Chanette 26 – Les manuscrits de Sacha – 2 – La punition de Yolande par Chanette

Chanette 26 – Les manuscrits de Sacha – 2 – La punition de Yolande par Chanette

Le lendemain matin je me réveille, Yolande n’est plus dans le lit, je ne m’affole d’abord pas, mais je ne la trouve nulle part. Son sac de voyage n’est plus là non plus ! Pas un mot, rien, je lui téléphone, ça ne répond pas !

Je vérifie si elle ne m’a rien piqué, je ne constate d’abord rien, mais…

Je possède un coffre mural, mal dissimulé derrière un tableau dans la bibliothèque. Il y a là-dedans quelques papiers personnels, un peu de liquide, des bijoux de famille, et des trucs que je ne porte plus, mais aussi une petite cassette contenant un gros diamant et un petit paquet d’enveloppes renfermant de la correspondance privée entre Sacha Guitry et une dame qu’il courtisait. Ces lettres et le diamant coûtent une fortune, mais ils ne sont pas à moi, ils m’ont été confiés en garantie par un type qui me doit une grosse somme d’argent.

Je retire le tableau pour accéder au coffre et le découvre déverrouillé… et vide ! Il n’a pas été forcé, non il a été ouvert gentiment par des petites mains expertes.

Je me suis donc fait marron par une enculée de monte-en-l’air particulièrement douée !

La salope !

Réaction débile, je prends à nouveau mon portable et lui téléphone ! Qu’est-ce que je croyais ? Qu’elle allait me répondre ?

J’ai le sommeil un peu léger, mais là je n’ai rien entendu, elle a dû me foutre un somnifère dans mon verre ! Soit elle a agi seule pour ouvrir le coffre, ou elle a fait entrer un complice, mais évidemment ça revient au même !

Le gros souci c’est que je ne peux pas prévenir la police étant persuadée que le diamant et les correspondances de Sacha Guitry sont le produit d’un vol ! Je n’ai pas envie d’être en plus inculpée pour recel !

J’ai pu retrouver la date exacte de mon déplacement à Lisbonne et le nom de l’hôtel. Je vais essayer un truc.

Bref, j’ai fait jouer mes relations, j’ai téléphoné à Jean-Luc Gauthier-Normand (voir l’épisode Pho, la cambodgienne) qui ne refuse jamais de me rendre service et qui m’a proposé l’aide de Max son homme à tout faire, mais je voulais pas abuser de sa gentillesse. J’ai obtenu grâce à lui, l’identité de cette Yolande, elle s’appelle Yolande Soubise, j’ai aussi son adresse…

Les petits curieux vont se demander comment il a fait, c’est tout simple, Le Jean-Luc a des relations à Interpol, la relation téléphone à l’hôtel de Lisbonne qui consulte ses registres….

J’ai contacté deux détectives privés, ils m’ont demandé pourquoi je n’allais pas aux flics, je leur ai fait comprendre à demi-mot que je n’étais pas clean dans cette affaire, bref ils n’ont pas voulu se mouiller. Faudrait que je trouve un mec un peu en marge, mais c’est assez compliqué, ce n’est pas sans risque et ça peut être cher.

Fin de récit d’Anna

– Tu ne connais personne, toi ? Me demande-t-elle
– Tu aurais dû accepter l’aide de Max !
– Faudrait déjà voir si l’adresse est bonne, mais il s’agît d’être discret, si elle me voit, ça ne va pas le faire…
– Je peux toujours aller voir ! Proposais-je
– Oui, tu vérifies juste l’adresse et ensuite on avisera.

Je la sens mal son affaire !

– Et je fais ça quand ?
– Tout de suite ! On y va ensemble, j’appelle un taxi. Je t’ai préparé une grosse mallette avec une encyclopédie à la con, si tu as besoin de sonner chez elle, tu es censé faire du porte-à-porte. Si tu dois soudoyer quelqu’un je te laisse deux billets de 50.
– Ah, c’est donc ça, ta mallette ?
– Ben oui !

J’aurais tout fait dans ma vie !

On arrête le taxi devant un petit square rue de Bretagne, et tandis qu’Anna se pose sur un banc, je me rends un peu plus loin à l’adresse indiquée. Evidemment il y a un digicode, j’attends donc qu’un citoyen ou une citoyenne se décide à entrer ou à sortir. J’ai bien attendu une demi-heure. Et hop me voilà dans la place. Inspection des boites aux lettres : Pas plus de Yolande Machin que de beurre en broche !

Je fais quoi ? Je pense téléphoner à Anna, mais je peux à ce stade me débrouiller toute seule. Il y a un gardien, mais qu’est-ce que je vais lui raconter.

– Bonjour Monsieur ! Je cherche Mademoiselle Yolande Soubise…
– Y’a longtemps qu’elle n’est plus là !
– Vous savez où elle est maintenant !
– Vous n’avez pas son numéro de téléphone !
– Si mais ça ne répond pas, elle a dû changer de numéro.
– Elle m’avait laissé un numéro, je peux vous le communiquer, attendez une minute…

Et voilà que mémère apparaît !

– C’est quoi ?
– C’est quelqu’un qui demande après la Soubise.
– Faut rien donner !
– Donc vous avez l’adresse ?
– Non, on a rien du tout, au revoir mademoiselle !

Je sors mes deux billets.

– Même contre un petit billet ?
– Attendez…

Le bonhomme consulte un petit carnet.

– 114 rue du chemin vert, chez Monsieur Larive
– Montrez-moi ce qui est écrit et je vous laisse deux billets.

Je n’ai pas envie qu’il m’envoie dans la nature. Je note l’adresse et aussi le numéro de téléphone.

Je récupère Anna.

– Alors ?
– Elle n’est plus là, mais j’ai sa nouvelle adresse et un numéro de téléphone…
– Donne
– O.K. c’est un autre numéro.
– Elle vit avec un bonhomme…
– OK, j’avais pensé à un petit scénario, mais s’il y a un mec, ça va se compliquer

On prend un café vite fait au comptoir d’un bistrot.

Anna me demande de téléphoner au numéro que j’ai obtenu. Une voix féminine lui répond. On met l’ampli.

– Allo ?
– Bonjour ! Je désirerai parler à Monsieur Larive.
– Vous n’êtes pas sur son portable, là…
– Vous pouvez me le passer.
– Il n’est pas là et je ne suis pas autorisé à vous communiquer son numéro. Mais je peux lui faire une commission.
– C’est pour la conformité des installations électriques.
– Allez vous faire foutre !
– C’est bin sa voix ! Bon voilà le plan… M’explique-t-elle. Tu te sens capable de faire ça ?
– Oui, mais tu ne m’en voudras pas si je fais tout foirer !
– Tu ne vas rien faire foirer du tout.

On trouve un taxi, le chauffeur nous précise que ce n’est pas bien loin. Tant mieux.

Même protocole, Anna m’attend cent mètres en amont.

– Si j’ai pas de nouvelles de toi dans les 10 minutes chrono, je monte en renfort.

Sur place, pas de digicode mais un interphone multiple. J’attends que quelqu’un entre ou sorte, puis je vérifie les boites aux lettres.

Larive – Soubise – 2ème gauche

Bingo !

Le plan d’Anna me parait complètement tordu. Je n’ai pas osé lui demander pourquoi elle n’y allait pas elle-même, mais c’est vrai que la Yolande, la reconnaissant, aurait sans doute refusé de lui ouvrir !

Je sonne.

Je n’avais jamais vu la Yolande, une très jolie femme

– Bonjour ! Paula Mortier, détective privée, je peux entrer cinq minutes ?
– Attendez, c’est pourquoi ?
– Le casse du coffre-fort chez Madame Anna-Gaëlle de la Souderie de Breteuil
– Hein quoi ? Et qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans ?
– Il y a des caméras chez la petite dame !
– Foutez-moi le camp !

J’ai mon pied à travers la porte, elle ne peut la fermer sans me l’écraser. La tronche qu’elle tire ! Elle regarde les autres portes sur le pallier, je comprends qu’elle craint qu’une voisine se mette à écouter. Tant mieux je hausse la voix.

– Je vous répète que vous avez été filmée, je viens vous proposer un arrangement à l’amiable !
– Entrez cinq minutes !

Elle me fait asseoir, je ne dis rien, j’attends qu’elle cause.

– Ben je vous écoute !
– Vous avez piqué des documents qui ne sont pas négociables, j’ai pour mission de les récupérer. Idem pour le diamant. En ce qui concerne le reste, je dirais que ça a déjà changé de main, en fait vous me rendez l’argent liquide ce sera ma prime, et les bijoux vous les gardez !

Un semi-bluff bien sûr puisque l’objectif est bien sûr de tout récupérer.

La nana parait en pleine confusion mentale et ne sait que dire.

– Ben alors ? M’impatientais-je
– Ben alors je réfléchis !

Et puis tout d’un coup, elle semble avoir trouvé quelque chose !

– C’est bizarre que ce soit un détective privé qui s’occupe de ça, pourquoi ce n’est pas la police ? Et d’abord qu’est-ce qui me prouve que vous êtes détective privé ?

Elle va me coincer cette salope !

– On s’en tape, on sait que c’est toi, alors soit tu acceptes l’arrangement, soit j’appelle les renforts ! Répondis-je en sortant mon téléphone portable.

Ça passe ou ça casse, mais si ça casse, j’appelle Anna ! Ensuite ça deviendra une simple affaire de rapport de force.

– Foutez-moi le camp !

Je vais pour appeler Anna, mais voilà que Yolande se jette sur moi comme une furie, me fout par terre et envoie valser mon téléphone.

– Et maintenant tu te casses ! Hurle-t-elle

Bon, rendons-nous à l’évidence, je ne suis pas faite pour ce genre de boulot. J’ai merdé !

Si je suppose bien, son plan à la nana est du genre minable, elle me fout dehors, puis va s’enfuir avec le magot en se doutant que je vais la filer, elle essaiera alors de me semer… Et même si je la rattrape, je fais quoi ? Autrement dit si pour elle la situation est désespérée, en ce qui me concerne c’est vraiment aléatoire.

Il faut donc que je gagne du temps, pour laisser le temps à Anna d’arriver. Je fonce dans le fond de l’appartement, les chiottes sont ouvertes, je rentre. Pourvu que ça se verrouille ! Oui, ça se verrouille, je m’enferme !

L’autre tambourine !

– Sors de là-dedans, pétasse !

Je la laisse s’exciter, au bout de quelques minutes elle s’en va, elle part chercher un outil pour forcer l’ouverture, Pas si simple, c’est un verrou à trois balles, mais ça tient bien, elle essaie quand même ! Mais qu’est-ce qu’elle fout Anna ?

Et tout d’un coup j’entends qu’on tambourine à la porte d’entrée. L’autre ne doit plus savoir quoi faire, j’en profite pour crier « au secours » ! Avec un tel barouf les voisins vont finir par s’interroger.

En désespoir de cause, Yolande finit par ouvrir.

– Qu’est-ce que t’as fait à ma copine, salope ?

Cette fois Yolande craque !

– Elle s’est enfermée dans les chiottes !

Je sors ! Yolande s’est affalée comme une chiffe molle dans un fauteuil et se met à chialer comme une madeleine

– Bon on en est où ? Demande Anna !
– Je sais pas, j’ai un peu merdé !
– Pas grave, on est deux maintenant ! Toi t’arrête de chialer et tu me rends ce que tu nous as piqué !
– Ouin, c’est pas de ma faute, c’est Francis qui m’a obligé à faire ça !
– On s’en fout ! Allez grouille !

Elle se lève, on la suit, en bas d’un dressing, elle prend un sac de supermarché et le tend à Anna.

– Il manque un peu de liquide, c’est Francis qui l’a pris.
– Il manque combien ?
– Je ne sais pas !

Anna vérifie le contenu du sac, il y a les lettres de Guitry, le diamant, les bijoux, elle compte le fric.

– Il doit manquer 500 balles ! Dit-elle au pif !
– J’ai pas d’argent sur moi ! Implore-t-elle !
– Ben ça fait rien on va passer au distributeur !
– Francis va me tuer quand il va savoir que j’ai ouvert.
– Bon tu mets ton manteau et tes godasses et tu viens avec nous tirer du fric.
– Vous ne comprenez pas, il va me tuer !
– Fallait y penser avant !

On est allé au distributeur, mademoiselle avait une carte Gold.

– Et maintenant on ne veut plus te voir. Viens Chanette, faut que je passe à la galerie, on va prendre un taxi.

Et voilà l’autre qui nous refait une crise de larmes !

– S’il vous plaît ? Implore-t-elle !
– Quoi ?
– Aidez-moi !
– Dégage !
– Ça ne vous est jamais arrivé de faire des bêtises ? Insiste Yolande

Anna ne répond pas et m’entraîne un peu plus loin.

– Le jour où vous avez fait des bêtises, vous auriez sans doute été bien contente qu’on vous tende la main, juste un petit peu ? Vocifère l’autre.

Du coup Anna pile. Je ne sais pas trop à quoi elle pense, mais elle cogite. Yolande a pilé aussi, vingt mètres plus loin.

– Bon, toi suis-nous, mais reste vingt mètres derrière !

Pardi, elle n’a pas envie qu’elle lui arrache son sac puis se sauve à grandes enjambées ! Mais pourquoi lui demander de nous suivre ?

Anna m’indique qu’elle va conduire Yolande à la Galerie d’art qu’elle possède rue de Seine.

– Ce n’est pas parce que c’est une salope, qu’il faut qu’on soit salope nous aussi J’ai envie de savoir ce qu’elle dans le ventre !

Du coup on renonce au taxi, Anna propose de prendre le métro mais j’ai peur que d’ici ce soit la galère. Je lui indique qu’il passe un bus pas très loin qui peut nous emmener jusqu’à l’Odéon.

– Toi, la Yolande, tu montes dans le bus, mais pas à côté de nous. A l’Odéon tu nous suis toujours vingt mètres derrière, rue de Seine, je vais ouvrir ma galerie, quand on sera entré, tu nous rejoindras.

On a donc fait comme ça. Une fois toutes les trois à l’intérieur, Anna pose un panneau « Fermé » derrière la vitre de la porte d’entrée qu’elle verrouille.

C’est quoi son plan ?

On descend au sous-sol, il y a ici aussi un coffre dans lequel Anna entrepose le sac contenant les objets restitués.

Et soudain, comme par réflexe, elle pose la question :

– T’as fait comment pour ouvrir le coffre chez nous. ?
– Ça s’apprend !
– Mais encore !
– Avec un stéthoscope !
– C’est si simple que ça ?
– Non, ce n’est pas simple, mais ça s’apprend. Et puis ce n’était pas un coffre si compliqué.
– Et tu fais ça souvent ?
– Non, juste quand on a besoin d’argent !
– Et le mode opératoire.
– Je drague dans les grands hôtels, les casinos, je ne me fais pas payer, je joue la nympho friquée, je fais comprendre au cave que ce n’était qu’un coup d’un soir, mais je conserve ses coordonnées, lui laissant entendre qu’à l’occasion je ne serais pas contre le fait qu’on se revoie.
– Et après ?
– Quand je téléphone au cave, il est tout content, le problème c’est qu’il faut qu’il soit seul chez lui, c’est pas évident, ça fait perdre beaucoup de temps. Mais si la personne est seule, c’est somnifère dans le verre et après je m’occupe du coffre. Je fonctionne avec des téléphones trafiqués, Je n’ai jamais eu de problème, je me demande encore comment vous avez pu me retrouver ?
– Mais ça, on ne te le dira pas !
– Dommage, j’aurais bien voulu savoir ! Sinon, vous êtes disposée à m’aider un peu ?
– Et tu voudrais qu’on t’aide comment ?
– Le souci c’est que Francis va croire que je me suis enfuie avec la camelote, que j’ai tout gardé pour moi !
– C’est ça ton problème ?
– Ben oui !
– Je suppose que tu ne veux pas quitter ton mec ?
– Ben non !
– Tu l’aimes ?
– Ce n’est plus l’amour fou, mais disons que je me sens bien avec lui.
– Il est violent ?
– Non, un peu colérique, mais pas méchant.

Anna réfléchit quelques instants.

– Il est où ton mec en ce moment ?
– Il bosse au magasin !
– Au magasin ?
– Oui, il vend des vélos…
– Il revient quand ?
– Ce soir !
– Bon je suppose que quand tu es à la maison, tu ne restes pas tout le temps enfermée ?
– Ben non ! Je fais des courses, je me balade !
– Il a un smartphone, ton copain ?
– Oui pourquoi ?
– Tu verras bien, je vais t’arranger ton problème, mais avant faut que tu sois gentille avec nous.
– Comment ça ?
– Fous-toi à poil !
– Vous ne seriez pas en train de profiter de la situation, là ?
– Non ! Tu n’es pas obligée, je peux aussi t’ouvrir la porte, tu te casses et tu te démerdes !
– Bon, bon ! Je dois faire quoi ?
– Commence par te foutre à poil, on t’a dit !
– Vous allez me faire quoi ?
– Tu le verras bien ! Encore une fois, on t’obliges pas, tu peux encore partir, mais si tu veux qu’on arrange ta situation tu ferais mieux de rester et nous obéir ! Tu vas être notre jouet !
– Votre jouet ?
– Ben oui !

Je prends Anna à part pour lui demander ce qu’elle veut faire exactement.

– On va lui faire une domination un peu poussée.
– Attends, je ne suis pas sadique…
– Elle est un peu maso, si ça trouve, elle va aimer ça !
– Ah bon !

Yolande se met à poil et je la découvre, joli corps avec une belle poitrine un peu lourde, le bronzage est intégral, mademoiselle doit fréquenter les plages naturistes, ses poils pubiens taillés en ticket de métro lui donne un air canaille.

J’ai laissé Anna parler et j’avais plus ou moins décidé de la laisser agir, après tout, c’est SA vengeance, pas la mienne !

Mais…

– Je te laisse opérer ! Me propose ma complice
– Et pourquoi moi ?
– C’est toi la spécialiste, non ?

Spécialiste ? En fait pas tant que ça ! Ce que je fais ce sont des séances pour sado-maso, c’est-à-dire que toutes les petites misères que j’inflige à mes soumis, ils sont d’accord pour les endurer. Ici nous ne sommes pas dans ce cas de figure.

Je chuchote tout ça dans l’oreille d’Anna qui me répond très simplement :

– T’as raison, mais la technique reste la même !

Oui, bien sûr, me revient en mémoire alors une séance assez surréaliste que j’avais fait subir à une bonne femme à Saint-Tropez (voir Chanette à Saint-Tropez) après qu’elle nous avait fait une belle vacherie… souvenirs, souvenirs… Et puis surtout la façon dont j’avais dompté Anna alors que nous ne nous connaissions qu’à peine (Voir Chanette et la journaliste)

Le problème c’est que je n’ai pas mes petits outils et que chez Anna, il n’y a pas grand-chose, mais les moyens du bord, ce n’est pas fait pour les chiens.

Je demande à ma copine de me trouver une ceinture, en cuir pour que ça cingle et je vais faire un tour en cuisine où je dégotte des pinces à torchons.

Je me pointe devant Yolande, toute fière de ma découverte.

– Je vais t’accrocher ça sur les tétons, si tu ne le laisses pas faire, on t’attache.

Je m’attendais à des cris, des protestations, des gesticulations, que nenni ! La Yolande me regarde droit dans les yeux !

– Vas-y salope ! Prends ton pied ! Me dit-elle.

Réaction instinctive, je la gifle, elle ne bronche qu’à peine mais ne la ramène plus.

J’attache les pinces sur ses tétons, elle se mord les lèvres, je joue un peu avec, je le tire vers moi, j’augmente la pression avec les doigts, mademoiselle se tortille.

– Allez demi-tour, je vais te rougir le cul !
– Salope !
– Non mais tu vas la fermer, oui ! Ouvre la bouche !

Je m’attendais à un refus, mais non, elle entre dans le jeu et nous fait la grenouille à grande bouche, du coup je lui crache dedans. Puis elle se tourne nous exhibant un fessier de compétition.

J’arme la ceinture et je fouette sans compter, je ne m’arrête que quand l’endroit devient cramoisi.

Elle se retourne de nouveau, quelques larmes ont coulés sur son beau visage, c’est attendrissant.

– Alors, ça t’a fait du bien, grosse pouffe ? Lui demandais-je.

Elle me répond avec une sorte de mimique qui ne veut rien dire, mais voilà que j’aperçois son entre jambe qui dégouline, la flagellation a excité cette salope ! Ce n’était pas vraiment le but de l’opération.

– Et en plus ça te fait mouiller !
– C’est purement physiologique, tu n’y es pour rien ! Se croit-elle obligé de commenter

Ben voyons !

– A quatre pattes !

Elle s’exécute et je lui fais faire le tour de la pièce, elle est marrante comme ça avec son croupion rougi. Voilà ce que c’est d’être hors de mon contexte, j’aurais dû la faire se balader avant de la fouetter et la faire avancer à coup de ceinture, maintenant je n’ose plus frapper.

Un coup d’œil vers Anna qui s’est dégrafé son pantalon et qui se tripote la minette. Faut pas te gêner ma grande, fait comme chez toi, d’ailleurs elle chez elle…

Faut dire que toutes ces bêtises commencent à m’exciter moi aussi et je me demande comment tout cela va se terminer.

Je demande à Yolande de se coucher par terre, sur le dos mais avant, je vais chercher une grande serviette dans la salle de bain.

– Tu fais quoi ? me demande Anna !
– Je vais pisser !
– Non, fait pas ça, elle adore ça, ça lui ferait trop plaisir !
– Mais c’est que j’ai envie, moi !
– Eh bien, tu pisseras sur moi ! En attendant je vais faire autre chose…

Et là, je vois Anna s’accroupir au-dessus de la poitrine de Yolande.

– Tu fais quoi ?
– Je fais caca !

Anna s’est légèrement reculée et son fessier est désormais au-dessus du visage de sa victime. Et la voilà qui chie ! Cela me rappelle quelques souvenirs (voir Chanette à St Tropez). Yolande arbore juste une très légère mimique d’agacement. Ça devient n’importe quoi cette séance, mais est-ce si grave, après tout !

– Bon, tu te relèves, tu ramasses tes saletés, tu les jettes dans les chiottes, et tu reviens poser ton cul sur la chaise et tu ne bouges plus ! Ordonne Anna à la Yolande.

Et voilà qu’Anna se déshabille et s’étale sur la serviette. J’enlève le bas, je pose ma chatte sur la bouche de ma copine et j’ouvre les vannes. Elle se régale comme d’habitude. Nous avons joué si souvent à ce petit jeu mais nous ne nous en lassons pas.

Evidemment une fois ma miction terminée, Anna ne peut s’empêcher de farfouiller mon intimité, et c’est qu’elle se régale la coquine !

D’ordinaire elle me fait languir avant de me donner le coup de grâce, mais aujourd’hui, elle a déjà sa langue sur mon clito et son doigt dans mon trou du cul. Comment voulez-vous que je résiste, je finis par gueuler ma jouissance.

– A toi de jouer ! me dit ma complice.

O.K. mais je ne sais pas où me poser, certainement pas sur cette serviette sur laquelle ma pisse a débordé. J’avise le canapé et fait signe à Anna de me rejoindre.

– Enlève le haut ! Me demande-t-elle.
– Non, la Yolande, elle n’a pas besoin de les voir !

Anna s’est affalée horizontalement, je me glisse entre ses cuisses tandis que mes mains lui agrippent le bout de ses seins. C’est tout mouillé là-dedans, mais c’est délicieux.

Je lape, je tripote, je doigte sans oublier son petit trou du cul qu’elle a oublié de s’essuyer après ses bêtises de tout à l’heure, mais excitée comme je suis, je n’en n’ai cure. Mademoiselle se met à gémir, je porte l’estocade, elle jouit à son tour, on s’embrasse comme deux vieilles goudous.

On se relève en soufflant, Anna va chercher dans le frigo une bouteille d’eau gazeuse, on s’en boit une bonne rasade au goulot, mais on n’en offre pas à Yolande toujours posée sur sa chaise.

– On en fait quoi de ta nana ? Demandais-je.
– On s’est un peu amusé, on va la laisser filer, mais bon je lui ai fait une promesse…

Et soudain Anna est saisie d’une impulsion, elle aperçoit un gros feutre rouge sur sa bibliothèque, s’en empare et se dirige vers Yolande dont le corps se recouvre bientôt d’inscriptions très poétiques telles que « Salope », « Grosse pouffe », « Voleuse ».

– Maintenant tu peux te rhabiller !
– Je peux passer par la salle de bain ?
– C’est un galerie d’art ici, il n’y a pas de salle de bain, juste des chiottes avec un petit lavabo !

A suivre

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5 réponses à Chanette 26 – Les manuscrits de Sacha – 2 – La punition de Yolande par Chanette

  1. Viviane dit :

    Je me verrais bien dans la peau de Yolande, je n’ai pas beaucoup de tabou et suis d’une nature très soumise

  2. Muller dit :

    Un fantasme auquel Chanette ne nous avait pas habitué, mais ça passe plutôt bien .

  3. Marylu dit :

    Un peu crade mais ce n’est pas pour me déplaire quand le style est bon

  4. Baruchel dit :

    Il y avait longtemps que Chanette ne s’était pas lâché ainsi mais comme c’est tout sauf gratuit et que c’est bien écrit, ça passe crème.

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