Delphine par Manu01

J’ai vraiment l’impression de me retrouver dans le film  » Les bronzés « .

L’autocar vient d’arriver avec le nouveau flot de vacanciers, en provenance
de France cette fois-ci.
Nous les accueillons en chantant et en dansant, à grand renfort de  »
bonjour, bienvenue au Club Med’  » et d’accolades diverses, un
rafraîchissement à la main.
Pour les touristes, c’est l’occasion d’oublier qu’ils viennent de passer
deux heures en autocar par une chaleur épouvantable.
Pour nous, les G.O., c’est le repérage des futures remplaçantes de celles
qui vont bientôt quitter le Club par le même autocar.
Au début, on est un peu triste de quitter chaque semaine les conquêtes avec
lesquelles on a passé quelques nuits, mais ça fait bientôt 3 mois que je
suis ici et je m’habitue plutôt bien à ce monde de bonheur artificiel.

Ne voyez ici aucun machisme car ce que j’écris est également vrai pour
les filles qui travaillent ici.
J’ai 23 ans et viens de terminer mes études. J’avais envie de péter les
plombs quelques mois avant de réellement travailler.
Côté pétage de plomb, c’est réussi mais c’est aussi très déroutant car ici
rien n’est réel. J’ai déjà fait ma valise plusieurs fois pour fuir ce monde
d’hypocrisie mais à chaque fois, quelque chose me retient. Et puis, j’ai
malgré tout réussi à lier quelques vraies amitiés avec certains G.O. qui
vivent le même genre d’expérience que moi. Et puis, fait non négligeable,
moi qui étais plutôt timide, je n’ai passé que quatre nuits seul dans mon
lit depuis le début de la saison.

Les commentaires vont bon train. Tout y passe : la gueule de l’une, le cul
de l’autre. Et puis soudain, une fille sort du lot. Plutôt petite, plus
mignonne que jolie, une vingtaine d’année. Elle est visiblement venue avec
sa maman et son frère, plus jeune. Je suis un peu en retrait et vu sous cet
angle, c’est à hurler de rire : ils sont trois à vouloir porter sa valise
alors que son frère croule sous les sacs. Je me charge d’une autre famille,
le mari s’empresse de me parler du retard de leur avion et du fait que la
brochure ne disait pas que le Club était si loin de l’aéroport. Dans deux
jours, il aura tout oublié et me trouvera bien sympathique. Moi pas.

Le temps de filer me changer et je retrouve mon ami Bono, prof de judo, pour
mon jogging quotidien. Aujourd’hui, nous allons à  » La Torre « , qui, comme
son nom l’indique, est une tour. Au sommet d’une colline. Elle semble très
proche mais il faut près de dix kilomètres pour l’atteindre, dont le dernier
kilomètre monte tellement fort qu’il est impossible de poser le talon. Le
tout en plein soleil de midi : 35°, pas une seule zone d’ombre. Quelques
fous ont bien essayé de nous suivre. Quelques très bons coureurs même. Ils
ont tous du abandonner…
Moins d’une heure vingt plus tard, nous sommes de retour. L’arrivée se fait
traditionnellement en plongeant tout habillés dans la piscine. C’est avant
tout parce que ça fait un bien fou mais ça permet aussi de se faire
remarquer. Et c’est entre autres pour se faire remarquer qu’on est payés.
Les gens se parlent de semaine en semaine et nous sommes connus comme  » les
deux fous de la Torre « .
Mais aujourd’hui, pas de plongeon, nous avons explosé le chronomètre et je
suis déshydraté : hagard je me précipite vers le bar pour boire un maximum
d’eau. C’est là que j’ai fait la connaissance de Delphine, la fille qui
vient d’arriver par autocar.

Ca commence par des banalités : elle aussi coure souvent, elle vient
d’arriver avec sa mère et son frère (ça je le savais…). Elle est là pour une
semaine et son petit ami lui manque déjà (couac).
Elle est pétillante. Un charme fou. Elle sourit tout le temps, rigole de
tout, pose des milliers de questions et, chose rare ici, écoute les
réponses.
Mais je suis épuisé et rêve d’une douche, je lui propose de venir courir
avec moi le lendemain vers 17h00.
Elle accepte.

Je ne l’ai pas revue jusqu’au rendez-vous mais j’ai beaucoup entendu parlé
d’elle par les autres G.O. Ils me confirment qu’elle est casée, que c’est un
coup impossible.
Elle m’attend, encore plus belle que la veille, quelques rougeurs en plus et
même un petit coup de soleil sur le bout du nez. Elle est vêtue d’une tenue
de pro du jogging, très moulante, qui met parfaitement sa généreuse poitrine
en valeur.
Je suis en maillot, pieds nus.

- On ne coure pas ?
- Si, bien sûr, mais si ça te vas, on rejoint le village voisin par la
plage.
- Excellent !

Elle coure vachement bien ! Je ne sais pas si vous avez déjà couru sur du
sable fin mais c’est éreintant. Légère et féline, elle tient un rythme
élevé.
Arrivés au village, nous nous arrêtons pour quelques minutes…pour ne
repartir en fait que deux heures plus tard.
Je l’adore mais elle me parle beaucoup de son mec. Son  » gros nounours « ,
que je commence réellement à haïr.

Trois jours passent pendant lesquels plusieurs G.O. se cassent les dents.
C’est aujourd’hui le Mini-marathon, qui n’est autre qu’une petite course
autour du village. Trois tours. Une centaine de participants. Des bons
d’achat dans le magasin du Club à l’arrivée pour les 3 premiers.
J’arrive troisième, Delphine est la première fille. On se retrouve ensemble
sur le podium.
Notre chèque-cadeau en main, on se regarde un peu bêtement. J’ai envie de
rester avec elle ce soir.

- On se retrouve dans une heure pour dîner ?
- Oui, je file prendre une douche.
- Je t’accompagne.
- OK !

Je ne sais pas ce comment elle a compris le  » je t’accompagne  » mais je vais
avec elle vers les douches les plus proches.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des  » cases  » au Club, ce
sont des huttes comprenant 2 lits et 2 armoires. Pas d’électricité, pas
d’eau courante. Et un peu partout dans le village, des douches
publiques. 

Elle ouvre la porte, rentre sans un regard pour moi. Je la suis, elle se
retourne, me regarde, l’air grave. Elle semble hésiter une seconde, une
éternité. Un timide sourire, elle se colle à moi et m’embrasse comme une
folle.
Sans échanger le moindre mot, elle se déshabille, me déshabille et me prend
par la main pour plonger sous une douche presque froide. Ce qui ne me calme
pas pour autant. Elle est encore plus belle nue : des seins très ronds, un
ventre plat, un cul rebondi mais ferme. Je bande comme un taureau. Pas
farouche, elle prend mon sexe et le branle en le regardant. Je lui rends la
politesse et glisse la main entre ses jambes. J’ai à peine le temps de
sentir qu’elle est trempée, qu’elle retire ma main.
- Attend, je dois faire pipi !
Et, le plus naturellement du monde, elle écarte un peu les jambes et lâche
un long jet qui atterrit à quelques centimètres de mes pieds. J’ai envie
d’avancer d’un pas pour qu’elle me pisse dessus, ou tout au moins, d’y
mettre la main mais je ne la connais pas assez pour prévoir sa réaction et
j’ai peur de tout gâcher. De toutes façons, il est trop tard maintenant, la
pression diminue…mes yeux remontent vers les siens.

- Je n’en pouvais plus ! Déjà sur le podium, j’ai bien failli tout lâcher.
Tu ne m’en veux pas ?
- Noooon ! Je trouve ça super mignon. Et…
- Et ?
- Ca m’excite énormément.
- Je vois ça !

D’un regard défiant, elle se retourne, colle ses fesses contre ma queue,
puis se penche légèrement en avant, une main contre le mur, et de l’autre,
guide mon sexe dans le sien. Comme elle est nettement plus petite que moi,
elle est obligée de se pencher encore plus en avant, m’offrant une vue
imprenable sur son entre fesse. Ca m’excite encore plus, ce qui n’était
vraiment pas nécessaire. Je m’agrippe à ses seins et me déchaîne. Très vite,
nous jouissons ensemble. Fantastique.
C’est alors que nous prenons conscience du bruit que nous avons fait. Je ne
sais pas qui a gémi le plus fort mais ça ne devait pas être des plus
discrets. Nous éclatons de rire.

Rhabillés, nous ouvrons la porte pour tomber sur une bonne dizaine de
personnes qui font la file. Si quelques-uns uns regardent ailleurs, d’autres
nous fusillent du regard. Les gens sont cons. A leur place, j’aurais
applaudi.

Le soir, nous nous retrouvons dans une case inoccupée. J’ai pris avec mois
quelques draps et deux oreillers.
Nous avons passé une nuit inoubliable, très romantique en fait comparée à
notre douche de l’après-midi. Je la prenais pour une véritable cochonne mais
non, elle est douce, très tendre, câline.
Nous avons pris le temps de découvrir le corps de l’autre, tout en douceur.
Cette nuit, il y a eu un orage phénoménal. Des éclairs aveuglants, des coups
de tonnerre assourdissants et une pluie diluvienne. Ca donne une dimension
presqu’irréelle à nos câlins.

Les deux jours suivants sont du même genre. Je crois presqu’avoir rêvé de ce
qu’il s’est passé sous la douche mais je ne m’en plains pas. La douce
Delphine est très attachante et je vais avoir beaucoup de mal à la voir s’en
aller.

Elle est partie rejoindre son gros nounours mais nous sommes restés en
contact et, dès la fin de la saison, je l’ai retrouvée dans son appart, à
Dijon.

Elle s’est toujours arrangée pour faire pipi devant moi, la porte des
toilettes grande ouverte. Un petit sourire coquin, les jambes bien écartées
et un peu penchée en arrière. Je peux m’approcher tout près mais dès que je
la touche, elle s’arrête de faire pipi. Elle dit que ça la bloque, mais vu
son sourire moqueur, je n’en crois rien : elle sait que ça me rend fou et en
profite. Et à chaque fois ça finit dans son lit, sur la table ou le canapé.

Et puis un jour,…

Elle est venue chez moi pour le week-end. Elle est arrivée hier soir mais
elle est particulièrement chiante aujourd’hui. Je ne la reconnais pas. Nous
avons fait l’amour ce matin mais même ça, ce n’est pas comme d’habitude.
Elle semble ailleurs et paraît m’en vouloir pour quelque chose. Je la plante
devant la télé et me fais couler un bain bien chaud. J’ai besoin de me
relaxer sinon ça va exploser : une lumière tamisée et un CD de musique
classique.

Je trempe depuis dix bonnes minutes, perdu dans mes pensées, quand la porte
s’ouvre tout doucement. Delphine s’approche de moi, timidement, me donne un
petit baiser sur la bouche.

- Je suis désolée. Je me suis disputée avec le gros nounours avant de venir.
Je ne le supporte plus mais ça fait trois ans qu’on est ensemble. A mon
retour, je lui annonce que c’est fini mais ça me perturbe. Tu m’en veux ?

Elle est tellement sincère, tellement vrai que j’oublie d’un coup la peste
qu’elle est depuis hier.

- Je peux venir avec toi dans le bain ?

Sans attendre ma réponse, elle se déshabille. Je ne me lasse pas de la
regarder. Elle a un corps fait pour l’amour. Elle pose un pied sur le bord
de la baignoire mais ne rentre pas dans l’eau. Elle pose maintenant l’autre
pied sur l’autre bord. Elle est debout au-dessus de moi, m’offrant une vue
magnifique sur sa chatte. Puis elle s’accroupit lentement, son sexe est
juste devant mes yeux, au-dessus de mon torse. Quelques gouttes jaillissent,
suivies d’un jet puissant qui m’arrose et m’éclabousse même le visage.
Quelques dernières gouttes s’échappent, je glisse un peu plus sous elle et
lui lèche son sexe béant. Je me délecte. Elle mouille très fort. Je suis aux
anges.
Nous avons passé le reste de la journée dans mon lit.

En rentrant à Dijon, Delphine a eu un très grave accident de voiture. Elle a
mit plusieurs mois pour s’en remettre complètement. Elle a toujours prétendu
avoir tout oublier de ce fameux week-end. Elle dit ne pas se souvenir de nos
disputes, du bain que nous avons pris ensemble ni d’avoir fait pipi sur moi.
Mais elle laisse toujours la porte des toilettes ouverte, le même petit
sourire coquin aux lèvres.
Je ne saurai jamais si elle a vraiment oublié ce qu’elle m’a fait mais
peut-être qu’un jour, elle cherchera encore à se faire pardonner.

Nous nous sommes revus de nombreuses fois, et ce pendant 7 ans. Elle a
largué son gros nounours pour un petit blond, puis un autre et un autre
encore. De mon côté aussi quelques histoires sérieuses et pas mal
d’aventures sans lendemain. Mais durant ces 7 années et malgré les quelques
centaines de kilomètres qui nous séparent, nous avons vécu une histoire  »
parallèle  » extraordinaire.

Je ne l’ai plus revue depuis 3 ans.
Bonjour Delphine.

Manu.

Phry12@hotmail.com

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