Martine la soubrette 3 – Humiliations in Paris par Eddy

Avertissement : Ce texte n’a pas été approuvé par la vraie Martine. Même si la majorité des lecteurs s’en foutent, il me semble honnête de le signaler. Réflexions et précisions en postface !

Il ne se passa rien de notable les quelques jours suivants, jusqu’à ce mercredi où Robert rentra en milieu d’après-midi. Gisèle, son épouse semblait au courant de ses projets, puisque s’étant manifestement préparée pour sortir elle vint m’interrompre dans mon passage d’aspirateur !
· Allez changes-toi, on t’emmène en promenade, mais attention sans culotte..
Robert me demande de me mettre à l’avant du véhicule, au bout d’une centaine de mettre, il se coiffe d’une perruque pour masquer sa calvitie et se met de grosses lunettes. Cet ersatz de déguisement ne me dit rien qui vaille. J’ignore ou nous allons.

Robert se gare dans le parking souterrain d’une grande gare, je m’attends au pire. Il se tourne vers son épouse :
- On est juste à l’heure !
Nous descendons tous les trois de voiture et nous dirigeons vers le hall. Quelle idée tordue à pu encore germer dans le cerveau de ce couple pervers ? Veulent-ils m’emmener faire un tour en train ? Me tournant vers Gisèle je remarque qu’elle a apporté un caméscope, cela ne me rassure guère. Robert me donne un début d’explication :
- Prend déjà ce téléphone portable et place le dans ton sac, tu sauras bientôt pourquoi !
Il me désigne un type 20 mètres plus loin.
- Tu voix le gars, là-bas le grand blond à moustache qui fume une clope ?
- Oui !
- Tu va aller le rejoindre, il va te prendre en charge et te donner des instructions, tu devras les suivre à la lettre, de toute façon dans la tenue ou tu es, ne pense pas à t’enfuir, tu n’irais pas loin !
Ça me plait décidément de moins en moins, mais je n’ai pas vraiment le choix !
- Une dernière chose ! A partir de maintenant et jusque ce que nous t’ayons récupéré, tu ne nous connais pas, même si nous sommes près de toi ! Compris ?
- J’ai parfaitement compris !
- Allez ! File !
Je me dirige vers l’inconnu, maintenant que je suis seule, j’attire tous les regards, le type souhaitant abréger ces préliminaires vient à mon devant. Il a un drôle d’aspect. Quel que soit le respect que je dois aux membres de cette indispensable profession, je dirais que son look est celui d’un empailleur de chaises !
- Je m’appelle Charlie !
- Moi c’est Martine !
- Je sais ! Roule-moi un patin ! Et fais-moi ça bien, tes bourges sont en train de te filmer !
- Non, mais c’est pas vrai, ! Mais avant que j’aie eu le temps de dire ouf, le Charlie m’a tendrement enlacé et me roule une pelle en plein milieu du hall de la gare. Ce doit être la première fois qu’un homme m’embrasse de la sorte. Sans être désagréable, ça ne m’excite guère. Ce que je sais c’est que des dizaines de badauds sont en train de mater ! Et si on me reconnaissait ? Je décide de me dire que je m’en fous, mais en fait, je ne m’en fous pas tant que cela !. Ça dure, ça dure, j’essaie de me dégager, mais il me fout une tape retentissante sur les fesses, je suis rouge de confusion. Ça n’en finit pas, ce mec doit être payé à l’heure, ce n’est pas possible ! Enfin il me lâche !
- Tu m’as fais bander ! Salope ! Allez ! Maintenant tu me suis !
Je descends un escalier avec lui tout en essayant d’empêcher ma petite jupe de virevolter. On se dirige vers les toilettes. J’ai le temps d’apercevoir Gisèle qui continue à filmer et Robert qui pénètre à l’instant dans l’espace réservé aux hommes
- Tu parles anglais ?
- Oui couramment !
- Alors tu demande une entrée en anglais ! Tu reste prés de moi, je te dirais ce que tu as à faire, en cas de problème tu te colles à moi, je suis là pour te protéger. Si ton portable sonne, c’est qu’il y a un danger, tu me serre de près et tu ne cherche pas à comprendre !
- Vachement rassurant !
- Passe devant, je te suis !
- One ticket ! Please !
- Isn’t a ticket, is a token !
- Oh yes ! One token ! Please !
Une espèce de bouledogue femelle à lunettes me délivre un jeton, je m’en empare ainsi que de ma monnaie et m’en vais pour l’introduire dans la fente du tourniquet donnant accès aux urinoirs et aux toilettes des hommes. J’entends alors hurler derrière moi !
- The ladies at the left !
- T’occupes pas de ce qu’elle raconte ! Me dit Charlie !
N’empêche qu’un petit attroupement se forme. Le bouledogue sort de sa cabine et vient me barrer le passage. Le fait que j’aille pisser chez les hommes et non chez les femmes est pour elle une affaire de principe de la plus haute importance. Les gens sont formidables, l’effet de serre, la pollution, la surpopulation, les inégalités et les injustices passent encore mais que les sexes se mélangent pour aller pisser, Non ! C’est Charlie qui intervient !
- Vous n’allez pas nous faire un scandale !
- Vous la connaissez ?
- Bien sûr c’est une amie anglaise !
- Expliquez-lui que les dames, c’est de l’autre coté !
- Mais ce n’et pas une dame !
- Comment ça ! Ce n’est pas une dame ?
- Je vais vous montrer, viens Martine !
Je m’approche, tremblante de honte
- Montre ta bite à la dame !
- Et comme je n’en fais rien, Charlie me soulève ma jupe, exhibant mes organes génitaux et provocant un cri de stupeur de la  » bouledoguesse « . Cette dernière rejoint son cagibi vitré en marmonnant quelque chose d’incompréhensible.
Nous voici rentrés, il y a cinq urinoirs, tous occupés. Robert occupe celui situé à l’extrême gauche. D’autres hommes attendent sans doute que l’un d’eux se libère.
- Dès qu’il y en a un de libre, tu y va !
- Mais il y a du monde avant moi !
- Fais ce que je te dis. Tu y vas, tu commence par pisser si tu as envie, et après tu te branles !
- Quoi !
- Tu te branles ! Il n’y a que des branleurs de bites ici ! Tu acceptes tout ce qu’on te proposera, sauf une chose, tu refuses d’aller en cabine avec quelqu’un. Trop dangereux. En attendant donne-moi la main, c’est pour montrer à toutes ces pédales que tu m’appartiens, sinon ils vont se battrent pour t’enculer !
Je ne sais pas de quelle couleur je suis, je dois être blanc, vert ou jaune, mais ça ne va pas très fort.
- Tiens vas-y ! Il y a une place de libre !
J’y vais, chancelant à moitié, je m’arrange pour qu’en soulevant ma jupe afin de dégager ma bite, tout le monde ne puisse pas voir mon cul, je pisse quelques gouttes, l’estomac noué, je n’ose regarder nulle part ailleurs que devant moi, mais je m’aperçois que l’architecte fou qui à conçu ce lieu a rendu les carreaux de faïence presque aussi réfléchissants qu’un miroir et ne tarde pas à apercevoir de chaque coté deux bites en train d’être vigoureusement astiquées par leur propriétaire. La seule façon de ne pas sombrer dans la panique est de faire confiance à mes protecteurs, et je commence à mon tour à me masturber. Mon voisin de gauche tente une main vers mon pénis, je me laisse faire et je lui abandonne ma bite. Un type s’est mis derrière moi et me pelote le cul, sa main tourne autour de mon petit trou. J’ai peur de me faire doigter par un parfait inconnu, mais pour l’instant il en reste aux fesses. Mon, voisin de gauche me propose alors de le suivre en cabine, comme cela m’a été ordonné, je refuse, et il quitte l’urinoir. Charlie prend alors sa place. C’est mon voisin de droite qui maintenant m’a attrapé la queue, il branle horriblement mal, je vais pour me dégager, mais voici qu’un autre me fait signe et m’indique sa bite, un engin superbe
- Suce-moi !
Je me baisse pour le faire, et déjà j’engloutis dans ma bouche le sexe du type, j’ai un mouvement de recul devant l’odeur un peu forte qu’il dégage, je recommence à paniquer, quand j’aperçois Robert à côté de lui, le sexe sorti, je m’empresse de changer de bite, celle-ci au moins est propre. Mon portable sonne, je me relève. Charlie m’attrape la main et me tend une sorte de K-way qu’il tenait sous son coude.
- Enfile ça vite, et met la capuche !
Puis il m’entraîne vers la sortie, juste à temps. Trois flics rentrent ! Gisèle est là devant la sortie, elle a aussi filmé notre fuite ! Charlie me raccompagne vers elle, puis Robert nous rejoint. Nous regagnons l’automobile au parking !
- Alors ces émotions, ? C’est quand même autre chose que les montagnes russes ! Non !

On redémarre ! Je ne comprends pas très bien la présence de Charlie à nos cotés. Sauf à dire que cette petite ballade n’est pas terminée et qu’il va encore m’arriver de drôles de trucs !

On roule quelques temps dans Paris. Et soudain Robert s’arrête :
- Je crois ce sera pas mal ici ! Tu vas t’installer en terrasse au bistrot d’en face. Nous, on va te filmer à distance, de la voiture pour commencer. N’oublie pas de sortir le portable, on te donnera des instructions !
Je traverse la rue, il y a du vent, et instinctivement je maintiens ma petite jupette. Il y a beaucoup de monde en cette chaude journée à la terrasse de ce grand café du quartier latin. Je m’installe et j’attends. Le garçon vient prendre commande, puis me l’apporte, j’attends toujours, je ne vois pas où ils veulent en venir ! Le portable sonne !
- Prépare l’argent pour payer !
Je le fais. Et je continue à attendre. Les serveurs ne sont jamais pressés pour encaisser, on se demande bien pourquoi ? Je remarque que Charlie s’est aussi installé à quelques tables de la mienne. La présence ici de mon ange gardien ne me dit rien de bon, cela veut sans doute dire qu’on va encore jouer avec le feu. Je réalise à ce moment là que rien ne m’empêche de partir. Il suffit que je me lève et que je prenne le métro. Mes papiers personnels sont dans mon petit sac. Ce serait si facile, certes un peu limite dans cette tenue, mais en faisant bien attention, je pourrais même m’acheter un imper pour camoufler tout cela !  » Allez Martine ! Casse-toi !, Tout cela a maintenant assez duré !  » Me souffle une petite voix intérieure ! Mais une autre me susurre :  » Tu vis une expérience unique, tu es bien protégé, et puis ça t’excite tellement ! « . C’est vous l’auriez deviné, la deuxième voix que j’écoute ! Le serveur arrive enfin et encaisse non s’en m’avoir dévisagée avec un regard de profond mépris !
- Connard, je t’emmerde !
Mais l’invective reste bien sûr intérieure. Le téléphone cellulaire sonna de nouveau.
- Surtout ne tourne pas la tête, reste comme tu es ! Il y a sur ta gauche un type qui n’arrête pas de te mater, c’est le type avec un costume gris, une chemise bleue et une cravate jaune ! Non ne te retourne pas ! Débrouille-toi pour l’allumer et fais lui signe de te rejoindre ! N’accepte aucune proposition, mais suggère-lui de descendre aux toilettes avec toi, s’il t’offre de l’argent ou un cadeau accepte-le ! Je vais raccrocher ! Après seulement tu pourras te tourner et commencer ton numéro ! Tu as compris ou tu as des questions ?.
- Je suis vraiment obligé de faire ça ?
- Non ! Tu peux aussi refuser, et on te laisse te débrouiller !
- Je ne sais plus ! Ca fais beaucoup de choses !
- Martine ?
- Oui ! Je suis là !
- Fais-nous plaisir, on ne te demande pas la lune, on s’amuse bien tous les trois, et puis ce soir tu auras une belle récompense !
- Une récompense ?
- Oui !
- Et je peux savoir quoi ?
- On en parlera après, tu ne seras pas déçue ! Alors d’accord ?
- Mwais !

J’aurais du lui demander pourquoi les cabines étaient dangereuses à la gare et conseillé dans ce café ? Mais, bon, c’est vrai que la faune là-bas…
Je me tournais lentement, regardais un peu à droite et à gauche, avant de fixer l’individu que Robert m’avait décrit. Effectivement l’animal me fixait, je lui envoyais un sourire enjôleur, et fis le geste de remonter ma jupe de quelques centimètres. Manifestement il ne savait plus ou se foutre. Il n’était pas le seul à me regarder, et faire plus osé aurait été dangereux. Je réitérais mes sourires, il fallait maintenant qu’il se lève pour m’aborder. Mais non ! Monsieur devait être un grand timide et restait sagement sur sa chaise à me mater. Je ne voyais pas ce que je pouvais faire de plus avec ma jupe sans provoquer une émeute. Je changeais donc d’arme et déboutonnais un bouton du chemisier. Là aussi je ne pouvais pas aller beaucoup plus loin. Le type continuait à accepter mon exhibition mais de façon complètement passive. J’avais peur qu’il se lasse et qu’il finisse par partir, ce qui provoquerait la déception de mes employeurs. Et j’étais à présent décidé à ne pas les décevoir. Finalement, je lui fis un petit signe du doigt pour l’inviter à s’approcher de moi, sachant bien que s’il refusait, on m’en ferait allumer un autre et que ce cirque risquait de durer longtemps. Mais le type n’attendait que cela. Le voilà qui déboule :
- Bonjour !
- Bonjour ! Asseyez-vous, je vous en prie ! Je m’appelle Martine
Ce qui était énervant c’est qu’un tas de gens maintenant nous matait, l’affaire commençait à se compliquer !
- Euh, moi c’est Pierre ! Si nous allions ailleurs, les gens n’ont pas l’air très discrets ici !
- Ils vont se lasser ! J’ai l’habitude !
Par quel prodige pouvais-je sortir des répliques pareilles ?
- Euh ! Vous êtes professionnelle ?
- Semi !
- Ah ! Et donc vous seriez d’accord pour… euh … faire un petit truc ?
- Un petit truc ? Quel petit truc ?
Le type devenait rouge comme un piment de Cayenne, mais je me rendit compte que je sortais de mon rôle, le dominer eut été si facile, si excitant, mais cet après-midi c’était bien moi la soumise, et je réfrénais mon envie d’inverser les rôles.
- Je plaisante ! Bien sûr qu’on peut faire des petits trucs !
- Euh ! Vous voulez de l’argent ?
Je ne savais trop quoi répondre. Les instructions de Robert en la matière manquaient singulièrement de précision. Mais pourquoi diable ce petit numéro ne m’a-t-il pas été présenté auparavant ? On aurait pu parler de ce qui été possible ou pas de faire ! Au lieu d’improviser bêtement avec un téléphone portable. Ou alors, ils se sont sans doute dit que l’effet de surprise diminuerait mes chances de refus !
- Non je n’ai pas besoin d’argent, mais j’aime bien votre cravate, ça me fera un souvenir !
- Ca m’embête c’est un cadeau !
- Vous devez bien savoir ou racheter la même, non ?
- Alors d’accord !
- Et vous voulez quoi comme petit truc ?
Le type rougit à nouveau, ce devait être un hyper émotif !
- Euh ? Une fellation ?
- Vous voulez me faire une fellation ?
- Oh ! Non ! Le contraire !
Encore un coincé, on veut bien faire des trucs avec les travestis, mais en mimant les gestes que l’on ferait avec une femme. Cette attitude m’énerve. Mais d’un autre coté, ça m’arrange, j’aurais bien joué avec lui, dans les toilettes, bien à l’abri de la caméra de mes employeurs. Maintenant je n’ai plus envie de jouer, mais d’en finir ! Et pour commencer j’abandonne le vouvoiement !
- Descend aux chiottes et lave-toi les mains, je te rejoins dans 2 ou 3 minutes et on s’enfermera dans une cabine !
Le type me donne son accord et se dirige vers l’endroit en question. Le téléphone sonne de nouveau. Je résume pour Robert la situation.
- Super ! Attention, je lâche Charlie ! Tu fais celui qui ne le connaît pas, il va vous aborder et vous proposer de vous filmer. Tu diras oui tout de suite et tu improvise comme tu veux ! Moi je serais derrière pour bloquer le passage.
Ce plan me paraît complètement dingue et de plus en plus risqué. Mais il a un coté excitant. Je descends rejoindre Pierre qui n’en finit pas de se laver les mains. Charlie est juste derrière moi, il a prit un accent bizarre faussement russe et nous interpelle !
- Messieurs, excusez-moi de vous importuner !
Pierre, du coup contrarié de cette arrivée, ne sait plus ou se mettre, il jette un regard suppliant vers l’escalier que Charlie bouche et il se rend compte qu’il y a encore quelqu’un derrière. Charlie continue son numéro :
- Je suis lithuanien ! Est que vous parler lithuanien ?
J’en rajoute un peu en disant que non, mais que par contre, je parle anglais couramment.
- Bon, voilà j’ai surpris votre manège, excusez moi vous n’êtes pas très discret ! Je vous propose 500 Francs à chacun si vous vous laissez filmer !
- D’accord ? répondis-je
- Non, ça ne m’intéresse pas ! Intervient Pierre !
- Rassurez vous je rentre dans mon pays ce soir. Personne ici ne verra le film !
- Non je suis désolé, je vais remonter !
Alors Charlie fouille dans sa poche, en sort un masque très fin en latex !
- Mettez-vous ça sur le visage, personne ne pourra vous reconnaître !
- Si la cravate !
- La cravate c’est pour moi ! dis-je

Pierre n’a plus d’argument il me refile sa cravate, enfile le masque en latex, et nous entrons tous les deux dans la cabine, que nous laissons entrouverte tandis que Charlie déclenche le caméscope. Robert bouche toujours l’escalier mais il ne va pas falloir que l’affaire traîne.
Je passe la main sur la braguette de Pierre. Je n’ai jamais fais vraiment cela, sauf dans mes fantasmes. Je sens sa queue grossir très vite, je débraguette le type, et le branle un peu à travers le slip, c’est tout dur et très agréable, finalement je sors l’engin, il a une belle bite de taille moyenne bien droite et terminée par un gland rose foncé très luisant. Il est propre, j’avais un peu d’appréhension de ce coté là, je mets son sexe dans ma bouche, et commence à sucer. Le goût est légèrement fort, ce qui est normal à cette heure, mais c’est très agréable, la texture en est douce et soyeuse. Un régal. Avec l’autre main je lui baisse carrément le pantalon, sans d’autre but que de donner des images à la caméra, puis le slip. Je sens qu’il ne va pas tarder à éjaculer, je fais une légère pause pour m’attarder un peu sur les couilles, mais monsieur n’a pas l’air d’apprécier cette caresse, alors je reprends, donne de petits coups de langue sur le gland, je sens que tout cela se redresse, tressaute et sans prévenir, me voici plein de sperme dans la bouche. L’autre se reculotte déjà ! On nage en plein romantisme ! Il rend le masque en latex à Charlie et lui réclame l’argent promis
- L’argent c’était sans le masque !
- J’aurais du m’en douter !
- Et oui ! On vit un monde cruel !
- Vous venez de perdre votre accent !
- Allez pleure pas ! T’as eu une belle pipe pour le prix d’une cravate !
Le mec se sauve, Robert est déjà remonté. Je m’apprête à en faire autant. Le téléphone sonne
- Bravo, on s’en fait un dernier et on se sauve !
- Juste un alors ?
- Promis !
Je vais pour me rasseoir, j’avais laissé un paquet de cigarettes sur la table, signifiant par là que la place n’était pas libre. Mais ça n’a pas empêché des gens de s’y installer. Du coup je m’attable ailleurs. Le téléphone sonne à nouveau ! Mais je n’ai pas le temps de répondre. Le garçon me fait face accompagné d’un collègue plutôt costaud !
- Toi la folle de Chaillot, tu va dégager vite fait et t’as pas intérêt à remettre les pieds ici, sinon quand les flics viendront te chercher, il n’y aura plus que des petits morceaux.
Charmant jeunes hommes. Je me lève pour partir, mais il faut croire que malgré ma précipitation, je n’allais pas encore assez vite, le costaud m’attrape par le col de mon chemisier, le fait à moitié craquer et me pousse vers l’extérieur de la terrasse. Charlie intervient à ce moment là en exhibant une carte :
- Police ! Arrêtez immédiatement, ce jeune homme travaille pour nous et nous sert d’appât pour démanteler un réseau de proxénétisme. Vous devriez prendre des calmants Messieurs !
- Ah bon ! On savait pas ! Nous !
- Et bien maintenant vous savez ! Pauvres crétins !
- Les deux sbires s’en vont, incapables d’imaginer une seconde qu’on leur a exhibé n’importe quoi en guise de carte.

Cette fois-ci Robert et Gisèle disent au revoir à Charlie et on rentre au bercail.

- Ne t’inquiètes pas, Martine, tu va l’avoir ta récompense ?
Fin de l’épisode

Postface

Ceux qui ont lu les épisodes 1 et 2 savent que cette série est une commande. Or mon commanditaire à refusé ce troisième volet. Il en a parfaitement le droit. Il voulait de l’humiliation, j’ai sans doute forcé la dose, mais ce ne fut pas le motif du refus ! Alors ce texte au lieu de le foutre en l’air je le publie comme ça, comme une expérience, comme le récit d’un type qui ne trouve son plaisir que dans l’humiliation et qui trouve des maîtres, des complices pour l’accompagner dans ce jeu. Mais se ne sont pas mes fantasmes, ce ne sont plus ceux de mon client, ce sont les fantasmes de qui, alors ? C’est pourtant moi qui l’ai écrite cette histoire. Si je cultive volontiers des fantasmes à tendances maso, l’humiliation n’a jamais été ma tasse de thé. Et puis l’identification, on s’identifie toujours à son héros, ainsi dans mes autres histoires j’étais Pascal, le type qui traîne dans les urinoirs publics, dans les boites à travelos, dans les parcs homos ou sur les plages échangistes. Mais je ne me suis jamais identifié à Martine, du moins pas consciemment. Ni à ses maîtres, insuffisamment décrits psychologiquement. Non j’étais simplement l’écrivain qui veut faire plaisir à un autre et qui se demande sans cesse si ça va marcher… et qui sur ce coup à donc échoué.
Il y aura sans doute une suite, mais elle n’aura plus rien à voir, en reprenant ma liberté je me libère aussi de cette contrainte d’écriture qui m’entraînait en des fantasmes glauques trop loin de mon monde. J’ai néanmoins aimé collaborer avec la vraie Martine le temps de 2 épisodes et la remercie d’un gros bisou de m’avoir permis de le faire !

Eddy

© Edvard Stokien 2000 edvardstokien@hotmail.com
Première publication sur Vassilia, le 26/11/2000

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Une réponse à Martine la soubrette 3 – Humiliations in Paris par Eddy

  1. baruchel dit :

    C’est effectivement très glauque. Les auteurs ne devraient jamais écrire des récits sur commande

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