Sodomie : Mode d’emploi par Germain Palinski

 

Cher lecteur

Ce texte est destiné aux messieurs, (il n’est évidemment pas interdit à ces dames de le lire), à ceux qui conçoivent les rapports amoureux comme un échange.
Les brutes épaisses et les enculeurs de forces ne sont pas destinataire de cet article.

Introduction (si j’ose dire)
Nombreux sont les adeptes de la mono-manie fessière, prêts à vendre leur âme au diable pour jouir du petit oeillet. Mais, de l’individu convaincu qu’une femme ne l’aime pas si elle lui refuse son cratère étoilé à celles qui, le plus souvent par peur d’avoir mal ou par inhibition, n’osent pas offrir cette partie de leur intimité, la sodomie demande toute une mise en condition, et une certaine technique. Car, Messieurs, dans cette délicieuse pratique, la douceur est de mise. La sodomie est un art qui ne se pratique pas à la sauvette. C’est le genre de plaisir qui ne s’improvise pas, mais qui se prépare par des baisers, des caresses, des promesses de retenue et des insinuations lubriques. Lécher, lubrifier, un doigt, deux doigts, beaucoup de douceur, respecter les appréhensions et savoir les vaincre sont les clés du succès. Celles qui ont tenté l’expérience en redemandent et avouent connaître, par les va-et-vient savamment dosés d’une verge dans leur fourreau, des orgasmes d’une violence inouïe. Avec les témoignages et les conseils de Tonton Germain, découvrez les délices de cette « pointe exquise de passion », ainsi que les meilleurs moyens d’y parvenir, les arguments pour la mettre en confiance, les positions, et l’art d’en déjouer les périls.

Comment convaincre madame ?
INTELLO : Ca ne se fait pas ? C’est que son appréhension est fondée sur des préjugés hérités d’une morale religieuse archaïque. C’est un acte sexuel propre à l’homo sapiens, puisque son but unique est le plaisir et non la procréation.
En somme, j’encule, donc je suis.

JOUISSIF : Elle rate quelque chose de formidable, de carrément explosif, le genre d’orgasme qui risque de la faire s’évanouir de plaisir. D’ailleurs, les sexologues sont unanimes, l’anus est une zone érogène particulièrement sensible.

PREVENANT : Mais non, elle n’aura pas mal ! Sans aller jusqu’à chercher du beurre au réfrigérateur comme dans « Le dernier tango à Paris », la vaseline ou les pommades anesthésiantes, ça existe et c’est aussi fait pour ça…

FETICHISTE : Ses fesses ? Vous en rêvez jour et nuit ! Elles sont rondes, pleines, fermes, accueillantes… Bref, elles vous excitent et vous ne pensez qu’au moment où vous enfoncerez votre engin dans son sublime fourreau.

FLATTEUR : Ce que vous adorez chez elle, c’est son mépris des tabous et des interdits, son impudeur, sa liberté en matière de sexe, son goût de ‘la provocation, son petit côté pervers de femme épanouie.

MOQUEUR : « Ne me dis pas que tu n’as jamais fait ça ! Toi, la femme libérée, la militante, tu ne connais même pas ce plaisir ? Heureusement que je suis là ! ».

A LA FOLIE : Pourquoi insistez-vous tant pour la prendre de cette façon ? Mais tout simplement parce que vous l’aimez, que vous voulez tout d’elle, la posséder entièrement, vous fondre en elle, communier.

METHODOLOGIE (ben oui on y arrive !)
PRELUDE : Avant toute chose, soyez en forme ! La sodomie demande une certaine. »énergie » et il serait bête de… tomber en panne. Assurez-vous aussi que votre compagne est dans de bonnes dispositions. Soirée sympa, champagne, une petite cassette porno pour les moins farouches, et elle vous tombe dans les bras en réclamant des câlins…

ACTE UN : Règle d’or, prenez votre temps. Même si vous bandez comme un malade et avez envie de lui déchirer sa petite culotte avec les dents pour la prendre là, tout de suite, retenez-vous ! Sortez le grand jeu : bisous mouillés, langue de velours, caresses habiles, paroles lubriques; elle ne sera que mieux disposée pour la suite.

ACTE DEUX : Caressez, embrassez, lubrifiez ! Rendez la folle, prête à tout. Occupez-vous de ses seins, faites-la jouir en lui faisant un cunnilingus. Un petit va-et-vient dans son vagin fera monter la pression de quelques degrés en plus et un ou deux doigts baladeurs du côté de sa raie culière vous diront si elle est prête. La « feuille de rose » est la meilleure manière de la détendre et de lui procurer encore plus de plaisir. Une langue est plus douce qu’un doigt, et cette zone-là est particulièrement sensible. Léchez bien la raie des fesses et l’anus, enfoncez votre langue dans son trou.

ACTE TROIS : Vous bandez comme Priape, mais ce n’est pas une raison pour foncer dans le tunnel sexe en avant ! L’orifice anal, cette petite rosette plissée est bourrée de nerfs. La pénétration d’un ou deux doigts, mouillés de salive, de cyprine, ou d’un corps gras, finit de préparer le terrain. N’oubliez pas, tout excité que vous êtes, que l’efficacité érotique de la masturbation anale est en fonction de la délicatesse employée, et que même si le relâchement de l’anus est sous les ordres de la volonté, des réflexes vigoureux s’y opposent. Persistez dans la douceur, sans oublier de continuer de l’autre main à vous occuper de sa chatte.

ACTE QUATRE : Enduisez aussi votre sexe d’un lubrifiant, et faites entrer (enfin!) votre engin en scène. Enfoncez-vous par petites saccades régulières, lentement et doucement. N’essayez surtout pas de la pénétrer d’un coup. Le rectum dans lequel vous vous enfoncez est une sorte d’ampoule aux parois élastiques, coudé en son milieu par des muscles très puissants. Ne forcez pas lorsque vous atteignez ce coude, surtout si la position n’est pas bonne. Reprenez votre lente progression, vous finirez par vous engloutir entièrement dans son fourreau. Commencez alors des allées et venues très lentes, pour favoriser la relaxation des sphincters.

FINAL : Ca y est, vous y êtes jusqu’à la garde ! Parlez-lui, demandez-lui si elle aime ça, si elle se sent bien. Immobilisez-vous en elle quelques instants puis recommencez, accélérez le rythme, et continuez si possible à lui branler le clitoris et à lui caresser le bout des seins. L’entrée en scène de mots cochons, si ce n’est déjà fait, exacerbera son excitation… et la votre ! Laissez aller votre imagination, traitez-là de petite vicieuse, de belle salope, n’ayez pas peur de lui dire comme son cul est divin. Les mots sont le meilleur des aphrodisiaques, et la sodomie un plaisir pervers qu’il est bon d’enrober d’un écrin de mots sadiens. Vous pourrez enfin hurler en chœur :
« Foutre-dieu, je décharge ! »

ADDITIF : Cet article se situait dans le cadre de relations hétérosexuelles classiques, mais j’en vois, deux ou trois au fond de la salle qui vont râler, et j’entends déjà l’objection majeure et fondamentale :

- Pourquoi ? Mais pourquoi donc la sodomie, et donc le plaisir anal serait-il réservé à la seule gente féminine ?
- C’est une bonne question (j’ai participé un jour à un séminaire de formateurs, où l’on m’a enseigné qu’il fallait toujours répondre qu’il n’y a jamais de mauvaises questions, ça m’est resté !)

Or donc ! Qu’en est-il donc de la sodomie masculine ?
Elle se pratique de deux manières :

L’introduction d’un gode : le gode va être activé par un autre homme, par une femme ou par soi-même. Cette pratique très rarement décrite dans les films et les histoires pornos est pourtant très prisée et très courante. A qui sont destinés selon vous les centaines de godes alignés en vitrine dans les sex-shops ?

L’introduction d’une bite : (et je vous ne prie, si vous n’aimez pas cela n’en dégoûtez pas les autres) Si l’envie vous tenaille mais que vous ne vous sentez pas assez bi pour faire cela, essayez donc avec un travesti, ils sont (en principe) réputés pour leur douceur et leur savoir-faire.

Techniquement l’introduction anale est la même chez la femme que chez l’homme ! Par contre le plaisir est-il le même ? On ne le saura jamais, faute d’instruments de mesure, mais l’anus des messieurs se différencie de celui des dames par la présence d’une petite glande appelée prostate sur laquelle le pénis introducteur va venir frotter et vous apporter, pourvu que ce soit bien fait l’extase !


PS : Je ne suis pas l’auteur de ce texte, je ne suis que son scanneur, son éditeur et son « arrangeur ». Et j’avoue ne plus me souvenir du tout où j’ai été péché ça…

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Une réponse à Sodomie : Mode d’emploi par Germain Palinski

  1. Jeanne dit :

    Pas mal.

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