Chanette 18 – La bande à Ludo 2 – Laurie, l’ensorceleuse par Chanette

2 – Laurie, l’ensorceleuse

Mercredi 22 février

Il est 17 heures. Je ne suis pas seule dans le studio. Nœud-pap est dans sa cage. Et c’est pour cela que j’ai volontairement fixé rendez-vous à Ludovic ce jour-là, il doit arriver à 18 heures.

Mais pour l’instant je reçois Florent qui vient pour la première fois, Jeune assez frêle, look de premier de la classe, physique quelconque.

- C’est la première fois que tu viens voir une maîtresse ?
- C’est la deuxième, la première fois ça c’est vraiment très mal passé, je refais donc une seconde expérience.

L’élocution est nette, claire, presque hautaine. J’aime pas trop.

- Et, pourquoi ça s’est mal passé ?
- La fille n’a pas tenu compte de mes limites, c’était une folle, elle m’a tellement giflée que j’en ai attrapé la migraine, j’ai dû crier pour qu’elle abrège la séance et elle m’a flanquée dehors.
- En principe, ici on n’est pas déçu ! Tu aimes quoi en particulier ?
- J’aime tout, mais modérément.

Je vois le genre : pervers polymorphe ! J’improviserai et je passe la formalité du questionnaire.

- O.K. déshabille-toi, fais-moi mon petit cadeau (le « cadeau » c’est le prix de la prestation), puis quand ce sera fait, tu viendras me lécher le trou du cul. Compris esclave ?
- Oui maîtresse !

Deux minutes plus tard, Florent me léchait l’anus avec application.

- Alors, il est comment mon trou du cul ?
- Il a un goût délicieux, maîtresse.
- Tu aimes ça, lécher les trous du cul plein de merde ?
- Oui, maîtresse !
- Tu as fait ça souvent ?
- Jamais, maîtresse c’est un fantasme !

Je vois à ses yeux qu’il souhaiterait que l’on aille plus loin dans cette voie. Ça m’embête un peu, la scato n’est pas trop mon truc. Je n’ai rien contre le principe, mais ce n’est pas toujours facile à gérer. Je ne suis pas toujours disponible, pas la peine de vous faire un dessin. Mais comme c’est moi la maîtresse, je fais ce que je veux quand je veux.

- Relève-toi et ouvre la bouche !
- Oui maîtresse !

Il obéit comme un bon esclave mais je vois bien qu’il est un peu contrarié.

- Tu sais ce que je vais te faire ?
- Je m’en doute un peu !
- Alors demande-moi de le faire/
- Crachez-moi dessus ! Maîtresse.
- Humm, tu aimes plein de choses, on dirait ! Tiens ! Splash ! Ne ferme pas la bouche ! Splash ! Encore une fois ! Splash ! Qu’est-ce qu’on dit ?
- Merci Maîtresse.

Je lui attrape les bouts de ses seins et les tortilles. Miracle, alors qu’il bandait plutôt mou, le voilà avec une trique d’enfer. Du coup je lui fixe une pince à chaque téton et pour faire bonne mesure j’ajoute des poids. Je joue quelques minutes avec ses tétés, il est carrément en extase le Florent.

- C’est bon, hein ?
- Oui !
- Oui qui ?

Je le gifle (mais pas trop fort) et lui crache au visage.

- C’est bon, maîtresse !
- Tu vois quand tu veux !

Et soudain, il me regarde fixement, je sens qu’il a envie de me dire quelque chose et je crois savoir de quoi il s’agit !

- Un problème ?
- Non, mais ! Pouce ! Je vous redonne un peu d’argent si vous m’autoriser à vous lécher encore les fesses.

J’accepte et jouant les grandes dames, je lui dis que pour le petit supplément, il me le donnera juste avant de partir.

Je reprends le gode, l’encapotte, m’écarte les fesses et me l’introduit dans l’anus, je le fais bien bouger à l’intérieur afin qu’il se pollue bien.

Quand je le ressors, je l’essuie sommairement sur mes fesses autour de mon trou.

Et le voilà qui me nettoie mon arrière train sans avoir hésité une seconde. Ce mec ment quand il me dit qu’il n’a jamais fait ça, mais peu importe, mon rôle est aussi de croire les mensonges de mes clients.

Je lui tends aussi le gode pour qu’il le lèche. S’il n’en veut pas, je n’insisterais pas, mais il se met à le nettoyer bien consciencieusement et me rend tout propre.

- Alors, elle est bonne ma merde ?
- Délicieuse, maîtresse !
- Gros cochon, va ! Bouge pas, je reviens !

Je suis allé chercher un lacet avec lequel je lui ligature les testicules. Il paraît tout étonné, on n’avait jamais dû lui faire ça !

- Allez tourne-toi, je vais te rougir le cul.

Il s’arcboute sur le bord de la table.

- Tu en as un joli petit cul ! Un vrai petit cul de pédé !

Il ne peut pas savoir que je sors ça à tout le monde ou presque, ça fait souvent son petit effet. Il ne répond pas.

- J’ai très envie de t’enculer !

Pas de réponse !

- Répond esclave ! Rouspétais-je en lui appliquant un violent coup de martinet.

- Aïe ! Je ne sais pas maîtresse !
- Je retiens que tu n’as pas dit non ! Tu t’es déjà fait mettre un gode dans le cul ?
- Euh… Non, maîtresse !

Encore un mensonge !

- Et bien, voilà une bonne occasion d’essayer.

Je prends le martinet et le flagelle à la volée, il encaisse bien les premiers coups, mais bien moins les suivants appliqués plus fort, aussi je rectifie, ce sera moins fort, mais plus longtemps.

- Allez, la suite, c’est à côté ! Lui indiquais-je en lui fixant un collier de chien muni d’une laisse. J’ai bien envie de te pisser dessus.

Une lueur dans ces yeux, j’ai compris, il aime ça.

- Ce sera dans la bouche et tu auras intérêt à tout boire !
- Avec plaisir, maîtresse !

Et l’ayant fait mettre à quatre pattes, je le conduit au donjon dans cette position.

- Ne bouge pas, il faut que je fasse prendre l’air à ce monsieur !

Devant les yeux ahuris de Florent, j’extirpe Nœud-pap de sa cage et l’attache après la croix de Saint-André, lui aussi est sensible des seins et je les lui tripote un peu afin de le faire bander.

- C’est Nœud-pap ! Expliquais-je, il m’a payé pour toute l’après-midi. De temps en temps je lui fais sucer une bite, il adore ça, ce vieux cochon ! N’est-ce pas Nœud-pap ?
- Oui, maîtresse !
- Tu en as sucé combien aujourd’hui ?
- Deux, maîtresse ! Deux bonnes bites !

Je regarde Florent. Manifestement ce qu’il vient de voir et d’entendre le trouble considérablement. Si Nœud-pap le gêne, je le remettrais dans sa cage.

- Alors qu’est-ce que tu en dis ? Lui demandais-je.
- Il en a de la chance ! Me répond-il, la voix presque tremblante !

Je ne m’attendais pas vraiment à cette réponse :

- Tu aimerais être à sa place ?

Il hésite à répondre, il doit être bien conscient que ce qu’il vient de me dire va l’entraîner vers l’inéluctable, mais le veut-il vraiment ?

- Tu réponds quand je te parle ? Insistais-je en lui assenant un coup de martinet assez appuyé sur les fesses.

- Je ne sais pas, ça peut être une expérience intéressante !

Autrement dit, il n’est pas contre, mais faut qu’on le force un peu. Je tire sur la laisse l’obligeant à avancer, il est maintenant devant la bite de Nœud-pap.

- Tu la trouve comment sa bite ?
- Elle est très belle, maîtresse !

Un vrai cri du cœur !

- Touche-la !
- Oui, maîtresse ! Répond-il, cette fois sans hésiter.

Il la caresse assez gauchement.

- C’est comment ?
- C’est doux, maîtresse !
- Branle là !

De l’extrémité de ses doigts, il esquisse quelques mouvements de masturbation.

- Tu es prêt pour la suite !
- Je… je ne sais pas, maîtresse.

Nouveau coup de martinet !

- Si tu le sais ! Et je veux que ce soit toi qui me demande l’autorisation de le faire.
- Qu’est-ce que je suis en train de faire ? Soupire-t-il.
- Hein ? Qu’est-ce que tu racontes ?
- Rien je parlais tout seul, maîtresse !
- Ça ne répond pas à la question ?

Nouveau coup de martinet !

- Rien ne se passe comme je l’avais imaginé, maîtresse !
- Ben, oui, ici c’est la maison des surprises. Bon je t’écoute maintenant…
- Non, je ne vais pas le faire… La prochaine fois, peut-être !
- La prochaine fois, il ne sera peut-être pas là ! Les fantasmes, il faut les réaliser quand on a l’occasion de le faire.

Un instant de silence. L’argument a porté mais il hésite encore, mais je crois qu’il est prêt :

- Est-ce que je peux le sucer, Maîtresse ?

Qu’est-ce que je disais !

- Vas-y !

J’ignore si c’est réellement sa première fellation, toujours est-il qu’il engloutit la bite de Nœud-pap et se met à la sucer avec autant de gourmandise que d’application…

- Stop ! Ordonnais-je au bout de quelques minutes

Florent se recule.

- C’était comment ?
- C’était bon, maîtresse ! Qu’est-ce que vous m’avez fait faire ?
- Tu ne vas pas chialer, non ! Tu en mourrais d’envie de toute façon. Tends-moi bien ton cul, je vais t’enculer avec un gode.

Il ne discute pas, et me cambre son cul en écartant les fesses. Je lui tartine un peu le trou du cul :

- Je ne le ferais que si tu me le demandes.
- Mettez moi le gode, maîtresse !
- Non pas comme ça, je veux que tu prononces le mot « enculé » !
- Enculez-moi avec le gode maîtresse.

Ce n’est pas entré très facilement, ce gars devait être un quasi puceau du cul, mais c’est entré, j’y vais doucement, puis actionne le vibrateur.

- T’aimes ça, enculé ?
- Oui, maîtresse.
- La prochaine fois je te ferais enculer par une vraie bite. !
- Oui, maîtresse ! Répond-il sans hésiter une seconde.
- Ne bouge pas !

Je demande à mon soumis de se coucher sur le sol, je l’enjambe au niveau de son sexe.

- Tu sais ce que je vais faire maintenant ?
- M’uriner dessus, je crois !
- Non, on n’est pas chez le docteur, Ici, je n’urine pas, je pisse. Alors je fais ça comment, sur ta bite ou dans ta bouche ?
- La bouche…
- Alors ouvre-là, salope !

J’aurais préféré qu’il ait quelques réticences, c’eut été plus rigolo, mais bon… je m’avance au niveau du visage, je m’accroupis à cinquante centimètres de sa bouche et je libère les vannes. Une première rasade lui atterrit dans le gosier, il l’avale sans broncher. Je recommence, mais j’ai cette fois du mal à stopper le flot, du coup, incapable de suivre, il s’en fout partout, sur lui et à côté. Pas bien grave.

Je me rends compte que mes petites fantaisies de tout à l’heure avec le gode dans le cul, m’ont provoqué une envie de déféquer. Je pourrais faire sur Florent mais j’ai peur de choquer Nœud-pap, aussi me retiens*je.

J’ai la chatte pleine de pisse, je pourrais lui faire nettoyer, mais il serait trop content, ce ne serait plus du tout de la domination. Il m’arrive parfois d’accorder ce genre de privauté à certains de mes clients fidèles. Je décide donc d’offrir ce petit plaisir à Nœud-pap que je détache pour ce faire.

Ce doit être la première fois que je lui fais faire ça, et son enthousiasme à la tâche n’a rien d’évident. En revanche, Florent enrage d’avoir été privé de ce plaisir ! Je reviens vers ce dernier toujours allongé sur le sol.

- Relève-toi ! Tu veux jouir je suppose ?
- Oui, maîtresse ! Mais peut-être pas tout de suite.
- Ah ? Tu veux jouir tout seul dans les toilettes d’un bistrot quand tu seras sorti ? C’est ça ?
- Non, je voudrais rester une heure de plus.
- Ça a un coût, je ne suis pas contre, mais j’attends un client. Je peux t’attacher, tu regardes et tu participeras si on a besoin de toi, mais ce n’est pas du tout certifié d’avance.

Cela avait l’air de lui convenir. Il me paie les deux suppléments. J’attache Florent là où était Nœud-pap… Il est déçu, Nœud-pap, il avait une bite à sucer « sous la main », il ne l’a plus !

Je le prends à part :

- Bon, Nœud-pap, faut que je te parle !
- Oui, maîtresse !
- Oublie la maîtresse un moment, tu vas me rendre un service. Je vais recevoir un type qui devrait arriver d’une minute à l’autre. Pour des raisons assez compliquées, je me méfie de ce bonhomme et je crains pour ma sécurité, pendant tout le temps où il sera là, je veux que tu sois prêt à intervenir. J’ai apporté un maillet, si tu vois que le mec devient menaçant et que je me retrouve en situation difficile, tu interviens et tu lui en fous un grand coup sur le crâne. Je me fais sans doute des idées et il n’y a peut-être qu’une chance sur 100 que ce type pète les plombs, mais j’aime mieux prévoir.
- Comptez sur moi !

Il a l’air tout content que je lui demande un tel service. On sonne.

- Le voilà ! File dans ta cage, prend le maillet.

A peine entré, Ludo se jette à mes pieds :

- Vous pouvez me faire ce que vous voulez, je n’exigerais plus rien. La seule chose que je désire, c’est vous rencontrer régulièrement.

C’est beau, la passion ! Je le regarde fixement dans les yeux et lui répond simplement.

- Relève-toi et déshabille-toi !
- Oui maîtresse !
- Pose tes mains à plat sur le mur, étends bien les bras, recule-toi un peu, voilà ! Maintenant je vais te rougir le cul.

Je frappe en réfléchissant à la suite, mon plan est simple, si vraiment il est comme il le, prétend, prêt à faire tout ce que je lui demande, je vais, lui ordonner de sucer l’un des deux autres esclaves. S’il se dégonfle, il n’osera pas revenir (du moins, j’espère). S’il accepte ce serait beaucoup mieux. Ce gars-là n’a vraiment rien de bisexuel (ou alors c’est refoulé de chez refoulé). Il peut donc accepter sous la contrainte de sucer une queue, mais la honte de l’avoir fait l’empêchera de revenir. Du moins, j’espère.

Après lui avoir bien coloré les fesses, je lui demande de me suivre dans le donjon. Il découvre les deux esclaves, l’un attaché l’autre encagé. C’est le moment de vérité, il va falloir qu’il se décide.

Je me dirige vers Florent et en quelques mouvements de ma petite main, je redonne vigueur à sa bite. Il bande désormais très convenablement.

- Alors, tu la trouves comment, cette bite ?
- Rien de spécial, c’est une bite.
- Il y en a qui sont plus belles que d’autres, non ?
- Je sais pas, je n’ai jamais réfléchi à la question.

Et ben, ce n’est pas gagné, mes amis !

- Tu sais que je vais te demander de la sucer !
- Oui, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous insister tant là-dessus.
- Ce serait trop compliqué et trop long à t’expliquer. Approche-toi de cette bite et mets-toi à genoux…

Il a maintenant la bite de Florent à trente centimètres de son visage.

- Suce !
- Je vais le faire, mais c’est uniquement pour vous prouver ma fidélité.
- Je t’ai demandé de sucer, pas de me faire des commentaires métaphasiques

Je n’ai même pas eu besoin d’insister. Le voilà avec la queue de Florent en plein bouche. Ça ne se passe pas trop mal, il n’a pas de haut de cœur, même si ce n’est pas le grand enthousiasme. Prolonger l’acte ne servirait à rien, je le fais donc stopper assez rapidement… parce que maintenant, alors qu’il se croit débarrassé de sa corvée, je vais porter l’estocade.

Je demande à Nœud-pap de sortir de sa cage et je le masturbe. Ludo a compris qu’il n’en avait pas fini…Il me regarde avec un air de chien battu.

- Suce !

Il le fait. J’arrête les frais au bout de cinq minutes, il ne bande plus.

- C’est bien, tu les as bien sucé, la prochaine fois on ira plus loin.

Sa tête !

Je lui attrape la bite, et tente le faire rebander. En vain. Il est bloqué !

- Tu veux que je te fasse quoi, maintenant, il nous reste encore un peu de temps ?
- Rien, ça ira pour aujourd’hui, je vais partir.

Il se rhabille en silence. L’au-revoir dont il m’a gratifié en me quittant n’a été qu’un murmure. En suis-je vraiment débarrassée ?

Je libère Florent.

- Alors, il suçait comment ?
- Moyen !
- Et toi Nœud-pap, qu’en penses-tu ?
- La même chose.
- C’est bien ce que je me disais. Vous allez vous mettre tous les deux par terre. Non toi dans l’autre sens, voilà comme ça ! Et vous vous faites un joli 69 ! Ah, vous allez vous sucer à fond, voilà des capotes !

Et alors les deux zouaves se gobèrent la bite dans la joie et l’allégresse, jusqu’à ce qu’ils crachent leur jouissance.

Vendredi 24 février

Il est presque 20 heures, je rentre chez moi après avoir fait deux ou trois courses. La porte est à peine refermée qu’on sonne. Un coup d’œil dans l’œilleton. J’ignore qui est ce type, grand, costaud, look de déménageur, la quarantaine. Je lui ouvre sans le faire entrer.

- C’est vous Chanette ?

Oh ! Que je n’aime pas ça ! Personne dans mon immeuble n’est au courant de ma vie professionnelle, ni a fortiori de mon « nom de guerre ». Et, il a un ton pour me demander ça !

- C’est pourquoi ?
- Z’êtes toute seule ici ?
- Ça ne vous regarde pas !
- Je suis venu te mettre en garde : écoute bien ce que je vais te dire : à partir de maintenant, tu vas cesser toutes relations et toutes rencontres avec Ludovic Buffet, sinon mes amis et moi-même on se fera un plaisir de défigurez à vie ta petite gueule de pute. A bon entendeur salut !

Il tourne les talons, et le voilà parti.

Oups ! Je savais bien que ce Ludovic ne m’amènerait que des ennuis, mais je n’avais quand même pas un seul instant envisagé ce genre de situation. Déjà, cette démarche me parait absolument incompréhensible, peut-être me confond-on avec quelqu’un d’autre, mais ce n’est pas le plus important, Ludovic semble acoquiné avec des malfrats et on a découvert mon adresse personnelle ! Justement, là, il y a un sacré problème : Pour des raisons bien compréhensibles, je m’assure systématiquement de ne pas être suivie lorsque je quitte mon studio de travail, je rejoins le métro Saint-Georges d’un pas très rapide en empruntant deux petites rues très peu fréquentées, s’il m’arrive d’avoir le moindre doute, je laisse passer une rame de métro, bref si j’avais été suivi, je l’aurais vu ! On a donc trouvé mes coordonnées autrement, mais comment ? Un détective privé ? Mais comment aurait-il fait ? Conclusion : tout cela est très inquiétant et me voilà dans une belle merde !

Lundi 27 février

Ça m’a pourrit tout mon week-end. Anna étant en déplacement, je n’eus personne à qui me confier. Après la séance spéciale que je lui avais infligée, j’estimais que la probabilité de revoir Ludovic était faible. Mais faible ne veut pas dire nulle ! Je ne pouvais pas me permettre de prendre ce risque. Par ailleurs, seul Ludo pouvait me renseigner sur ce mystérieux visiteur. J’avais son numéro de portable, je l’appelle, mais ce con ne réponds pas, quand ça va mal, ça va mal. J’enlève son nom de ma black-list, on ne sait jamais.

J’ai fait mon premier client, mais il faut me rendre à l’évidence, je n’ai pas la tête à ça ! Un coup d’œil sur mon répondeur, Ludo a essayé de le joindre, il me demande de le rappeler à midi. Ce que je fais :

- Ludo, j’ai eu de la visite (Je lui explique)
- Ce n’est pas possible !
- Ben si…
- C’est du bluff !
- Du bluff ? Le mec qui est venu me voir aurait très bien pu venir me menacer au studio ! Non, il a réussi à se procurer mon adresse, et il est venu chez moi ! Tout ça pour du bluff ?
- Il était comment physiquement ?

Je lui décris l’individu.

- C’est Gaëtan, il n’est pas méchant, il veut juste me protéger.
- Te protéger de quoi ?
- C’est des affaires privées !
- Oui, bon, ben tes affaires privées, j’en ai rien à cirer, ce que je constate c’est que tu me fous dans une belle merde. Alors la seule chose que je te demande c’est de m’oublier. Tu ne m’appelles plus, tu ne n’essaies pas de venir me voir, tu enlèves mon numéro de ton carnet d’adresses et tu m’oublies !
- Vois oublier ? Mais, ça m’est impossible !
- Ma vie est en danger, tu es capable de comprendre ça, oui ou non ?
- Je vous dis que c’est du bluff !
- Bon, on ne va pas répéter les mêmes choses pendant une heure, trouve-toi une autre nana pour t’amuser, moi, je ne veux plus te voir ! Je te laisse, je vais être occupée.

Dix messages ! Dix messages, qu’il m’a envoyé dans la journée, j’en prends connaissance, ils disent tous à peu près la même chose : Les menaces sont du bluff, il ne peut envisager de ne pas me revoir et bla-bla-bla. Je ne réponds pas et blackliste de nouveau son numéro. Je sais aussi que demain, il me rappellera d’une cabine, que voulez-vous que j’y fasse ?

Mardi 28 février

En me rendant au travail je reçois un coup de fil, ce n’est pas un numéro de portable, probablement Ludo, je pourrais ne pas répondre, mais j’ai aussi des clients réguliers qui préfèrent m’appeler d’une cabine (dès fois que quelqu’un épluche leur relevé téléphonique, n’est-ce pas !)

C’est Ludo !

Pas envie de discuter, je le laisse me débiter une longue tirade dont la seule nouveauté est un chantage au suicide. Pas avec moi ! Je raccroche et ne répond pas au deuxième appel.

Deuxième Flash-back

Super ! Ludovic, Kamel et Gaétan ont réussi à subtiliser une carte Premier, celle qui permet de dépenser trois fois plus d’argent.

Kamel introduit la carte dans le distributeur de billet et compose le code mémorisé par Ludovic. Ça ne marche pas.

- Tu m’as bien dit 1790 ?
- Oui

Il recommence. Le code est faux. Il recommence encore, la carte est avalée.

- Mais merde ! Qu’est-ce que tu as foutu, Ludovic ? Ça fait la troisième fois que tu nous fais ce coup-là ! Si t’es pas sûr d’avoir bien mémorisé, pourquoi tu ne le dis pas ?
- Je, je ne sais pas ! Balbutie l’autre.
- T’es souffrant, t’as des soucis ?
- Non, tout va bien. !
- On recommence alors, il y a un autre magasin là-bas !
- Non je n’y arriverais pas !
- Mais pourquoi, bon dieu ?
- J’en sais rien !
- Tu viens, tu essaies, et tu as intérêt à ne pas te gourer, sinon je vais devenir très méchant, t’as compris, connard ?
- Je vais vous dire un truc, j’en ai marre de ces magouilles, on a gagné assez d’argent, moi j’abandonne !
- Répète un peu pour voir !
- T’as parfaitement compris !
- Si tu fais ça, je ne donne pas cher de ta peau.
- Laisse tomber ! Intervient Gaétan. On va faire un break. Ludo, on te laisse trois jours pour te reposer et on se retrouve comme d’hab Jeudi. Et t’as intérêt à y être sinon on vient te chercher.

Et tandis que Ludovic s’éloigne Kamel laisse éclater sa colère.

- Mais qu’est-ce que tu fous toi ? C’est quoi trois jours de break ? Tu es fou ou quoi ?
- Quelque chose le préoccupe, il a l’esprit ailleurs, je vais essayer de savoir ce que c’est, je te tiens au courant, il est où ?
- Il vient de tourner à gauche !
- OK, je le suis !

Gaétan file Ludovic jusqu’à la rue des Saulniers, il le voit pénétrer dans un immeuble. La porte n’est pas protégée par un digicode, il le suit dans l’escalier, localise l’étage et la bonne porte, puis repart.

A Kamel de faire le reste du travail.

Il est 20 heures, Kamel tambourine à la porte. Il n’est pas très discret, tellement peu qu’une voix dans l’escalier intervient :

- Cette personne n’est plus dans l’immeuble à cette heure-là ! Arrêtez donc de vous énervez !

Il s’en va, appelle Gaétan et lui explique qu’il reviendra demain aux heures de bureau.

- Elle aura encore plus la trouille si on trouve son adresse personnelle, je m’en occupe demain ! Propose Gaétan

Le lendemain matin, Gaétan se revêt d’un bleu de chauffe et prend sa voiture, il parvient à se garer rue des Saulniers, il monte chez Chanette. Il sonne. Personne ! Il doit être trop tôt, il attend et refait une tentative en fin de matinée

- Bonjour, c’est bien ici pour la fuite d’eau ?
- Pas du tout, vous devez faire erreur !

Il repart, il a visionné son visage, c’était le but de la manœuvre. Dans sa voiture il se change, revêt un long imperméable mastic et se met en planque.

A midi, Chanette sort de l’immeuble et se dirige vers la brasserie où elle a ses habitudes. Elle s’assoit, son sac à ses côtés. Gaétan passe auprès d’elle et s’empare du sac pendant qu’elle discute avec le serveur et se dirige vers les toilettes Il a tôt fait de découvrir la carte d’identité et de mémoriser le nom et l’adresse. Il pourrait en rester là, mais quand il ressort, sa victime ne s’est manifestement pas aperçu du vol, alors il remet le sac là où il l’a trouvé. Hé, c’est que c’est un métier pickpocket, un art même !

<b<Fin du flash-back

11 heures 30.

La journée s’annonce calme, Je suis occupée avec un client jusqu’à midi, et le prochain rendez-vous ne sera qu’à 17 heures.

On sonne !

Je vais voir en prenant la précaution de fermer la porte du donjon. L’œilleton ! Ludovic ! Non pas lui ! J’attrape une petite bombe lacrymogène que j’ai toujours à portée de main dans l’entrée et j’ouvre la porte.

- Je croyais t’avoir expliqué que je ne voulais plus te voir !
- Je veux juste vous parler cinq minutes !
- Pour me redire la même chose que sur tes messages ? Disparaît !

Et je lui claque la porte au nez !

Mais voilà qu’il se met à tambouriner la porte comme un forcené. Déjà que je ne suis pas très bien vu dans l’immeuble, s’il me fait un scandale, je vais être mal.

J’ouvre à nouveau :

- Je ne peux pas te recevoir, je suis occupé toute la journée ! Casse-toi !
- J’en ai pour 5 minutes !

Et ce con me bouscule pour entrer en force. Tout va alors très vite, je m’apprête à utiliser la bombe lacrymo, mais Ludovic me la fait lâcher en m’assénant une manchette sur le poignet. J’ai vachement mal. Du coup il a l’air con, le Ludovic et se jette à mes pieds :

- Pardon, pardon, je ne voulais pas vous faire mal, je voulais juste que vous lâchiez le machin !
- Ben c’est raté ! Casse-toi, je te dis !
- Je veux juste vous parler 5 minutes ! Implore-t-il.

Que faire ? Je n’ai pas la force physique de le pousser dehors, d’autant que j’ai affreusement mal au poignet, et puis même, ce n’est pas la solution : qu’est-ce qui va l’empêcher de tambouriner à ma porte comme un malade ? Alors je temporise, que voulez-vous que je fasse d’autre ?

- Là, j’ai pas le temps, reste dans la salle d’attente jusqu’à midi.

Je ne raconte pas dans quel état moral et physique j’ai terminé cette séance, mais je l’ai terminé, je ne rigole pas avec la conscience professionnelle ! Je viens d’avoir une idée pour me débarrasser du Ludovic : elle vaut ce qu’elle vaut, en l’occurrence, pas grand-chose, mais elle a le mérite d’exister.

- Bon écoute pépère, si tu continues à m’emmerder, je fais intervenir mon mac, et je te garantis que quand il est en colère, il est vraiment très, très méchant.

Mais la menace n’a pas vraiment l’effet escompté, pas du tout même !

- Et bien moi j’ai une autre idée, une super idée, organisez-moi une rencontre avec votre mac !
- Hein ?
- Ces types qui veulent te menacer, ils me « tiennent » aussi d’une certaine façon…
- Comment ça « les » types, ils sont plusieurs ?
- Ils sont deux ! Dans cette affaire nous sommes logés, vous et moi à la même enseigne, nous sommes des victimes. C’est l’auteur des menaces qu’il faut neutraliser, pas moi ! Et sur ce point ton mac peut nous aider, je paierais le prix qu’il faut, j’ai de l’argent.

Oups ! Il a réponse à tout, ce connard.

- D’abord on n’est pas du tout logé à la même enseigne ! Je m’en bats les couilles de tes histoires et je ne veux pas y être mêlée ! Criais-je.
- N’empêche que nous sommes menacés par les mêmes personnes !
- Je croyais que les menaces, c’était du bluff ?
- Je le pense toujours, mais je peux me tromper.

Bizarre.

- Bon, fous le camp, je vais voir avec mon mac et je te tiens au courant.
- Là, maintenant, tout de suite, je suppose que vous êtes occupée ?
- Pour qui tu !e prends, pour une station-service ?
- Bon, alors, à bientôt ! Se croit-il obligé d’ajouter.

Miracle, il s’en va !

Le problème c’est que je n’ai jamais eu ni souteneur ni maquereau. Ma menace n’était qu’un coup de bluff. Comment vais-je gérer tout ça maintenant ? Il doit quand même lui manquer une case à ce mec, venir chez moi, alors qu’il est surveillé et qu’il sait qu’en le faisant il me met en danger et…

Horreur ! Je n’avais pas réalisé, mais même si nous n’avons rien fait, Ludovic est resté plus d’une demi-heure chez moi. S’il a été suivi, les affreux peuvent mettre dès à présent leur menace à exécution.

Donc plan d’urgence : Si les types montent ici, je n’ouvre pas et je préviens la police, il est aussi possible qu’ils m’attendent en bas, si j’ai été surveillé, ils doivent savoir que je sors souvent le midi pour grignoter quelque chose. Je décide donc d’appeler un taxi.

- Je voudrais un taxi pour venir me prendre au 55 rue des Saulniers. J’ai de grosses difficultés à marcher, aussi il faudra vous garer en double file juste devant le numéro et vous klaxonnerez quatre fois…
- Et c’est pour aller où ?
- Euh…

Il a raccroché, il a dû croire à une blague, je recommence, tombe sur un autre, je lui débite la même chose.

- Si je chope un P.V. Vous le payerez !
- Mais, oui !
- Vous savez que c’est interdit de klaxonner à Paris ?
- Ecoutez, si vous ne voulez pas de la course, passez-moi l’un de vos collègues !
- C’est pour aller où ?
- Aux Buttes Chaumont ! (j’avais indiqué ce lieu complètement par hasard !)

J’attends fébrilement le taxi dans le hall de l’immeuble, ma bombe lacrymo dans la main. Quand j’entends les coups de klaxon, je fonce vers la voiture et m’engouffre.

- Ho ! Descendez, j’attends quelqu’un !
- C’est moi qui ai réservé ce taxi pour les Buttes Chaumont.
- C’est parti !
- Vous courez bien vite pour quelqu’un qui a de grosses difficultés à marcher !
- Je vous expliquerai, démarrez s’il vous plaît !
- C’est parti !
- Euh, j’aimerais que vous preniez des petites rues et qu’on s’assure que je ne suis pas suivie, ne vous inquiétez pas, je paierais le prix de la course en conséquence.
- Vous avez des ennuis avec la police ?
- Non, avec mon ex !
- J’aime mieux ça !

Et me voilà aux Buttes Chaumont, sur un banc, en train de grignoter un sandwich médiocre. C’est trop joli, les Buttes Chaumont, il y a une éternité que je n’y ai pas mise les pieds, et puis c’est d’un calme.

Récapitulons, je suis à la merci de deux voyous dont l’un d’entre-eux a déclaré vouloir me défigurer. Ils sont acoquinés d’une manière qui m’échappe avec Ludovic, lequel s’est amouraché de moi et ne semble pas être véritablement conscient des conséquences de ses actes et qui compte sur le mac que je n’ai pas pour nous débarrasser des deux voyous (tout le monde suit ?)

Je démêle ça comment, moi ? En attendant je suis dans la mouise, je ne peux pour l’instant ni rester au studio, ni à mon appartement. Je commence par annuler tous mes rendez-vous prochains en prétextant une obligation familiale. Ensuite, il faut que me fasse héberger. J’ai les clés de l’appartement d’Anna-Gaëlle, mais elles sont chez moi. Et puis je préférerais aller chez quelqu’un avec qui je pourrais parler.

Carole ! Pourquoi pas Carole ? (voir les 3 épisodes précédents). Evidemment elle est sur répondeur. J’attendrais.

Je tourne en rond dans le parc, je n’ai pas l’amorce d’un plan, je suis mal.

Enfin Carole me rappelle : Oui elle peut m’héberger « quelques jours »…

- On mangera ensemble ! Je ne serais pas libre avant 20 heures ! J’avais invité Valentin, (voir la partouze de Monsieur le Ministre) mais ce n’est pas gênant, il sera heureux de te revoir.

Carole est toute contente de me retrouver, c’est une jolie jeune femme toujours souriante, ses bouclettes de fausse blonde lui encadre le visage toujours porteur d’un sourire désarmant. Elle est habillée toute simple : un jean et un petit haut couleur caramel à peine décolleté.

Je lui explique en quelques mots ma situation. Elle ne voit pas trop comment elle pourrait m’aider.

- On va en reparler quand Valentin sera arrivé, il aura peut-être une idée. Il est marrant, il me fait rire, je l’aime bien, il m’apporte beaucoup, je le vois en gros une fois par semaine, je lui fais ses petites fantaisies et on passe toujours une bonne soirée.

Dix minutes après, il était là, toujours aussi beau, et toujours aussi discret, simplement vêtu d’un jeans et d’un polo blanc sous un blouson de cuir. Lui aussi semble ravi de me revoir, lui aussi écoute le récit de mes ennuis. On échange quelques vagues idées, quelques pistes, rien de bien folichon.

- J’ai une ou deux idées, je ne t’en parle pas maintenant, mais je t’appellerai demain ! Me promet néanmoins Valentin.

Du coup on parle d’autre chose, et le temps passe…

- Qu’est-ce qu’on fait ? On mange d’abord ou après ? Finit par demander Valentin avec un air de fausse innocence.
- D’abord ou après quoi ? Répond Carole qui fait semblant de ne pas avoir compris.

Moi aussi, j’ai compris, pourvu qu’il n’insiste pas, je n’ai pas vraiment la tête à ça !

- C’était juste une suggestion comme ça. Le sexe a toujours été un excellent anti-stress !

Ben voyons !

- Tu ne changeras jamais, toi ! Lui dit Carole.
- Ben non !

Il se lève de son siège passe derrière celui de Carole, et lui attrape les seins à deux mains.

- Valentin, arrête tes conneries !
- Promis, je m’arrête dans une minute.

Mais en attendant, il n’arrête rien du tout, passe et repasse son pouce sur la pointe des seins de Carole qui ne tardent pas à s’ériger sous le linge.

- Mais arrête, tu vas m’exciter et après je vais rester comme une conne… arrête… putain, il me fait du bien, ce con…

Si l’attitude de Valentin aurait plutôt tendance à m’énerver, en revanche, voir le doux visage de Carole exprimer du plaisir a quelque chose de profondément érotique. Du coup je m’autorise à fantasmer sur ce que nous pourrions faire toutes les deux… Le problème c’est que nous ne sommes pas deux.

Valentin a complètement retroussé le petit haut de Carole par-dessus son soutien-gorge, et continue de lui pincer les tétons, elle ne dit plus rien, mais nos regards se sont croisés. Nous nous sommes compris.

Malgré tout, je me retiens encore un peu. Valentin, lui a fait sauter le soutien-gorge de Carole. Elle halète, la bouche ouverte, les yeux mi-clos, elle est superbe !

Je m’approche, elle se lève on s’embrasse avec passion tandis que Valentin se retrouve momentanément en plan.

Carole m’entraîne vers le canapé où nous nous enlaçons de nouveau, tout en nous efforçant de nous débarrasser de nos vêtements superflus.

Valentin qui n’avait pas vraiment prévu les choses de cette façon, cherche sa place dans cette nouvelle partie du scénario, mais ne la trouve pas, alors histoire de temporiser, il sort sa queue et se masturbe en nous observant.

Voilà une situation qui me convient parfaitement. Valentin même s’il est beau gosse ne m’attire pas du tout sexuellement. J’espère qu’il n’entrera dans le jeu que le plus tard possible.

On en finit pas de se caresser et de s’embrasser. Carole a jeté son dévolu sur mes tétons et me les aspire des lèvres tout en donnant des petits coups de langue. Je ne vous raconte pas l’effet que ça me fait.

- Et si je te faisais un petit massage ? Me propose-t-elle.

Pourquoi pas ! J’ai envie d’être passive, j’ai envie qu’on s’occupe de moi !

Du coup je me débarrasse de ce qui me reste de vêtements, Carole m’imite, et Valentin, ne souhaitant pas être en reste fait de même.

Carole s’en va chercher de l’huile de massage, et c’est parti : ses douces mains vont partout et après s’être occupé comme il se doit de mes épaules, de ma nuque et de mon dos, la voilà qui s’intéresse à mes fesses ! Et que je te les malaxe, et que je te les triture, et que je te les écarte… Et, hop me voilà avec le doigt de la masseuse dans le trou du cul ! Il va, il vient, il revient, le rythme est infernal et me fait frétiller de plaisir. J’ai l’impression que le doigt n’est plus seul ! Il y en a combien maintenant ? Deux ? Trois ? Ah ! Voilà quelque chose de plus gros à présent ! Un gode ? D’où sort-il donc ? Oh, que c’est bon ! Cette coquine va me faire jouir par le cul ! Ouiiiii !

- On se retourne ! Dit Carole.

Elle veut m’en donner encore ? Ce n’est pas un problème.

Reprise du massage, mais reprise toute symbolique car très rapidement mes tétons sont de nouveau pris pour cible. Le temps de bien titiller tout ça et mademoiselle descend bien plus bas. Putain, quelle langue, ce n’est plus une langue, c’est un instrument de précision diabolique. Mon clito n’en peut plus, et elle aurait dû poser une serviette sur le canapé qui se mouille en-dessous de moi. Je finis par éclater bruyamment et après avoir retrouvé la notion du temps, je tire ma jolie complice vers moi pour le plus passionné des baisers.

- A ton tour ! Dit-elle
- Tu veux que je te masse ?
- Non, je veux que tu me lèche la chatte.
- Et moi qu’est-ce que je deviens, dans tout-ça ? Intervient Valentin qui tient toujours sa bite dans la main.
- Toi, tu… D’accord je vais m’occuper de toi, on fait ça à deux, Chanette ?
- Tu veux lui faire quoi ?
- Tu vas voir, en ce moment, il y a un petit jeu qu’il apprécie beaucoup. Je reviens.

Elle me tend un gros gode très réaliste.

- Fais lui sucer, moi, je vais lui foutre le mien dans le cul ! Il adore ça, ce petit cochon !

Me voilà dans le rôle d’assistante de domination, ça me rappelle mes débuts héroïques ! Et en plus ce n’est pas trop difficile, il me suffit de lui enfoncer le machin dans la bouche en faisant malgré tout attention de ne pas lui provoquer des hauts de cœur. Pendant ce temps-là, Carole lui laboure le fondement, tout en s’assurant de sa main de la bonne tenue de son érection.

Excité comme il l’est, il ne devait pas tarder à jouir. Il suffirait que Carole accélère un tout petit peu ses mouvements de mains. C’est ce qu’elle finit par faire au bout de quelques minutes. Du coup, Valentin jouit en grognant bizarrement. Apparemment, il est satisfait et va s’affaler dans un fauteuil dans lequel il affiche un sourire béat.

- Cette fois tu peux t’occuper de moi ! Me souffle Carole.

C’était prévu !

Mais, je ne me jette pas entre ses cuisses comme un minet sur son écuelle de lait, on se bisouille, on se caressouille, on se pelotouille. Je ne suis pas pressée et ce doux contact charnel me fait un bien énorme.

Mais voilà qu’elle m’implore !

- Lèche-moi, lèche-moi la chatte !

On y va ! L’endroit est inondé de ses sucs. Tant mieux, je m’en régale ! Son clito, assez gros et décapuchonné darde impertinemment, ma bouche s’en approche. Contact électrique, Carole sursaute, je maintiens l’objectif, ma langue effectue de petits balayages. Carole gémit, je continue, les gémissements s’accélèrent, moi aussi. C’est l’estocade.

Un cri ! Elle a jouit, on s’enlace. Valentin n’a pas changé d’expression. Il semble en ce moment être le plus heureux des hommes.

Mercredi 29 février

Ce matin de très bonne heure, nous avons été faire un saut à mon appartement. J’ai entassé des affaires de toilettes et du linge de rechange pour huit jours. J’espère que passé ce délai, cette affaire sera terminée… Même si je ne vois pas trop comment…

Je me suis baladée toute la matinée au hasard des rues de Paris, en essayant de trouver une solution. Mais de solution, je n’en trouve pas.

11 heures 30

Mon téléphone perso se met à sonner. Je ne pense pas connaître ce numéro, sans doute une erreur, je décroche !

- Chanette ?

Moment d’inquiétude ! Parce que, quelle est donc cette voix masculine qui m’appelle ainsi sur ce portable ?

- A qui ais-je l’honneur ?
- Vous ne reconnaissez pas ma voix ?
- Non !
- Max !
- Max ? Max qui ?
- On me surnomme parfois Max le dur !
- Ah ! Max ! Bien sûr ! (voir Pho et la partouze de Monsieur le Ministre)
- Je peux vous voir à midi ?
- C’est à dire, je ne travaille pas…
- Devant la fontaine St Michel à midi, je vous paie le restau !
- D’accord mais…
- Ne vous inquiétez pas, je vous expliquerai tout dans une demi-heure !
- Je serais peut-être un peu en retard !
- Pas grave, je vous attendrai.

Max ! Qu’est-ce qu’il me veut celui-ci ? Mais il tombe très bien ! Je m’étais refusé à envisager de faire appel à ses services malgré l’aide considérable qu’il m’avait apporté dans une affaire récente (voir la partouze de Monsieur le Ministre). En effet Max était le garde du corps d’un grand bourgeois assez louche et amoureux secrètement d’Anna-Gaëlle… et le solliciter me plaçait dans une position délicate. Mais là tout change, il me contacte pour le demander quelque chose, moi j’ai besoin de lui, il sera parfait dans le rôle du vilain maquereau, alors ce sera donnant-donnant !

Ce ne fut pas nécessaire !

On se fait la bise…

- Une Pizza, ça vous dit ?
- Allons-y, il commence à pleuvoir, donnez-moi le bras, je vous abrite !

Ce n’est qu’une fois attablés qu’il me lança :

- On m’a dit que vous aviez des ennuis ?

Oups !

- C’est qui : « on » ?
- Valentin ! Je suis resté en contact avec lui ! Que voulez-vous j’adore son cul ! Il m’a téléphoné ce matin et m’a raconté vos soucis. Je n’ai eu aucun mal à convaincre mon patron de vous porter assistance.
- Et en échange ?
- En échange, rien du tout ! Bon alors racontez moi tout en détail, je dis bien en détail et chronologiquement.

Ce que je fis, sans oublier l’étrange proposition que m’avait fait Ludo, celle de rencontrer « mon mac » !

- Ce sera le plan B ! On ne sait pas trop à qui on a affaire. Autant agir discrètement. Donnez-moi son numéro de téléphone, je vais essayer de le localiser.

Max était du genre « droit au but » et ne souhaita pas épiloguer, aussi nous avons parlé d’autre chose : Je n’avais jamais eu l’occasion d’avoir de longues discussions avec Max. Cet ancien malfrat devenu garde du corps (pour ne pas dire homme de main) d’un brasseur d’affaires aux fréquentations douteuses avait une passion dans la vie. Il aimait la nature, les promenades en forêt, possédait un herbier et était capable d’identifier tous les arbres ainsi que les oiseaux qui y nichent. Une conversation autrement plus intéressante que celle que j’ai pu avoir avec des clients avec lesquels j’avais fait l’erreur d’accepter d’aller au restaurant.

C’est au moment du café, que son téléphone sonna. Il nota ce qu’on lui disait sur un bout de papier.

- Votre bonhomme a une adresse à Reims. C’est du moins ce qu’il a déclaré en achetant son téléphone. J’y fais un saut immédiatement et je vous tiens au courant. Garçon l’addition s’il vous plaît ! Dit-il en sortant sa carte bancaire.
- Je vous en prie, Monsieur Max, rangez cette carte, c’est moi qui vous invite.
- Oh ! Vous savez, c’est une carte professionnelle, c’est mon patron qui paie !
- Dans ce cas…

Encore toute une après-midi, à me faire chier. Si j’étais croyante, j’irais brûler un cierge dans une église afin que la petite virée à Reims de Max puisse faire bouger les choses. Mais je ne suis pas croyante. Je l’ai quand même fait, comme ça, sans raison précise, pour passer le temps et aussi pour apprécier l’apaisant calme du lieu.

Il ne s’agit pas non plus d’y rester toute l’après-midi. Le problème c’est que je ne sais pas quoi faire. J’irais bien au cinéma mais je souhaite rester disponible si on m’appelle. Je sors de l’église alors qu’il commence à pleuvoir. Je vais aller m’acheter un parapluie ça m’occupera !

A 18 heures Max me téléphone.

- La piste est mauvaise. Le gars a acheté son téléphone avec des faux papiers. Personne ne le connaît à l’adresse indiquée. Je rentre. On se voit demain midi ?
- Même avant si voulez ?
- A 9 heures pour le p’tit dej ?
- O.K.

Ça commence mal cette affaire ! Pourquoi Max ne veut-il en faire qu’à sa tête, ce voyage à Reims était inutile, il était si simple d’organiser un piège.

Jeudi 1er Mars

- Bon, on va passer au plan B. Ce ne sera pas si simple, on manque cruellement d’informations, on ne sait pas ce que ce Ludovic fabrique avec ses acolytes. Et puis, ces mecs on sait qu’ils sont deux, ce qui est déjà compliqué, mais rien ne nous dit qu’ils ne sont pas plus nombreux !
- C’est vrai ! Concédais-je.
- Donc on marche sur des œufs et on n’a pas le droit à l’erreur.

Max n’était pas partisan d’un plan où j’aurais présenté ce dernier à Ludovic comme étant mon souteneur. Dans le cas, plutôt probable où il serait suivi, cela pouvait être un facteur de complications imprévisibles, voire sanglantes. On ferait donc plus simple.

J’avais proposé à Ludovic un rendez-vous à 14 heures, Place du Châtelet, lieu choisi par Max car très fréquenté sans l’être tout de même de trop. Max s’était « procuré » une moto, à l’arrière de laquelle j’étais méconnaissable avec mon casque et mes lunettes noires. L’objectif était de le prévenir une fois sur place que j’avais un contretemps m’obligeant à décaler le rendez-vous à 18 heures, puis ensuite de le suivre, en moto s’il était motorisé sinon, ce se serait à pied.

A 14 heures 15, Ludo n’est toujours pas arrivé, à 14 heures 20 non plus, j’appelle, je tombe directement sur le répondeur.

- Ce n’est pas normal, il se passe quelque chose ! Grogne Max.
- Il a flairé le piège !
- Je ne vois pas comment ! Non, je pense que ce sont ses copains qui l’ont empêché de venir.

On a attendu encore un quart d’heure, j’ai rappelé. Rien. Silence radio ! Ludovic ne répond plus !

Il est presque 14 heures 45, on laisse tomber.

- Il y a dû y avoir du grabuge ! Me dit Max, venez, on va boire une mousse.

La situation s’assombrit. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? D’une façon d’une autre Ludo a été empêché de venir. Donc non seulement on n’a plus ni piste ni plan, mais la menace des « amis » de Ludo est toujours au-dessus de ma tête ! C’est vraiment pas la joie !

On est là comme deux cons dans ce bistrot du Châtelet, Max avec son demi pression et moi avec mon jus de tomate. On ne se dit rien, on ne sait plus quoi se dire, on ne sait plus quoi faire ! Et puis tout d’un coup, Max sort de son mutisme :

- Il y a quand même quelque chose qui me chiffonne…

Voilà qu’il est chiffonné à présent ! Je commence à me demander comment il peut encore me sortir de ce merdier !

- Et c’est quoi qui vous chiffonne ?
- Vous m’aviez dit que vous vous assuriez tous les jours de ne pas être suivi !
- Tout à fait !
- Et pourtant, on a trouvé votre adresse perso ! Donc de deux choses l’une : ou bien nous avons affaire à de très grands professionnels, ce qui va compliquer rudement l’affaire, ou bien, un détail peut-être apparemment insignifiant vous a échappé…
- Je ne vois pas bien !
- Et bien, voyez-vous, j’ai l’intime conviction qu’on n’a pas affaire à des « grands professionnels ». C’est donc autre chose ! Je vais donc vous demander de me raconter à nouveau tout ce que vous savez !

Fais chier ! Ça ne sert à rien ! Il insiste.

Je lui raconte de nouveau tout ça dans le détail et j’en arrive à la soirée restaurant.

- Quand vous êtes sortie du restaurant, vous avez fait attention de ne pas être suivie ?
- On est rentré en taxi !
- « On » ? C’est qui « on » ?
- Un mec qui m’a dragué après le départ de Ludo.
- Vous ne m’en aviez pas parlé ?
- Ben, non, c’est hors sujet !
- En êtes-vous si sûre ?

C’est justement ce que j’étais en train de me demander à l’instant ? Et puis tout d’un coup, tout s’explique, sa technique de drague chaotique, son peu d’empressement à conclure, son absence d’envie de me revoir… En fait ce gars surveillait Ludo, et il voulait avoir des renseignements sur moi, je suppose qu’il n’était pas dans ses intentions premières de passer la nuit avec moi, il se serait sans doute contenté de me suivre.

- Voilà un point d’éclairci, admet Max, mais comme il ne vous a laissé aucune coordonnée, on n’est pas plus avancé !
- Comme vous dites ! Mais attendez… A un moment, il s’est passé un drôle de truc, je lui ai prêté mon téléphone pour qu’il puisse téléphoner à la personne avec qui il avait soi-disant rendez-vous !
- Il a dû téléphoner dans le vide !
- Non, on entendait vaguement quelqu’un à l’autre bout…
- Ah ? Ça prouve rien, il a dû faire un numéro au hasard.
- Et il est justement tombé sur une femme ? Quelle chance !
- Une comparse, je suppose ? Donc ce n’est pas un numéro « inventé », mais un numéro d’une femme qu’il connaissait.
- Et dans ce cas on tient une piste !
- Vous pouvez me retrouver ce numéro ?

Moins d’une heure après, on avait le nom et l’adresse de la femme, Laurie Cochet, rue d’Avron dans le vingtième. On y est allé. Il est très fort, Max, il a même « la clé du facteur » pour pénétrer dans tous les immeubles. Le nom de la dame est bien indiqué sur la boite aux lettres, c’est au troisième, on y va. Personne !

- Elle est peut-être en courses, ou alors elle travaille. On reviendra vers 19 heures, espérons qu’elle n’est pas en vacances. Sinon ben on lui téléphonera…

En redescendant, Max, examine de nouveau les boites aux lettres, celle de l’inconnue n’est pas surchargée de prospectus comme d’autres, elle n’est donc sans doute pas en vacances.

- Je vous laisse, j’ai quelques bricoles à faire, je vais en profiter, on se retrouve ici à 19 heures ! Propose-t-il.

En encore une après-midi à m’emmerder.

19 heures

- Vous allez voir l’artiste au travail ! Me prévient Max avant de monter. Vous me laissez faire, vous n’intervenez que si je vous le demande.

On frappe. La porte se déverrouille. Une apparition se découvre, grande brune à la peau mate aux yeux noirs, le nez est bien dessiné, la bouche magnifiquement ourlée, dommage qu’elle ne sourit pas.

- C’est pourquoi ? Dit-elle en soupirant !

Je suis sûre qu’elle cherche déjà la petite phrase assassine pour nous éconduire.

- Police ! Annonce Max en exhibant crânement une fausse carte. On peut entrer on a juste deux ou trois questions à vous poser.

La fille a alors un curieux sourire, mais nous fait entrer.

- J’étais en communication téléphonique, je n’avais pas tout à fait terminé. Vous m’accordez un instant ? Asseyez-vous, j’en ai juste pour deux minutes.

Elle nous laisse en fermant une porte derrière elle.

Les deux minutes s’éternisent… Je piaffe d’impatience, Max, lui reste stoïque. Enfin la voilà qui revient.

- J’arrive, juste le temps de prendre un verre de jus d’orange, j’ai une de ces soifs. Ah, vous en voulez peut-être un ?
- Merci, nous n’avons pas soif ! Répond Max assez sèchement.

Elle part dans la cuisine.

- Je vous écoute ! Dit-elle revenant.
- C’est très simple, le jeudi 2 février à 20 heures 55, vous avez reçu un coup de téléphone provenant d’un portable que vous ne connaissiez pas. La personne s’est identifiée par un prénom, « Quentin » et a prétendu avoir rendez-vous avec vous ce soir-là. La communication a de suite été coupée, il est possible que ce soit vous qui ayez raccroché… Nous cherchons à savoir qui est cet individu ?
- Ah ! Dit-elle surprise.

Elle a une façon de me regarder, me regarder, que dis-je me déshabiller du regard, plutôt ! C’en est gênant. Je suis sûre qu’elle est gouine !

- Le 2 février c’était il y a un mois, si vous croyez que je me souviens de toutes les communications que je reçois ?
- Vous ne connaissez pas de « Quentin » ?
- Ma foi, non !

Elle va arrêter de me regarder comme ça ! Elle me fait un imperceptible sourire, passe légèrement sa langue sur ses lèvres. J’ai un ticket de première classe avec la dame. J’ignore si Max s’en est rendu compte, peu importe, je réponds moi aussi d’un sourire, au niveau où nous en sommes, ça ne m’engage à rien du tout.

- Essayez de faire un effort de mémoire, c’est très important.
- Je peux savoir pourquoi c’est si important ?
- Non, je suis désolé !
- Dommage, ça m’aurait peut-être aidé à me souvenir de cet appel téléphonique ! Un jeudi soir ? Qu’est-ce que je faisais ce jour-là ? Ne bougez pas, je vais consulter mon agenda.

Elle farfouille dans son sac, en sort un agenda qu’elle consulte rapidement.

- Ah, si, je vois qui c’est ! Ah, excusez-moi, on frappe à la porte, je vais voir !

Elle va pour y aller, puis se ravise, prend son sac à main et se dirige vers la porte ! Pourquoi prendre son sac à main pour aller ouvrir ? Max a observé lui aussi ce curieux manège, il me confirme par signe qu’il a une arme et qu’il est prêt à intervenir.

Mais Laurie revient trois minutes après, toujours avec son sac à main.

- Trop pénible ces démarcheurs ! Soupire-t-elle. On disait quoi ?
- Vous me disiez vous souvenir de cette personne au téléphone !
- Oui, je ne connais que son prénom, mais j’ai les coordonnées complètes au boulot. Appelez-moi demain en fin de matinée, je vous dirais tout ça. Mais au fait je peux savoir pourquoi vous recherchez cette personne ?
- Nous voulons l’interroger comme simple témoin.
- Ah ? Excusez-moi, je reviens de suite !

Et la voilà, repartie ! Qu’est-ce qu’elle fabrique cette nana ?

Elle revient moins d’une minute après.

- Bon, d’autres questions  ?
- Non on va vous laisser, on vous appellera demain.
- Ah ! J’y pense, demain je suis en déplacement, mais je passerai d’abord au bureau pour retrouver le renseignement que vous cherchez, je sais où j’ai noté ça ! Ce serait plus pratique si c’était moi qui vous appelais

Bref échange avec Max qui me fait signe que je peux y aller. Je lui communique mon numéro personnel.

- Et votre nom ?
- Appelez-moi simplement Christine.

C’est en me serrant la main pour prendre congé que je me retrouve avec un papier dans la paume.

En descendant l’escalier derrière Max, je le découvre :

« J’aurai votre renseignement demain à 10 heures. J’ai compris que je ne vous laissais pas indifférente, si vous voulez aller plus loin, je suis partante… Dans ce cas passez seule »

Je le montre à Max, une fois dans la voiture.

- Super ! Le poisson est bien ferré ! Commente-il.
- Moi, je trouve qu’elle est super gonflée.
- Bof, elle tente sa chance !
- Et il faut vraiment que je passe à la casserole ?
- Bien sûr que non, c’est vous qui voyez, elle a l’air prête à nous donner le renseignement de toute façon. Mais elle vous en dira sans doute davantage si vous vous laissez faire !
- Donc, c’est bien ce que je disais, je passe à la casserole !
- Ça m’étonnerait que ce soit une corvée. Cela dit ce peut être un piège !
- Un piège ? Elle va me tendre un piège en sachant que je suis un flic ?
- Justement ! Elle n’a peut-être pas été dupe, et puis on ignore son degré d’implication avec la bande à Ludo ! Dans ce cas, elle peut prévenir des complices et Dieu sait ce qui peut arriver ?

Il devient parano, le Max !

- Je vais rester devant l’immeuble jusqu’à minuit pour m’assurer qu’il n’y a pas d’aller et venues suspectes. Et je reviendrais demain matin à 7 heures.

Je vous dis : complément parano !

- Envoyez lui un texto juste pour lui dire que vous êtes d’accord.

Vendredi 2 Mars

Il est 9 heures 55. Max m’a vu arriver de loin et adressé un message :

« Restez sur vos gardes, je vous embrasse, Max »

Comme nous l’avions convenu avec ce dernier, je suis venue en métro. Sa voiture est garée devant l’immeuble. Je fais comme si je ne le connaissais pas et je monte.

Max à bord de sa voiture a eu vite fait de repérer ces deux individus en blousons de cuir à la mine patibulaire. Ils semblent attendre un signal et jettent de temps en temps un regard furtif sur son véhicule ! Son plan est simple, simpliste même, il considère que sauf avoir affaire à des fous furieux, il ne se passera rien dans la rue, elle est trop fréquentée. Dès qu’ils rentreront dans l’immeuble, il leur emboîtera le pas et les bombardera de gaz lacrymogène. Il compte pour cela sur sa force physique, son expérience des sports de combat, et sa rapidité.

Mon plan est simple, d’abord m’assurer que le renseignement que je viens chercher est bien là, ensuite chercher à en savoir davantage, tout en essayant de ne pas tomber dans les griffes de Laurie. En fait rien n’a fonctionné comme je le prévoyais.

Laurie m’ouvre ! Whaou ! Attention pour la tenue ! En haut un mini débardeur noir qui ne descend pas plus bas que le bas des seins. En bas, une minijupe taille basse à carreaux rose et noir surmontée d’une large ceinture noire en lycra.

- Je te plais comme ça ?

C’est ce qui s’appelle afficher la couleur !

- C’est très… comment dire… c’est très chouette, ça te va à ravir.
- On ne s’est pas dit bonjour !
- Bonjour !
- Non pas comme ça !

Et hop ! La voilà qui me roule un patin. Je me laisse faire, bien sûr. Cette fille dégage une sensualité hors du commun. Et pendant que nous nous embrassons nos mains se font baladeuses et les siennes s’intéressent à mes fesses. Mes ambitions sont plus modestes et je me contente du bas du dos, sa peau est d’une douceur incroyable.

- Viens ! me dit-elle en m’entraînant dans la chambre.

La chambre est douillette, décorée sobrement mais avec goût. Une grande serviette de toilette est tendue sur le dessus de lit. Mademoiselle est prévoyante !

- Tu peux poser tes affaires là ! Me dit-elle en me désignant un « valet de nuit », tout en retirant son petit top et en m’exhibant sa magnifique poitrine sous le nez.

Elle est formidable, cette nana, à aucun moment elle ne m’a demandé mon avis, elle dispose de moi, comme si j’avais d’ores et déjà donné mon accord pour la suite… et moi je me laisse faire. Mais il faut dire que mademoiselle possède des arguments.

- Humm ! C’est drôlement mignon, tout ça ! Commente-elle en me découvrant à poil.

C’est très bien qu’elle me trouve mignonne, mais à côté d’elle, je suis consciente de faire pâle figure ! Cette fille, une vraie brune est véritablement superbe, elle a la peau couleur caramel, des seins un peu lourds, mais très bien portés, et une chute de rein de folie !

- Allonge-toi, je vais m’occuper de toi !

Laurie est une caresseuse, elle prend son temps pour explorer chaque centimètre de ma peau, elle n’insiste pas outre-mesure sur les parties « sensibles ». Je suppose que ça viendra après. De mon côté, j’essaye d’attraper ce que je peux, un bout de fesse, un bout de cuisse.

Et voilà qu’elle s’amuse à me caresser avec ses seins. Je ne vous dis pas les frissons que cela me procure. D’autant qu’elle finit par les mettre en contact avec mon visage, le téton frôle maintenant ma bouche qui s’entrouvre (par réflexe ?) et se met à le sucer comme il se doit. Je m’enivre de ce mamelon impertinent venu me narguer, mon entrecuisse s’humidifie.

Il faut que je cesse d’être passive, je l’attire vers moi, elle se laisse faire, on s’embrasse quelques longs moments, puis c’est encore elle qui vient s’occuper de mes seins. Difficile de ne pas me laisser faire, d’autant qu’elle a une langue magique. J’ai d’ailleurs hâte de la voir à l’œuvre un peu plus bas.

- Tourne-toi un peu, j’ai envie de voir tes fesses ! Me dit-elle.

Moi, je veux bien si ça lui fait plaisir, mais l’inconvénient c’est que je ne pourrais plus la regarder. Elle se met à me triturer les globes fessiers avec énergie. Faudrait peut-être pas confondre, ce n’est pas de la pâte à modeler !

- Tu aimes les petites fessées ?
- Les petites, oui !

Et la voilà qui me fout la fessée… et en cadence, une fois la fesse gauche, une fois la fesse droite et on recommence. Elle a tendance à taper un peu fort, mais ça ne me déplait pas, par contre ça commence à chauffer.

- Encore un peu ?
- Si tu veux !
- T’aimes ça qu’on te fesse le cul !
- Tant que ça reste un jeu !
- Parfois, j’aime bien dominer les filles que je rencontre, me dit-elle, mais je manque d’expérience, je ne fais pas ça très bien, il faudrait que quelqu’un me donne des cours.

L’espace d’un instant, cette réflexion m’a troublée ! Serait-elle au courant de qui je suis et de ce que je fais ? Dans ce cas elle serait beaucoup plus impliquée que je ne le pensais dans le petit business de Ludovic. Mais bon, il ne s’agit probablement que d’une coïncidence.

Mais on ne sait jamais. Ne pas me laisser dominer. Rester sur mes gardes.

- Arrête la fessée !
- Tu n’aimes plus ?
- Si mais j’ai eu ma dose !
- Pauvre petit cul, je lui ai fait bobo ! Je fais lui faire un petit bisou pour le consoler.

Elle m’écarte les fesses et m’embrasse l’anus avant de le mouiller et de le titiller de la langue. Ma foi, elle fait ça fort convenablement. Je ne proteste pas quand elle tente de m’y introduire le doigt, puis de le faire aller et venir.

Je profite d’une petite pause pour me retourner. De nouveau je l’attire vers moi, de nouveau on s’embrasse, on se caresse et on se lèche un peu partout.

- Lèche-moi un peu le cul ! Dit-elle.

D’accord, ce ne sera pas une corvée, d’autant que la vue qu’elle m’offre de sa croupe est véritablement magnifique. Je n’avais sans doute jamais vu un fessier aussi beau. Un arrondi parfait, un grain de peau de premier choix… et ce petit anus brun, très brun même en étoile qui ne demande que l’on s’occupe de lui ! Ça m’excite, ça m’excite !

Elle veut que je lèche, je lèche ! La feuille de rose, j’aime la prodiguer et depuis le temps que je pratique ce genre de chose avec Anna ou d’autres, j’ai acquis, sans me vanter, un certain savoir-faire.

Ma langue se fait donc mutine et entame de savantes circonvolutions sur son petit trou du cul. La pression de la langue et la salive accumulé à moins que ce soit tout simplement l’érotisme de la situation font s’entrouvrir très légèrement l’œillet. A mon tour d’y mettre le doigt, et j’en ajoute même un deuxième, à mon tour de le faire aller et venir. Apparemment, mademoiselle apprécie si j’en crois ce qui coule sur ses cuisses.

Il serait d’ailleurs temps, pour l’une comme pour l’autre de passer dans les sphères supérieures du plaisir. Je retire mes doigts. Elle tourne son visage vers moi sans changer de position, elle est radieuse.

- On se lèche le minou ? Proposais-je !

Alors on fait ça comment, moi en dessous ? Moi au-dessus ? Perdu ! Ce sera sur le côté ! Chacune sa chatte.

La sienne est magnifique, magnifiquement ourlée, magnifiquement dessinée… et en ce moment magnifiquement mouillée.

Le soixante-neuf est un art, et le soixante-neuf entre femmes l’est encore davantage. Certes, chacune peut faire ce qu’elle veut quand elle le veut, mais le top du top est de créer une véritable simultanéité des mouvements de langue créant cette impression rare et sublime que l’on se lèche soi-même !

Et à ce jeu, Laurie est parfaite ! Elle me titille le clito en même temps que je m’occupe du sien. Je la sens partir, elle va partir avant moi, qu’importe, je ralentis, trop tard, son corps se tétanise, elle hurle…

Merde, je n’étais pas loin non plus, elle ne va pas me laisser comme ça, quand même ! Non la revoilà. Mon plaisir remonte et ne tarde pas à atteindre son paroxysme. C’était trop bon !

On se regarde, on s’embrasse. Tendre câlins, cigarettes. On est heureuse, on est contente, on est bien !

Mais ce moment calme de l’après plaisir que j’aime tant s’interromps brutalement. Laurie se lève, l’air grave :

- Bon maintenant, on va jouer cartes sur table, me dit-elle à brûle-pourpoint, ton renseignement il est sous le cendrier sur la table.

Je soulève donc le cendrier, en fait de renseignement, il y a une carte barré de tricolore, une carte de flic, la carte de Laurie !

Il y a des moments dans la vie où le cerveau fonctionne à des vitesses records, ce n’est pas pour cela qu’il fonctionne bien, parce que refusant d’admettre la vérité, je n’admettais pas de voir ce qui était pourtant devant mes yeux. Si Max avait utilisé une fausse carte pourquoi Laurie n’en aurait-elle pas une elle aussi ?

- C’est une vraie ? Balbutiais-je bêtement.
- Oui ! Mais si tu as des doutes je peux aussi te sortir ma carte de mutuelle, ma carte syndicale, et même mes bulletins de paye !
- T’es… Vous êtes une vraie flic, alors ?

Une bouffée de haine envers la femme avec qui je venais de faire l’amour m’envahit ! Une femme flic ! Et de la pire espèce en plus : celle qui n’hésite pas à coucher avec les gens pour les manipuler. Mais en l’occurrence, elle est où la manipulation ? A venir sans doute !

- Tu peux continuer à me tutoyer, je n’ai rien contre toi. Je veux simplement savoir pourquoi tu cherches à retrouver la personne que tu appelles Quentin ?

Je suis incapable de lui répondre, je suis abasourdie par cette révélation qui m’empêche d’agir intelligemment. Je pense que je vais m’enfuir d’ici… si elle me laisse partir… Et puis les relations entre Quentin et cette fille c’est quoi ? Je n’y comprends rien.

- Je crois que je vais partir ! Murmurais-je.
- Si tu veux, mais ça ne résoudra pas ton problème ! Tu ferais mieux de t’asseoir.

Je ne réponds pas ! Je ne m’assois pas. Je le sais bien que ça ne résoudra pas mon problème ! Mon problème je le résoudrais autrement !

- Je vais te dire un truc : Reprend Laurie, utiliser une fausse carte de police, ça peut aller jusqu’à 5 ans de prison ferme et 50.000 euros d’amende. Ce matin j’ai demandé à deux inspecteurs de police de se tenir prêt en bas de l’immeuble… au cas où. Je sais aussi que ton copain t’attend en bas. Je n’ai qu’un mot à dire et je le fais coffrer.

De mieux en mieux.

- Mais, continue-t-elle, je peux aussi fermer les yeux, mais il faut d’abord que tu répondes à ma question !
- C’est du chantage ?
- Non, pas vraiment ! Mais mets-toi à ma place, je ne peux pas rester sans rien faire, alors qu’une de mes relations est peut-être menacée !

Relation, elle a dit relation ! Mais quels genres de relations peut-il avoir entre un voyou et une fliquette ? Quentin serait-il un indic ? Et elle une fliquette ripoux ? Quel merdier ! Je suis coincée, il faut que je reprenne la main mais ma marge de manœuvre est ridicule.

- Il fait quoi dans la vie, Quentin ?
- Il ne te l’a pas dit ?
- Il m’a dit qu’il était dans l’informatique, mais je n’en crois pas un mot !
- Et pourquoi donc ?
- Il est venu chez moi, j’avais un petit problème sur mon ordi il a été incapable de le résoudre !
- Il est venu chez toi ? Il a oublié de me raconter ça, ce petit cachottier !

J’ai compris, elle veut me faire comprendre qu’ils se sont téléphonés avant mon arrivé !

- Tu veux vraiment savoir son métier ?
- Ça m’intéresserait oui ?
- Et si je te le dis, tu me diras pourquoi tu t’intéresses tant à lui ?
- Ça dépend de la réponse !
- O.K. mais mon petit doigt me dis que la réponse va te surprendre : Quentin est un collègue, il travaille tout comme moi, au service de répression des fraudes.

Oups !

Bordel de merde ! La piste était fausse ! J’ai perdu mon temps et Max a risqué sa liberté.

- Bon, alors je suis désolée, on n’a pas besoin d’autres renseignements, on s’est gouré. On peut en rester là ?
- En rester là, sans doute, mais avant tu me dois toi aussi une réponse !

Fais chier ! Qu’est-ce que je vais lui raconter ? Et puis tout d’un coup, le flash :

- Ce soir-là, Quentin, il était en service ?
- Oui ! Il filait un petit escroc, et si j’ai bien compris il a laissé tomber la filature pour te filer toi. Il voulait savoir si tu faisais partie de son gang.
- Si je faisais partie de son gang ?
- Mais apparemment, non puisque tout ce petit monde est actuellement entre nos mains
- Ils ont été arrêtés ?
- Oui, hier ! Ils sont actuellement en garde à vue, mais ils vont être déférés au parquet.

Je n’y crois pas ! C’est donc la fin de mes ennuis, mais d’un autre côté, est-ce que je suis sortie des griffes de Laurie. D’ailleurs elle insiste :

- Et tu ne m’as toujours pas répondu ?
- L’un des types que filait ton collègue, un dénommé Ludovic me draguait, c’est avec lui que j’étais au restaurant. Quelques temps après j’ai reçu la visite d’un de ses complices qui m’a menacé de me défigurer si je rencontrais à nouveau ce Ludovic. Or ce con à trouver le moyen de me rencontrer de nouveau. Ma sécurité était donc compromise.
- Hummm… je vois, mais que viens faire Quentin là-dedans ?
- J’étais persuadée qu’il était l’un des complices de Ludovic. C’était une belle erreur !
- Et c’est pour te protéger que tu as engagé un tueur qui se ballade avec des faux papiers ! Remarque elle était pas mal sa carte, j’en ai vu des pires ! Mais quand même c’est comique, le faux flic qui se pointe chez la vraie fric sans savoir que c’est une flic ! Ça pourrait faire un très mauvais film.
- Tu, tu me laisses partir ou pas ?
- Ah, autre chose, je suis désolée, mais comme j’avais ton numéro de téléphone, je voulais savoir à qui j’avais affaire, ça n’a pas été trop compliqué d’autant plus que tu es fichée… mais tu vois ça ne m’a pas empêché de coucher avec toi. Le souci c’est ton copain, porter assistance à une prostituée même si elle est en détresse est un délit ! Et ça s’assimile à du proxénétisme. Que veux-tu le droit français est parfois écrit par de drôles de gens ! Alors si tu veux lui rendre service, conseille-lui d’aller se faire oublier.
- Bon, tu me libères maintenant ?
- Tu n’étais pas prisonnière ! Mais attend, je vais passer un coup de fil… devant toi !

Qu’est-ce que c’est encore ?

- Allô, les gars ! Bon, vous pouvez rentrer au bercail. Le type en bas est blanc comme neige.

Je ne sais pas ce qui m’a pris alors, je me suis jetée dans les bras de Laurie et je l’ai embrassée fougueusement. Manifestement, elle n’attendait que ça !

En bas, Max regarde les deux zigotos, l’un des deux répond à un appel téléphonique. Il raccroche, dit quelques mots à son collègue, puis ils quittent les lieux tous les deux. Il ne comprend plus rien, Max.

- J’ai du champagne au frais, me dit Laurie, tu en veux une coupe.
- Ça m’aurait fait du bien, mais il faut que j’y aille.
- Faut que tu saches une chose : quand je vous au vu débarquer avec la fausse carte de flic, la première chose que j’ai faite, c’est de prévenir les collègues de venir vous cueillir, ensuite il y eu deux éléments qui ont changé la donne, la première c’est que votre histoire impliquait un collègue. Quentin est un collègue un peu bizarre, c’est un dragueur fou, mais c’est très rare qu’il aille jusqu’au bout. Il m’avait dragué et comme ça devenait pénible je l’ai remis à sa place. En consultant mon agenda, je me suis souvenu de suite de cette communication téléphonique, j’étais en service, il a dû faire mon numéro plus ou moins par hasard, je n’avais pas de temps à perdre avec ses conneries, j’ai raccroché. C’était sans doute le but de l’opération. Ça c’est le premier élément !
- Et le second ?
- C’est toi !
- Moi !
- Ben oui toi ! Tu me regardais bizarrement, nos yeux se sont croisés, j’ai voulu tenter ma chance. Alors, quand les collègues se sont pointés pour vous cueillir, je leur ai raconté une salade en leur expliquant que j’étais de la « maison ».
- Et si je n’avais pas voulu…
- Je me suis refusé à envisager cette hypothèse.
- Mais tu aurais fait quoi ?
- Je suis incapable de le dire ! Mais qu’importe puisque le problème ne s’est pas posé. De ma part, c’était un coup de folie, mais je l’assume complètement. Tu t’imagines bien que nous nous reverrons plus, c’est impossible et en plus ça ne nous mènerait nulle part. Par contre, si tu veux qu’on reste un peu ensemble aujourd’hui… On pourrait aller bouffer, puis se faire un dernier câlin, ça te dit ?

Ben oui, ça me dit !

Elle me tend son portable :

- Tiens, téléphone à ton ange gardien, dis-lui que tes soucis sont terminés, et que tu lui raconteras les détails plus tard.
- Je vais l’appeler mais avec mon téléphone !
- Je vois à quoi tu penses, t’es pas conne toi… Mais tu sais si on veut le retrouver, ton pote, on n’a pas besoin de ça.
- Je sais concédais-je, mais je téléphone tout de même avec le mien.
- Vas-y ! Si tu ne veux pas que j’entende tu peux aller dans la cuisine, ou sur le balcon !

Quelle sollicitude ! Mais ce ne sera pas nécessaire !

- Allô, Max, ça y est l’affaire est terminée…
- Terminée ?
- Oui, terminée, mais je vais rester encore un moment chez cette charmante personne. Je vous raconterais tout ça ce soir. Si vous voulez prévenir Carole et Valentin on se retrouvera à 20 heures tous les quatre chez moi.
- Je ne me souviens plus de votre adresse !
- Carole vous l’indiquera ! Demandez-lui aussi de me rapporter mes affaires.

Max est dubitatif, « y aurait-il un piège là-dessous ? » Appliquant le principe de précaution, il décide d’attendre jusqu’à ce qu’il nous voie sortir de l’immeuble. Il nous suit à pied jusqu’au restaurant.

Troisième flash-back

C’est Ludovic qui est chargé des achats en bijouterie. La raison en est simple, il le plus présentable des trois. Kamel est dehors sur sa moto, prêt à démarrer en trombe en cas de problème.

Il a choisi un bracelet en or de facture assez simple. Pas besoin de fioritures, tout cela sera ensuite revendu au poids de l’or. Le vendeur introduit la carte dans le lecteur. Ludovic fixe son visage attentif au moindre signe sortant de l’ordinaire.

Mouvement de sourcils du vendeur qui semble hésiter un très court instant avant de dire :

- Le lecteur a l’air d’être en panne, je vais en chercher un autre à la réserve, vous pouvez patientez cinq minutes ?
- Bien sûr !

Ludo a compris ! A toute vitesse il sort de la boutique, et enfourche la place arrière de la moto de Kamel.

La caméra extérieure de la bijouterie a enregistré le numéro minéralogique de la moto, (et c’était la bonne !) On fait toujours des erreurs.

Fin du flash-back

Le danger des rencontres « coup de foudre » c’est qu’elles sont exclusivement physiques. Au restaurant, la conversation tourna à la banalité. Je ne souhaitais pas parler de mon métier, elle ne souhaitait pas parler du sien, elle n’évoqua pas non plus ses préférences sexuelles, restait alors l’éternel fourre-tout « voyages, lectures et cinéma ». En me levant pour aller faire pipi, je découvre Max attablé tout seul. Je n’avais donc pas réussi à le rassurer.

On est rentrée pour s’envoyer en l’air une nouvelle fois, il n’y avait plus ni le charme ni la fougue de la découverte, ce fut un remake, mais un très bon remake. Les adieux furent bref, une douche rapide, un jus d’ananas, un tendre bisou sur le bord des lèvres, et puis quand même :

- Adieu, je garderai un super souvenir de cette rencontre ! Me dit-elle.

Curieusement cette réflexion m’a touchée.

- Adieu ma belle, c’était un plaisir partagée.
- Et ne fais pas de bêtises ! Conclue-t-elle en refermant sa porte.

Il est 16 heures. Max est en bas ! Il m’a vu et ouvre sa portière. Je m’assois à ses côtés.

- Je vous dépose quelque part ? Me demande-t-il
- Je crois que je vais retrouver mon petit chez-moi. Vous venez prendre un verre ?
- Volontiers ! Mais je suis impatient de vous entendre.

Je lui raconte. Il n’en revient pas !

- Putain la chance qu’on a eu, la nana n’aurait pas été gouine, on se retrouvait au trou ! Faut qu’on arrose ça !
- C’est ce que j’ai prévu de faire ce soir, mais rien ne nous empêche d’anticiper.

Ça fait du bien de me retrouver chez moi, finalement je n’aurais passé que trois nuits chez Carole.

- Ah, zut je n’ai plus de champagne, du vin blanc ça vous dit ?
- Pas trop !
- Alors un whisky ?
- Allons-y !

Les yeux de Max parlent tous seuls. Il a tenu ses distances pendant toute l’enquête, mais là, il se lâche et a probablement envie de me sauter, mais ne sait pas trop comment me le demander. Bof ! Si vraiment ça lui fait plaisir, ce ne sera pas une corvée, d’autant que j’ai déjà pratiqué le bonhomme. Je m’amuse à le provoquer :

- Dis donc Max, tu en as une façon de me regarder !
- Excusez-moi c’est plus fort que moi…
- Ne t’excuse pas… tu as envie, hein ?
- Oui, mais je sais me tenir !

Je lui fous ma main sur la braguette et me livre à quelques mouvements circulaires. Ça ne tarde pas à bander bien dur là-dessous ! Son pantalon est un jeans tendance avec une braguette à boutons ! Quelle idée saugrenue, c’est si simple d’ouvrir une fermeture éclair, là il faut s’escrimer… scrogneugneu…ça m’énerve !

- Mais ce n’est plus une braguette, c’est une cuirasse ! Ouvrez-moi, donc ça Max !
- Est-ce bien raisonnable ?
- Voilà le genre de question que je ne me pose pas du tout en ce moment.

Je lui demandais juste d’ouvrir sa braguette, mais il a été plus loin et m’exhibe carrément sa bite fièrement dressée et décalottée.

- Quand je pense que la dernière bite que j’ai sucé, c’est celle d’un flic !
- Elle était comment ?

Je le trouve bien curieux, Max !

- Je l’ai sucé avec une capote !
- Je peux vous demander une faveur !
- Mais je ne l’accorderai que si tu me tutoie.
- Si tu pouvais te déshabiller ?
- Ah, ah, monsieur a envie de se rincer l’œil ! O.K. ce n’est pas un problème.

Je me déshabille mais je garde son soutif et ma culotte. Je m’amuse à virevolter devant Max dont la bandaison est spectaculaire.

- Finit de me déshabiller ! Lui demandais-je.

Tiens, il n’est pas comme tout le monde, lui, il commence par la culotte ! Il en profite pour me faire un chaste bisou sur la fesse droite et un autre sur le pubis.

- Ne sois pas si sage, Max !
- Je ne vais pas le rester longtemps !

Il attaque le soutien-gorge qu’il enlève sans s’empêtrer dans les agrafes. Monsieur est un expert !

Il m’avait prévenu qu’il cesserait d’être sage, et c’est vrai qu’à la vue de mes nichons, il ne se contient plus. Et vas-y que je te pelote, et vas-y que je te lèche, et vas-y que je te suce le téton. Et quand le droit a bien été sucé, et bien on suce le gauche et après on recommence. .Faudrait peut-être qu’il arrête à ce rythme-là, il va me les user !

Allez, ça suffit ! Une flexion des genoux, et je me retrouve devant son sexe ! Ouverture de la bouche ! Je sors ma langue, lui titille le gland où perle une goutte de liqueur séminale (c’est bien bon, ce truc-là !), puis hop dans ma bouche. Sa bite est un peu trop grosse pour mon palais, mais qu’importe, je ne pratique pas la « gorge profonde » et une bonne pipe n’a nul besoin de faire coulisser l’intégralité du membre.

Il est en extase le Max, mais je sais aussi que je peux lui offrir encore plus.

- Tu voudrais m’enculer, Max ?
- Avec grand plaisir ! Répond-il avec une lueur de lubricité dans les yeux.
- Alors vas-y fourre-moi ta grosse queue dans mon petit trou.

Encapotage, lubrification, pénétration, action… et c’est parti. C’est qu’il me ramone le cul comme un artiste le Max. Je pensais simuler pour lui faire plaisir. Je n’ai pas eu cette peine, j’ai jouis du cul comme une petite salope, tandis que Max beuglait en crachant son foutre.

Il est content, Max. Et je suis content qu’il soit content, même si dans cette affaire, il n’a pas fait grand-chose, il faut savoir remercier les gens !

- Tu vas faire quoi là, maintenant, demandais-je.
- Je vais aller faire un tour, on se revoit à 20 heures avec Carole et Valentin ?
- Bien sûr !
- Je voulais vous emmener tous au restaurant, mais je me suis dit qu’on pourrait faire un petit truc à la maison. Faudrait voir avec le traiteur, j’ai envie de fruits de mer, ça t’embêterait de t’en occuper ?
- Non, non au contraire !
- Je vais te donner de l’argent pour faire les courses, il faudrait aussi du Champagne, du bon, hein ! Et puis un bon dessert, je te laisse te débrouiller.
- D’accord !
- Et rhabille-toi, tu vas attraper froid à la quéquette !

20 heures

Carole et Valentin téléphonent, ils seront légèrement en retard ! Quelque chose à l’air de contrarier Max.

- Tu as un souci, Max ?
- Pas vraiment, mais j’aimerais te poser une question ?

Appréhension !

- Oui !
- Tu crois que Carole me laissera enculer Valentin devant elle ?
- Mais bien sûr, mon Maxounet !

FIN

© Vassilia.net et Chanette (Christine D’Esde) novembre 2012. Reproduction interdite sans autorisation des ayants droits

 

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3 réponses à Chanette 18 – La bande à Ludo 2 – Laurie, l’ensorceleuse par Chanette

  1. Quentin dit :

    Il y a un doigt de scato dans ce texte, c’est inhabituel dans vos récits !

    • Chanette dit :

      Je n’ai rien contre la scato, mais les raisons de ma retenue en la matière (si j’ose dire) sont de deux ordres :

      D’un point de vue littéraire, le fantasme est clivant, or j’écris pour qu’on me lise.

      D’un point de vue « professionnel » : ben c’est pas évident à gérer, si on peut uriner pratiquement à volonté, déféquer n’est pas si simple…

  2. Claire dit :

    Chanette pousse un peu ses limites dans cet épisode, et elle est toujours aussi talentueuse

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