Mamie déprime – 13 – par mlle_heleneD

Mamie déprime – 13 – par mlle_heleneD

– Valérie, Eric, je voudrais vous demander une faveur, annonça Ambre.
– Et quelle était-elle ?
– Voilà, accepteriez-vous que Jade vienne s’installer chez moi ?
– Tu aurais pu d’abord nous demander la permission, protesta Nathalie.
– Oui, je sais, mais l’idée m’est venue, là, maintenant.
– Ben voyons … Déjà que tu as pris des libertés pour aller en cours en fille, sans attendre l’autorisation. Maintenant, tu veux te mettre en couple.

Ambre baissa la tête.

– Tu te rends comptes aussi qu’Eric et Valérie vont se retrouver tout seul ?
– C’est vrai. Je n’y avais pas pensé.
– Et si Ambre venait s’installer chez nous à tour de rôle ? proposa Valérie
– Dans une sorte de garde partagée ?
– En quelque sorte.
– Mais ça suppose de déménager leurs affaires à chaque fois.
– Bah, il va arriver un moment où elles en auront trop de chaque côté.

Nathalie éclata de rire.

– Bon, pour moi, c’est d’accord. Reste l’accord unanime de tout le monde. Un contre, et c’est non, décida Nathalie.

Le vote fut rapide. Jade remplit un sac avec ses achats du jour et un autre avec de quoi aller en cours en tant que Thomas. Elle embrassa tendrement ses parents et plus passionnément sa grand-mère pour la remercier de tout ce qu’elle avait fait pour elle.

– Viens de temps en temps avec Ambre pour vous occuper de moi, dit-elle simplement.
– Sans problème !

Ambre fit de la place dans son armoire et Jade put caser ses affaires de fille. Celles de Thomas restèrent dans le sac.

Elles se démaquillèrent et, malgré l’heure tardive, firent l’amour une nouvelle fois avant de dormir.

Ambre subissait encore quelques moqueries qu’elle ignorait superbement. L’indifférence avait le même effet que le manque d’oxygène pour un feu : il finissait par s’éteindre. De plus, elle prenait soin de copier le look des autres filles, si bien que personne ne pouvait faire la différence. Thomas continuait d’aller en cours en garçon et jouait son rôle d’amoureux et de protecteur.

Valérie resta sagement à la maison, à son corps défendant, étant indisposée pour quelques jours.

Eric retrouva Michelle samedi soir et avec qui il passa la nuit. Au départ, il avait accepté de coucher avec elle pour l’aider à retrouver le moral. Aujourd’hui, il prenait un réel plaisir à lui faire l’amour et il attendait presque avec impatience le rendez-vous suivant. Plus il passait de temps avec Michelle et plus il trouvait qu’elle avait tout pour plaire. D’abord sa gouaille : elle n’était pas du genre à avoir sa langue dans sa poche, appelait un chat un chat et ne se laissait pas démonter par la moindre remarque. Elle était cultivée, diablement sexy pour son âge et osait des tenues que des jeunettes plus délurées ne mettraient pas. Enfin, au lit, elle était tout ce qu’un homme pouvait rêver : gourmande, demandeuse et sans tabous. La perle rare parmi les perles rares. Et même si Valérie cumulait toutes ses qualités, elle ne lui arrivait pas à la cheville. Bon, aux genoux.

– Bonsoir mon gendre. Comment tu vas ?
– Très bien ma chérie. Et toi ?
– Ma chérie ? Je crois que c’est la première fois que tu m’appelles comme ça, remarqua Michelle troublée.
– Et si je dis mon amour ?
– Mais Valérie ? Ta femme, ma fille ?
– Je crois que je vais la perdre tôt ou tard. Elle s’intéresse de plus en plus aux femmes.
– Je vois, répliqua Michelle avec un ton moins amical. Ta femme te délaisse et tu te dis : je vais me console dans les bras de la vieille salope.

Eric ne sut quoi dire sur l’instant. Soudain, il eut envie de la gifler.

– Tu ne comprends pas cria-t-il en la prenant par les épaules. Je suis tombé amoureux de toi. Je t’aime Michelle. Je t’aime telle que tu es, avec tes qualités, tes défauts, tes vingt ans de plus que moi. Même si Val n’avait pas viré lesbienne, je serais quand tombé amoureux de toi. Je pense à toi toutes les nuits, je pense à toi quand je fais l’amour à Valérie, je pense à toi quand je suis au travail. Je t’aime à la folie.

Michelle éclata en sanglots et vint se blottir contre son épaule.

– Je suis bien avec toi tu sais, dit-elle enfin. Moi aussi je pense à toi souvent. Mais je me dis que je n’ai pas le droit de t’aimer. Je suis la mère de ta femme, je suis vieille. Quel avenir peut-on avoir ?
– Tu n’es pas vieille mon cœur, loin de là. Beaucoup de femmes plus jeunes pourraient prendre exemple sur toi. Quant à l’avenir, je n’y pense pas. Juste au moment présent. Notre amour durera le temps qu’il durera, même si je suis conscient que ce ne sera que quelques années. Mais je veux profiter au maximum de chaque minute, chaque seconde.

Michelle se jeta sur sa bouche pour un baiser passionné, fougueux.

– Je t’aime mon Eric.
– Je t’aime Michelle.

Elle se blottit à nouveau contre son épaule. Ses inquiétudes sur les années à venir s’envolèrent. Elle avait quelqu’un à ses côtés pour éloigner sa solitude.

– Je t’invite au restaurant ?
– Où tu veux mon amour. On peut aussi rester ici. Tous les deux.
– On a tout le week-end pour ça.
– D’accord mon chéri. Je vais me faire belle.
– Tu es déjà très belle.
– Je sais. Mais maintenant, j’ai une bonne raison de prendre soin de moi.

Elle réapparu une petite demi-heure plus tard. Elle avait mis une robe relativement sage par rapport aux tenues souvent à la limite de la décence, des bas à couture et des escarpins vernis aux talons vertigineux. Son maquillage était signé sans être trop chargé.

– Tu es sublime ma chérie.
– Je te plais ?
– Tu n’imagines pas à quel point. On y va ?

Il lui offrit son bras auquel elle s’accrocha autant par amour que pour marquer sa propriété.

– Je t’aime Michelle.
– Moi aussi mon chéri.

A leur retour, le couple fit l’amour tendrement, une exception par rapport à leurs habitudes, pour sceller définitivement les sentiments qui les unissaient. Eric passa le week-end avec Michelle. Un week-end tout en romantisme.

Le dimanche soir arriva trop vite au gout des tourtereaux. Eric ne pouvait se résoudre à rentrer chez lui. Il appela Valérie qui comprit aussitôt que son mari nouait une relation particulière avec sa mère.

– Il va falloir qu’on parle, dit Valérie.
– Oui, il va falloir, confirma Eric.
– Bonne nuit mon chéri. Embrasse ma mère pour moi
– Je n’y manquerai pas. Bone nuit mon cœur.

Tous les deux savaient désormais que leur couple ne durerait pas aussi longtemps qu’ils se l’étaient promis au moment du mariage. Et aucun des deux n’avait de regret ni de remord.

Eric se tourna vers Michelle qui avait entendu la conversation.

– Tu veux que je m’installe avec toi ? demanda-t-il
– Quand tu veux mon amour. Mais le plus tôt sera le mieux.
– Demain soir, je resterai chez moi avec Valérie. Je pense que ce sera notre dernière nuit ensemble. Après je déménagerai ici.
– Parait mon chéri. Je t’aime tant tu sais.
– Je t’aime encore plus.
– Prétentieux ! répliqua Michelle en roulant sur Eric pour le couvrir de baisers.

Elle sentit la verge durcir. Elle se trémoussa jusqu’à l’enfiler dans son vagin. Elle imprima son rythme tout en regardant son amant avec un air de défi et de jouissance.

La vie de Michelle changea rapidement. Comme convenu Eric passa une dernière nuit avec Valérie. Une nuit uniquement à parler. Leur séparation fut rapidement actée. Valérie confirma son homosexualité exclusive. Si bien qu’elle ne souhaita pas faire l’amour avec son mari. Eric avoua qu’il était tombé amoureux de Michelle et qu’il souhaitait vivre avec elle, peut-être même l’épouser. Valérie n’y vit aucune objection. Au contraire, si cela rendait sa mère heureuse, alors elle l’était aussi.

Michelle, de son côté, mit fin à toutes ses activités de sénior. Elle annonça à qui voulait l’entendre qu’elle avait rencontré un homme plus jeune qui la rendait pleinement heureuse. Beaucoup de ses amis et amies lui tournèrent le dos, soit par jalousie, soit par le choc provoqué par cette relation incongrue. Une femme plus âgée que son amant n’était pas normal. Michelle s’en foutait totalement. Au contraire même : ses vrais amis, qui se comptaient sur les doigts de la main, sortirent du lot.

Avec Eric, elle retrouva son activité sexuelle débridée qu’elle avait connu avec son mari. Valérie invita le couple à déjeuner le dimanche suivant. Ambre et Jade étaient présentes.

– Papa ? Mamie ? s’étonna Jade de les voir arriver bras dessus, bras dessous
– Ton père et moi avons décidé de nous séparer, annonça Valérie.
– Je suis tombé amoureux de ta grand-mère, dit-il.
– Je me sens définitivement attirée par les femmes, ajouta Valérie.
– Ton père me donne tout ce dont j’ai besoin : la compagnie et le plaisir. C’est la solitude, plus que le sexe, qui m’a fait déprimer.
– En bien soit, acquiesça Jade. Et pour la garde partagée ?
– Rien n’empêche de la continuer.
– Ok. Maman, tu as rencontré quelqu’un ?
– Pas encore. Mais je vais m’inscrire sur des sites de rencontres. Si je ne trouve pas le grand amour, je pourrai toujours avoir quelques plan cul.
– Tu pourras toujours aller voir Maman, dit Ambre
– Et moi, je suis toujours là, dit Michelle. Ce n’est pas parce que je suis heureuse avec ton futur ex-mari que je t’oublie pour autant.
– Merci Maman. Je t’aime.
– Je t’aime aussi ma fille.

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