La vendeuse de chaussures par Sarah01

Merci à Sarah d’avoir eu la double gentillesse d’aimer notre site et de nous permettre de publier cet excellent récit qui continue sa bonne carrière sur revebebe

On dit que nous avons tous plus ou moins cachés des désirs bi-sexuels. C’est vrai que pendant mon adolescence, j’ai eu quelques désirs, et même certaines petites expériences, mais qui ne sont jamais allées plus loin que quelques caresses furtives, dans des contextes de chambre de jeune fille ou de vestiaires de sports ou de danse. Je me souviens que probablement par contraste (d’origine juive, nous sommes tous bruns dans la famille) j’étais surtout attirée par les amies blondes. Et puis tout ça s’est ensuite estompé dans ma mémoire, et je n’y faisais plus attention depuis longtemps. Et puis un jour, il a suffit de peu de choses pour que cette partie de moi revienne à la surface.
C’est un souvenir de l’été dernier, mais dont tous les détails assez incroyables sont restés gravés dans ma mémoire, et j’ai envie de le raconter pour m’y replonger à nouveau.
J’habite ce quartier de T…. Depuis peu de temps et je me rends pour la première fois dans une boutique de chaussures qui se trouve à quelques blocs de là. On est en été et il fait chaud, je me suis mise en jupe légère et chemisier sans manches, j’ai pris pas mal de bains de soleil, ma peau est déjà assez bronzée, j’ai un teint de brune, ça va assez vite même en début de saison.
J’entre dans le magasin après avoir repéré en vitrine un modèle de chaussures d’été qui me plaît. Une jeune femme brune est occupée avec une cliente sur la droite, et une dame mûre qui est peut-être la gérante du magasin sur la gauche. Je m’avance vers le milieu et du fond du magasin une vendeuse vient vers moi. Je ne sais pas pourquoi, je suis intriguée par ce qui se dégage d’elle au fur et à mesure qu’elle se rapproche de moi. Elle a probablement une quarantaine d’années, très blonde, les cheveux en carré court, elle est mince mais en même temps sa démarche lui fait balancer les hanches comme si elle était beaucoup plus en chair, peut-être aussi plus grande, c’est assez sensuel. Elle porte une blouse verte aux couleurs du magasin, comme les autres vendeuses, à manches courtes, larges et ouvertes, avec un décolleté carré, je lui trouve une sorte de beauté troublante, ses yeux sont verts et elle a une jolie bouche gourmande. Sous sa blouse, on devine ses seins qui bougent légèrement au rythme de sa démarche, comme s’ils étaient libres, ce que je trouve très sensuel aussi. Quand elle arrive vers moi, elle lève un instant ses bras nus pour lisser ses cheveux, j’observe au passage fugitivement sous ses manches courtes ses aisselles rasées très blanches, et aussi ses yeux qui s’abaissent, un instant seulement, mais me semble-t-il de manière appuyée sur ma poitrine. Ca ne fait pas très longtemps que j’ai arrêté d’allaiter mon fils et mes seins sont encore très gros, ça attire en général le regard des hommes, mais là, tiens, c’est curieux, ça m’intrigue.
« Bonjour Madame »
Sa voix est à la fois douce et un peu rauque, je regarde son visage aux traits harmonieux, sa bouche est jolie, avec des dents très blanches, je ne sais pas pourquoi ces détails m’attirent, mais je regarde aussi ses bras nus, minces et bien dessinés, légèrement halés, le duvet blond sur ses avant-bras. Sans faire paraître un certain trouble qui me gagne, j’explique ce que je recherche, et le modèle que j’ai vu en vitrine. Oui bien sûr, ce modèle est disponible, elle me demande quelle est ma pointure et puis elle m’accompagne pour m’installer, elle me guide vers un fauteuil situé au fond du magasin, complètement isolé, puis elle s’éloigne pour aller vers l’arrière boutique où se trouve le stock. Au bout d’un petit moment, elle revient vers moi, tiens je n’avais pas remarqué précédemment, sa blouse est déboutonnée en haut, les deux derniers boutons sont défaits.
« Voilà le modèle ».
Elle se penche pour me le montrer dans sa boîte, et dans le mouvement qu’elle fait le haut de sa blouse baille largement, par l’ouverture j’aperçois très bien la naissance de ses seins. Elle s’arrête et demande :
« Vous désirez les essayer? »
Oui, bien sûr. Elle s’agenouille donc devant moi pour procéder à cet essayage. Elle a de beaux bras, à la fois minces et musclés, mais aussi charnus, un peu en chair, comme le sont ceux des femmes déjà mûres, une peau de blonde. Je ne sais pas pourquoi j’observe ça. Là maintenant elle est penchée en avant, l’entrebâillement de la blouse se creuse encore plus, tiens, elle ne porte pas de soutien-gorge et j’aperçois fugitivement sa poitrine jusqu’à ses bouts de sein qu’il me semble entrevoir. Je crois qu’elle a vu le regard que je n’ai pu m’empêcher de plonger dans ce décolleté impudent, mais déjà elle s’est redressée.
« C’est trop petit, non ? Je vais vous chercher la taille au-dessus ». Elle s’éloigne à nouveau, vue de derrière, elle a de très jolies jambes, minces et musclées, mises en valeur par des chaussures à haut talons très fins, et sa démarche qui balance ses hanches sous la blouse me fascine à nouveau.
Elle revient avec une autre boîte, mais non je ne rêve pas sa blouse a maintenant un troisième bouton défait en haut… De nouveau, elle est agenouillée devant moi pour m’essayer les chaussures dans la nouvelle taille, et là, placée comme elle est, légèrement tournée sur le coté et penchée en avant, avec les trois boutons défaits, je plonge dans son décolleté non plus fugitivement comme précédemment, mais en permanence, je vois ses seins, en poire, pas très gros, mais mignons et bien dessinés, pointus et légèrement retroussés, avec tous les détails, quelques taches de rousseur sur la peau très blanche, le bout de sein fripé, une jolie tétine rose. Je ne peux m’empêcher de regarder, c’est un spectacle attirant, ce n’est pas possible, on dirait qu’elle fait vraiment exprès de me les montrer, ça m’intrigue et ça me trouble un peu. Je reviens sur son visage et je sens ses yeux clairs qui m’observent comme s’ils attendaient mes réactions, comme s’ils étudiaient cliniquement mon trouble, tout en restant bien penchée en avant pour que le spectacle continue. Sous ses yeux, les miens s’abaissent à nouveau directement vers sa gorge, je rentre dans le jeu, pourquoi pas ? Je continue à regarder… Dans le mouvement qu’elle a fait en se penchant, le médaillon qu’elle porte au bout d’une chaîne fine est sorti de la blouse. Tout en me regardant, elle le prend et le remet dans la blouse, ce geste lui fait passer la main par l’échancrure déboutonnée de la blouse, je vois maintenant sa main à l’intérieur de la blouse, qui s’approche de son sein, qui en effleure le bout, qui insiste, qui continue. Je ne bouge pas, je continue à la regarder sous ses yeux qui m’observent, elle est carrément en train de se caresser les seins devant moi, je ne rêve pas, je sens l’excitation me gagner et le rouge me monter aux joues.
Cessant ce manège, elle s’occupe quand même à nouveau de la chaussure que j’ai enfilée, c’est encore trop petit et elle s’éloigne à nouveau pour aller chercher une autre paire. Quand elle revient, j’observe que sa blouse est maintenant déboutonnée en bas, sur au moins trois boutons… et à chaque pas, on aperçoit fugitivement ses cuisses claires. Pour essayer la nouvelle chaussure, elle s’agenouille à nouveau devant moi, la blouse est maintenant ouverte jusqu’en haut de ses cuisses blanches et lisses, je me sens maintenant très excitée car j’ai compris son manège, je ne dis rien et regarde, je sens un courant, une complicité s’établir entre nous, qu’elle guette en me regardant comme pour me demander si elle doit s’arrêter ou continuer. Qui ne dit mot consent, et mon silence, mon apparente absence de réactions sont lourds d’approbation …, du reste je veux maintenant savoir jusqu’où elle veut aller, qu’est-ce qu’elle va faire, que va-t-elle me montrer. Elle passe lentement de la position à genoux à la position accroupie, en se tenant d’une main au repose-pied qui est devant moi, elle se retrouve pratiquement assise sur ses talons, genoux serrés. Et là, toujours en me regardant, elle écarte rapidement ses genoux, devant mes yeux écarquillés, je vois l’instant d’un éclair qu’elle ne porte pas de culotte et j’aperçois un instant ce qu’elle a envie de m’exhiber, une vision fugitive d’intimité blonde… Elle a refermé ses genoux, c’était un essai juste pour voir si je réagissais, et elle a vu que je regardais sans rien dire, sans me lever, sans partir, sans faire d’esclandre. Elle m’enfile la chaussure, on continue l’essayage, mais elle recommence, cette fois plus lentement, ses cuisses s’écartent de plus en plus, et elle me regarde contempler son minou, un triangle blond et frisé, toute son intimité, avec au milieu des boucles claires, les détails, les plis bruns de sa vulve… Elle reste là comme ça maintenant pour me laisser contempler, je me sens toute rouge, elle aussi du reste, accroupie sur ses talons, m’exhibant son sexe sans rien dire, dans un silence que je trouve encore plus provocateur dans cette situation. Maintenant pour lacer la chaussure, elle se relève à demi pour s’asseoir sur le tabouret placé devant moi, voilà, ça y est, elle est assise au bord du tabouret, Une de ses mains est restée à tenir les lacets de la chaussure que j’essaie, que je suis censée essayer tout au moins, et maintenant l’autre main remonte le long de l’intérieur de sa cuisse, la caresse lentement, monte, monte. Je la regarde monter, fascinée, oubliant où je suis, un magasin de chaussures, dans lequel des clients entrent, sortent, achètent des chaussures, dans un brouhaha de bruits de fond que je n’entends plus.
Sa main disparaît maintenant sous la blouse, elle respire fort, la bouche entrouverte, il s’est établi entre nous une incroyable complicité, sans rien se dire à ce sujet, elle qui s’exhibe devant moi et moi qui regarde, qui m’excite à la regarder, qui respire fort aussi, le cœur battant, qui sent le désir prendre mon bas-ventre, mouiller ma culotte… Mes yeux remontent vers son visage, et je trouve à cet instant que le spectacle est tout aussi excitant, voire plus à cet endroit. Elle a la figure rouge, presque cramoisie, sa bouche est entrouverte, sa respiration complètement haletante, ses yeux ne fuient pas les miens, au contraire, ils y sont plongés, mais en même temps, comme s’ils ne me voyaient pas vraiment, très troubles, comme fixés sur un horizon lointain, beaucoup plus loin que moi. Tout son visage, son expression, exprime le désir et l’excitation, le plaisir maintenant, car ça y est, elle se caresse carrément, voluptueusement, ostensiblement devant moi, avec sa main sous sa blouse, je vois les mouvements de son bras. Elle se donne du plaisir devant moi et ça me plaît de la regarder… Les choses s’accélèrent maintenant, elle donne en même temps de tous petits coups de reins pour que son ventre aille à la rencontre de sa caresse, je perçois son léger halètement au même rythme, ses yeux ne me voient plus, complètement troubles, elle jouit, elle prend son plaisir, elle prend son pied devant moi, totalement impudique plus encore dans l’exhibition de cette jouissance que tout à l’heure dans celle de son bas-ventre, de son sexe… Ca y est, voila, elle se crispe, tout son corps se raidit, elle laisse échapper de petits gémissements, son visage est tordu par le plaisir de l’orgasme, ses jolis traits deviennent presque bestiaux, cette jouissance est un véritable spectacle, que ne n’avais encore jamais vu, j’en suis une spectatrice lucide, bien que très excitée, rien à voir avec la jouissance réciproque que l’on connaît quand on fait l’amour, où l’on se trouve nous-mêmes suffisamment impliqués pour ne plus véritablement voir les choses, sauf à travers nous-mêmes, déformées par notre propre plaisir.

Voilà, c’est fini, elle a joui, sa main se retire, elle resserre ses cuisses, elle reboutonne rapidement sa blouse, son visage a repris ses jolis traits normaux, encore très rouge, je la trouve presque émouvante ainsi, dans une espèce de sérénité d’après l’amour, après l’exhibition qu’elle vient de me faire…
De façon très naturelle, comme si rien ne s’était passé « entre nous », elle reprend le coté professionnel, elle finit de lacer la chaussure qu’elle m’essaie
« Vous essayez l’autre ? Il faut voir en marchant »
Un peu comme dans un rêve, je le fais, je marche, oui les chaussures me vont bien, oui, je vais les prendre. Je les enlève et elle les remet dans la boîte
« Donc je vous mets celles-ci. Il vous fallait autre chose ? Du cirage pour les entretenir ? »
Non, pour l’instant il ne me faut rien d’autre. On va à la caisse et je règle mon achat, elle met la boîte dans un grand sac en papier qu’elle me tend avec un joli sourire. Les yeux dans les miens, elle dit de sa voix chaude
« Merci… »,
et je devine que ce merci n’est pas seulement destiné à mon achat… La voix étranglée, je murmure aussi « Merci  » et je ne sais pas moi-même à quoi ce merci s’adresse…
Je me retrouve dehors dans la rue, les voitures circulent, les piétons me croisent, j’ai l’impression d’arriver d’un autre monde, ou alors d’avoir fait un rêve, de me réveiller. Mais non, c’était en vrai, je ressens des ondes de frissons que me procurent mes cuisses nues qui se frottent sous ma jupe, je sens bien encore mon ventre tout émoustillé, ma culotte humide…
Ca m’a travaillé pendant des jours et des jours. J’étais seule, mon mari en voyage, je me caressais abondamment en y repensant. J’avais constamment envie de retourner au magasin de chaussures, pour peut-être aller plus loin avec elle, pour participer au jeu moi aussi, mais en même temps je n’osais pas le faire et je reculais chaque fois cet instant.
Un jour, je n’en pouvais plus, il fallait que j’y aille, il fallait que j’essaie. Je m’achetais sur le marché, le matin, une robe d’été bon marché, boutonnée devant de haut en bas, exactement comme une blouse, comme la blouse qu’elle portait. L’après midi, je me décidais. Je me maquillais et me parfumais, et mis la nouvelle robe directement sur moi, sans rien en dessous, ni culotte ni soutien-gorge. Je me regardais dans la glace avant de partir, la robe était en tissu léger et j’avais vraiment l’impression de ne rien avoir sur la peau…
Ca y est, je sors, je marche dans la rue, il fait chaud, je me sens presque nue, c’est excitant, je sens l’air entre mes cuisses, mes seins qui bougent sous la robe, ils sont lourds et ballottent beaucoup, ça doit se voir, j’aperçois pas mal de regards qui les observent, qui les accompagnent, des hommes qui se retournent presque, j’ai l’impression que je m’exhibe déjà… Au coin de la rue, il y a une rafale de vent, un vent chaud d’été, il passe sous ma jupe, je sens l’air qui me caresse les fesses, qui me décoiffe le minou, je suis de plus en plus excitée…
J’arrive au magasin de chaussures, j’ai le cœur battant, à la fois une angoisse – que va-t-il se passer vraiment – et une excitation de la chose interdite, comme quand on est enfant et qu’on est en train de faire une petite cochonnerie, une chose défendue, hou la vilaine, mais qu’est-ce que tu fais là, dis-donc toi, espèce de petite cochonne, hein ? En poussant la porte du magasin, je sens une onde de chaleur envahir mon bas-ventre, là, nu sous la robe légère, une véritable excitation sexuelle, une bouffée de désir qui me prend aussi les reins. J’entre, je m’avance, j’ai repéré une paire de chaussures dans la vitrine, pour avoir un alibi, pour donner le change.
Elle n’est pas là, à sa place il y a une jeune femme brune ordinaire… Je m’entends demander, avec un air qui se veut naturel, si la personne qui m’avait servi la dernière fois n’est pas là, vous savez une jeune femme blonde ? Non, elle n’est plus là, elle a quitté le magasin, elle ne travaille plus ici…
Sarah

Ce récit a eu l’honneur d’obtenir le 1er prix du concours des histoires érotiques décerné par Revebebe pour Septembre 2000

Première publication sur Vassilia, le 03/03/2001

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