La bite du Père Noël par Jean-Sébastien Tiroir

 La bite du Père Noël par Jean-Sébastien Tiroir

 

Noël sans le sapin, voilà qui n’est point cool !
Mais après tout, qu’importe car j’ai déjà les boules.
Ma tendre épouse m’a quitté le mois dernier,
Refaire sa vie avec le fils du cordonnier.
C’est donc en solitaire que je ferais ma fête,
En dégustant le fruit de mes petites emplettes :
Huîtres calibrées, très bon foie gras et saumon,
Avec du bon vin, précéderont le chapon,
Bons fromages de nos régions et bûche glacée.
Puis s’il ne me vient pas l’envie de roupiller,
Devant un film osé, je me ferais branlette,
Puisque personne n’est là pour jouer de ma quéquette !
Mais voilà que tout à coup l’on sonne à ma porte.
Quel toupet d’oser m’importuner de la sorte ?
J’ouvre et découvre devant mes deux yeux étonnés
Le père Noël en rouge et encapuchonné.
C’est en fait le voisin solitaire du dessus,
Grimé ainsi afin de se faire quelques sous.
- « Mon portable et mes clés m’ont été chapardés,
Puis-je téléphoner, il me faut un serrurier ? »
- « Bien volontiers, cependant je crains que ce soir,
Ce genre de quête soit, sans de véritables espoirs. »
Il essaya, insista, mais ne trouva point.
- Je vais donc dans le froid attendre le matin.
- « Restez donc avec moi, partageons ma pitance,
Ce beau chapon est beaucoup trop gros pour ma panse. »
Nous fîmes alors de conserve fort bonne ripaille,
Buvant et plaisantant comme de vieilles canailles.
- « Maintenant que fait-on ? » Demanda le voisin,
- Un rami, une belote, un jeu de vilain ? »
- « Qu’est-ce donc ? Je ne connais point ce jeu »
- « C’est une boutade, il se pratique avec des queues ! »
- « Il me plairait pourtant d’en savoir davantage,
- Car vois-tu, je ne connais pas tout à mon âge. »
- « Je ne veux te choquer après ce bon repas,
- Je suis légèrement gay et tu ne l’es pas ! »
- « Mais, je n’ai point de tabou alors essayons ! »
- « Veux-tu vraiment de ma bonne bite dans ton fion ? »
- « Montre-la, je te dirais si elle me convient ! »
- « La voici, regarde-la et caresse la bien ! »

Oh ce qu’elle est jolie la pine de mon complice !
Bien droite et très fière avec une peau douce et lisse,
Et ce joli gland violacé qui me défie
A la manière d’une insolite pornographie.
Et goulûment, mes lèvres gourmandes l’embouche,
Me régalant de ce beau membre peu farouche.
- « Montre-moi maintenant tes fesses que je t’encule,
- En faisant tintinnabuler tes testicules ! »
Je découvris ce jour le plaisir de Sodome.
J’aime toujours autant les femmes et depuis les hommes.
La suite est moins coquine, car dans sa doublure
Le voisin retrouva ses clés. Quelle aventure !
Seul j’écoutais la télé où un pape causait :
« - En ce Noël ne commettez point de péché,
Aimez le seigneur, méprisez le superflu ! »
Je fis taire ce triste sire, criant : « Et mon cul ! »

Jean-Sébastien Tiroir 12/2017

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Une réponse à La bite du Père Noël par Jean-Sébastien Tiroir

  1. Sorenza dit :

    si je devais avoir le choix, ce serait plutôt une mère Noël qui aurait ma préférence.
    mais n’étant pas fermé à la discussion, en de telles circonstances, pourquoi pas, d’autant que j’ai déjà pratiqué ce genre de choses.

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