Ondes courtes 7 – Exotique par Sylvie_Deplicadour

Il fait un temps magnifique. Le printemps est encore frais mais la nature
est neuve et nette comme si elle revenait de chez le blanchisseur.

En tirant les rideaux, je me sens une  » pêche  » du tonnerre. Ce lundi matin
me paraît exaltant, et je ne sais pas pourquoi. Ou plutôt si : je ne suis
plus pucelle depuis trois jours et Soledad m’a fait découvrir hier soir une
sensation toute nouvelle, grâce à cette  » transformation « .

Même ma perspective de la séance de basket de ce matin ne parvient pas à
entamer ma bonne humeur. Après le sport, il y a la douche, il faut dire. Et
nous nous douchons au gymnase. Il y a donc toujours la possibilité de faire
la voyeuse. Ça fait aussi partie des plaisirs de la vie, mais il n’y a que
quelques mois que je me livre sans vergogne au détaillage de l’anatomie de
mes copines. Elles sont en général assez pudiques, et moi aussi, d’ailleurs.
Au vestiaire, je me mets en slip et soutif, en fourrant mon t-shirt, mon
short et mes chaussettes dans le sac à linge. Ce n’est que derrière le
rideau de douche que je me mets à poil. Sous la douche, je ne me livre pas
aux privautés sur les seins et mes zones sensibles que je me permets lorsque
je suis chez mon oncle et ma marraine. Mais c’est justement ce qui est
agréable, dans le  » matage « , tenter de voir ce que les autres veulent
cacher. Alors, un bout de fesse ou de sein qui passe par l’ouverture d’un
rideau, c’est plus affriolant que la copine qui se dépoile tranquillement
dans le vestiaire. Sauf si, ensuite, on s’occupe l’une de l’autre comme nous
le faisons Sol et moi.

Nous avons notre vie, toutes les deux, dès que la pionne qui contrôle
l’extinction des feux est passée le soir.

Ce matin, après le sport, je passe à la chambre pour déposer mon linge
mouillé de sueur dans le bac destiné à la laverie. En revenant vers les
amphis, je croise un jeune garçon aux cheveux en brosse devant le bureau de
la surintendante. Il a l’air d’attendre quelque chose. C’est assez
inhabituel de voir des garçons dans notre boîte privée. En plus, il n’a pas
l’air d’être d’âge à préparer un BTS de commerce international… S’il a
quinze ans, c’est un maximum. Il est encore imberbe. Ses cheveux noirs
tiennent en brosse avec une espèce de gel que mon oncle appelle des limaces
ou de la gomina. C’est un Eurasien, et ses yeux noisettes sont justes assez
bridés pour que cela se remarque, mais suffisamment peu pour que ce soit
vraiment joli. Dommage qu’il soit trop jeune, j’en aurai bien fait une
occasion agréable. Il porte une chemise de cow-boy en tissus genre écossais
avec une dominante de vert qui ne va pas, à mon goût, avec son blue-jeans.
Il porte une grosse montre Rolex qui tranche sur le cuir sombre de son
ceinturon à la boucle argentée de mauvais aloi, dans laquelle il a accroché
son pouce gauche, comme un cow-boy à la pause entre les marquages de deux
veaux… Il porte des chaussures de bateau, et a le pied plutôt petit, pour un
garçon.

Je croise son regard intense et il me fait un petit signe de tête. Je me
hâte vers mon amphi, parce que je voudrais consulter le tableau d’affichage.
J’attends des nouvelles d’un stage aux Etats-Unis, avec Soledad…

Devant le bâtiment D, où se trouvent les chambres aux étages et le bureau de
la surintendante au rez-de-chaussée, il y a un parking réservé aux cadres de
l’école. J’y vois une voiture que je ne connais pas. Ce doit être celle qui
a amené le jeune, mais je ne vois pas le conducteur. Il n’est pas dans le
bureau de la  » Surint  » puisque la Jaguar n’est pas là… donc la  » Surint
non plus.

En amphi, la prof d’anglais commercial et juridique nous annonce l’arrivée
d’une stagiaire américaine.

- Sylvie et Soledad, cela vous concerne directement. Elle vient de passer
deux mois en France et elle retourne dans son collège d’ici dix jours. Et
c’est celui où vous partez vous-même en stage pour trois mois début mai.

- Collège !  » fait Sol avec étonnement.

- Ben oui, eh ! Aux Etats-Unis, les collèges sont des sous-ensembles des
universités, plusieurs collèges réunis atour d’un campus, ça donne une fac.
Rien à voir avec chez nous « .

La docte copine qui a fait cette sortie est notre championne en civilisation
américaine. Mais elle ne va pas en stage là-bas. Elle s’est arrangée pour
aller en… Australie.

Nous apprenons que l’Américaine va s’installer dans notre chambre où il y a
encore la place pour un lit, où les installations murales permettent
d’installer un troisième ensemble de travail avec bureau et placard à
livres. Ça ne nous enchante pas, parce que nous avions jusqu’à maintenant
une liberté totale. Dont nous avons pris l’habitude de profiter en
particulier la nuit.

Mais après le déjeuner alors que nous prenons un café dans notre chambre Sol
et moi, j’ai la surprise de ma vie. L’ouvrier d’entretien a installé le lit
et l’ensemble bureau supplémentaires au cours de la fin de matinée. Il a
ajouté un fauteuil et un tabouret, et ouvert le troisième placard dont nous
n’avions pas la clé. Un peu agacées, nous sommes sur le point de faire des
commentaires acerbes quand on frappe à notre porte.

La surveillante générale – on ne dit pas conseillère d’éducation, à la
boîte – entre avec le sourire suivie par… le jeune garçon de tout à l’heure.
C’est une fille !

Vue de près et dans la lumière, elle fait un peu moins jeune que dans le
couloir, mais bon sang, elle continue à avoir tout d’un garçon. Elle est
complètement androgyne, avec ses fringues de mec ! Je ne vous raconte pas le
tressaillement de mon ventre ! Je sens mon intimité qui se mouille. Bonté !
Il va falloir que je me surveille. Je jette un coup d’œil à Sol. Ben ma
vieille ! Elle regarde l’Américaine avec un œil de chatte qui a repéré une
souris.

- Salut « , fait la nouvelle.  » Je suis désolée d’envahir votre chambre, mais
je ne serai pas gênante longtemps « .

Elle a une voix agréable, avec un accent américain tout juste assez marqué
pour qu’on sache à qui on a affaire, mais elle parle remarquablement le
français.

La  » surgé  » nous laisse faire connaissance, et dès que le bruit de ses pas
s’est éteint dans le couloir, notre nouvelle copine étale sur son lit son
uniforme d’intérieur. Sans vergogne, elle se met en slip et soutien-gorge
et, dans cette tenue, elle range ses vêtements de mec dans son placard. En
dix minutes, elle a aussi vidé ses bagages et tout est rangé. Alors elle
pose son uniforme sur le valet qui est placé à côté de son lit. Elle fait
son lit au carré comme un bon petit soldat.

Moi, je sirote mon café en jouant avec mon ventre. J’ai croisé mes jambes
et, en durcissant et relâchant les muscles de mes cuisses, je me masturbe
sans me gêner. Je fais seulement attention que mon visage ne trahisse rien.
Ma seule inquiétude vient de ce que comme toujours, je n’ai pas de slip et
je ne voudrais pas que ma jupe bleue marine se mouille de mes plaisirs
intimes. Je sens le regard de Sol posé sur moi, mais je n’ose pas la
regarder. Quand je tourne enfin la tête, mon ibérique chérie sourit d’un air
amusé. Elle a mis la main gauche dans la poche de sa jupe et je vois bien
qu’elle touche sa particularité anatomique.

Nancy Clarke, toujours en slip et soutif, sort de son sac de sport géant un
bâton et un sabre japonais en bois qu’on appelle un Bokken, puis ce qui
ressemble à un kimono de judo et enfin une espèce de vêtement noir dans
lequel je reconnais un hakama d’aïkido ou de kendo.

- Bon « , dit-elle.  » Puisque c’est sûrement la coutume dans cette chambre…  »
Elle enlève son slip et enfile sa jupe bleue plissée. Puis elle s’assied sur
son lit et enfile ses chaussettes blanches de coton en ayant soin de bien
écarter les jambes pour nous laisser voir sa case trésor. Je déglutis
péniblement, les yeux fixés sur son petit buisson d’astrakan. Une fois
chaussée de ses chaussures basses noires, elle se lève, enlève son
soutien-gorge. C’est un ampliforme parce qu’elle a en fait une poitrine de
garçon. Elle a bien les tétons qui pointent, mais ses seins sont encore plus
plats que les miens. Du coup j’arrête mes mouvements de cuisses et j’essaie
de reprendre mon calme. Nancy nous regarde en souriant.

- Maintenant que vous avez bien vu, je vais le remettre pour enfiler mon
chemisier d’uniforme. Vous savez que c’est presque le même uniforme que
celui de mon collège pour les cérémonies annuelles ?

La première stupeur passée, Sol entame la conversation avec l’Américaine et
nous apprenons que son père est américain, sa mère d’origine japonaise mais
née aux Etats-Unis. Son papa est fonctionnaire au Service Secret Américain
et, après une période d’affectation de cinq ans à la protection rapprochée
du vice-président américain, il vient d’être affecté au bureau local de
Austin, au Texas, où il s’occupe de lutte contre la fausse monnaie. Nancy va
devoir retourner à son collège après son stage, mais elle n’a pas l’air
enthousiaste.

- Vous ne pouvez pas savoir comme c’est bien une boîte comme celle-ci où il
n’y a pas de garçons. Comme ça on en rencontre seulement si on veut, et
dehors. Sur mon campus, je peux pas faire un pas sans d’avoir un meute de
gorets qui me suit avec leurs langues qui pend et la queue qu’ils tient tous
comme des soldats il tient son sabre !  »

Notre copine nous dit qu’elle aime mieux les vestiaires des filles que ceux
des garçons. Pour le moment, ses études passent avant. J’ai l’impression
qu’elle ne se livre pas complètement et je ne sais plus trop sur quel pied
danser avec elle.

Le soir, après le dîner, Sol est sortie pour faire des courses en ville d’un
coup de voiture. Nancy a fini son courrier et moi je décide de me coucher.
Je reviens de la douche, une robe de chambre prude sur ma nuisette plus
osée. Je n’ai pas d’autre modèle de chemise de nuit et ne veux pas mettre de
pyjama.

Avant de me mettre au lit, je me penche un peu pour ranger un peu mieux mes
vêtements sur le valet. Au moment où je me redresse, je sens une présence
derrière moi. Trop tard. Nancy m’a empoignée d’une main ferme et musclée.
J’ai beau être plus grande qu’elle, elle me ploie en arrière en immobilisant
mes bras contre mon corps. Ses jambes empêchent les miennes de donner des
coups si j’avais eu envie de le faire. Je sens mon ventre contre le sien,
nos deux monts de Vénus au contact l’un de l’autre. Je suis entre ses
jambes, en fait. Son visage est à quelques centimètres du mien et me scrute.

- Je me demande si je peux bien te faire confiance  » commence-t-elle.  »
Es-tu fille à tenir ta langue ?  »

- Non seulement la mienne, mais la tienne aussi  » réponds-je d’un ton amusé.

Que faire d’autre, en effet, que plaisanter quand on est immobilisée par une
experte d’arts martiaux ? Je profite de la légère possibilité de mouvement
qui me reste pour frotter mon ventre contre son entrejambe, parce que sa
façon de me tenir est plus qu’équivoque. Alors Nancy me laisse me redresser.
Elle se jette sur moi, m’enlace et commence à me caresser le dos, descend
vers les fesses. Elle relève ma jambe droite et me voici, telle la grue
d’une estampe d’Hiroshige, debout sur la jambe gauche. En même temps qu’elle
me presse contre son ventre elle masse fermement ma cuisse. Cette fois,
c’est son ventre qui est au contact du mien, mais elle ne cherche pas autre
chose que ce seul contact. Ce qui m’affole c’est que je me sens entièrement
 » contrôlée « , comme un cheval auquel on maintient plié l’antérieur gauche.
Profitant de ce contrôle, Nancy parcourt mon corps de caresses fermes qui
trouvent tous les endroits où j’ai envie que ses mains passent au moment où
je veux qu’elles y passent.

Avec une force peu commune, notre nouvelle camarade de chambre me soulève,
m’installe jambes écartées en appui sur son bassin et me transporte sur son
lit où elle m’assied. Alors, me dominant enfin elle se penche sur ma bouche
pour se lancer dans un French Kiss envahissant comme je les aime. Je ne
croyais que je ne pourrais pas connaître d’autre tempête avec d’autre fille
que Sol, mais quand elle m’abandonne enfin, je suis  » flagada « , trempée
dans mon intimité à laquelle elle n’a pourtant pas touché.

Tout en reprenant mon souffle, je passe ma main entre les cuisses pour
éponger un peu le résultat de mon plaisir, puis j’approche ma main de mon
visage et me lèche les doigts.

- Si tu aimes ça « , me dit Nancy en murmurant d’une voix rauque,  » tu vas
pouvoir t’en donner à cœur joie « . Son accent américain ajoute à mon trouble
tandis que je la regarde se mettre nue.

Je me lève de son lit et je la regarde, nue, prendre une sorte de serviette
carrée, en éponge doublée de tissu imperméable. On dirait une petite alaise.
Puis ma nouvelle copine s’installe en position du lotus, me tournant le dos.
Je vois son corps droit, sa tête bien dans l’alignement du haut de sa
colonne vertébrale. Sa nuque nue me fait penser à un garçon. J’ai beau la
savoir plus âgée qu’elle n’en a l’air, je ne peux penser qu’à un adolescent
à peine pubère. Ses fesses sont légèrement enfoncée dans le matelas neuf et
raide du lit réglementaire. Ses genoux sont posés au sol et je devine ses
pieds appuyés sur ses cuisses, ses jambes croisées en un lotus que je ne
suis pas capable de tenir plus de trente secondes. Je suis bête, je ne sais
pas que faire, mais Nancy parle. A voix basse.

- Tu vas m’aider. C’est une nouveauté pour moi. Je n’ai presque pas de
l’experiment sur la relation sexuelle.

- Tu sais pourtant bien embrasser et caresser…

- Parce que j’ai déjà embrassé d’autres filles. Mais personne il m’a jamais
touchée. Je suis dévirginisée par moi-même. Je te raconterai plus tard. Mais
j’ai toujours aimé faire le garçon pour mes copines. Et pour faire la fille,
je toujours fais ça moi-même. Je touche mes seins et c’est ça que j’aime.
Pour mon dedans, je fais autrement et c’est pour dormir. J’ai un… faux sexe
ancien en ivory. Et c’est bon pour dormir. Mais je te expliquerai tout plus
tard. Ce soir, tu t’approches et tu mets tes mains sur ma poitrine « .

J’obéis. Curieuse. Ses seins sont plats, c’est sûr, mais ses tétons pointent
dans mes paumes. Je commence à caresser cette poitrine garçonne. Je commence
par faire aller et venir mes mains de haut en bas, excitée par la sensation
de ses deux pointes durcies dans la paume de ma main. Puis je fais aller mes
deux mains bien raides en un mouvement circulaire qui fait se tortiller les
deux points de plaisir. Mes mains frottent les seins sans appuyer, selon
deux cercles qui tournent en sens inverse l’un de l’autre. Très vite, le
corps de Nancy se met à vibrer. Curieusement la respiration de l’Américaine
reste calme et maîtrisée. Puis ses genoux se mettent à trembler
verticalement, son ventre avance et recule au rythme que je connais bien
puis, soudain, mon  » exotique  » se met à feuler à voix basse comme un
tigresse. D’un coup, elle décroise ses jambes, s’allonge sur le dos, le
visage chaviré et les yeux révulsés. La voici couchée, jambes pliées et
écartées. De sa grotte magique sort par petits suintements la liqueur de son
plaisir, je me précipite sur cette source offerte et me mets à laper puis
lécher ce liquide un peu aigre-doux. J’ai les yeux fermés pendant que Nancy
laisse librement onduler son ventre. Quand la source se tarit enfin, je fais
tout d’un coup attention à ce bouton humide qui touche mon nez et j’ouvre
les yeux. Nancy n’a pas la même particularité que Sol, mais son clitoris a
gonflé en une boule bien volumineuse que je n’avais pas vue quand elle
n’était pas émoustillée. En fait, il ne ressemble pas, comme celui de Sol, à
un petit pénis. Il ressemble au bout rond et sensible d’un pénis, mais en
plus petit. Je le prends entre mes lèvres et je me mets à le léchouiller
avec le bout de ma langue. Nancy semble découvrir quelque chose.

- Oh ! Oui ! Encore !  » C’est tout ce qu’elle dit ensuite son ventre
recommence à onduler, entraînant ma tête dans un mouvement de haut en bas
qui me donne le vertige tant je suis prise entre la volonté de ne pas
interrompre ma caresse de la bouche avant que Nancy n’ait atteint le moment
où il faut tout arrêter, et l’impérieuse nécessité de ne pas lui faire mal
avec mes dents. Quand Nancy me repousse enfin pour se coucher sur le côté
droit, en chien de fusil, la main droite entre ses cuisses, je me mets à
genoux sur le lit. Au bout de moins d’une minute, Nancy me tend sa main
humide. Je la lèche avec avidité. Puis ma nouvelle copine se remet sur le
dos, les jambes allongées mais les cuisses ouverte.

- Tu me lèches encore, si tu veux, mais sans me sexer « .

Je comprends ce qu’elle veut dire et je me contente de sucer ce nectar qui
sort à nouveau d’elle. Mais il ne s’agit plus cette fois que d’un petit
suintement qui tarit assez vite. Est-ce que c’est parce qu’elle est
eurasienne ? Toujours est-il que son liquide est presque inodore, il est à
peine acide, a un arrière goût un peu sucré. Bref, le Paradis de notre
japono-américaine a un goût de… Paradis exotique. Elle reste encore quelques
minutes à rêvasser, puis elle me regarde, attendrie.

- Merci si tant. Tu as été très gentille. Et c’est très bon pour une
première fois. Et ce que tu as fait à mes seins, c’est beaucoup plus mieux
que quand c’est moi. Et ce que tu as fait avec ta bouche, ça je ne peux pas
me le faire. Quand je me plie, ma bouche n’est pas loin mais ma langue
touche à peine mon ventre… Maintenant, il faut que je fais pisse. Oh Shit.
No wanna go down the hallway to the loo… (Je ne veux pas aller aux toilettes
au fond du couloir).

- Tu as un lavabo et un tabouret, ici. Mais je connais mieux : moi.

Elle me regarde, sidérée.

- Je ne vais pas pisser sur toi !

- Non, mais je peux te boire. Si tu te retiens un peu au début, je te
promets qu’on n’en mettra pas partout.

Un peu incrédule, Nancy se met sur le dos et ouvre les jambes. Elle a bien
compris qu’il faut me laisser me mettre en place. Quand je lui presse la
main, elle se laisse aller en se contrôlant et je bois son ambroisie. Puis
je sens que le débit baisse, que son ventre se détend, et que c’est donc le
moment de jouer ma  » botte secrète « . Alors je pompe un grand coup, la
bouche plaquée contre son ventre, et je sens le jet d’urine que j’aspire
jaillir dans ma bouche alors qu’il était en train de ralentir. Tout
maîtresse d’elle-même qu’elle est, Nancy a un sursaut du ventre et pousse un
petit cri. Je sais que ce n’est pas de douleur. Je recommence plusieurs
fois, en reprenant mon souffle par le nez pour ne pas laisser de fuite entre
ma bouche et son sexe. A chaque fois, je recueille un peu moins de nectar,
mais Nancy a un nouveau sursaut de plaisir.

Quand nous avons fini, je me penche sur le visage de ma copine américaine.
J’ai quelques poils dans la bouche, mais je m’en fiche. Je pose mes lèvres
sur les siennes et Nancy reprend ses réflexes de  » mâle  » dominateur. Elle
fouille ma bouche avec sa langue qui s’enroule autour de la mienne. Notre
baiser dure encore plus longtemps que tout à l’heure et quand je crois
qu’elle va arrêter, elle se met à lécher mes lèvres et le bas de ma figure
encore humide de son ambroisie.

Ah, que c’est bon ! Je n’aurais jamais cru… Mais je te promets que quand tu
veux je te montre des choses japonaises « .

Je suis curieuse, mais ce soir il me semble que nous devrions dormir. Je
vais pisser, moi aussi, puis, dodo.

Je m’installe sur le tabouret, les cuisses écartées, le coin du lavabo sous
mes fesses et je lâche un jet  » niagaresque « . Sans que je la remarque,
Nancy s’est levée. Au moment où je vais passer la main sur mes fentes
intimes pour la lécher ensuite, mon américaine m’enlève la main. Elle me
fait signe de me coucher sur mon lit où elle m’essuie avec la langue. Elle
en profite pour me faire un  » croque madame  » réparateur, parce que tout
compte fait, aujourd’hui, j’ai eu des envies, j’en ai satisfait, mais je
n’ai pas vraiment joui. Pas grave, c’est un investissement pour l’avenir.

Quand Sol rentre, nous sommes couchées dans le noir, chacune dans son lit.
Nous bavardons amicalement. Sol allume sa lampe de chevet quand elle
comprend que nous ne dormons pas. Elle nous annonce qu’elle a loué une
chambre d’étudiante chez des gens qui ont une grande maison à la sortie sud
de la ville où est notre école.

- J’ai une salle de bain à ma disposition. Il y a deux lits dans la chambre,
si je veux recevoir une amie. Mais ils m’ont dit :  » Pas de garçons « . J’ai
fait  » Oh !  » offusquée d’une telle idée. Mais les filles j’ai le droit.
L’un des lits est à deux places, l’autre à une seule. Ils voulaient
remplacer le lit à double pour me faire plus de place, j’ai répondu que ce
n’était pas nécessaire. J’ai loué ça pour les vacances courtes, celles où je
reste en France, et pour quand on sort le week-end et que je n’ai pas envie
de dormir à la boîte « .

Tout en nous racontant ça, elle se déshabille, de façon à bien montrer sa
case trésor et sa particularité anatomique. Nancy se dresse dans son lit et
regarde, figée. Sol l’observe du coin de l’œil. Cette fois, c’est Nancy qui
est bouche bée. Elle me regarde d’un air de reproche genre :  » tu aurais pu
me dire « . Je vois ses deux petits seins qui pointent sous sa nuisette. Sol
s’allonge sur ses draps, s’humecte les doigts de la main droite et commence
à se caresser sans vergogne. C’est en fait la première fois que je la vois
faire ça, parce que depuis que je la connais, c’est toujours ma bouche qui
la titille. Je reste inerte, mais le ventre en feu. Ce que voyant, Nancy se
lève et s’approche de ma grande Ibère. Elle se penche sur le ventre mais,
chienne en diable, Sol continue à se caresser en donnant tous les signes
d’une profonde satisfaction. Il faut qu’avec délicatesse Nancy écarte la
main pour la remplacer par sa bouche. Sol laisse faire. Sa main gauche
remonte derrière la cuisse de Nancy qui écarte les genoux quand la caresse
arrive à l’entrejambe. Je devine que les doigts de Sol palpent l’intimité de
Nancy et soudain, j’entends la voix à l’accent légèrement espagnol dire :

- Eh, mais toi aussi tu as une particularité

J’assiste à un soixante-neuf mémorable. Elles passent dessus dessous chacune
à son tour. Je les observe en me caressant les seins et le ventre. Je
m’enfonce même les doigts dans mon nouveau lieu de suavité. Et savez-vous ?
Je jouis. Oh pas le grand départ au ciel, mais assez pour bien me mouiller
et avoir de quoi lécher…

Quand elles ont fini, nous nous retrouvons devant le lavabo pour des
ablutions rendues nécessaires par nos activités intimes, solitaires ou en
équipe.

- La chambre va nous servir souvent, je pense, dit Sol. Nous allons y passer
de bons moments « .

Le mercredi suivant, nous allons visiter la  » chambre  » dans l’après-midi.
Les propriétaires sont absents quand nous arrivons. C’est très bien conçu
parce que la chambre de Sol n’est pas dans le corps principal de la maison.
Il s’agit d’un écart relié à la  » grande  » maison par une zone couverte où
les propriétaires ont installé une sorte de préau. La propriété est en U
avec à gauche la  » grande maison, au fond le préau à droite, la petite
maison, c’est à dire une chambre, un petit salon-bureau et une salle de
bain. Avec une baignoire assez courte qui me donne des idées  » sauvages « .

Sûre que nous sommes seules toutes les trois, je me mets à poil dans la
chambre. A poil, c’est beaucoup dire parce que même mes aisselles sont
épilées, j’ai craqué hier soir.

Ça a l’air d’émoustiller Nancy qui se dépoile très vite aussi. Mais j’entre
dans la salle d’eau pour essayer la baignoire. J’invite Nancy à me rejoindre
pendant que Sol se marre comme une baleine. Nancy enjambe le bord de la
baignoire et avant que son pied ait touché le fond, j’ai glissé ma main
entre ses jambes, les doigts entre les fesses et mon pouce enfoncé dans son
intimité. J’ai mouillé mon doigt à la salive, mais c’était inutile : Nancy
est toute  » huilée « . Elle reste au-dessus du bord de la baignoire appuyée
sur son pied gauche, immobile, le pied droit à peine posé au fond du bain.
Je sens son ventre se décontracter pendant qu’elle met ses bras en arc de
cercle devant elle. Et avant même que j’ai pu réagir, voilà que ma japonaise
se met à offrir le contenu de sa vessie. J’approche ma tête, bouche ouverte,
mais je prends une douche plus que je ne bois. Sol est hilare. Mais quand
elle revient avec l’appareil photo, c’est trop tard. Nous sommes dans la
baignoire. Nous nous sommes aspergées d’eau mais nous avons arrêté notre
toilette pour nous embrasser. Toujours à l’initiative de Nancy.

Je crois que nous n’avons pas fini de prendre du bon temps toutes les trois.
Et en nous marrant. Du coup, je vois notre séjour américain sous un jour
ludique, en plus du stage qui promet d’être difficile. De retour vers la  »
boîte « , Nancy nous dit :  » Avec vous deux, mon collège il va être moins
chiante « . Elle a encore du mal avec le genre des mots, mais son vocabulaire
est plus que déluré. Nous allons, je crois, faire un trio d’amies, et
évidemment d’amantes. Mais ça, c’est à mettre au point. C’est vrai que pour
le moment nous n’avons joué qu’à deux à la fois, même si l’autre soir, j’ai
eu ma part en jouant les voyeuses… Mais vous savez que j’aime ça.

Promis, si je peux, je vous tiens au courant de la suite, même depuis les
USA.

Illustration fournie par l’auteur

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