Laisse-moi mes chaussettes ! par Marine_et_Thibault

Moi c’est Thibault. Qui suis-je ? Imaginez-moi comme vous le sentez ! Ni
trop beau ni trop moche, ni trop petit ni trop grand, ni trop gros ni trop
maigre, ni trop jeune ni trop vieux. Je travaille dans la publicité et
j’étais ce mardi en congé. Quant à ma charmante et coquine épouse, elle
était partie quinze jours aux Bahamas avec « sa sœur ». Donc ce jour là
j’étais libre comme l’air, tout pouvait arriver et donc…. Rideau, l’histoire
peut commencer !

Je ne vais jamais au café, enfin presque jamais, je n’aime pas l’ambiance
qui y règne… Quand je pense que certains y vivent presque ! Bon, chacun son
truc, on n’est pas là pour juger les gens ! Mais j’étais crevé, je voulais
absolument retrouver une édition du Manuel d’Erotologie Classique du sieur
Forberg et je m’étais farci les deux rives des quais de la Seine, pour ne
pas le trouver. J’avais par contre dégoté un petit opuscule illustré avec
des jolis dessins très suggestifs et un texte pas trop scabreux, quoique
fort coquin.

J’avais donc grand soif, et faisant fi de mes habitudes, je m’asseyais à la
terrasse d’un grand bistrot, sirotant lentement ma seconde grenadine après
avoir avalé cul sec la première. (J’adore commander des grenadines, c’est
mon côté gamin ! Si j’étais une femme je crois que j’aimerais m’amuser à
sucer des sucettes en pleine rue !)

Je tire quelques minutes de douce flemme, je feuillette mon petit opuscule,
puis j’y renonce, je suis sûr que sa lecture va m’exciter comme un fou, je
ne l’ouvrirais que chez moi et sa découverte s’accompagnera d’une joyeuse
(j’espère) masturbation solitaire ! J’adore me masturber ! Ne croyez pas que
je n’aime pas les femmes ! Car contrairement à ce que prétendent certains
andouilles on peut parfaitement aimer les deux !

Je regarde autour de moi, j’observe, je vais pour partir quand, voici un
couple qui se lève, et conséquemment dégage une partie de mon champ de
vision et là…

Et là….

Et là, d’où je suis placé j’ai une vue imprenable sur deux cuisses
entrouvertes sous une minijupe qui n’a d’autre rôle que de rendre excitante
la fille qui la porte. Celle-la, une ravissante blonde à lunettes, ignore en
ce moment précis que je suis en mesure de lui dire la couleur de sa petite
culotte, et ignore aussi bien évidemment que j’ai une trique pas possible à
la vue de ce qu’elle montre. J’ai déjà une main dans la poche et je caresse
doucement mon sexe dur et tendu à l’extrême. Que faire? Bouger de mon poste
d’observation c’était me priver du plaisir de mater mais ce n’est pas en
restant sur place que je pourrais tenter ma chance. Je prends la décision de
me lancer.

Je me mets en mouvement vers elle ne sachant comment nouer le contact. Mon
imper sur mon bras cachait ma bandaison plus que voyante sous le tissu du
pantalon. Arrivé devant elle je l’interpelle le plus naturellement et le
plus familièrement du monde :

- Salut Patou ! Mais qu’est ce que tu fous là ?

Du coup mon inconnue abandonne la lecture de son magazine et lève le regard
vers moi avec un air étonné, les yeux ronds.

- Ce doit être une erreur, Monsieur, nous ne nous connaissons pas !
- Oh, excusez-moi ! Je vous avais pris pour une ancienne collègue, la
ressemblance est frappante.
- C’était peut-être ma sœur nous nous ressemblons beaucoup !
- Elle s’appelle comment votre sœur !
- Agnès !
- Ah ! Agnès ? C’est peut-être bien ça ! Ça me dit quelque chose ! Voilà je
vous ais confondu avec Agnès !
- Alors pourquoi avez-vous dit « Patou » tout à l’heure ?

Piégé comme un con ! Je deviens rouge comme un kilo de tomates.

- Excusez-moi, je voulais trouver le moyen de vous aborder, il y a quelque
chose de magnétique en vous, mais bon, je ne vais pas vous importuner
davantage !
- Vous ne m’importunez pas !

Ouf, l’espoir renaît !

- Permettez-vous que je m’installe alors, juste un moment !
- C’est cela juste un moment, vous êtes amusant vous…
- Heu !
- Dragueur d’occasion ? Mais vous avez perdu l’initiative, normalement à ce
stade vous devriez me demander si je ne veux pas un autre verre !
- J’allais vous le demander !
- Ben voyons !

Et patati et patata, toujours est-il que cette jeune personne qui répondait
au doux prénom d’Amandine se fait d’abord payer un autre verre, puis nous
discutons de choses et d’autres avant qu’elle ne me suggère de l’emmener au
restaurant. Tout cela se passe bien, Elle a beaucoup d’esprit et répond de
façon amusante à mes propos. Au cours du repas je réussis à obtenir un bref
baiser sur la bouche pendant lesquelles nos langues se frôlent à peine, mais
ce baiser contient une chose de très précieuse : l’espoir.

Je pense l’affaire empaquetée à la sortie du restaurant et alors que
j’allais poser la traditionnelle question de savoir où prendrions-nous le
dernier verre, elle me déclare :

- Avant de passer à ce genre de choses, profitons pleinement de notre soirée
!
- Ben qu’est ce que tu proposes ?
- Sors-moi en boîte !

Malédiction ! Ce truc ça veut dire trois heures de perdue ! Je lui dis que
je ne suis pas chaud, elle insiste et aura cet argument définitif :

- Ca n’en sera que meilleur tout à l’heure :

Je ne suis pas un très bon danseur, mais heureusement il a beaucoup de slow.
Pour le reste elle s’amuse avec un tas de gens, et j’ai de plus en plus
l’impression qu’elle se fiche de moi et qu’elle va s’embarquer un mec, me
plantant là comme une vieille chaussette. Une espèce de danse endiablée
vient de se terminer. Amandine roule un patin à son cavalier et ils se
dirigent tous les deux vers le bar. Dépité, dégoûté, humilié, je m’apprête à
partir, je l’aurais sans doute fait immédiatement si une voluptueuse blonde
en robe noire n’était pas passée près de moi. Son décolleté est si plongeant
que l’on aperçoit l’aréole de ses seins Un mec la suit et lui pelote
carrément le derrière. Ils se dirigent vers une des petites salles
adjacentes ou le dragage intensif est autorisé. Un certain nombre de voyeurs
les suivent, et je me serais volontiers joint à leur compagnie. Quand
surprise, voici Amanda qui revient, je ne comprends pas trop, quelque chose
n’aurait pas marché avec son zigoto ? Elle revient voir sa roue de secours !
Je décide de ne pas me montrer trop aimable :

- Je croyais que tu serais restée avec l’autre !
- Qu’est ce que tu veux que j’en fasse de ce mec, ils sont bons pour danser,
mais sinon ils croient que c’est arrivé, ce sont de vrais machos, pas
intéressant pour deux ronds, pas d’humour.
- Ah ?
- Et puis tu ne vas pas être jaloux ! On n’a rien commencé à ce que je sache
!
- Je sais, tant pis pour moi !
- Allez viens ! On commence ! Dit-elle soudain

Elle rit et se penchant vers moi me prend la bouche en un baiser voluptueux.
Puis elle s’excuse en se levant pour se rendre aux toilettes. Quand elle
revient, elle place devant moi sur la table sa petite culotte, accompagnant
son geste d’un sourire plus que prometteur. Je la prends et la respire avant
de la mettre dans ma poche. A partir de là je me sens autorisé à lui poser
la question habituelle:

- Chez toi ou chez moi ?

Elle me répond que son studio n’était pas loin et que si j’accepte de la
suivre…

Accepter de la suivre ? Mais c’est demander à un affamé s’il veut manger !
Le studio en question est une vraie bonbonnière dénotant un goût raffiné et
un certain standing. Elle me sert un verre avant de disparaître. Quand elle
revient, j’ai un coup au cœur, imaginez un canon en nuisette dont la
transparence permet de constater qu’elle ne se rase pas le triangle qu’elle
a très épais et très brun. Un régal pour mes yeux amateurs de la toison
féminine, devenue chose rare, hélas.

- Tu as vu le résultat ? Lui demandai-je en pointant mon index vers mon
bas-ventre

Je bande comme un fou, et c’est plus que visible. Elle s’approche et, se
mettant à genoux, elle pose sa joue sur la protubérance, preuve de mon
désir. Puis, en un lent mouvement, sa main caresse ma virilité à travers le
pantalon. Je lui prends le poignet pour arrêter son mouvement, je suis au
bord de l’explosion, ce qu’elle comprend car elle fait glisser le zip de ma
braguette, plonge sa main dans mon slip et extirpe tant bien que mal ma
verge tendue comme jamais. Elle entreprend alors de me déchausser, et…
entreprend de m’enlever mes chaussettes. Je proteste :

- Laisse-moi mes chaussettes !

Elle stoppe son geste et joueuse, me répond :

- Si tu gardes tes chaussettes, je te vire !
- Dans ces conditions, je vais me laisser faire !

Elle le fait, puis, s’accroupissant, elle promène son sexe humide sur mes
orteils tout en me masturbant en douceur. C’est fabuleux. Elle fait tant et
si bien que l’un de mes gros orteils se trouve dans son intimité détrempée.
Je sens sa sécrétion chaude couler le long de mon pied; A nouveau je dois
arrêter le mouvement de sa main, ce qui provoque cette question

- Tu n’aimes pas ?

Je lui réponds que c’est trop bon et que d’ailleurs, je suis sur le point
d’éjaculer.

A ma grande stupéfaction elle me dit qu’elle souhaite me voir gicler tout en
se masturbant avec mes orteils mais en ajoutant que cela ne constituait
qu’un début dont elle avait besoin pour débuter une nuit d’amour. Nous
sommes nus, allongés sur un épais tapis devant un feu de cheminée. Sa vulve
absorbe mon gros orteil tandis que sa main me branle merveilleusement. Je ne
peux me retenir. Je jouis comme rarement, mes jets saccadés sont expulsés
avec force, s’élevant très haut avant de retomber sur elle et sur moi. C’est
alors que, continuant à me caresser la verge, elle émit des petits cris,
puis un véritable feulement avant de s’écrouler sur le côté non sans m’avoir
trempé le pied.

La suite vaut d’être narrée car c’est une merveilleuse amante. Mais ce sera
pour une autre fois… De vous conter cela me fait bander. Il va falloir
remédier à cela !

© Marine et Thibault Devillers 2001
Première publication sur Vassilia, le 04/11/2001

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