Chanette 19 : Trafics (roman) 3 – Services commandés par Chanette

3 – Services commandés


Félicia et Nancini

Et sans aucun détour, elle se débarrasse de son haut et de son soutien-gorge. Ses seins sont lourds, en forme de poire mais de bonne tenue et terminés par de gros tétons. Est-elle bi ? Je crois que je ne vais pas tarder à le savoir, je me déshabille à mon tour, entièrement. Elle me lorgne, nos regards se croisent.

- Je peux toucher ? Demande-t-elle d’une voix suave.
- Bien sûr !

Et c’est parti ! Elle touche, elle caresse, elle tripote, elle me demande la permission avant d’aborder les tétons, madame à de l’éducation, c’est bien !

- Ils sont très jolis, me complimente-t-elle. Ils sont… Comment dire… Appétissants !
- J’espère que vous n’êtes pas cannibale ?
- En principe non ! Et rassurez-vous, je ne mords pas ! Mais j’adorerais les embrasser.
- Je vous en prie, faites !

Certes, elle commence par les embrasser avec beaucoup de tendresse, puis s’enhardit, sa langue entre en action, elle me lance un petit coup d’œil avant de s’attaquer aux bouts, je lui réponds d’un sourire. Cette nana dégage une telle sensualité avec sa bouche que j’en ai la chair de poule.

Que Nancini qui se rince l’œil soit encre habillé n’a pour moi en soi aucune importance, mais la situation est un peu particulière. Ce n’est pas une prestation pour laquelle on me paie, mais un service commandé où je joue le rôle de la partouzeuse consentante, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Il apparaît donc dans l’ordre des choses que je m’étonne du comportement de Nancini.

- Alessandro ne se déshabille jamais ? Demandais-je à Félicia.
- Si, si, attends un peu !

Il convient également que je m’occupe des seins de Madame. Mais ce ne sera pas une corvée ! J’y vais, je me lance, elle est contente et très réceptive, la Félicia. Son visage s’approche du mien et c’est tout de suite le gros bisou avec échange de langue et de salive. Pour ce faire nos corps se sont rapprochés et nos seins se frôlent. Décidément le contact de sa chair m’électrise. Quand je vous disais que cette séance ne serait pas une corvée…

A mon tour de lui gober les seins, je m’amuse (je devrais dire je m’excite) à lui titiller de ma langue ses gros tétons bruns qui deviennent rapidement tout durs.

Elle me gratifie du plus beau des sourires, s’éloigne de moi, le temps de retirer le bas. Je pense alors qu’elle va revenir, mais non elle me fait signe de venir auprès de Nancini.

J’ai compris : son truc à celui-ci c’est de se faire déshabiller par deux nanas préalablement bien « chauffées ». Bas bien méchant, j’ai connu tellement plus farfelu… et puis chacun fait ce qu’il veut du moment que tout cela se passe dans le consentement mutuel.

Comme l’écrivait, une de mes consœurs horizontales du 19ème siècle, c’est toujours plus compliqué de déshabiller un bourgeois qu’un prolo. Ça reste vrai, si les manchettes, les faux cols et les portes chaussettes ont disparus, il reste la cravate que l’on veut défaire sans la dénouer totalement (mais pourquoi ici se donner ce mal, il est chez lui, il ne va pas la remettre demain !) et aussi la chemise (combien de boutons ont-ils été ainsi cassés dans la précipitation d’un déboutonnage ?).

Je laisse Félicia diriger les opérations, moi je suis. Il ne reste bientôt plus que les chaussettes et le caleçon. Les chaussettes sont banales et sont vites retirées, le caleçon en coton imprimé représente des petits saxophones stylisées, ce qui est absolument ridicule…

- Allez, ensemble ! Me dit Félicia. Une, deux, trois…et en chœur on lui descend le calfouette jusqu’aux chevilles.

Oups !

C’est qu’il a un gros kiki, le Nancini, un très gros kiki ! Ce n’est pas tellement la longueur, sans doute juste légèrement supérieure à la moyenne, mais le diamètre : c’est du gros calibre. J’espère que cela ne va pas me poser de problème pour la suite.

Félicia me fait signe de faire comme elle. Elle s’agenouille légèrement à la droite du mâle, je me mets donc un peu sur la gauche. Elle prend la bite en main, la porte à la bouche et la déguste quelque instants avant de me l’offrir (quand faut y aller, faut y aller).

Hé, c’est que je ne suis pas la grenouille à grande bouche, moi ! Et je n’ai pas pris non plus des cours d’avaleuse de sabre !

Donc lécher, ça va, sucer le bout ça va aussi, mais pour le reste je déclare forfait.

Mais Nancini tout à son fantasme ne s’aperçoit de rien, d’ailleurs on se complète parfaitement, Félicia et moi : à elle les larges mouvements de bouche, à moi les petits coups de langue là où ça titille le plus.

Sauf que d’un coup la belle me laisse seule avec la bite d’Alessandro. Elle passe derrière lui, je ne vois rien mais devine ce qui se passe, la feuille de rose n’a rien perdu de sa popularité, mais tant qu’à faire je préfère que ce soit Madame qui s’en charge plutôt que moi. En attendant me voilà seule avec sa bite, et il bande comme la Colonne de Juillet.

Je me concentre sur le gland, quelques coups sur le méat, puis je descends sur la couronne et on recommence, c’est moins spectaculaire qu’une gorge profonde, mais probablement plus excitant. Une goutte de pré-jouissance finit par perler au sommet de ce bout d’organe violacé.

Que fait-on maintenant, on passe à autre chose ou on temporise ? Le souci c’est qu’étant donné nos positions respectives, il ne m’est pas facile de communiquer avec Félicia.

Mais c’est Nancini lui-même qui me sort de mon embarras, il me fait signe de me relever et se met à me peloter les seins de façon convulsive à ce point que je suis à deux doigts de lui dire que ce ne sont pas des boules de pâte à modeler.!

- Quelle fougue ! Monsieur Nancini ! Lançais-je fort hypocritement.
- Appelez-moi Alessandro !

Quel contraste entre la douceur se sa compagne et les manières de rustre de Nancini. Enfin, bon quand il aura terminé, il arrêtera comme disait ma grand-mère.

Félicia se relève, me gratifie d’un nouveau sourire (elle en a plein en stock) et me fait signe qu’on change de décors. Direction la chambre à coucher et son super plumard : Attention, on va jouer le deuxième mouvement : introduction doloroso !

Je veux bien tout ce qu’on veut, mais je n’ai aucune envie d’avoir mal, je serais donc vigilante.

- Tu as besoin de gel ? me demande Félicia.

Ah ! La brave fille !

Elle pousse le dévouement et la gentillesse jusqu’à me proposer de me tartiner. Et me voilà de nouveau au contact de ses mains de fée !

- Je t’en mets aussi derrière ?

Arghh !

Pas un moment je n’avais envisagé que Nancini puisse me sodomiser ! Surtout avec un engin pareil ! Je fais quoi ? Elle m’a demandé, ce qui signifie que je peux toujours refuser (encore heureux !). Mais il me semble plus approprié de refuser dans l’action, je n’aurais aucune difficulté à lui faire comprendre qu’il me fait mal.

Bon, on se met comment, il me semble que vu le diamètre de l’organe, la position idéale est celle d’Andromaque, c’est à dire moi m’empalant sur l’homme couché, ce qui me permet un contrôle quasi complet de la pénétration qu’elle soit vaginale ou anale !

Mais non, Nancini veut une levrette Je stresse un peu. La levrette a malgré tout un avantage certain, c’est que les regards ne se croisent pas, ça peut bien sûr être pratique, mais ce n’est pas en ce moment mon souci premier.

J’aurais bien aimé quelques préliminaires parce que, quoiqu’on en dise, rien ne vaut la lubrification naturelle. Félicia avait commencé à me faire mouiller un peu, mais ça n’a pas duré assez longtemps. Mais que voulez-vous le broute minette n’a pas l’air de faire partie des habitudes de ces messieurs-dames…

Allez, vas-y Chanette, fait comme Suzanne : ouvre-toi ! Business is business et Anna me rétribuera en conséquence.

- Ça va comme ça ? Demande Alessandro. Une surprise ! L’intention est délicate, mais la pénétration aussi, je n’aurais pas cru !

Pendant qu’il me lime, Félicia s’est agenouillée devant moi, et m’offre sa chatte. Voilà une excellente idée ! D’autant qu’elle mouille d’abondance, Je lèche donc tout ça consciencieusement et me laisser aller à m’en régaler. Que voulez-vous, j’ai toujours eu une faiblesse pour le sucré-salé !

Nancini stoppe ses va-et-vient. Instant fatidique. Il m’écarte les fesses. Je sens le contact de son gland capuchonné de latex, sur mon anus. Je serre les dents abandonnant momentanément mon léchage de foufoune.

- Je peux ?
- Essayez ! Je vous dirais si ça me fait mal.

En fait, j’espère secrètement qu’il n’arrivera pas à entrer ! J’y mets malgré tout (un peu) du mien. Il pousse, il force mais sans aucune brusquerie. Ça va pour entrer, au dernier moment, ça dérape. Il recommence, nouvel échec, Encore un essai, si cette fois ça rate, j’ose espérer qu’il n’insistera plus. Quelques millimètres, quelques millimètres supplémentaires, ça a l’air de vouloir entrer, ça entre ! Au secours, il m’encule ! Pas de doute c’est entré ! En finesse et en douceur ! Chapeau l’artiste ! Je n’ai pas mal, juste une sensation de gêne qui me procure ce corps étranger qui n’a rien à faire ici et dont mon organisme aimerait bien se débarrasser. Cette impression bien particulière disparaît assez vite au fur et à mesure des allées et venues de la bite de Nancini.

Personne n’a encore écrit un ouvrage de référence essayant d’expliquer comment la femme faisait pour pouvoir jouir du cul ! Pour les hommes, on sait, ils ont une prostate, nous on n’a pas l’article ! Simplement sans doute une relation de bon voisinage, l’anus et la chatte sont on ne peut plus proches, et quand l’anus est l’objet de coups de boutoirs intempestifs, ça résonne dans la pièce à côté !

Nancini accélère la cadence, ça sent la conclusion. Je le regrette presque, ça devenait pas mal du tout.

Nancini gueule, il a jouit, il se retire et me gratifie d’un chaste bisou sur la fesse. C’est un gentleman, Nancini ! Comme quoi, moi qui le prenais pour un rustre… il y a des mecs qui gagnent à être connus… Au lit !

J’ai le trou du cul qui bée ! (béeeeeh !) Je n’aime pas cette sensation.

Nancini est allée s’asseoir dans un fauteuil un peu plus loin, Félicia quitte sa position agenouillée pour s’étaler de tout son long sur le lit, les cuisses écartées. Je crois avoir compris le message et rampe vers sa chatte. Mais un joli mouvement de moulinet avec les doigts me fait comprendre que c’est le soixante-neuf qu’elle sollicite de la sorte.

Excellente idée, et tandis que Nancini se tripote mollement la bite en nous regardant nous bouffer le gazon, nos langues passent à l’action. Ce fut rapide mais il faut dire que nous étions toutes deux bien excitées.

Tendre et sensuel bisou de la part de Félicia, je l’aurais souhaité plus passionné, on ne peut pas tout avoir ! Monsieur se revêt d’une robe de chambre en soie rouge, madame d’un déshabillé vaporeux et a l’obligeance de m’en prêter un.

L’heure est enfin venue de boire ce dernier verre…

- Je suppose que tu préfères dormir ici ? Me demande Felicia.
- Si ça ne dérange pas !
- Ça ne dérangera pas, de toute façon, Alessandro et moi nous faisons chambre à part, alors si tu n’as pas peur de ses ronflements… Sinon il y a la chambre d’amis.
- Je ne ferais pas l’injure à Alessandro d’aller dormir ailleurs que dans son lit.

Il est tous content de ma sortie, pépère !

Bref, nous voici tous les deux !

- Sympa cette petite séance, non ? Se croit-il obligé de commenter !
- TRES sympa ! Répondis-je en lui faisant un petit bisou sur le front.
- Vous préférez dormir à droite ou à gauche ?
- Aucune importance. Demain il faudra que je me lève de bonheur, il faut que je passe chez moi me changer ! Je vais faire sonner mon téléphone à 6 heures.
- Oui, demain soir, on se refait un restaurant !
- Et mon régime ?
- Les fruits de mer, ça ne fait pas grossir, on rencontrera Bertrand Paulino, le présentateur de la télé, ce sera un peu plus compliqué.

Allez, j’essaie.

- Mais pourquoi n’invite-t-on pas le peintre à ces soirées ?

Il éclate de rire.

- T’as pas compris ?

Tutoiement lui aussi ? Normal, c’est l’un des effets secondaires de la baise !

- Je n’ai pas compris quoi ?
- C’est un tâcheron, des gars comme lui, il y en a des milliers ! Il sait peindre mais il n’a aucun talent. Je l’ai dégoté par hasard dans un bistrot, en achetant des cigarettes. Je l’ai abordé, je l’ai baratiné, je lui ai passé une commande de douze tableaux, ceux qui sont exposés et je lui en ai acheté six autres qui sont chez moi ! Tout ça c’est du vent, rien que du vent. Mais personne n’est perdant, moi je vais vendre ses croutes à un prix astronomique, lui il vendra ses prochaines toiles à un prix tout aussi astronomique, quant aux acheteurs, ils n’ont pas de soucis à se faire, il faut des lustres pour corriger la cote d’un artiste surévalué !
- Un artiste peintre dans un bistrot du Marais, c’était de quel côté ?
- Ce n’était pas dans le Marais, c’était Place Clichy !

Et hop ! J’en sais assez, il ne doit pas y avoir cinquante mille café-tabac Place Clichy.

Mercredi 12 Septembre

Un mec fort en gueule m’interpelle après avoir visité la galerie en trois minutes chrono. Il vient d’écrire : « c’est de la merde ! » sur le livre d’or et tient à me le faire savoir. Qu’est-ce que j’en ai à foutre ?

- Ce n’est pas moi qui choisis les œuvres exposées… (et blablabla et blablabla)

Je me retourne et aperçois, planté là, l’abbé Trucmuche et sa grenouille de bénitier. Il m’a entendu m’exprimer sans accent.

- Nous venons pour choisir les tableaux que Monsieur Nancini a bien voulu nous prêter.
- Faites ! (plus la peine que je déguise ma voix)

Ils embarquent les deux croutes après m’avoir signé une décharge. Je crains des grosses complications avec ces deux-là !

Et le soir, c’est donc restau en trio avec Bertrand Paulino, petit bonhomme brun à lunettes, effectivement il est passé à la galerie dans l’après-midi sans ni s’attarder, ni faire de commentaires.

Après les présentations et quelques banalités bien convenues, il attaque :

- Je vais vous dire mon avis, c’est du pipeau !
- C’est une opinion, ce n’est pas la mienne, mais vous avez parfaitement le droit de penser ça. Répond Nancini sans se démonter.
- Merci !
- Mais pourquoi avoir accepté mon invitation dans ce cas ?
- Parce que je suis curieux d’écouter vos arguments !
- Et vous pensez que mes arguments seront susceptibles de vous faire changer d’avis !
- Non ! Répond Paulino, d’un ton catégorique.
- Alors, à quoi bon continuer ?
- Dans ce cas, je vais vous laisser en tête à tête.

Et grand seigneur, Paulino se lève. A ce moment, Nancini me donne un léger coup de coude et me fait un signe avec les doigts. J’ai compris, je vais essayer de placer le baratin numéro trois.

- Monsieur Paulino, je vous demande juste cinq minutes, pas une de plus, rasseyez-vous, je vous en prie :
- Demandé de cette façon et par une aussi jolie femme, je ne vous ferais pas l’affront de refuser. Je vous écoute donc !
- Je vais vous étonner, Monsieur Paulino, je m’y connais probablement moins que vous en matière d’art moderne, mais j’ai des convictions : je considère par exemple les chiottes de Duchamp et sa Joconde à moustaches comme des impostures !

Paulino redresse les sourcils, il est rigolo comme ça !

- Si ces machins sont hélas, entrés dans l’histoire de l’art, continuais-je, ce n’est pas pour ce qu’ils sont, mais pour les commentaires qu’ils ont provoqués. L’art moderne c’est l’œuvre plus le commentaire. Or que fait Tedesco ?
- De la merde, non ?
- Laissez-moi finir ! Tedesco propose une grille de lecture, la Bible. Pourquoi pas, mais il nous roule peut-être aussi dans la farine et une autre grille pourrait aussi bien faire l’affaire : les 12 travaux d’Hercule, les 12 signes du zodiaque chinois, les 12 mois de l’année.
- Les 12 coups de minuit, les 12 salopards.
- L’interprétation devient un véritable kaléidoscope, elle donne le tournis, et pour provoquer une chose pareille il faut être un artiste, un vrai.
- Vous avez terminé ?
- Oui !

Et apparemment j’ai complétement raté mon coup !

- Nous perdons tous notre temps, mais Monsieur Nancini, avant de prendre congé, j’aimerais dire deux mots en tête à tête avec Madame, si vous pouviez nous laisser seuls cinq, ou plutôt dix minutes.

Nancini s’exécute sans discuter, je crains le pire !

- Vous aurez sans doute compris que votre argumentation ne m’a pas convaincu !
- Je ne suis pas idiote !
- Effectivement, vous ne l’êtes probablement pas, votre intérêt est de placer ces tableaux, mais vous ne croyez pas un mot de ce que vous me racontez sur eux !
- C’est pour me dire ça que vous avez demandé à Monsieur Nancini de sortir ?
- Non, c’est pour la suite ! A la télé les animateurs passent 90 % de leur temps à promouvoir de mauvais films, à encenser des chanteuses et des chanteurs nullissimes, des acteurs suffisants, des romans médiocres ? Et vous savez pourquoi ?
- Continuez donc !
- D’une part, parce que le public a pour sa grande majorité des gouts de chiottes, mais aussi parce qu’on nous demande de le faire, parce que quelqu’un connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un, parce que c’est un pote qui a écrit la musique, ou aussi parce qu’on a touché une enveloppe ou encore parce qu’on a couché avec la chanteuse (ou avec le chanteur). On ne fait pas de la culture, on fait de la promo et du marketing. Si on se contentait de faire partager ce qu’on aime ce ne serait pas la même télé.
- Et dans le cas des tableaux, vous seriez prêt à dire le contraire de ce que vous pensez si je couchais avec vous !
- Vous avez tout compris !
- Et si je ne couche pas avec vous ?
- Je n’en parlerais pas, ni en bien, ni en mal !
- Tout ça pour en arriver là !
- Ainsi va le monde, le sexe, l’argent, le pouvoir… Mais nous ne sommes pas ici pour faire de la philosophie, ni de la morale à deux euros. Euh, je n’ai pas bien entendu votre réponse ?
- Ma réponse, c’est : laissez-moi réfléchir cinq minutes !
- Je vous en prie, le marché est entre vos mains !

Qu’aurait fait Anne à ma place ? Il doit être 14 heures à New-York ? Je peux l’appeler, je courre aux toilettes. J’essaie une fois, deux fois, pas moyen de la joindre ! Merde, qu’est-ce que je fais. J’appelle Nancini.

- Ne prononce pas mon nom, je suis aux toilettes ! T’es revenu à table ?
- Non j’y vais, là !
- Non, reste dehors, écoute-moi, si tu perds le client, c’est grave ?
- Grave n’est pas le mot. C’est une pierre principale de mon édifice qui s’écroule ! J’ai fait une erreur, je pensais sincèrement qu’il apprécierait les tableaux ! C’est un cul béni, il aurait dû marcher avec le coup de la Bible. Je suis mal !
- Donc tu fais quoi, si ça ne marche pas avec lui ?
- Ça risque d’être très compliqué ! Il faudra que je prenne d’autres contacts, on va perdre un temps fou !
- Je peux t’arranger le coup pour 2000 euros !
- Tu peux vraiment faire ça ?
- Tu sais bien qu’Anna m’a indiqué une méthode sécrète !
- C’est vrai !
- Bon c’est d’accord pour les 2000 euros ?
- Oui !
- Attend cinq minutes avant de revenir, à tout de suite.

Je reviens, je m’assois !

- C’est d’accord, monsieur Paulino !
- Ce soir en sortant du restau, larguez Nancini et téléphonez-moi, à ce numéro. Je vous rejoindrais, on ira à l’hôtel ! Qu’est-ce qu’il fout d’ailleurs Nancini, il devrait être revenu, ah, le voilà !
- Alors Monsieur Paulino, Christine vous a-t-elle convaincu ?
- Oui ! Samedi dans mon émission, je consacrerais, disons trois minutes à ce Tedesco, ça vous va ?
- Ça me convient très bien, nous allons vous prêter un des tableaux, vous pourrez ainsi le présenter aux téléspectateurs.
- Faites le moi livrer aux studios, je vais vous noter l’adresse…
- Ces messieurs dames désirent-ils un apéritif ? Demande un loufiat.
- Champagne ? Propose Nancini.

Après avoir fait de faux adieux à Paulino et pris congé de Nancini, je téléphone au premier lequel m’invite à le rejoindre dans une demi-heure devant un hôtel rue de la Boétie.

Je suis devenu pute de bonne heure (voir Chanette à St-Tropez) mais, et ce n’est là que concours de circonstances, j’ai surtout fait de la domination jusqu’à me spécialiser complétement dans ce domaine particulier.

La séance de baise de la nuit dernière avec Nancini n’a pas été une corvée, d’abord parce qu’il y avait la présence de sa charmante et compréhensive épouse, et puis l’homme en plus d’avoir un physique qui n’a rien de désagréable, avait su se montrer d’une correction aussi surprenante qu’exemplaire.

Tout ça pour vous dire que je ne suis pas trop à l’aise pour cette présente prestation qui à toutes les chances d’être ultra classique avec un type qui ne m’inspire pas spécialement.

La chambre est très « class » mais je m’en fous, je n’aime pas baiser dans les hôtels, quel que soit leur nombre d’étoiles.

- Vous voulez boire quelque chose ou on rentre tout de suite dans le vif du sujet ?

Le vif du sujet ? C’est moi le vif du sujet ?

- J’ai suffisamment bu comme ça. On se déshabille ? Suggérais-je.

Avec un peu de chance, le mec sera en rut et l’affaire ne dura pas plus d’un quart d’heure, déshabillage et rhabillage compris…

Je me déshabille, mais pas complétement, je garde juste mon soutien-gorge, une vieille astuce du tapin traditionnel. Lui il enlève tout, y compris ses chaussettes, en terminant pas le caleçon. La bite est standard et ne bande pas. Paulino me regarde bizarrement, je pense qu’il n’est pas déçu de me voir déshabillée, mais il est surpris de me voir conserver mon soutif.

Il se pointe devant moi, j’espère qu’il n’a pas l’intention de m’embrasser, non, il me caresse les bras, les épaules, le ventre, les fesses. Il s’approche de la lisière du soutien-gorge, attend sans doute que je le retire, puis de dépit va mettre ses mains ailleurs quelques instants avant de refaire une tentative :

- Euh ! Vous n’enlevez pas votre soutien-gorge ?
- Quand c’est demandé si gentiment, je l’enlève, répondis-je, joignant le geste à la parole.

Joli coup ! Le type est flatté dans son ego et en plus il a mes nénés devant le nez.

- Je peux caresser !
- Tu peux caresser, embrasser aussi mais pas trop fort.

Il est fou de joie, Paulino, et pendant qu’il me bécote le sein, je lui tripote la bite qui ne tarde pas à grossir du simple contact de ma petite mimine.

- Et si tu t’occupais un peu de l’autre, sinon il va être jaloux !

Il était déjà joyeux, là il est comblé, je lui fais croire qu’il me fait un bien énorme en me suçaillant les bouts de mes seins, alors qu’il ne me fait pas grand-chose.

Il suce, il lèche, il me bave dessus et moi je le branle. Il bande bien désormais, l’affaire devrait donc aller vite, comme prévue…

Pas tout à fait…

- Si vous pouviez me pincer les miens ? Me dit-il en s’essuyant la bouche.

Ah, Ah ? Serait-ce un soumis ? On va voir !

Je lui pince ses tétons, les tiraille, les tortille. Il se pâme d’aise.

- T’aime ça, hein ?
- Oui, j’adore !
- Tu aimes bien qu’on te fasse des petites misères ?
- Oui !
- Tu es bien tombé, moi j’adore faire des misères aux hommes qui aiment ça !
- C’est vrai ?

J’augmente ma pression !

- C’est trop bon !
- Tu aimes jouer à l’esclave ?
- Oui, oui !
- Alors tu es mon esclave !
- Oui, maîtresse !
- Tourne-toi, je vais te rougir les fesses.

Il paraît entièrement d’accord mais ne sait pas trop bien comment se positionner. Je l’envoie se mettre en levrette sur le lit, et je me mets à taper de toutes mes forces du plat de mes mains. Il encaisse plutôt bien, mais je n’éternise pas la séance.

- Dommage que je n’ai pas un petit gode sur moi, je te l’aurais foutu dans le cul !
- Ah, oui, ça aurait été bien ! Répond-il avec un certain enthousiasme.
- T’aimes ça hein, te faire goder le cul, t’es vraiment une petite salope !
- Ce n’est pas désagréable !
- Remarque, à défaut de gode, je peux te mettre un doigt… même deux !
- Je veux bien !
- T’as des préservatifs ?
- Euh, oui, j’ai acheté une boite de douze, c’était en promo, il y en a quatorze dans la boite ! C’est dans ma poche de veste à gauche…

Surréaliste, le mec plein aux as, qui est tout content d’avoir eu deux capotes gratuites !

Allez, je m’enfile l’index et le majeur dans une capote, je lui crachote sur le trou du cul pour augmenter la lubrification et je fais pénétrer tout ça dans l’anus du monsieur qui me paraît enchanté, ravi. Je fais ainsi plusieurs va-et-vient.

- Tourne-toi, je vais te sucer !

C’est quand même plus facile avec sa bite qu’avec le gros machin de Nancini ! Sans être une fanatique de la fellation, j’aime bien sucer, on a l’impression qu’on a l’homme tout entier à soi dans sa bouche ! Je lèche, je suce, je gobe même les couilles, mais il n’a pas l’air d’apprécier trop, dommage c’était rigolo. Il est temps de conclure :

- Tu veux me prendre comment ?
- En levrette, peut-être !
- Allons-y pour la levrette !

Décidemment c’est une manie, ils se sont tous donné le mot ! Je me positionne de façon adéquate

- Oh !
- Qu’est-ce que c’est ? Interrogeais-je
- Que c’est beau !

J’ai toujours été très intriguée par les réactions provoquées par la vue de mon cul quand je suis dans cette position. J’ai pourtant essayé d’en savoir davantage en me regardant dans un miroir… Mystère et trou du cul, c’est le cas de le dire !

- Je peux embrasser un peu tous ces trésors ?
- Faites, mon ami, faites !

Il fallait traduire, évidemment ! Embrasser en parler « Paulino » ça veut dire lécher à grands coups de langues. Pas bien grave.

Ah, ça y est ! Sa langue a eu ce qu’elle voulait, place à la bite ! Et hop, Paulino me pénètre, et hop Paulino me bourre. La cadence est soutenue et je suis obligée de m’agripper sur le dessus-de lit. Il souffle comme un bœuf. Désaccélération ! Jouissance ? Non ! C’est reparti pour un tour ! Ça va moins vite qu’avant. Je sens la panne. Je l’aide en remuant du croupion, ça l’encourage, il repart de plus belle, de plus en plus vite… Grognement ! Rideau !

Paulino s’est retiré, il est sur le dos, sa bite encapotée étant déjà débandée.

Le fait que je n’ai pas joui, ne le préoccupe guère. Il m’a (à juste titre sans doute) considéré comme une pute. Les putes ne jouissent pas, c’est bien connu… et de toute façon je n’étais pas venue pour ça ! J’étais en service commandé !

J’ai soif, je minaude pour avoir une petite coupe de champagne. Pas de problème. Il me propose de conserver la chambre pour la nuit, lui rentrera en taxi.

Il m’a quitté en me faisant un bisou et me disant que j’étais gentille ! Bien sûr que je suis gentille !

à suivre

© Vassilia.net et Chanette (Christine D’Esde) mars 2013. Reproduction interdite sans autorisation des ayants droits

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Une réponse à Chanette 19 : Trafics (roman) 3 – Services commandés par Chanette

  1. Omicron dit :

    On ressort de cette lecture complètement épuisé par l’excitation qu’elle provoque.

  2. wihita dit :

    Je rêve d’une dominatrice comme Chanette qui m’obligerai à sucer des bites

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