Les petits pipis de la pompiste par Jean-Michel_et_Martine

Ce samedi là, j’avais déposé Jean-Michel à la gare SNCF. Il devait passer la
journée à Paris et rentrer tard le soir par le dernier train Avant de me
quitter, au moment des embrassades, il m’avait bien recommandé :

- Fais gaffe… le réservoir est presque à zéro. Fais le plein quand tu
feras les courses ou alors demain il faudra trouver une pompe ouverte. On
sera embêtés
- Pas de problème… J’y penserai… T’en fais pas… Bon voyage… Et
bonjour à l’équipe parisienne.

Sept heures du mat’. J’avais tout mon temps pour rentrer bricoler un peu à
l’appart’ avant d’aller faire les courses. J’avais reçu un appel de
Jean-Mich’. Tout allait bien, j’avais le bonjour des collègues.
Houla !… Onze heures déjà. Il y a quelques minutes en voiture pour
arriver au supermarché.
Petite cohue du samedi matin. Pourquoi fait-on nos courses le samedi matin ?
Sans doute à cause de la journée de repos ce jour-là. Et puis, il faut
renouveler les provisions pour le dîner du dimanche en famille.
Tout en me jurant que désormais je viendrai un autre jour pour éviter tout
ce monde, je faufilais mon caddie comme je pouvais entre les gondoles,
pressée d’en finir avec cette  » fièvre du samedi matin « .
Il faut ajouter à cela que surprise par l’heure avancée, j’ai oublié de
pisser avant de partir, et que, ma foi, un petit pipi aux toilettes du hall,
après avoir vidé mon caddie dans le coffre avant le passage à la pompe,
serait le bienvenu.

Evidemment, il y avait une queue interminable à toutes les caisses. Toutes
les hôtesses sur le pont !….Et on prend bien son temps pour tout ranger
dans ses petits sacs…comme si on ne pouvait pas faire cela à la voiture
!… Il faut prendre son mal en patience. Heureusement que ma vessie pouvait
attendre encore un peu. La  » libération  » n’en sera que meilleure.
Les marchandises déposées dans le coffre, le caddie rangé, la pièce
récupérée, après tout, comme il y avait peu de monde aux pompes, mon pipi
attendra le retour à l’appartement.

Le plein fait, je me dirigeai vers la petite cabine à la sortie et je tendis
mon chèque à la pompiste. Elle le repassa par l’ouverture, et je le lui
remis après signature.
Alors que je redémarrais, elle frappa à la vitre et me fit signe d’attendre.
Je pensais qu’il y avait un problème avec mon chèque. Elle sortit
précipitamment de sa cabine, et d’un air quasi suppliant me demanda :

- S’il vous plait Madame, pourriez-vous repasser à l’accueil et dire que
j’attendsd’être relevée pour ma pause depuis une heure trente….ça devient
sérieux.

Je n’allais pas lui dire non, je devinais son vrai problème, et je l’assurai
que j’y allais dans l’instant. Elle se confondit en remerciements vraiment
sincères.

Je sortis du parking et retournais me garer prés de l’entrée. A l’accueil
une hôtesse dont le badge m’informa qu’elle s’appelait Sylvie, m’accueillit
avec un sourire. Je lui donnai le message. La pompiste attendait la relève
depuis une heure trente et ça devenait très urgent. Sylvie parcouru du doigt
une liste sur son comptoir et lança :

- Ah ! …merde !
Puis empoignant son micro :

- Xavier est attendu immédiatement à la station-service… Xavier !…Merci

Elle continua pour moi seule :

- Merci Madame… Avec tout ce monde… Le samedi on est un peu débordés.

De savoir cette pauvre pompiste retenant sans doutes son envie depuis si
longtemps me rappela la mienne. Elle pouvait encore tenir jusqu’à
l’appartement, mais après tout, si prés des toilettes de la brasserie
profitons-en.

Comme j’aime faire parfois des démonstrations originales pour mon
Jean-Mich’, j’aime utiliser des toilettes qui ne sont pas celles que
j’utilise habituellement. Celles de ce supermarché je les connais mais elles
gardent l’attrait de l’inhabituel. Propres, tout en faïence, presque trop
silencieuses que ça en est gênant. Tellement silencieuses, que l’on craint
de se trahir en faisant un pipi trop bavard. Aujourd’hui, personne d’autre
que moi. Tant mieux. Si Jean-Michel avait été là, profitant de cette
solitude, je l’aurais invité à entrer dans la cabine avec moi. Dommage….Ce
sera pour une autre fois.

Tiens….mon travelmate est dans la voiture… Il va donc falloir baisser le
jean’s et la culotte et ne pas toucher. Allons-y….Les fesses à dix
centimètres du siège ou debout au-dessus de la cuvette ? Avec Jean-Mich ‘ ce
serait debout. Mais seule… les fesses au dessus de la cuvette… on laisse
aller doucement… discrètement….Tiens … une voisine qui entre dans la
cabine d’à côté……tant pis pour le bruit de la chute que je fais ? Après to
t elle ne fera sans doute pas mieux que moi. C’était quand même un gros. Un
petit coup de kleenex… la chasse d’eau… et on remballe….et maintenant le
parking.

En sortant je vis la petite pompiste qui marchait rapidement vers l’entrée,
un petit sac en skaï à l’épaule. J’étais prête à parier qu’elle n’irait pas
jusqu’aux toilettes du personnel, mais vers celles plus proches de la
brasserie que je venais de quitter.
Sur la route du retour, je songeais à cette fille, seule pendant des heures
dans ses trois mètres carrés. Certes, la faim peut attendre, pour la soif il
y a la bouteille d’eau, mais pour le pipi, l’attente est de plus en plus
difficile. Dans sa cabine, seule, à attendre la relève qui n’arrivait pas,
c’était sans doute vraiment pénible. Car en fait, son air insistant…
c’était bien cela son problème. Pour moi qui boit beaucoup et pisse en
conséquence, je me vois aussi mal qu’elle dans de telles circonstances.

Le soir, au lit, je racontais le sauvetage à Jean-Michel.

- Tu vois ton bon cœur t’a encore permis de faire une bonne action. Le ciel
te le rendra. Il t’aidera dans les mêmes circonstances.
- Dans les mêmes circonstances, je coupais les pompes et j’allais faire un
scandale au bureau !
- Ah bon ? Je pensais que tu allais dire :  » Je sors de ma cabine et je
pisse sur la piste « .
En guise de réponse, il reçut un grand coup d’oreiller sur la tête.

Il s’était passé plusieurs semaines depuis cette anecdote. J’étais passée
plusieurs fois faire le plein sans revoir cette fille. Il y avait sans
doutes un roulement avec des collègues.
Il arriva que je dû faire quelques courses un lundi matin. Le magasin était
un vrai désert contrairement au samedi. Une seule caisse ouverte suffisait
bien.

Soudain, arrêtée au rayon  » fromages « , prés de son caddie, je reconnus  » ma
 » pompiste. Il me vint immédiatement à l’esprit de lui dire bonjour au
passage, pensant qu’elle me reconnaîtrait aussi immédiatement.

- Ah….Bonjour Madame,…merci encore d’avoir transmis mon message. Savez-vous
qu’ils avaient oublié de me faire remplacer, et il fallait impérativement
que j’aille aux toilettes. C’est pour cela que je me suis permise de
m’adresser à vous.
- Mais vous avez bien fait Cela ne m’a pas dérangée du tout de vous rendre
ce service. Vous ne travaillez pas ce matin ?
- Non….aujourd’hui c’est repos. J’en profite pour faire mes courses.
- Tiens… Et si on se retrouvait à la brasserie ?… Disons dans un quart
d’heure ? J’ai sans doutes le même problème que vous. On en parlerait devant
un café ou quelque chose ?
- Bah….si vous voulez. La première attendra l’autre. On met les achats dans
le coffre et on se retrouve.

Cette fille était sympa, et une idée s’était faite jour dans ma tête en
pensant à la géométrie de sa cabine.

Peu de voitures sur le parking en ce lundi. Nous étions garées prés de
l’entrée et je n’eus que quelques secondes à l’attendre. Elle arriva avec un
grand sourire.

Installées devant nos jus d’orange, elle me confia qu’elle avait fait tout
comme moi une crise de cystite, qu’elle devait boire beaucoup d’eau et que
ce samedi là, elle comptait vraiment être relevée à 10 heures comme prévu,
et pas à 11 heures 45. Aucun moyen d’appeler. Les portables sont interdits,
personne ne lui aurait répondu juste un arrêt d’urgence en cas d’incendie et
une alarme en cas de braquage qui donne chez le directeur et à la
gendarmerie. Mettre les pompes en position  » Week-end paiement carte bleue  »
pas question dans la journée. Les clients débarqueraient au bureau et
bonjour les dégâts, et il faut que toutes les pompes soient au repos.
Non….rien d’autre à faire que patienter et … se retenir.

Quand elle apprit que j’avais le même problème de pipis rapprochés,
soulagée, heureuse, elle se mit à me tutoyer, j’en fis autant évidemment.

Il me vint à l’esprit une idée osée. Mais je ne pus y résister.

- Attends-moi… lui dis-je… j’arrive.

J’allais jusqu’au coffre de la voiture et pris ce que Jean-Michel appelle ma
 » Trousse de secours « . Mon petit sac de sport bien fermé par son lacet et
contenant ma bouteille de Contrex vide et mon entonnoir, pour les cas
désespérés ; (Lire Pipis et recyclables) Après tout, Angélique (nous avions
échangé nos prénoms) était aussi capable que moi. Peut-être allais-je la
faire fuir ou me faire passer pour une dévergondée ou pire. Mais je devais
lui suggérer la solution à laquelle je pensais.

- Tiens….J’ai une idée bonne pour moi donc bonne pour toi aussi.

Je lui expliquai quand et comment je faisais usage de l’entonnoir et de la
bouteille.

- Depuis une voiture qui sort, on ne voit que tes épaules et ta tête. Même
si on sort de la voiture, on ne voit guère plus. Et puis tu as bien des
moments creux entre deux passages ?
- Je suis parfois plusieurs minutes sans avoir de clients.
- Côté entrée de la cabine et derrière toi, les vitres sont brouillées et la
porte verrouillée. Alors debout en jupes ou en jean’s, plutôt que de te
faire mal, tu as tout ton temps et ce qu’il te faut pour ne pas te retenir.
Non ?…

Il y eut un silence. Angélique me regardait bouche bée, dans un air de dire
:

- Elle ose faire cela ?

En affaire, il faut profiter du trouble du client pour enchaîner, ce que je
fis.

- Tu ne me crois pas ? Je t’assure, c’est facile.
- Si … Mais je n’ai jamais fait cela. … Je n’oserai pas.
Nos jus d’orange étaient payés et vu qu’il n’y avait pas l’ombre de clients
éventuels dans le hall, la tenancière nous avaient laissées seules.

- Bon… Allez….Viens avec moi !

Je pris mon sac et l’entraînais vers les toilettes que je connaissais bien.

- On est entre filles. Je ne suis pas lesbienne, toi non plus sans doutes.
Je vais juste te montrer que c’est possible….c’est tout.

Elle ne disait rien. Elle parut hésiter encore à entrer dans la cabine avec
moi. Elle était rouge de confusion. La bouteille et son entonnoir tenus
d’une main, de l’autre je dégrafais le jean’s et le descendis avec la
culotte en bas de mes fesses, juste au ras de mon sexe. Je fis en sorte
qu’elle ne perdit rien de ce que je faisais. Je tirais un peu de la main
libre sur ma fente en ajustant l’entonnoir en-haut de mes cuisses
entr’ouvertes.

Je voulais paraître à l’aise, mais je dus admettre qu’une gêne fit que le
pipi attendu tardait un peu malgré mon envie. Il arriva enfin, en chuintant
et avec un bruit d’eau que l’on verse dans la bouteille.

Terminé, le la posais par terre, pris un papier au rouleau et essuyais les
quelques gouttes qui humidifiaient le peu de poils qui avaient échappés au
dernier rasage, puis culotte et jean’s remontèrent.

- Tu as vu ?

Je sortis jusqu’aux lavabos vider la  » Contrex  » et rincer l’entonnoir.

- Tiens… nous ne sommes que deux… essaies… Cela t ‘évitera des
problèmes.
- Je n’y arriverai jamais !
- Essaies… tu me tourneras le dos.

Je pensais à ma gêne lors de mon initiation au travelmate ; (Lire
L’initiation de Martine). Tiraillée tout comme moi entre la honte, la gène,
et mon apparente facilitée, elle prit quand même la bouteille, me tourna le
dos, leva sa jupe devant elle et fis des petits mouvements pour descendre le
slip.

- Et s’il arrivait quelqu’un ?
- Et alors ?… On attendrait qu’elle parte pour sortir c’est tout.

Elle écarta aussi un peu les jambes et je devinais qu’elle plaçait
l’entonnoir à la bonne place avec beaucoup de soins de crainte de faire à
côté. Il se passa dix secondes avant qu’elle avoua

- Tu vois… J’ai envie… mais ça vient pas.
- Tu ne fais jamais pipi debout comme cela ?
- Non, chez moi c’est assise sur la cuvette ou un peu au-dessus ailleurs.
- Détends-toi, avales ta salive, laisses aller ton ventre et penses que tu
es toute seule.
- Si tu m’attendais dehors, je crois que j’y arriverais.

Je sortis et fermais la porte en l’assurant que je m’éloignais. Je pensais
qu’elle allait se dégonfler et faire dans la cuvette, mais à peine sortie,
j’entendis un bruit familier identique à celui que je fais dans de telles
circonstances. J’entendis le papier qui se déroulait, la porte s’ouvrit et
elle me montra, triomphante, avec un sourire, ce qu’elle venait de faire.

- T’avais raison. C’est faisable. Je retiens la leçon. Mais si quelqu’un me
regarde, pas question.
- Dans ta cabine tu seras seule loin des regards, et tu repartiras avec ta
bouteille dans ton sac, ou tu pourrais même la vider dans l’égout sans que
l’on te demande de quoi il s’agit. Ni vue ni connue. Tu verra tu t’y feras
facilement. De plus en jupes tu n’avais même pas besoin de baisser ta
culotte.
- Oui…c’est vrai… il m’arrive de pisser par ma jambe.
- Moi aussi bien sûr, ça facilite encore la chose.

Les accessoires rincés reprirent leur place dans mon sac. Il y eut deux
grosses bises puis :

- A bientôt… et n’aies pas peur.
- O.K….Compris……A un de ces jours au guichet.

Et les voitures quittèrent le parking.

Il est dans nos conventions, entre Jean-Michel et moi, de n’avoir pas de
secrets. Le soir, je lui racontai la suite de l’histoire de la pompiste qui
m’avait demandé de prévenir l’accueil que l’heure de la relève était passée.

- Je sais que non seulement tu lui as proposé une solution à son problème,
mais qu’en plus tu es fière d’avoir sans doute fait une adepte de certaines
possibilités féminines que tu affectionnes.

Je devinais mon Jean-Mich’ émoustillé par mon récit.

- Oui….et alors….ça te déplait ?….Je suis hétéro à fond tout comme toi….tu
le sais. Quel effet ça te fait à toi de voir pisser un mec ? La même chose
qu’à moi quand je vois pisser une fille. Alors tu vois tu n’as rien à
craindre mon Jean-Mich’. Par contre….côté masculin… déshabilles-toi… et
je te ferai voir ce que ta petite pisseuse sait faire avec toi.

Cette conversation s’est terminée dans la cabine de douches, sans entonnoir
et sans bouteille.

Deux semaines plus tard, après avoir passé à la pompe, au guichet je
retrouvais Angélique. Je lui tendis mon chèque. En me le rendant à la
signature elle me cria par le guichet :

- Viens une minute.

Je me garai sur le côté de la piste. Elle ouvrit la porte de sa cabine et
m’exhiba fièrement une bouteille contenant au moins douze à quinze
centimètres de quelque chose qui n’était pas de la Contrex.

- Tu as vu ?……A ta santé Martine !

Eclats de rire. Bises rapides. Elle referma vite sa porte pour accueillir le
client suivant qui dût se demander ce qu’avaient ces deux filles pour
rigoler ainsi.

Martine et Jean-Michel
Janmich59@wanadoo.fr

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