Diane, insoumise chasseresse par Serge Virinoviev

 Diane, insoumise chasseresse par Serge Virinoviev

Diane, insoumise chasseresse

Tu prétendis garder une virginité perpétuelle,
Toi qui jadis aida ton frère Apollon à naître,
Effarée devant toutes ces douleurs maternelles
Que ni toi ni ta sœur n’avez voulu connaître.

Vierge blanche flanquée d’Océanies et d’Asies
Tu devins avec ton arc, tes flèches assassines
La maîtresse des forêts, tuant avec frénésie,
Tantôt impitoyable, tantôt dénudée et câline.

Quand l’odeur du sang suscitait en toi le désir,
Tu désignais alors une jeune nymphe gracieuse
Qui ne pouvait te déflorer mais te faisait jouir,
Léchant ta fente mouillée de sa langue fiévreuse.

Actéon et Orion périrent du fait de tes caprices,
Tu ne fus pour les mâles qu’une utopie sexuelle
Ayant décidé avec eux d’être une dominatrice,
N’acceptant pas que leur phallus te dépucelle.

Tu t’éprenais souvent d’angéliques jeunes filles
Et fidèle à la promesse faite à ton père Jupiter
Tu ignorais les hommes et leur verge qui frétille
Préférant offrir aux naïades ton clitoris si cher.

Puis les plaisirs saphiques ne te suffirent plus
Et tu cédas malgré tout à la beauté d’Endymion,
Un jeune berger auquel tu n’opposas nul refus
Quand il se présenta à toi le sexe en érection !

Extases entre femmes mais aussi avec cet amant,
Choyés étaient ton entrefesse et ton vagin humide
Sans oublier ton bourgeon tout aussi charmant,
De lèvres féminines gourmandes toujours avide.

Serge Virinoviev

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