Des fleurs pour Marie-Laure par Nicolas Solovionni

Des fleurs pour Marie-Laure par Nicolas Solovionni

J’ai de drôles d’habitude ! En vacances au bord de la mer, je m’emmerde. Il n’y a que deux choses qui me font passer le temps : Barboter à qui mieux-mieux dans la flotte, et observer les femmes, de préférence celles qui ont les seins nus. De plus la seconde semaine, quand ma peau est devenue moins fragile, je me fais une petite séance le matin pendant que la petite famille vaque à autre chose. C’est comme ça que j’ai connu Marie-Laure ! Un petit bout de femme tout en nerf, amusante, intelligente, Elle aimait bien ma compagnie, moi aussi, moi qui adore les grosses poitrines, je n’arrivais pas à me rassasier des ses tous petits nénés que je ne cessais de caresser, de tripoter, de lécher, d’en sucer les bouts. Quand elle en avait marre, elle se mettait à rire, me signifiant par-là qu’elle ne prenait rien au sérieux. J’ai cru un moment qu’elle était frigide. Mais non pas du tout, un peu longue à la détente, mais est-ce important ? On a fait l’amour, une fois, une seule fois, et c’était bien. La seconde fois, cela n’a pas été possible (passons), elle n’était pas farouche côté sexe, mais pas obsédée non plus ! Quand je lui ai annoncé que mes vacances étaient terminées, j’ai senti que ça l’embêtait un peu !

- On peut peut-être se téléphoner ? Que je lui demande avec appréhension !
- On peut toujours !
- T’es d’où ?
- Paris !
- Super moi aussi !

Avant de me griffonner son numéro de téléphone, elle m’avertit :

- Je veux bien qu’on s’appelle, qu’on se voit, on s’enverra peut-être même en l’air, ça ne me dérange pas du tout. Mais autant te prévenir pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté : Je ne recherche pas de liaison. Je tiens à ma liberté et à ma tranquillité. Alors tu le veux toujours mon numéro ? Moi je veux bien te le donner !

- Vas-y ! Donne !

Ce qu’elle ignorait, (mais pourquoi ne pas le lui avoir dit ?) C’est que c’est justement le genre de relation que je recherchais, une fille sympa que je ne verrais que de temps en temps, quand l’envie s’en ferait sentir et qu’elle en serait d’accord. Et tout cela sans entrer dans le protocole des habitudes adultérines et donc sans mettre ma vie de couple en danger.

En rentrant à Paris, un tas de problèmes (d’ordre familial) à régler m’attendait. J’avais, certes, le temps de lui téléphoner, éventuellement celui de tenter un rendez-vous, mais pas celui de le réaliser dans la sérénité d’esprit souhaité pour ce genre de choses. J’attendais donc que tout cela se calme, les choses finissent toujours par se calmer, mais le temps passe vite, et nous voici déjà à la mi-octobre.

L’automne arrive, et les femmes se couvrent et les bronzages de l’été palissent déjà, mais la plupart de mes problèmes sont réglés ou en voie de règlement. En tous les cas, je ne suis plus obligé de me presser pour rentrer à la maison le soir, plus obligé de remplir mon agenda avec des rendez-vous pénibles, et je peux même m’octroyer le luxe de prendre une ou deux journées de repos. C’est donc l’esprit tranquille que je m’apprêtais à contacter cette petite coquine de Marie-Laure qui avait si bien pimenté mes derniers jours de vacances.
Je lui téléphonerais demain du bureau, mais d’abord retrouver son numéro. Il n’est pas dans mon carnet d’adresses, il n’est pas non plus dans le petit calepin dans lequel je note tout un tas de choses. Obligé de fouiller dans mes affaires de vacances : la banane, l’étui à lunette de soleil, le sachet de cartes postales… Non rien ! Je suis, je le sais, très fouillis, et je ne me corrigerais plus, j’aime bien mes fouillis, mais je ne jette rien sans avoir regardé ce dont il s’agit ! Ma femme ? Non ! Elle s’est habituée à mon bordel et sait que je supporte mal que l’on me jette mes affaires ! Je me souviens que Marie-Laure avait griffonné ce numéro sur une marge de journal que j’ai ensuite découpé pour la mettre… Pour la mettre où ? J’épluche mon portefeuille, je vide mon porte-monnaie, je regarde dans mes portes cartes ! Rien, cela devient désespérant ! Ce numéro serait-il introuvable !

Qui a dit qu’on était moins con le matin que le soir ? Toujours est-il que je me réveille ce matin là avec un flash dans la tête ! Mes bouquins de vacances ! Ma manie de truffer mes livres d’un tas de trucs en guise de marque page… je me précipite sur la bibliothèque et je récupère mes lectures estivales ! Celui-là ? Non ! Celui-là ? Non plus ! Celui là ! Et oui, c’est le bon ! Le numéro est là ! Je téléphonerais demain… du bureau…

Ça y est ! Les collègues sont partis à la cafétéria, j’ai prétexté je ne sais plus quoi pour ne pas les accompagner, et je me jette sur le téléphone, et… mais c’est quoi ce numéro ?… il en manque un bout ! Les 6 premiers chiffres sont lisibles, le 7e est sans doute un zéro (même pas sur ! Si pourtant on dirait bien un zéro) et les 3 suivants sont tout simplement absent ! Enfer et Damnation que vais-je faire ?

Bien sûr je suis dépité !

Un rapide calcul : Cela fait 1000 numéros de téléphone possible ! Les essayer tous reste humainement possible, même si l’ampleur de la tâche va me mobiliser plusieurs semaines. Après tout je n’ai pas que ça à faire…

J’hésite quand même, et l’envie de tout laisser tomber m’effleure, mais non, je me fixe un objectif de 35 appels par jours ! Au pire il me faudra donc 6 semaines !

Et ça y est ! C’est parti ! Un petit fichier sous Excel pour lister et suivre tous les numéros à faire ! Et le calvaire commença. Il fallut faire avec les numéros occupés, les répondeurs, les fax, les numéros qui sonnaient désespérément dans le vide. Pourtant parfois, ça décrochait !

- Allô ! Je ne suis pas sûr du numéro ! Je voulais parler à Marie-Laure !
- Non désolé, pas de Marie-Laure ici !

Et ça continuait, 5 ou 6 fois malgré tout, je tombais sur des Marie-Laure.

- C’est bien vous qui étiez en vacances au Grau du Roi cet été ?
- Ah ! Non c’est une erreur !

Les travaux d’Hercule devaient être moins pénibles. Ce troisième jeudi de Novembre est traditionnellement (traditionnellement, tiens ça me fait rire !) Celui de la mise en vente du beaujolais nouveau (bof !) et j’avais dépassé les 700 appels, je répétais ma litanie sans réelle conviction :

- Allô ! Je ne suis pas sûr du numéro ! Je voulais parler à Marie-Laure !
- Elle n’est pas là ! Elle ne rentrera qu’à 6 heures !
- Attendez, je voudrais être sûr de ne pas me tromper, je cherche une Marie-Laure qui était en vacances au Grau du Roy cet été !
- Ben oui, c’est ma sœur !

Sa sœur, elle habite chez sa sœur ? Je ne me souvenais pas qu’elle m’ait dit une chose pareille, mais il est vrai que quelque fois en vacances les gens changent de personnalité

- Elle sera là sûr, à 6 heures ?
- Bien sur qu’elle sera là, c’est l’heure de sa leçon de piano !

Leçon de piano ?

- Bon merci, bonne journée, dites-lui que Nicolas a appelé !

Sous ces apparences de femme libérée, un peu bohème, se cachait donc une petite bourgeoise bien rangée ! Mon espoir de la revoir s’anéantissait, elle m’avait donné son numéro dans l’enthousiasme de notre petit flirt estival, mais il n’y aurait pas de lendemain, elle m’éconduira sous un prétexte quelconque. Je retéléphonerais de toute façon ce soir, on verrait bien…
Dans la journée, un meilleur plan me vint à l’esprit. Pourquoi ne pas y aller ? Il lui serait plus délicat de me larguer surtout si j’apporte un volumineux bouquet de fleur ! En voilà une bonne idée !

Me procurer l’adresse ne fut pas difficile… et là nouvelle surprise, la donzelle habite en plein milieu du 16e arrondissement ! Sa présence au Grau du Roy en devenait presque insolite…

En fin d’après midi, je me dirige donc en métro vers le quartier ou habite Marie-Laure, sur place, je m’inquiète de la présence d’un fleuriste, on m’en indique un, et voulant mettre tous les atouts de mon coté, j’achète un bouquet gigantesque avec carrément 25 roses ! Quand on aime, on ne compte pas !

Je repère la baraque ! Quelle baraque ! J’attends 18 heures sonnantes, je laisse encore passer 5 minutes, et actionne l’interphone; le cœur plein d’angoisse !

- Je suis le monsieur qui a appelé ce matin, j’ai rendez-vous avec Marie-Laure
- Montez !

Pour l’instant ça se passe comme sur des roulettes, je monte deux étages, je repère la porte, je sonne. Une jeune fille m’ouvre, très petite fille du 16e en petit pull bleu marine

- Bonjour j’aurais voulu voir Marie-Laure !
- C’est moi, monsieur !
- Non, écoutez vous plaisantez !
- Non Monsieur ! Je ne plaisante jamais avec des inconnus ! Mais vous vous trompez peut-être de Marie-Laure…

Il y en aurait une autre dans l’escalier, je sens malgré tout mon château de carte en train de se fragiliser

- Euh, je cherche une Marie-Laure C… qui était en vacances au Grau du Roy cet été !
- C’est bien moi ! Ma sœur m’a fait part de votre coup de fil !

Je reste comme un con incapable de sortir un son.

- Bon, écoutez, je ne sais pas ce que vous fabriquez, mais vos fichiers doivent être un peu mélangés. Au revoir Monsieur !

Et Bing ! Je viens de comprendre, Bien sûr que je me trompe de Marie-Laure ! Que sur 1000 personnes il y ait au moins deux personnes du même prénom en vacances au même endroit n’est pas aussi surprenant !

Je bafouille je ne sais plus quoi ! Elle referme la porte sans brutalité, et me voici sur le pallier avec mon gros bouquet qui ne sert plus à rien ! Je sonne de nouveau

- Encore vous ?
- Ecoutez, je ne sais pas quoi faire de ces fleurs, acceptez-les, je vous les offre !

En guise de réponse elle me claque la porte au nez !

Et me voici dans la rue, complètement décontenancé, je ne sais que faire de ce volumineux bouquet ! Je ne peux même pas le ramener à mon épouse. Elle va me prendre pour un dingue. Alors folie, pour folie, allons-y carrément, j’aborde une jeune femme :

- Bonjour mademoiselle, et bien voilà, vous avez gagné ce magnifique bouquet de fleurs !

Non elle passe sans même m’accorder un regard ! Pétasse ! J’essaie une autre fois, ce n’est guère mieux ! Si ça continue, je vais les foutre en l’air ces fleurs devenues aussi encombrantes qu’inutiles !

- Qui veut mes fleurs ? Qui veut mes jolies fleurs ? C’est gratuit !

Le cirque dure bien cinq ou dix minutes. Cette fois j’en ai marre de toutes ces nanas sans aucune fantaisie, sans aucun humour !

- Dernier avis ! Si dans une minute personne ne veut de mes fleurs, je les piétine devant vous !
- Ne vous donnez pas ce mal, je les accepterais volontiers !

D’où sort-elle celle-ci ? Pas précisément une jeune fille, 45 ans minimum et sans doute plus, mais beaucoup de classe, beaucoup de distinction et remarquablement conservée et entretenue, assez grande, un beau visage, des lunettes, une coiffure argentée, haute et bouclée. Elle est habillée d’une jupe dont je ne me rappelle plus ni la couleur ni la forme, par contre, je me souviens très bien de ce chemisier blanc, dont les deux boutons du haut avaient été négligemment et sans doute volontairement déboutonnées.

- Et bien voilà je vous les donne !
- Ce me fait plaisir, mais je ne les prends qu’a une condition !

Ah ! Non ! Qu’est ce qu’il va m’arriver encore ?

- Dites !
- Je vais vous remercier en vous offrant une coupe de champagne !

Ouf ! J’ai eu peur ! Mais c’est une bonne idée, un petit peu d’alcool me fera du bien !

- Mais, bien volontiers !
- Alors allons-y !

Je m’attendais à ce qu’elle m’emmène dans un salon de thé super classe ! Mais Non ! On atterrit tout simplement dans le café tabac du coin. Surprise ! Ici tout le personnel à l’air de la connaître ! J’espère quand même ne pas être tombé sur une version féminine du piller de bistrot ? Bof ! Qu’est ce que ça peut faire après tout ? Je suis libre, si tout ça me prend la tête je ma sauve et c’est tout !

Le garçon s’approche pour prendre commande.

- Ah ! Madame De la Rocheraie ! Déjà de retour !
- Mais oui ! Regardez le magnifique bouquet que ce bon jeune homme vient de m’offrir. Tenez Hervé ! Faites-le porter chez moi, et que l’on demande à Fathia de les préparer. Dites-lui aussi de vider la baignoire, je serais certainement en retard pour mon bain, je me contenterais d’une douche !

Et elle commanda du champagne !

- Ah ! Il faut que je vous explique, je suis romancière, enfin, romancière, je débute, je n’ai pas publié grand chose, mais il faut bien commencer un jour. Mais chez moi, j’ai du mal à travailler, j’ai tendance à me disperser, et puis, je suis souvent dérangée. Alors j’écris ici, une heure, deux heures, parfois beaucoup plus longtemps, ça dépend de mon humeur, de mon inspiration. Alors évidemment ici tout le monde me connaît.

- Intéressant ! Et vous écrivez quoi ?
- Rien de précis, des trucs sur la vie des gens… Mais justement quand je vous ai vu avec votre bouquet de fleurs que vous vouliez refiler à tout le monde, je me suis dit, ce monsieur, à sûrement une histoire à me raconter…

Alors je lui raconte ! Elle prend deux ou trois notes sur un petit carnet

- En voilà une belle histoire !
- Ce n’est pas une belle histoire, c’est tout triste !
- Buvez votre champagne ça vous fera oublier !
- D’accord !
- Et si j’écrivais cette histoire, comment est-ce que je pourrais la continuer ?
- On est peut-être en train d’écrire la suite ?

Mais pourquoi ais-je sorti une chose pareille ? C’est venu spontanément, je le regrette aussitôt, mais déjà, elle reprend la parole !

- Bien sûr que nous écrivons la suite, mais ce sera quoi comme roman, un roman à l’eau de rose ou autre chose ?
- Je n’aime pas trop les romans à l’eau de roses !
- Un roman un petit peu coquin, alors ?
- Pourquoi pas ?
- Et si je vous disais que j’en écris !

Quelque chose cloche, cette femme ne s’est pas réveillé avant hier en train d’écrire des romans cochons dans un bar-tabac, seul îlot un peu populaire de ce quartier bourgeois. Alors elle me raconte. Une éducation bourgeoise classique, quelques années délurées que ses parents ont arrêtées net en la mariant à un officier supérieur à la carrière brillante. Une vie morne, un mari qu’elle s’était forcée à aimer, des enfants qui ne l’aimaient pas, pas d’amant (mais ça, j’ai peine à le croire !) Une vie sexuelle conventionnelle ! Et puis un jour le mari décède brutalement dans un accident de la route. Quelques mois passent, mais un ami de la famille qu’elle avait toujours repoussé, comble sa solitude, d’abord chastement, puis finira par coucher avec. Ce fut une révélation. Elle virera le type qui devenait collant, mais décida de rattraper le temps perdu pendant qu’elle était encore  » consommable  » (le mot m’a choqué, mais il est d’elle !). Elle me dit avoir tout essayé, les femmes, les partouses, le S.M. l’exhibition, le voyeurisme, l’uro, le gang-band, et qu’après cette frénésie elle s’était calmée. Elle pratiquait maintenant très bien la masturbation, parfois elle se satisfaisait d’une aventure sans lendemain ; et sa femme de ménage recrutée dans une agence bien particulière n’était pas farouche, voilà qui lui convenait à présent très très bien !

Le message était clair, c’était maintenant à moi de jouer, sauf à passer pour un imbécile ! Cette bourgeoise avait un charme fou, et la perspective d’une conclusion aussi rapide qu’inespérée me permettait de compenser l’immense déception que je venais d’encaisser. Je lui expliquais que moi aussi j’avais les idées larges en amour, et que seules certaines pratiques un peu limites me bloquaient. Elle s’inquiétât de savoir lesquelles, mais parut rassuré de mes réponses. Il me fallait maintenant entrer dans son jeu, simplement mais sans ambiguïté :

- Vous m’excitez !
- Je sais, profitons-en pour arrêter ce vouvoiement qui n’est plus de mise ! Si tu en es d’accord ?
- Alors tu m’excites !
- Et c’est quoi qui t’excite ?
- C’est un tout, ta personnalité, tes réactions, mais ça aussi !

Ça c’était l’échancrure de son chemisier.

- Tu veux que j’ouvre un autre bouton ?
- Oui ! Oui !

Elle regarde autour d’elle, et renonce !

- Il y a trop de monde !
- Tant pis !

Je réfléchis un instant pour savoir s’il serait opportun que je lui propose un petit tour aux toilettes, mais elle me devance.

- Je t’emmène chez moi !

Je répondis en opinant de la tête !

- Ecoutes-moi, j’ai un fantasme depuis quelques semaines, en fait, un petit scénario tout simple, je vais te le dire ! Ça me plairait tellement que tu me le réalise !
- Dis toujours !

Elle me le décrit ! J’acceptais, ce n’était pas si extraordinaire que cela ! Alors nous quittâmes le bistrot sans s’être même touchés. Et nous nous dirigeâmes vers son appartement. Nous franchissons le portail. Toujours rien ! Nous appelons l’ascenseur ! Toujours rien ! C’était prévu ! L’ascenseur arrive, il est étroit. Alors comme convenu, je me jette sur elle, je sens le contact de ses lèvres et de sa langue tandis que ma main plonge dans son décolleté, rencontre un sein que je pelote, continue jusqu’au téton que je pince, l’autre sein subit bientôt le même sort… sa chatte à présent, mais non, l’ascenseur stoppe, je l’interroge du regard !

- On fait comme on a dit ! Vient !

C’est incroyable ! Elle a les seins à l’air sur le palier, elle sort ses clés, ouvre la porte !

- Ferme ! Vite !

Je le fais ! Elle est à genoux devant moi. Elle attend haletante que je sorte ma bite, puis l’engouffre dans sa bouche, ça ne dure que très peu de temps car voici qu’elle se met à quatre pattes, me présentant son cul, sa jupe est déjà loin, jetée sur le parquet de l’entrée, je lui déchire sa culotte, et tandis que d’une main j’assure mon érection par un léger mouvement de masturbation, je lui humecte le trou du cul avec ma langue, constatant que l’endroit et ses environs immédiats sont déjà bien humides. L’odeur est légèrement âcre et un peu forte, mais reste agréable !

- Encule-moi ! Mon amour !

Mon gland est maintenant tout près de son trou le plus intime, je force à peine (miracle de l’auto lubrification, à peine aidée de ma salive !) Je la pénètre avec peu d’effort, ça y est ! Je l’encule, j’imprime des mouvements de va et vient en m’efforçant de retarder le moment de mon plaisir qui ne devrait plus tarder maintenant, mais arrive un moment ou je n’en puis plus, j’éjacule dans un râle et tombe sur elle épuisé ! L’affaire n’a même pas duré 5 minutes. C’est quelque part quelque peu frustrant.

Elle se retourne alors sur le dos

- Lèche-moi !

Je me cale entre ses cuisses et de la langue commence à lui laper le clito, elle est dégoulinante de cyprine. J’avale ce liquide au goût un peu âcre. Sa respiration se saccade de plus en plus et soudain elle tressaute, ses fesses se soulèvent à 10 centimètres du sol, ses cuisses tremblent, elle pousse un invraisemblable cri de jouissance et retombe sur le sol groggy.

La porte claque brusquement, pas celle d’entrée, celle qui conduit aux autres pièces de l’appartement

- Oh ! Madame !
- Ne t’inquiète pas Fathia ! Tout va très bien prépare-nous du champagne !
- Oui madame, euh lequel ?
- Les deux, Fathia ! J’espère que tu as compris ce que t’as dit le garçon à propos de ma douche !
- Pas de problème madame !
- Je la prendrais avec ce Monsieur, nous en avons besoin tous les deux !
- Oui Madame ! Si vous voulez, vous pouvez passer dans le salon et commencer à vous déshabiller, je serais prête dans un instant… euh je vous apporte le champagne, enfin le vrai…!
- Merci, Fathia !
- Fathia était une belle fille bien faite au visage légèrement mate et aux longs cheveux de jais, une beurette probablement, toujours souriante.

Mes fleurs trônaient à présent en plein milieu du salon. Encouragé par Michèle, je me déshabillais complètement, elle m’imita aussitôt, son corps n’avait pas trop souffert des atteintes de l’âge et restait terriblement désirable, seul le ventre était un peu abîmé avec une vilaine cicatrice de césarienne, mais bon ! Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver la soubrette quelques minutes après poussant devant elle un petit chariot sur lequel était disposé un seau à champagne ! Banal certes, mais ce tableau le sera moins quand vous saurez que Fathia n’était alors plus vêtue que d’un unique soutien gorge ! Elle nous servit !

- Prend toi une coupe pour toi, Fathia
- Non, merci madame, vous savez que je ne supporte pas bien l’alcool !
- Une goutte pour trinquer, tu n’es pas obligé de boire, tu pourrais te le verser sur tes seins ! Et d’ailleurs pourquoi gardes-tu ton soutien gorge ?
- J’ai mal aux seins aujourd’hui madame !
- Et alors ? Ça ne t’empêche pas de nous les montrer ?
- Si je vous les montre, vous allez me les tripoter, et ça va me faire mal !
- Bon ! N’insistons pas ! Et sinon tu es prête ?
- Oui madame ! Je suis prête !
- Alors le temps de trinquer !

Michèle leva son verre

- A notre rencontre !
- Tchin ! Tchin !

Très vite nous avalons cet excellent cru, pressé que nous étions d’en déguster un autre d’un tout autre genre. La baignoire était immense, nous nous y sommes assis tous les deux. Fathia se mit entre nous deux, restant debout !

- Je peux y aller ?
- Vas-y Fathia arrose-nous !

Fathia se mit alors à pisser d’abondance, son urine coulait en pluie sur nos corps, j’en recueilli un peu avec mes doigts afin de goûter, et la trouvant très bonne, j’ouvris une large bouche afin de recevoir directement son jet doré. Michèle se contentait de ce qui dégoulinait de mon menton. Quand Fathia eu terminée, elle quitta la salle de bain, Michèle m’offrit alors sa bouche et nous échangeâmes un long baiser insolite et salée !

Ma queue avait repris une vigueur très convenable.

- Veux-tu que je demande à Fathia de te faire une gâterie ?
- Je ne vais pas refuser !

Mais c’est Fathia qui refusa ! Je demandais à Michèle de ne pas insister, mais elle n’en avait de toute façon pas l’intention. Elle intima malgré tout l’ordre à sa soubrette de ne point s’éloigner. Alors Michèle du bout de ses doigts me masturba doucement la queue, en dégagea le gland et le caressa du bout de sa langue, avant de tournicoter autour, puis elle referma ses lèvres sur mon sexe, alors que sa langue s’agitait frénétiquement. Après quelques minutes de ce régime elle me fit pénétrer plus en avant mon sexe et le suça de manière plus classique, tandis qu’un doigt polisson, suivi bientôt d’un deuxième allait fureter dans l’intimité de mon anus. A ce régime je ne pouvais tenir longtemps et lui déchargeais dans la bouche. Elle n’avala pas tout et s’amusa à étaler coquinement un peu de sperme sur un sein, puis sur l’autre.

- Voilà ! Un sein chacun ! Venez nettoyer !

Alors tandis que Fathia lui nettoyait le sein gauche, je m’occupais du droit, les traces de sperme disparurent bien vite, mais elle ne nous dit pas d’arrêter, alors nous avons continué, nous attardant sur ses tétons turgescents que nous aspirions, pressions, pincions. Il ne fallut pas longtemps à Michèle pour atteindre un second orgasme presque aussi intense que le premier. Fathia se recula un peu, le visage rayonnant. Elle était manifestement ravie, les rapports qu’elle avait avec sa patronne devaient être assez compliqués…et assez troubles.

Je passais ensuite encore une bonne heure à discuter avec Michèle, tout en terminant le champagne (le vrai) Je m’attardais pas mal, mais il fallut bien qu’un moment je me décide à rentrer ! Je lui promis de revenir (un peu hypocritement car je n’en étais pas si sûr !). Fathia me raccompagna à la porte et au moment de prendre congé me glissa un bout de papier dans la main.

Ce n’est que dans le métro que l’éclairage fut suffisant pour lire ces lignes d’une écriture maladroite :

 » Si je vous avais fait une gâterie, comme vous dites, et si vous étiez revenu, cela aurait été pour en avoir une autre ! Je ne veux pas que vous reveniez pour moi, mais j’aimerais que vous reveniez pour Michèle… et j’espère que vous le ferez parce que cette femme le mérite ! ».

Je ne fus pas insensible à ce message fort, mais je ne savais dire à ce moment là si je reviendrais, quand soudain je réalisais que je n’avais pas vu la poitrine de Fathia ! Alors je me dis en souriant que je reviendrais pour les deux !

Nicolas

© 2000 Nicolas Solovionni

nikosolo@hotmail.com
Première publication sur Vassilia, le 18/11/2000
Ce récit a eu l’honneur d’obtenir le 3ème prix du concours des histoires érotiques décerné par Revebebe pour Novembre 2000

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Une réponse à Des fleurs pour Marie-Laure par Nicolas Solovionni

  1. Orlando dit :

    Une très belle histoire, bien écrite, passionnante et très chaude

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