Maîtresse Kriss 5 – L’ambassadrice par Boris Vasslan

Résumé des chapitres précédents : Après plusieurs séances de domination j’ai été embauché comme comptable chez maîtresse Kriss afin notamment de gérer ses quelques affaires provinciales. De retour d’un contrôle qui a tourné en partouze dans une de ses librairies, nous avons ramené la patronne Sylvia pour un petit stage de « perfectionnement ». Sylvia est une grande blonde (fausse) coiffée en carré et dotée d’une généreuse poitrine. Maîtresse Kriss est une belle femme d’allure sportive, elle a les yeux bleus et de longs cheveux bruns légèrement bouclés, la peau assez claire, elle fait un joli 90C, et… elle est un peu myope.

Kriss s’était emballée en proposant à Sylvia de l’emmener une quinzaine à Paris. Elle d’ordinaire si réfléchie, avait perdu la tête avec cette femme qu’elle était néanmoins sensée dominer. Mais non, c’était fait, il fallait gérer la situation. Et histoire de faire pratique, Angélique fut envoyée en province aider le libraire. Sylvia fut donc affectée aux tâches domestiques en attendant…

Comme beaucoup de dominatrices, Kriss acceptait que l’on lui soumette un petit scénario. L’un de ceux-ci devait se jouer cette après-midi. Elle vint me chercher alors que j’étais en pleine comptabilité. Elle s’était habillée en tenue de combat, tout de cuir vêtue et avait chaussé ses lunettes.

- Au boulot ! Esclave !
- C’est que… c’est si urgent que ça, parce que ?
- Parce que quoi ? Tu te crois où ? Tu n’es qu’un esclave ici, il faudrait peut-être que tu le comprennes !
- Oui Maîtresse !
- Bon je t’explique, je reçois l’ambassadeur d’un pays africain, d’habitude il vient avec sa secrétaire, mais aujourd’hui il a emmené sa femme, du moins il m’a dit que c’était sa femme ! Dans un premier temps, je vais vous enchaîner, toi et Sylvia, dans un coin, quand je vous lâcherais, il faudra aller les sucer !
- Oui maîtresse !
- Bon, alors tu te mets à poil, et en vitesse, ils ne devraient plus tarder.

Kriss me passa un collier d’esclave autour du cou, me fit agenouiller et m’accrocha avec une chaîne dans un coin du donjon. Deux splendides fauteuils avaient été descendus du salon. Sylvia vint me rejoindre quelques instants plus tard, ce qui me permit d’admirer de nouveau ses belles formes généreuses.

Le petit groupe arriva quelques minutes plus tard, ils étaient quatre, l’ambassadeur, son épouse Barbara, belle femme au visage agréable, grande noire à la peau très sombre tout comme son mari. La secrétaire, Evelyne était une métis habillée d’un tailleur pied de poule assez strict et chaussée d’énormes lunettes, elle avait un bloc et un stylo à la main et nous avisa qu’elle prendrait en notes toute la scène qui allait maintenant se dérouler, car Monsieur l’ambassadeur aimait beaucoup relire les détails de ses péripéties sexuelles, le quatrième personnage n’était pas prévu. Evelyne nous expliqua.

- Son excellence ne parle pas bien français, c’est donc moi qui vous aiderais à organiser tout cela ! Puis désignant le quatrième larron, Celui-là, c’est le chauffeur de son excellence, enfin quand on dit chauffeur… Ce minable a failli provoquer un accident. Je veux que vous le punissiez, nous allons commencer par cela, par le spectacle de cette punition, cela devrait ravir son excellence.

- Et vous avez une idée du châtiment ? demanda Kriss
- Absolument, vous allez lui administrer 50 coups de martinet, et après je veux qu’il se fasse enculer !

Carrément ! Ces scénarios à deux ou à plusieurs ont un avantage certain, car cela permet de varier un peu la monotonie des séances SM. D’un autre côté, on n’arrive jamais à savoir vraiment quel est le degré de volontarisme des participants. Ainsi ce pauvre chauffeur n’avait-il peut-être rien demandé ? Mais il n’était pas non plus question d’aller contrarier un ambassadeur qui savait se montrer si généreux.

Une dominatrice doit parfois gérer de curieuses contradictions. Mais Kriss se disait qu’après tout, tant qu’elle se posait ce genre de questions c’est qu’elle restait humaine. Et qu’il valait mieux cela que tout accepter et finir complètement déphasée…

Elle s’approcha du chauffeur :

- Comment tu t’appelles !
- Abdou ! Madame.
- On ne dit pas Madame, on dit Maîtresse !
- Bien Maîtresse !
- Tu sais que tu vas être puni ?
- Oui Maîtresse !
- Et tu crois que tu l’as mérité ta punition ?
- Je ne sais pas !
- Je ne sais pas, qui ?
- Je ne sais pas, Maîtresse !

Comme s’il ne pouvait pas dire oui ou non ? Voilà qui compliquait la tâche !

- Tu as envie d’être puni ou pas ?
- Je ne sais pas maîtresse ?
- Tu aimes quand on te punit ?
- Ca dépend, Maîtresse !
- Ca dépend de quoi ?
- Ca dépend si c’est bien fait ou pas !

Ouf ! Ce n’était que cela !

- Et là comme c’est moi qui vais te punir, tu ne sais pas si tu vas aimer ou pas ! C’est cela ?
- Oui Maîtresse !

Du coup Kriss retrouvait sa superbe, être craint par le soumis ne la dérangeait pas le moins du monde, au contraire, elle en jouissait. Elle pouvait donc y aller sans scrupules, ni remords.

- A poil et à genoux ! Et dépêche-toi, je n’ai pas que toi à m’occuper !
- Bien maîtresse !

Le type se déshabilla, il était assez bel homme, musclé sans exagération, son sexe d’une longueur au-dessus de la moyenne n’était pas pour autant démesuré.

- Tu ne crois pas que tu es un peu ridicule, à poil comme ça devant tout ce monde ?
- Si Maîtresse, je suis ridicule !
- Attachez-moi cet esclave !

Mais il n’y avait plus personne pour exécuter ses ordres, j’étais enchaîné avec Sylvia, et le trio de l’ambassadeur n’était pas venu pour jouer les supplétifs. Kriss attacha donc le bougre aux quatre extrémités d’une planche inclinée. La secrétaire remplissait son bloc de notes. Elle était vraiment pas mal la secrétaire ! Kriss avait toujours fantasmé sur les femmes noires. Aujourd’hui elle pouvait en avoir deux à sa disposition, mais elle se dit que ce serait probablement plus facile avec la secrétaire qu’avec l’ambassadrice. Bref on verrait tout à l’heure !

Les hommes noirs ne la laissaient pas non plus indifférentes. Mais c’est la texture de leur peau qui lui plaisait, une peau douce et sans poils. Par contre le fantasme de la grosse bite lui était complètement étranger. Elle était là derrière Abdou, et au lieu de faire son boulot, elle lui pelotait les fesses, se rendant compte que ce simple contact lui humidifiait l’entre-jambes, elle se ressaisit ! La faire mouiller, elle maîtresse Kriss, en lui exhibant son cul de pédé ! N’importe quoi ?

Abdou préparait son corps à la punition, il se contractait prêt à sublimer la douleur comme il avait appris à le faire. Mais ça ne venait pas, il se relâcha. Kriss connaissait ce phénomène, un simple relâchement des muscles qui ne se tendent plus ! Et shlack ! Le coup tomba ! Assez fort ! Il encaissa ! Elle ne le laissa pas reprendre ses esprits et asséna le suivant, encore plus fort, encore encaissé, le type avait une résistance remarquable. Elle ne détestait pas frapper fort quand le soumis suivait ! Le troisième coup fut aussi encaissé, elle savait que le quatrième serait trop fort. Il cria, mais sans lui laisser le temps de protester, expédia le cinquième, juste au niveau qu’il fallait, surfant sur les limites de la victime. La force de frappe étant trouvée, elle pouvait passer à autre chose. Par exemple varier les fréquences, choisir le coin de chair où atterriraient les lainières. Traditionnellement le 50ème fut plus fort, le type cria à nouveau, et traditionnellement le 50ème ne fut pas le dernier. Trois autres coups de frappes moyennes vinrent conclurent cette flagellation.

Kriss mouillait de plus en plus et commençait à se demander comment elle allait gérer cette situation. D’autant qu’il fallait à présent sodomiser l’individu. Je priais le démon de la lubricité que ce ne fut point moi, étant d’ordinaire plus à l’aise dans ce genre d’exercice dans la passivité que dans l’activité.

Ouf, non ! Kriss avait prévu un joli gode ceinture avec lequel elle s’harnachât. Un bel objet, véritablement ! Elle avait fière allure comme cela, ma maîtresse adorée, avec sa fausse bite bien bandée dressée hardiment. Elle s’amusait à y simuler des lents et suggestifs mouvements de masturbation qui était loin de me rendre insensible ! En prenant tout son temps elle revêtit l’olibos d’un préservatif, puis après quelques nouvelles feintes masturbatoires, enduit tout cela de vaseline, non sans en avoir conservé une bonne quantité dans ses paumes.

Celle-ci était destinée à l’orifice anal de ce pauvre Abdou, elle le tartina quelques instants, sans se presser, puis approcha le gode de son but. Une sorte de sourire sadique éclaira un moment le visage de la dominatrice. Je n’en compris la raison que quelques instants plus tard quand celle-ci sans aucune progressivité pénétra d’un coup l’anus du soumis qui poussa un cri où se mêlaient la douleur et la stupéfaction. Sans transition et sans laisser la victime s’habituer à la présence de ce corps étranger elle entama une série de pistonnage assez rapides, et contrairement à la flagellation qui avait été silencieuse, elle ponctuait ses mouvements d’interpellations injurieuses et humiliantes, tandis que l’autre râlait !

- Ça te plait de te faire enculer, hein, sale chien ?
- Aïe, oui maîtresse, aïe, aïe !
- Tu en n’as pas encore assez ? Tu en veux encore, hein, pédé ?
- Je ne sais pas maîtresse !

De toute façon, elle se moquait de ses réponses, satisfaite de voir notre homme prendre son parti de la punition qui lui était infligée, elle y allait de bon cœur. Il fallut bien quand même qu’elle finisse par s’arrêter. Elle détacha le chauffeur, le fit mettre à genoux devant elle, et lui asséna une série de double gifles avant de le remettre à la disposition de ses maîtres
.
- On en fait quoi ?
- Qu’il se rhabille et qu’il nous attende dans la voiture ! Répondit Evelyne.

Son excellence, l’ambassadeur était lui particulièrement excité et avait sorti de sa braguette une queue de bonne taille magnifiquement dressée qu’il masturbait avec vigueur. Quant à madame l’ambassadrice, elle ne faisait rien sinon une drôle de tête, et jetait des regards implorants à son digne époux. Celui-ci un moment distrait de sa masturbation finit par s’en rendre compte et murmura quelques paroles incompréhensibles à sa tendre et chère.

Mais, c’est qu’elle n’attendait que cela, la Barbara, d’un geste rageur, elle déboutonna son corsage de façon si violente que je me demandais si elle n’allait pas l’arracher, elle extirpa ses seins de son soutien-gorge, précipitant les doigts de sa main gauche autour d’un téton afin de le presser, de le pincer, de le tournicoter, tandis que la main droite retroussait la jupe, passait sous la culotte et attaquait un sexe sans doute en ébullition. Le spectacle de ces deux dignitaires se masturbant de concert avait quelque chose de grandiose.

C’est à ce moment-là qu’Evelyne intervint en nous désignant :

- Je crois que c’est maintenant le moment de lâcher vos « chiens », détachez-les, et qu’ils aillent sucer son excellence et son épouse !

Il fut donc fait ainsi, et c’est donc à quatre pattes, que je rejoignis Barbara tandis que Sylvia s’avançait entre les cuisses de notre ambassadeur lubrique. Mais ne voilà-t-il pas que ma langue à peine posée sur la délicieuse chatte humide de cette sculpturale africaine, j’entendis Evelyne ricaner et protester.

- Mais ils sont débiles, vos esclaves !

J’ignore ce que répondit Kriss, peu habituée à se faire interpeller de la sorte, mais l’autre de s’approcher d’elle et de lui susurrer quelque chose dans le creux de l’oreille. Bon, ne nous laissons plus distraire et reprenons cet agréable petit cunnilingus bêtement interrompu !

Mais voici que Kriss s’avance vers moi, le martinet à la main et m’en assène un coup sur les fesses.

- Tu n’as rien compris, connard, c’est pas elle que tu dois sucer, mais Monsieur l’ambassadeur !

Et voici tandis que j’essaie péniblement de changer de position qu’elle frappe à son tour le joli derrière de Sylvia.

- Et toi, c’est pareil, conasse ! Qui t’as donné l’autorisation de sucer des bites ? Va donc lécher la chatte de cette charmante personne !

Bon, bon il fallait le dire ! On se dirige donc tous deux vers les cibles qui nous ont été attribuées, on se gêne au passage, on se cogne, on reçoit encore quelques coups de martinet parce qu’on ne va pas assez vite.

- Mais putain, qui c’est qui m’a foutu des esclaves aussi nuls ?

Je la sens énervée, Kriss, elle frappe plus fort que d’habitude, mais enfin tout ce contretemps n’est pas si triste… Il est malgré tout dommage que l’on m’inflige cette permutation. Ceux qui ont lu mes premières « aventures » savent que je ne répugne pas (pas du tout, diront-nous) à sucer une bonne bite, mais n’empêche, si j’ai le choix, c’est encore les chattes que je préfère et celle-ci était parfaitement à mon goût.

Bon, ceci-dit ; je ne vais pas me plaindre, je suis loin d’être malheureux chez Kriss, je vis ma sexualité comme je l’entends, et j’y trouve mes avantages, même si parfois certains actes me contrarient quelque peu.

Attaquons donc cette grosse bite noire ! Pas si facile de sucer un aussi gros morceau, mais bon je me débrouille, à défaut de pouvoir tout mettre dans la bouche, je donne des grands coups de langue sur son gland, je descends sur la hampe, je remonte, je redescends jusqu’aux couilles que j’aspire dans ma bouche, je m’amuse, je m’excite aussi. Son excellence est aux anges, il en profite pour se déshabiller complètement, il retire même ses chaussettes, je me demande bien pourquoi, n’ayant pas vraiment l’intention de lui lécher les doigts de pieds… Il pousse de petits cris, se tripote les tétons, geste très courant chez les bi et les homosexuels. Je le sens partir, je mets tout en bouche, hésite un instant sachant qu’il risque de décharger ainsi, mais me motive en me disant que ma maîtresse sera satisfaite de moi. Un hurlement m’interrompt un instant dans mes efforts appliqués, c’est madame l’ambassadrice qui jouit comme une malade, et qui apparemment non rassasiée s’est littéralement jetée sur Sylvia, l’entraînant au sol avec elle, la faisant rouler, tandis qu’elles s’embrassent enlacées. Ce petit plus a rajouté le sel d’excitation qu’il fallait à notre ambassadeur qui éjacule à présent, avant de s’affaler groggy dans son fauteuil.

Une pause dans cette orgie, je regarde autour de moi, l’ambassadeur à poil, sa femme complètement débraillée, Sylvia et moi à poil, Kriss en tenue de dominatrice très suggestive. Il n’y a qu’Evelyne qui n’a strictement rien ôté de sa tenue et qui, imperturbable continue de prendre des notes.. Kriss demande à Sylvia d’aller chercher de quoi se désaltérer. La partie serait donc terminée ?

C’est sans compter avec la fringale sexuelle de l’ambassadeur.

Le voici qui se met à discourir dans ce qui doit être sa langue maternelle, il montre du doigt sa femme, comme si (mais par jeu) il était très en colère après elle. Laquelle épouse aborde un joli sourire très coquin ! Evelyne nous traduit donc tout cela :

- Son excellence, vous remercie tous de votre prestation, mais il dit qu’il y a quand même quelque chose qui le chagrine. Il trouve inadmissible la conduite de son épouse. Avoir eu des contacts sexuels avec quelqu’un du même sexe devant ses yeux est intolérable. Et cela réclame une punition exemplaire !
- Mais voilà une excellente idée, répond Kriss, mais qu’en pense Madame ?

La madame se lance à son tour dans une assez longue diatribe auquel nous ne comprenons bien sûr rien du tout, elle fait beaucoup de gestes, nous montre du doigt à tour de rôle, le tout en rigolant à chaque phrase.

- Traduisez-nous, Evelyne !
- Euh ! Madame dit que Monsieur l’ambassadeur est drôlement gonflé de juger sa conduite, alors que lui-même s’est comporté comme un pédé en se faisant sucer la bite, et qu’il ne lui déplairait pas de le voir se faire enculer comme le chauffeur tout à l’heure !
- Bien, Evelyne, vous êtes le porte-parole de son excellence, que devons-nous faire ?

La secrétaire échange alors quelques mots avec l’ambassadeur, puis propose :

- Il dit que son épouse vient d’aggraver son cas, nous seulement c’est une gouine lubrique, mais en plus elle se permet de porter des jugements sur la sexualité de son mari, alors qu’elle n’y comprend rien. Elle doit donc être punie, mais son excellence vous laisse libre dans le choix des châtiments que vous lui infligerez !
- C’est très bien, heu… elle ne parle pas français, je crois ?
- Mais si ! Et en tout cas elle le comprend parfaitement !

C’est à ce moment-là que j’ai senti quelque chose de particulier dans l’attitude de Kriss, la connaissant un peu maintenant, je savais que cette espèce de court silence, marqué d’un très léger sourire en coin signifiait la mise au point de plan ultérieur, un peu à la façon d’un joueur d’échec qui se projette déjà plusieurs coups en avant. Son regard balayait le corps d’Evelyne, puis elle eut un petit mouvement de paupières, un autre de la bouche qui s’entrouvrit légèrement pour faire passer la langue sur ses lèvres soudain sèches. Et puis tout d’un coup la question, insidieuse…

- Et vous, vous n’intervenez que comme secrétaire dans tout ce truc ?

J’étais à ce moment-là très près de Kriss et pu entendre la réponse.

- Ca vous embête, hein ?
- Un peu, oui !
- Alors soyez patiente…

Ce fut tout ! Entre temps Sylvia qui était descendue avec les bouteilles de champagnes fut priée d’aller remettre tout cela au frais.

Emoustillée par la perspective de pouvoir faire des galipettes très spéciales avec la petite secrétaire, Maîtresse Kriss reprit d’autorité la séance de domination.

- Toi la pétasse, tu vas finir de te déshabiller !
- Oui, mistress !
- Maîtresse, pas mistress, on n’est pas en Angleterre, ici !
- Yes !
- Non mais tu te fous de moi ? Puis s’adressant à Evelyne : « Tu es sûre qu’elle comprend le Français ? »
- Je crois surtout qu’elle se moque carrément de vous ! Répondit cette dernière, rigolarde.
- Ah oui ?

Shlack ! La gifle atterrit sans crier gare sur son visage, elle eut à peine le temps de reprendre ses esprits que la seconde arrivait de l’autre côté. Une larme perla à ses yeux. Kriss la toisa, dédaigneuse !

- Tu es mon esclave en ce moment, tu le comprends ça ?

En fait, Barbara n’était pas encore rentrée dans la domination, quelque chose l’empêchait pour l’instant d’intégrer ce jeu. Cependant elle ne s’en échappait pas non plus.

- Tu ne réponds pas, tu as perdu ta langue ?
- Je ne sais pas !
- Est-ce que je dois comprendre qu’il faut que je continue à te battre ?
- Ce n’est pas cela !
- C’est quoi alors ?
- Ce n’était pas prévu !
- Qu’est ce qui n’était pas prévu ? Que ton mari te fasse punir, c’est ça ?
- Oui ! Il est en train de me forcer la main, et ça ne me plait pas !
- Ok relève-toi ! Je ne vais pas dominer quelqu’un qui n’est pas d’accord ! Ce n’est pas le genre de la maison !

Déjà, elle se relevait…

- Mais attend, juste une seconde ! Tu es un petit peu maso ou alors pas du tout ?
- Un petit peu, et même plus que ça !
- Qu’est ce qui te chagrine alors ?
- J’ai peur !
- Hummmmm ! Le SM c’est une relation de confiance… regarde-moi dans les yeux, non reste à genoux, n’ai pas peur ! Est-ce que tu crois vraiment que je pourrais te faire quelque chose que tu ne puisses pas supporter ?
- Je ne sais pas !
- Alors souris-moi comme je te souris ! Nous sommes entre femmes, oublie tous les autres à côté, on s’en fout, je vais te donner du plaisir, du plaisir dans la douleur, mais du plaisir, je sais le faire, je sais très bien le faire, d’accord Barbara ?

Alors dans un souffle, l’ambassadrice répondit simplement :

- Oui Maîtresse !

Kriss lui ordonna alors de finir de se déshabiller, et demanda à Sylvia d’aller lui chercher quelques pinces.

- Non, ne te remets pas à genoux, reste debout, devant moi !
- Oui Maîtresse !
- Tu as une poitrine magnifique, on te l’avait déjà dit ?

Du coup l’autre se détend et son visage s’éclaire d’un magnifique sourire :

- Ils sont à vous, maîtresse, j’adore qu’on me les pince !
- C’est du SM, Barbara, je ne suis pas seulement là pour te faire uniquement ce qui te plait !
- J’ai compris !
- J’ai compris qui !

Et shlack, la gifle ! Au moment psychologique, comme elle sait si bien le faire, et après la gifle ce regard dans les yeux, ce regard pétillant de malice, ce regard qui veut dire :  » c’est moi qui fait, c’est moi qui domine, c’est moi qui fait ce que je veux, et quand je veux !  » L’autre est domptée !

- Pardon maîtresse !

Son excellence n’a pas l’air de bien saisir toutes les nuances de ces contretemps, et baragouine quelque chose à la secrétaire qui ne lui répond que par monosyllabes. Un instant, juste un instant, Kriss lui balance un regard excédé, le genre « je sais ce que j’ai à faire », mais ça ne dure pas, et je ne saurais jamais si l’autre à compris le message.

On est là tous, autour des deux femmes, on est au spectacle on n’en perd pas une miette, Evelyne n’en finit pas de noircir ses feuilles, Sylvia s’est improvisée assistante accessoiriste, et moi je regarde aussi, fasciné par ce don, par ce pouvoir étrange que possède ma maîtresse !

- Ecarte un peu tes jambes, c’est uniquement pour la stabilité !
- Oui maîtresse !
- … enfin la stabilité, mais l’esthétique aussi !
- Voilà maîtresse !

Kriss lui prend les seins à pleines mains, elle les caresse d’abord tendrement, puis se met à les malaxer, avec de moins en moins de ménagement. Barbara transpire à grosses gouttes, complètement hypnotisé par le travail de la dominatrice. Laquelle dominatrice se met à présent à gifler les seins de sa soumise, de petites tapes d’abord, puis de plus en plus fort, à ce point que les seins se cognent l’un contre l’autre.

- Ahh ! Ahh !

Après, quelques minutes de ce traitement, Kriss s’empara des pointes des seins de l’africaine, qui ne demandait que ça, et elle se mit à les tortiller, à les étirer, à les pincer très fort. L’autre hurlait en grimaçant et en fermant les yeux, alors Kriss continuait accentuant son sourire, puis baissait doucement la pression, provoquant l’arrêt des cris, la regardait dans les yeux, guettait une réaction, puis reprenait de plus belle, ce manège se répéta une dizaine de fois, puis :

- Maintenant dis quelque chose !
- Merci maîtresse !
- De rien, c’est bien naturel, mais ce n’est pas cela que je veux entendre !
- Je ne sais pas, maîtresse
- Tu veux peut-être que je te rafraîchisse la mémoire, répondit-elle la menaçant de l’éminence d’une gifle !
- Euh… encore, maîtresse !
- Tu vois quand tu veux, hein ! Tu aimes ça qu’on te torture les seins ?
- Oui maîtresse !

Kriss approcha alors sa bouche du téton droit de la soumise, elle le suça quelques instants, uniquement par gourmandise, car ce n’était pas le but de l’opération, elle ouvrit ses dents et les resserra sur le fragile organe, le mordillant progressivement sous les soupirs d’extase de Barbara. Quand elle eut fini de jouer avec ce téton, il restait l’autre.

- Alors ?
- C’est bon, maîtresse !
- Alors, c’est très bien, on va jouer avec les petits outils maintenant !

Les yeux de Barbara à ce moment-là ! Amusé, Kriss se tourne alors vers Sylvia et tel un chirurgien opérant un cas difficile devant les yeux ébahis de ses assistants, demande d’un air solennel :

- Pinces !

C’est alors que Sylvia le plus naturellement du monde tendit à notre dominatrice préférée, un magnifique porte manteau à pinces coulissantes !

- Non, mais je rêve ou quoi ? Il doit y avoir plus de cent pinces différentes dans mon fourbi, et tout ce que tu trouves à m’apporter c’est un portemanteau?
- Excuse-moi, je croyais avoir eu une bonne idée !
- Pfuiit, ah la la tout fout le camp, excusez-moi, ma chère, mais nous avons des problèmes d’intendance, le personnel n’est plus ce qu’il était… Bon toi, Sylvia tu vas aller au coin, à genoux et les mains sur la tête, je m’occuperais de ton cas plus tard, quant à toi cher esclave, je vais faire avec les moyens du bord et te faire des misères… avec ce porte manteau ! Après tout pourquoi pas, ça change un peu, non ?
- Oui maîtresse !
- Tu vois ce qui est embêtant, c’est qu’avec ce truc là on ne peut pas tout faire, comme par exemple tourner les pinces, ou faire des pichenettes ! Et en plus il faut bien régler l’écartement des pinces, sinon ça va t’écarter les tétons ou au contraire te les rapprocher ! Ah ! Ce n’est pas simple tout cela !

La pauvre Barbara balisait un maximum, mais ne protestait pas, une expression de terreur contenue apparue néanmoins dans ses yeux quand Kriss accrocha la première pince, celle-ci attendit qu’elle s’habitue à la douleur pour fixer la seconde.

- Aah !
- Ah, ben oui ça fait mal, on n’est pas en train de jouer à la marelle, hein ?
- Oui maîtresse !
- Et maintenant attention pour le méga trip ! Reprit Kriss en tirant progressivement sur le crochet du porte manteau, le téton se déformait, s’allongeait démesurément sous l’effet de cette traction.
- Non, aïe, non aïe ! Ça fait mal !
- Non, mais tu vas te taire un petit peu ?
- Pardon maîtresse, aïe, non !

Shlick ! Brutalement une pince se détacha provoquant un cri de douleur de la soumise. Faisant fi des protestations de sa victime, Kriss raccrocha immédiatement la pince et recommença à tirer
.
- Non, pitié maîtresse, je n’en peux plus !
- Pardon ? J’ai du mal entendre ?
- Non, je n’ai rien dit, pardon maîtresse !

Kriss continua à tirer mais sans exagération, semblant ainsi prendre en compte les protestations de sa victime, puis changeant de méthode se mit à procéder par brèves secousses. Encore une fois, la pince, la même se détacha, encore une fois Barbara hurla, et encore une fois, Kriss raccrocha le diabolique ustensile.

- Martinet !

Je ramassais promptement le martinet qui traînait dans un coin et le lui apportait.

- Tourne-toi, je vais te chauffer les fesses.

L’ambassadrice s’exécuta, pas mécontente de ce changement de réjouissance, et sans plus de préambule Kriss lui asséna sans les compter une bonne dizaine de coups sur le cul. Comme elle n’était ni attachée, ni maintenue, chaque coup la faisait avancer d’un petit pas, et elle finit par perdre l’équilibre et se retrouver par terre. Elle tenta alors de se relever.

- Reste à terre, et tend moi tes fesses, sinon je frappe ce que tu me présente !

Malgré tout, Kriss sentit que le jeu tirait à sa fin, Barbara avait encaissé beaucoup, il fallait la laisser au stade où la perspective d’une séance ultérieure ne soit pas ressentie comme une corvée.

- Ça va ?
- Je suis épuisée, mais ça va !
- Alors écarte les jambes, je vais te faire un bisou, enlève-moi ce cintre si tu veux !

Kriss s’installa entre les cuisses de notre africaine

- Mais c’est que tu mouilles comme une salope, finalement ça t’as plu !
- Ca va !

Et tandis que l’ambassadeur achevant de se branler giclait son sperme sur le sol, Kriss d’une langue experte explosa sa victime qui gueulant sa jouissance retomba pantelante au sol, trempée comme une soupe.

Nous avons ensuite pris congés de nos visiteurs, non sans avoir sablé le champagne.

Quelques temps après :
- C’est l’ambassadeur de quel pays ?
- Du Golo !
- Du Togo ?
- Non du Golo ?
- Mais attends, ça n’existe pas !
- Je le sais bien, il n’est pas plus ambassadeur que toi et moi, c’est en fait un mec qui a fait fortune dans l’import des arachides, ça lui a un peu monté à la tête, mais qu’importe, chacun ses petites manies…
- Oui on s’en fout, l’essentiel c’est que c’était super excitant ! Intervint Sylvia !
- Oh, toi avec ton porte manteau, je te retiens ! Et puis, je vais vous dire, moi je trouve qu’il a manqué quelque chose à cette séance !
- Ah oui !
- Ouais, j’aurais aimé me farcir la secrétaire ! Mais j’ai maintenant très envie de me l’envoyer, et vous savez comment je vais faire ?
- ???
- Ah ! Vous ne savez pas ! Ben justement moi non plus, mais il faudra chercher, parce que c’est toi Sylvia qui va-t’en occuper !
- Mais…
- Je la veux, dans huit jours dans mon lit, débrouille-toi !
- Bien maîtresse !

Alençon –  © 7/2001 Boris Vasslan
Première publication sur Vassilia, le 08/07/2001
vasslan@hotmail.fr

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Une réponse à Maîtresse Kriss 5 – L’ambassadrice par Boris Vasslan

  1. Baruchel dit :

    Après le fabuleux chapitre 4, on redescend d’un niveau, moins pervers, moins décontracté, moins humain et j’oserais… moins excitant, mais c’est du Vasslan ça reste néanmoins de la bonne littérature de domination.

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