle ait épuisé les
questions que son imagination était susceptible de produire.

Puis il fut fouetté longuement et violemment dans le dos et sur les épaules,
à même le tee-shirt, fouetté de cette manière dont elle avait appris à ne
pas se servir compte tenu de sa dangerosité, avec élan, en travers et en
tirant. Jusqu’à ce que le tee-shirt se déchire par endroits. Alors elle
l’arracha lentement, les yeux plantés dans ceux de sa victime, avec
jubilation.

Le maniement du fouet, avec cette violence qu’elle n’avait jamais utilisée,
l’avait mise en nage. Aussi, face à l’homme au dos couvert d’estafilades de
couleur rouge sombre, provocante, arrogante, elle se défit de sa veste de
tailleur en révélant sa peau nue excepté un simple soutien-gorge très fin,
de cuir noir souple. Les seins, peu enveloppés par le sous-vêtement de peau,
étaient hauts, ronds et fermes.

Elle se défit ensuite de sa jupe pour découvrir, au dessus de ses bas noirs,
un très joli string de cuir noir assorti. Elle était sublime, perchée sur
ses escarpins qui donnaient à ses jambes une impression d’infini.

Dans cette tenue terriblement excitante, elle s’approcha de l’homme qui,
encore l’attendait le regard haut. Elle en était surprise et très agacée.
Certes, il avait crié. Il avait hurlé. Certes, il avait répondu à ses
questions. Mais à quel prix ? Au prix de quelle violence ?

Elle enrageait intérieurement en se disant qu’elle le ferait plier, même si
tels n’étaient pas les termes de leur contrat. Car après tout c’est cela
qu’elle aimait. Elle ne voyait subitement aucune justification suffisante,
hormis le gain financier, à l’expression de ce sadisme s’il ne parvenait pas
à l’asservissement de l’homme suspendu devant elle.

Aussi, sans en prendre vraiment conscience, elle déplaça progressivement le
cadre de leurs accords : il n’était là que pour subir, elle entendait le
soumettre ! Elle ne comprit pas qu’elle commettait une erreur.

Car elle n’y parvint pas.

Elle n’y parvint pas lorsqu’elle enfonça ses ongles longs et
vernis dans ses flancs et, tirant vers le bas en un coup sec, marqua ceux-ci
de sillons d’où perlèrent des gouttes de sang.

Elle n’y parvint pas lorsque, devant son refus d’ouvrir la bouche pour
qu’elle lui place un bâillon boule, elle l’y contraint en serrant à pleine
main sa masse génitale au travers du pantalon, l’obligeant ainsi à chercher
désespérément l’air.

Elle n’y parvint pas lorsque, après avoir lentement découpé ledit pantalon
avec son cutter, en partant de l’entrejambe, elle cravacha ses cuisses et
ses fesses à tour de bras.

Elle n’y parvint pas lorsque, le laissant uniquement vêtu du slip blanc,
échancré et près du corps révélé par ce déshabillage au cutter, toujours
écartelé, elle plaça des pinces aux mâchoires puissantes à de multiples
endroits de son anatomie, sans omettre les tétons pourtant déjà très
travaillés.

Elle n’y parvint pas lorsque, ayant ôté la barre d’écartement reliant ses
chevilles, immobilisé l’une de ses jambes au sol et l’autre quasiment à la
verticale au moyen de l’une des chaînes pendant du plafond, elle le
contraint ainsi à une position extrêmement douloureuse tout en rendant son
entre-jambe idéalement accessible pour infliger longuement les morsures d’un
martinet à nœuds à l’intérieur de ses mollets et de ses cuisses.

Elle n’y parvint pas lorsque, s’accroupissant entre ses jambes ainsi
ouvertes en « ciseaux » le cutter à la main, elle pratiqua au niveau de la
raie des fesses, avec lenteur et délectation, une incision dans le tissu
blanc du slip sur-tendu par la position.

Elle n’y parvint pas lorsque, présentant dans cette fente le manche de son
fouet en forme d’olisbos aux dimensions respectables, elle joua quelques
instants avec l’entrée de son anus avant de l’y faire pénétrer des deux
mains avec peine, tant la posture était peu naturelle pour ce genre
d’intromission.

Elle n’y parvint pas lorsque, d’un geste ferme remontant, elle enfonça le
manche du fouet le plus qu’elle le put avant de le retirer d’un terrible
coup sec.

Elle n’y parvint pas lorsque, ayant replacé à ses chevilles la barre
d’écartement, elle le suspendit par les pieds à la manière d’un gibier prêt
au dépeçage, jambes largement ouvertes, épaules touchant le sol, poignets
menottés dans le dos.

Elle n’y parvint pas lorsque, dans cette position, elle focalisa toute son
attention sur les parties génitales ainsi offertes dans leur enveloppe de
coton blanc et, dans un soupir de satisfaction qu’elle ne chercha pas à
dissimuler, entreprit de les dégager au scalpel en faisant durer le plaisir
par un découpage du tissu à petits gestes lents, faisant passer la fine lame
d’abord entre la matière textile et la peau des testicules pour finir, en
remontant, en suivant le dessin de la verge.

Elle n’y parvint pas lorsque, toujours dans la même position, elle épila
violemment la toison pubienne, la verge, les testicules et la raie anale
manuellement d’abord puis à la cire chaude.

Elle n’y parvint pas lorsque, ayant lié ensemble les testicules au moyen
d’une cordelette serrée de la manière dont on ferme une bourse et garrotté à
sa base la verge par le même moyen, elle griffa cette dernière abondamment
de ses ongles acérés.

Elle n’y parvint pas lorsqu’elle cravacha durement le sexe ainsi exposé et
que, après avoir planté entre ses fesses un énorme pal de caoutchouc noir
qu’elle y laissa, elle soumit l’intégralité de son anatomie au martinet.

Elle n’y parvint pas lorsque, se saisissant de son sexe d’une main, elle le
couvrit de légères scarifications faites avec la pointe du scalpel tenu de
l’autre main, avant de tamponner le pénis à l’alcool à 90°, procédant par
petites touches successives.

Elle n’y parvint pas lorsqu’elle infligea à la verge garrottée la morsure
extrêmement vive de mini-pinces « crocodile » et introduisit dans le méat
urinaire un bâtonnet de bois avec lequel elle le tortura longtemps.

Elle n’y parvint ni par l’effet des fines aiguilles de seringue qu’elle y
planta, ni par l’effet des brûlures de cire qu’elle lui infligea.

Elle n’y parvint pas davantage lorsque qu’elle plaça sur chacun de ses
testicules une pince métallique reliée au courant électrique par
l’intermédiaire d’un variateur d’intensité et qu’elle augmenta peu à peu
celle-ci jusqu’à ce qui lui parut être l’insupportable.

L’homme souffrait immensément. Est-ce besoin de le préciser ! Son bâillon
n’étouffait pas ses cris et les rictus de son visage constituaient le livre
ouvert de sa douleur. Mais, quand elle le détacha complètement pour, après
avoir passé à son cou un collier de chien, lui ordonner de se déplacer à
quatre pattes, elle se heurta à une résistance absolue, un refus
irréductible. Rien n’avait pu le casser mentalement : il n’entendait pas
être esclave, quoi qu’il lui en coûte.

Elle eut beau multiplier les coups de cravache et les coups portés
violemment de la pointe de ses escarpins, elle eut beau hurler ordres et
injures, il n’accepta ni de prendre cette position de soumission, ni de
l’appeler « maîtresse ».

Et ce n’est que par de nouvelles violences, sans cesses répétées, qu’elle
parvint à lui imposer un face-sitting, après l’avoir contraint à s’allonger
sur le dos, mains menottées dans le dos, jambes maintenues immobilisées et
ouvertes par la barre d’écartement, et obtint de lui la caresse de sa langue
libérée du bâillon en tirant et tordant son sexe au moyen d’une chaînette
dont elle tenait l’une des extrémités dans la main et dont l’autre, reliée à
une grosse pince à dessins au ressort puissant, enfermait le gland dans ses
mâchoires d’acier.

Elle ne parvint pas à le soumettre et, lasse de cette violence insensée,
terrible, inutile pour elle, aux limites qu’elle n’osait plus sonder,
dégoûtée même de celles-ci, c’est elle qui craqua finalement en mettant fin
à la séance.

Ils n’échangèrent quasiment aucun mot.

Libéré de ses entraves l’homme ne put bouger, terrassé, pâle, épuisé, vidé
de toute énergie, de toute capacité à réagir. Elle quitta la pièce. Il
fallut à sa victime un long temps avant qu’il ne fasse un geste. Il se
redressa avec une lenteur infinie, titubant, retombant. Ivre de fatigue,
chaque millimètre de déplacement lui coûtait de terribles douleurs.

Il mit plus d’une heure à se rhabiller, utilisant les habits de rechange
dont ils avaient préalablement convenu qu’il devait les apporter.

La femme s’était douchée et changée. Elle portait un tee-shirt blanc et un
jean délavé. Elle lui ouvrit la porte de sortie de l’appartement. Ils
échangèrent un regard très bref et, sans pouvoir le regarder franchement,
elle lui dit qu’elle ne voulait plus jamais le revoir.

Il partit sans rien dire, d’une démarche lente et incertaine, prenant appui
à plusieurs reprises contre le mur extérieur avant de s’affaler devant
l’ascenseur. Elle ne fit pas un geste vers lui. Elle attendit qu’il se
relève puis qu’il soit sortit de l’immeuble ce que le bruit fait par la
lourde porte d’entrée, deux étages au dessous, lui confirma.

Elle rentra chez elle, effarée par ce qu’elle venait de vivre. Il rentra
également chez lui. Il l’avait trouvée, enfin, celle qui belle, insolente,
dominante, avait accepté d’aller au delà, de renoncer finalement à le
soumettre en faisant prédominer son sadisme de femme face au mâle. Même si
elle avait triché, n’ayant pu se défaire de ce besoin évident d’assujettir
l’autre : l’homme.

Il avait forcé son respect, à moins qu’il ne lui ait fait peur. Mais, à sa
manière, il l’avait dominée. Il dû garder la chambre une semaine et ne fut
totalement rétabli qu’au bout d’un mois.

Ils ne devaient plus se revoir. Ce n’est pourtant pas ce qui se produisit.
Mais cela est une autre histoire.

Ce contenu a été publié dans Histoires, Récits, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>