Martinov 16 – Professeur Martinov et le Fidélitas – 11 – Les caprices de Marianne par Maud-Anne Amaro

Martinov 16 – Professeur Martinov et le Fidélitas – 11 – Les caprices de Marianne par Maud-Anne Amaro


- Ah, au fait, j’ai cru comprendre que vous aviez l’intention de vous rendre chez Monsieur Martinov. C’est pour la même affaire ?
- Vous le connaissez ?
- C’est un ami !
- Parce que, en fait le gadget aurait deux inventeurs, votre mari et ce Martinov.
- Permettez-moi de vous dissuader de lui rendre visite. Je ne connais pas les détails techniques de ce gadget, mais je suis persuadé que ça ne vous apporterait rien.
- Si le gadget a déconné, il y a bien une raison.
- Et si c’était tout simplement un défaut d’usine ?

Dereine rejeta mentalement cette explication qui cadrait mal avec son schéma de pensée, mais n’en dit mot. Il irait chez Martinov mais s’efforcerait de rester correct.

- Vous avez sans doute raison ! Dit-il simplement.
- Evidemment, on ne se connait plus, on ne cherchera pas à se revoir, et d’ailleurs on ne s’est jamais vu. J’ose espérer que vous tiendrez votre promesse, celle de laisser mon mari tranquille.
- Une parole est une parole ! Répondit-il doctement.

Le soir, Edith brancha son mari :

- J’ai eu de la visite, un dénommé Michael Dereine, ça te dit quelque chose ?
- Rien du tout !
- Il parait que c’est un chanteur à la mode. Il est beau, mais il est con.
- Et qu’est-ce qu’il te voulait ?
- A moi, rien, c’est toi qu’il cherchait ?

Elle raconta.

- Et je suppose qu’il va revenir ?
- Non !
- Je ne comprends pas !
- J’ai fait ce qu’il fallait pour qu’il nous foute la paix.
- Humm ! J’espère que ça n’a pas été une corvée ?
- Je n’ai pas l’air traumatisée, à ce que je sache !
- Si je comprends bien cette enflure de Perronoux est en train de se faire du fric avec un truc que j’ai inventé.
- J’ai bien l’impression, oui !
- On ne peut pas le laisser faire ça !
- C’est un gros truc ?
- J’en sais rien, et d’ailleurs je m’en fous, ce que je ne supporte pas, c’est qu’il se fasse du pognon sur mon dos.
- Je crains que tu ne puisses pas faire grand-chose.
- Pas si sûr ! T’as ses cordonnées au chanteur ?
- Il m’a laissé sa carte.
- Tu peux me rendre un petit service ?
- Si c’est pas trop compliqué !

- Allo, Monsieur Dereine ?
- Oui !
- C’est Edith Framboisert
- Oh ! Quelle bonne surprise ! Répond le chanteur, incapable de dissimuler sa joie. Je croyais que nous ne devions plus nous contacter.
- Disons que j’ai juste oublié de vous demander une petite précision.
- Oui ?
- L’adresse de Perronoux vous l’avez obtenu de quelle façon ?
- J’ai fait appel aux services d’un professionnel…
- J’entends bien, mais qui vous a donné son nom ?
- Le vendeur.
- C’est la précision que j’aimerais obtenir.
- Humm, je pourrais la monnayer…
- Oui, mais vous n’en ferez rien parce que vois êtes un gentleman !
- Certes, le magasin s’appelle Extra-Plus, c’est rue Montgallet, je n’ai pas l’adresse exacte mais vous pourrez trouver…
- Merci mon biquet !

Elle l’avait appelé « mon biquet » ! Dereine était aux anges.

La parution de la presse people eut des conséquences fâcheuses, non pas sur la carrière de Michael Dereine, déjà définitivement compromise, mais sur les ventes du « Fidélitas » qui chutèrent vertigineusement. A ce point que Monsieur Liou avait souhaité rencontrer Perronoux. Son coup de fil était donc tombé à pic.

- Je n’en veux plus, après ce qui s’est passé plus personne ne veut acheter ça !
- On en a vendu combien ?
- 97 ?
- C’est tout !
- Ben oui, vous voulez voir le stock restant ?

Perronoux, méfiant par nature, contrôla effectivement le stock, il en restait 403. Il fit un rapide calcul, avec 50 € de bénéfice brut par unité, cela faisait 5000 € qui deviendraient 2500 après impôts et 1250 après le partage avec Liou. Un fiasco donc.

Il ignorait que le stock en question ne résultait pas de la première commande, mais de la dernière. Liou en avait vendu près de 2100 réalisant un bénéfice de plus de 100.000 euros.

- Je vais vous demandez un service, reprit Perronoux, si on vient vous emmerdez en vous demandant le nom de l’inventeur, ne donnez pas mon nom, je vais vous donner les coordonnées des deux concepteurs, ou plutôt non, juste un, puisque l’un des deux semble avoir disparu… voilà… : c’est Martinov à Louveciennes.
- Comptez sur moi, Monsieur Perronoux.

Un quart d’heure plus tard, Romain Framboisert pénétrait dans la boutique de Monsieur Liou.

- Bonjour, c’est vous qui vendez des « Fidélitas » ?
- Heu, nous n’en n’avons plus beaucoup, répondit prudemment Monsieur Liou qui subodorait au ton de son interlocuteur que celui-ci ne venait pas pour acheter.
- C’est fabriqué où ?
- En Chine, hi, hi.
- Et la société qui l’importe ?
- C’est moi ! Vous êtes de la police ? Il n’y a rien d’illégal dans ce produit !
- Pas si sûr ! Vous avez vérifié si cette invention était brevetée ?
- C’est mon associé dans cette affaire qui s’occupe de ça.
- Perronoux ?
- Ah ! Vois connaissez Monsieur Perronoux !
- Oui ! Il vous a dit qu’Il était l’inventeur du « Fidélitas » ?
- Oui, oui !
- C’est pas lui l’inventeur, c’est moi !
- Ah ! Vous êtes Monsieur Martinov ?
- Non je suis Monsieur Framboisert.
- Hi, hi, Monsieur Perronoux m’avait dit que vous aviez disparu.
- Monsieur Perronoux dit n’importe quoi !

Monsieur Liou prit une profonde inspiration :

- Cette affaire est un mauvais plan, les ventes avaient bien démarrées, mais maintenant ça ne marche plus. En plus, j’ai eu des plaintes, ce ne serait pas bien au point. Je vais donc arrêter la vente, j’en ai d’ailleurs informé Monsieur Perronoux !
- Et qu’est-ce qu’il a dit ?
- Rien ! Quand une affaire ne marche pas, elle ne marche pas !
- Ah ! J’espère que ce ne sont pas des paroles en l’air, parce que si je devais apprendre que la vente se poursuivait, je me verrais dans l’obligation de porter plainte.
- Rassurez-vous, j’aimerais faire un geste pour vous dédommagez, est-ce qu’il a quelque chose qui vous intéresserait dans la boutique ?
- Je crains que non !
- Je possède aussi un petit salon de massage dans le coin. Que diriez-vous d’une séance gratuite ? Un massage royal, bien entendu ?
- Pourquoi pas ?

Monsieur Liou griffonna quelques idéogrammes sur une carte et la tendit à Framboisert.

- Voilà, vous pourrez y aller quand vous voudrez.
- Merci, je vais vous prendre un exemplaire du « Fidélitas », je voudrais vérifier un truc.
- Tenez, c’est cadeau.

Agacé de toutes ces tracasseries, monsieur Liou fit rédiger par une des relations un communiqué qu’il adressa aux agences de presse.

« La société Export-plus, assurant la commercialisation du produit appelé « Fidélitas » ne saurait être tenue pour responsable des dysfonctionnement ce produit dont elle a décidé de stopper la vente suite à plusieurs plaintes de sa clientèle ». N’étant pas à l’origine de ce produit il est inutile de nous demander des précisions d’ordre technique que seul le concepteur serait apte à vous fournir et dont nous vous fournissons les coordonnées : André Martinov x rue xxx à Louveciennes (Yvelines) ».

Evidemment personne ne passa le communiqué, mais les journalistes de la presse people avait une adresse en main et se faisait fort de l’exploiter dans un article à scandales comme ils en ont le secret.

C’est ainsi que malgré l’heure tardive, le professeur Martinov ne reçut pas moins de quatre sollicitations d’interview. Sans chercher plus avant, il envoya promener ce petit monde déclarant qu’il n’avait rien à raconter d’intéressant sur aucun sujet et qu’il entendait qu’on lui fouta la paix.

Qu’à cela ne tienne, nos journaleux savent assez bien faire des papiers à partir de rien. Se propulsant dans Louveciennes, ils firent chacun de leur côté le tour des commerçants, restaurateurs et bistrotiers ouverts afin de tenter d’en apprendre davantage sur cet énigmatique personnage.

Jeudi 12 décembre

Rien bien sûr ne parut dans la presse quotidienne, mais les pages internet des magazines peoples décrivirent l’inventeur du Fidélitas comme un personnage énigmatique, méprisant, flanquée d’une secrétaire qui aurait pu être sa fille, voire sa petite fille et surtout refusant de s’expliquer après avoir lancé sur le marché un produit fantaisiste responsable de la séparation de plusieurs couples !

Vendredi 13 décembre

Oscar Lichtenberg paraissait préoccupé. Il s’affala dans le fauteuil réservé aux visiteurs en affichant un sourire forcé.

- Voilà ! Indiqua Martinov en tendant une grande photo à son vis-à-vis.
- Stupéfiant ! Mais pourquoi cette photo ? Où est l’original ?
- Je l’ai stocké chez une amie, je n’avais pas la place ici pour faire des essais, elle a un petit jardin, vous pourrez l’essayez, elle nous attend, je l’ai prévenu.
- D’accord ! Vous n’avez pas eu trop de mal ?
- Disons que pour la grande roue, ce n’était pas évident…
- Mais vous vous en êtes bien sorti.
- Je pense…
- Vous l’avez essayé ?
- En fait c’est mon assistante qui l’a essayé.
- Ah ! Et elle va venir avec nous ?
- Si vous le souhaitez.

Martinov appelle Béatrice, rapides présentations au cours desquelles Oscar la déshabille du regard. Elle en a l’habitude.

- Félicitations, mademoiselle, vous êtes charmante.
- Charmante et libérée, mais très sélective ! Répond-elle avec un sourire désarmant.

Oscar cherche une bonne réplique mais n’en trouve pas. Du coup il prend un air contrit pour aborder la suite :

- J’aimerais qu’aucune publicité ne soit faite sur la réparation de cet engin. Je vous ai apporté un petit avenant que j’aimerais que vous me signiez.

Martinov prit le papelard :

« Je soussigné… déclare m’engager par la présente à m’abstenir d’évoquer par écrit, enregistrement ou tout autre procédé, la prestation de service effectuée pour le compte de Monsieur Oscar Lichtenberg, ainsi que la simple mention de l’identité de ce dernier… »

- C’est pour le moins vexant ! Vous me l’auriez demandé comme ça, entre quatre yeux, je ne dis pas, mais là, non ! S’indigne le professeur.
- Je suis désolé…
- Et si je ne signe pas, vous faites quoi ? Vous allez me laissez votre engin sur les bras, vous en avez payé déjà payé la moitié si je ne m’abuse ?
- Votre travail sera payé conformément au contrat d’origine. Et je vous offre 500 euros de plus si vous acceptez de me signer cet avenant.
- Non, mais faudrait peut-être nous expliquer, on n’a pas la gale, à ce que je sache ! Intervient Béatrice d’un ton assez énervé.
- Je dois vraiment me justifier ? Je pensais que vous comprendriez…
- Qu’on comprendrait quoi ? Pour l’instant on ne comprend rien du tout.
- Si je vous suis bien, l’affaire Dereine ne vous dérange pas ?

Martinov et Béatrice ouvrirent de tels yeux qu’Oscar ne put que réitérer ses propos.

- Ben oui, l’affaire Dereine… C’est bien de vous qu’il s’agissait, non ?
- Ben, je ne crois pas, non !

Il est de plus en plis perplexe, Oscar !

- Et le « Fidélitas », ça vous parle ?
- Non ! C’est quoi ?
- Bon, je n’y comprends plus rien. Vois n’avez pas eu Michael Dereine comme client ?
- Ce nom ne me dit rien, mais parfois les gens qui viennent ici dissimulent leur véritable identité.
- Nous y voilà ! Je suppose que vous ne lisez pas les pages people sur Internet ?
- Ben, non !
- Vous auriez un homonyme ?
- Première nouvelle ! Mais si vous nous disiez ce qu’est cette affaire comment déjà ?
- Dereine. Il s’appelle Dereine. Un type a acheté un dispositif, le « Fidélitas », c’est un gadget qui s’adapte sur la culotte des dames et qui est censé enregistrer les différences de températures, le conjoint peut analyser le gadget sur son ordinateur, les périodes de chute de températures c’est quand la dame a enlevé sa culotte, donc suspicion d’adultère…

Martinov et Béatrice croisent leur regard, ils viennent de comprendre.

- Je vois ce que c’est, sauf que je ne suis pas l’inventeur de ce gadget, répond le professeur, nous nous sommes contentés de bricoler un simple étui de protection contre les lavages en machine !

La tronche d’Oscar !

- N’empêche que ça ne marche pas…

Et Oscar raconte la version de Dereine arrangé par la presse people.

- On a pourtant fait des tas de tests, mais on ne peut jamais être sûr à 100 %. D’autant qu’on nous a dissimulé le véritable usage du dispositif, on nous a fait croire qu’il s’agissait d’une mystérieuse application paramédicale. Et en plus le type ne nous a même pas payé…

Et Martinov déballe toute l’histoire.

- Mais comment mon nom a pu apparaître ? S’étonne-t-il en conclusion.
- Je n’en sais rien, mais tapez « Martinov » sur un moteur de recherche et toute l’affaire apparaît dans les premiers résultats.
- C’est ce connard de Perronoux ! Intervient Béatrice.
- Qui est-ce ? demande Oscar.
- Le client voleur, nous ne sommes pas arrivés à retrouver sa trace. Reprend-elle.
- Mais pourquoi balancer notre nom ? S’interroge Martinov.
- Il se défausse, et comme il croit Framboisert inaccessible, c’est sur nous que ça retombe.

Oscar tire une drôle de tronche.

- Je ne voyais pas du tout l’affaire de cette façon. Dit-il en déchirant son projet d’avenant. Je ne sais pas trop quoi faire pour me faire pardonner mon attitude. Déjà, je vous paie le restaurant à midi, il doit y avoir de bons restaurants dans le coin, non ?
- Laissez tomber. On va aller chercher votre joujou…

La draisienne avait été stockée dans le grand jardin de « la Marianne », la jolie veuve du grainetier. Celle-ci avait tendance à se considérer comme la maîtresse exclusive du professeur Martinov. Ce dernier s’était toujours arrangé pour que Béatrice et Marianne ne se rencontrent pas, mais quand il avait voulu essayer la Draisienne dans les allées du jardin, il s’avéra incapable de tenir en équilibre sur ce machin. Et comme Marianne n’avait aucune envie de servir de cobaye, il fallut bien solliciter Béatrice.

Comme le craignait le professeur Martinov, Marianne avait accueilli fort froidement Béatrice, lui faisant sentir qu’elle n’était pas la bienvenue. Et aujourd’hui ça risquait de recommencer…

Béatrice prit Martinov à part :

- Tu récupères le vélo et on fait la démo ailleurs, pas chez Marianne.
- Allons, allons, le client va trouver ça bizarre.
- Attends, qu’est-ce que je lui ai fait à ta Marianne ? On dirait qu’elle veut me bouffer !
- C’est juste l’affaire de cinq minutes.
- Pfff !

Ils s’engouffrèrent dans la voiture d’Oscar et débarquèrent donc tous les trois chez Marianne. Celle-ci les accueillit plutôt cordialement sans cacher un subit intérêt envers Oscar Lichtenberg dont le physique de play-boy sur le retour ne la laissait pas indifférente.

- Suivez-moi c’est par là ! Indiqua Marianne en tortillant du croupion.

Elle conduit le petit groupe vers une cabane à outils. Sur le seuil un magnifique chat roux ronflait comme un bienheureux.

- Oh ! Le joli chat ! S’exclama Oscar !
- C’est une chatte, cru bon de préciser Marianne.
- Ah ! J’adore les jolies chattes ! Répondit-il, quasiment par réflexe.

Echange de regards entre Marianne et Oscar. La femme rougit légèrement en imprimant un léger sourire. L’homme fait une petite mimique complice. Tout cela n’a duré quelques secondes.

On sort le vélo, Béatrice grimpe dessus et fait un bref aller-retour dans l’allée. Oscar est satisfait. L’affaire est donc terminée… C’est alors que Lichtenberg s’adresse à Marianne.

- J’ai un vieux tonton qui habite dans le coin, je vais passer voir s’il est là, je vais lui faire la surprise. Si vous en êtes d’accord, je viendrais prendre le vélo après.
- Mais c’est comme vous le voulez, cher monsieur, répond l’intéressée.
- Je vous laisse, Monsieur Martinov. Et je vous prie d’accepter de nouveau mes excuses pour ce que vous savez…
- Heu, le règlement…
- Le voici, l’enveloppe était prête. Je vous dois un restaurant…
- Mais, non…
- Mais si, d’ailleurs j’ai une petite commande supplémentaire à vous proposer, il faut que je vous en parle. Voulez-vous que je vous raccompagne ?
- Non, non, on va marcher à pied !
- Au revoir professeur, au revoir Mademoiselle, votre sourire va ensoleiller ma journée.

La voiture démarra.

- Quel phénomène ! Le coup du vieux tonton… C’est vraiment n’importe quoi ! Il a carrément envie de sauter Marianne. S’amusa Béatrice.
- Oui, et je crois bien qu’elle n’est pas contre !
- Ça a l’air de t’embêter mon petit professeur ?
- Mais pas du tout, je serais assez mal placé pour être jaloux !
- N’empêche que ça t’embêtes un peu quand même !
- Oh ! Mais tu m’énerves, tu cherches la fessée !
- C’est plutôt toi qui en mérite une !
- Et pourquoi donc ?
- Pour m’avoir obligée à venir chez Marianne.
- D’abord, je ne t’ai pas obligé, ensuite, elle n’a pas été désagréable avec toi…
- Evidemment, elle était occupée à mater ce vieux beau. Si je te dis que tu mérites une fessée, c’est que tu mérites une fessée.
- Autrement dit, c’est inutile que je discute.
- Absolument inutile !

A peine rentrée chez Martinov, Béatrice se débarrassa de son pantalon et de son string.

- On dirait que tu es vraiment pressée que je te rougisse les fesses.
- Oui, ça m’amuse et puis je suis toute excitée !
- Et on peut savoir pourquoi ?
- Ben la situation, le mec qui invente un stratagème d’étudiant pour baiser la Marianne, et toi qui n’ose pas t’avouer que tu es jaloux.
- Tu exagères, c’est de la provocation !
- Oui, mais j’assume !
- Je te préviens, je risque de frapper fort !
- Oh ! J’ai peur !

Martinov s’assit sur une chaise et ordonna à Béatrice de se coucher sur ses cuisses. Et il commença à taper à la volée.

- Tiens, mauvaise fille !
- Hi ! Hi !
- Et ça te fais rire en plus ! Tiens !
- Aïe !
- Tant que tu me supplieras pas d’arrêter, je vais continuer !
- Tu peux te brosser pour que je te supplie !

Les coups continuaient de pleuvoir, mais Béatrice y trouvait son plaisir et si le cul vira rapidement à un rouge de plus en plus foncé, sa chatte répondait en produisant une mouille abondante qui finit par humidifier le pantalon du professeur.

- Mais tu me pisses sur le pantalon ?
- Je ne pisse pas, je mouille !
- Mais enfin…
- Ben tu changeras de pantalon, tu en as d’autres, non ?

Martinov fit se relever Béatrice puis en fit de même. Il retira son pantalon, pendant que la jeune chimiste recherchait un miroir pour vérifier l’état de son postérieur.

- J’y ai été un peu fort, non ? S’excusa le professeur.
- C’est de ma faute, j’aurais dû te dire d’arrêter, mais j’étais trop excitée, d’ailleurs je le suis encore, tu me finis avec ta langue, je te ferais une pipe après.

Martinov plongea alors sa langue dans la chatte baveuse.

- Vite, vite fais-moi jouir !
- Y’a pas le feu !
- Si ! Y’a le feu !

Puisqu’il y a urgence, il la léchera plus longuement une autre fois ! Sa langue titille et aspire le clito. La jouissance de Béatrice est fulgurante, elle hurle… mais de ça Martinov en a l’habitude.

Il se redresse, attend bêtement qu’elle le rejoigne. Il se sent un peu ridicule, en veste, chemise et nœud papillon en haut, et rien du tout en bas.

Béatrice le rejoins enfin, s’approche. Ils s’échangent alors le plus doux des baisers. Martinov est à ce moment-là le plus heureux des hommes, il ne pense même plus à la pipe qui lui a été promise.

- Ah ! Mon petit professeur ! Quelle chance j’ai eu de te rencontrer ! T’es un sacré bonhomme !
- J’ai un petit creux, je suppose que tu vas prendre une douche avant de manger.
- Absolument !

Et elle s’amuse à lui tripoter sa verge, maintenant demi-molle, mais qui reprend rapidement de la vigueur.

- Mais d’abord la pipe promise ! Ajoute-t-elle en se mettant en position.
Oscar revint chez Marianne au bout d’un petit quart d’heure, après avoir acheté des capotes dans une pharmacie voisine.

- Déjà ! Votre tonton n’était donc pas là ?
- Non, il doit être parti aux champignons !
- En cette saison ? Il ne risque pas d’en trouver beaucoup.
- Certes, j’avoue avoir utilisé un stratagème très cavalier, je sais bien sûr que vous n’êtes pas dupe. Alors soit je prends mon vélo et on ne se reverra plus, soit…
- Soit quoi…
- Vous voulez ou pas ?
- J’ai le droit d’hésiter ?
- Je constate que vous ne dites pas non !
- Vous allez me prendre pour qui ?
- Je ne vous connais pas, et je ne juge pas les gens que je ne connais pas. Mais je ne vois pas pourquoi j’aurais un jugement négatif envers une femme qui n’a rien contre le plaisir.
- Vous savez parler aux femmes, vous !

Marianne se recula instinctivement alors qu’Oscar se rapprochait. Il resta sur place se contentant d’éclairer son visage d’un sourire charmeur.

- Depuis la mort de mon mari, je n’ai pas connu beaucoup d’hommes…

Elle allait continuer, lui dire qu’elle avait une liaison, sans lui dire avec qui, mais se dit que raconter sa vie en ce moment avait quelque chose d’incongru. Elle soupira un grand coup avant de prononcer son accord.

- Je suis à vous !
- Non, vous n’êtes pas à moi, nous allons être l’un à l’autre pendant une heure ou deux.
- Vous… Vous voulez que je me déshabille ?
- C’est comme vous voulez, mais autant être à l’aise, non ?
- Vous risquez d’être déçu !
- Non, parce que vos yeux et votre sourire ne m’ont pas déçu.
- Baratineur !
- Allez à poil… S’il vous plaît !
- J’apprécie votre courtoisie, mais ne vous gênez pas avec moi, demandez et je ferais.

Oscar comprit alors que Marianne aimait être dominée, voilà qui allait ajouter du piquant à cette rencontre.

Marianne s’était débarrassée de son haut et de son soutien-gorge, dévoilant ses gros sens laiteux que les outrages du temps s’étaient contentés d’alourdir quelque peu.

- J’enlève tout ?
- Non reste comme ça pour le moment. Tu aimes sucer ?
- Oui !

Elle se rendit compte alors que sa réponse pouvait être interprétée comme trop timide, alors elle reformula.

- Oui, j’aime sucer les bites !

Effectivement ces propos formulés avec les yeux brillants ne pouvaient qu’ajouter à l’excitation d’Oscar. Sans se presser, il se déshabilla, il prit bien soin de laisser son pantalon dans ses plis en le posant sur un dossier de siège. Il enleva aussi ses chaussettes.

« Pourquoi faire ? » S’en étonna Marianne.

- Maintenant suce ! Suce-moi la bite !

Elle attendit quelques instants avant de sortir sa langue, elle la regardait, la caressait, la cajolait avec un vif regard de contentement.

- Elle est belle ! Finit-elle par dire.
- Tu es gentille !

Enfin sa langue vint lécher légèrement la base du prépuce avant de s’engager sur le gland jusqu’au méat.

- C’est bon ! Commenta Oscar dans un soupir !

La bite est maintenant dans la bouche, Marianne prodigue une fellation classique en va-et-vient mais appliquée. Elle ne se sert pas de la profondeur de son palais préférant serrer la verge de ses lèvres.

Sa main gauche ne reste pas inactive et flatte ses testicules.

- C’est bon ! Tu suces bien ! Murmure Oscar, agréablement surpris par la qualité de la prestation.

Le compliment touche Marianne. Oscar est un gentleman et elle sait qu’il n’osera pas lui demander combien elle a eu d’amants. Pourtant elle aurait pu lui répondre qu’elle n’en avait eu que très peu et que feu son mari avait autant de raffinement au lit qu’un lapin reproducteur. Elle aurait aimé lui répondre que ce qu’elle savait faire, elle l’avait appris avec un seul homme et même qu’en ce moment elle n’avait absolument pas l’impression de le tromper puisque ce trip n’était que purement physique.

- Je suppose que vous ne souhaitez pas en rester là ! Lui suggéra-t-elle en se redressant.
- Hé ! Répondit Oscar d’un ton égrillard.
- La chambre est par là !

D’autorité elle finit de se déshabiller en adressant ses plus beaux sourires à ce partenaire imprévu. Elle le regardait, c’était un bel homme, charmant, bien foutu, distingué, correct, en plus il sentait bon et avait une bien jolie bite. Le genre de bonhomme qui ne devait avoir aucun mal à tomber les filles. Qu’est-ce qui lui avait donc trouvé de si extraordinaire pour qu’il la drague ainsi ? Une tocade ! Rien qu’une tocade ! Dans une heure, il partirait, disparaissant définitivement de sa vie.

Elle grimpa sur le lit, Oscar en fit de même et commença à s’intéresser à sa chatte.

- Il y a un truc que j’aime bien… Commença-t-elle.
- Oui ?
- Vous allez me prendre pour une tarée.
- Je ne pense pas, j’ai les idées très larges.
- C’est quand même spécial.
- Ha l Ha ! Alors c’est quoi ?
- J’aime bien qu’on m’attache !
- Ce n’est pas un problème ! On fait ça tout de suite ?
- C’est comme vous voulez… Mais en fait j’aimerais bien tout de suite.
- On fait ça avec quoi ?

Sans répondre, Marianne se pencha de façon à ce que sa main droite puisse atteindre le dessous du lit d’où elle dénicha deux foulards.

- Il n’y en a que deux ! Fit remarquer Oscar.

Elle le savait bien, avec le professeur Martinov, elle demandait à se faire bondager à l’aide de cordelettes qu’elle conservait dans une boite en osier (voir Pr Martinov et le gaz de soumission) mais n’osait pas aller jusque-là avec son amant du jour.
– Oui, c’est juste pour les mains. Une à chaque coin.
- D’accord, on va faire comme ça ! Et après ?
- Après tu me fais ce que tu veux, je suis ta chose, ta salope, ta putain…
- Tout ça !
- Ben, oui, on peut délirer, non ?

Avec le professeur Martinov, elle se faisait attacher mais n’avait jamais osé lui demander de la traiter de toute une collection de noms d’oiseaux !

Oscar lui attacha donc les mains et la contempla ainsi soumise pendant quelques instants.

- Vas-y baise-moi ! Supplia Marianne, complétement déchaînée.
- Pourquoi être si pressée, tu ne veux pas que je te lèche la minette avant !
- Si, si mais il y a un petit problème.
- Un problème ? S’étonna Oscar soudain un peu inquiet.
- Oui, tu vas être gentil, tu vas aller dans la salle de bain, c’est juste à droite, et tu vas rapporter une grande serviette de bain, c’est sous le lavabo !
- Une grande serviette ?
- Ben oui, j’ai pas envie d’inonder le lit !
- Ah ! Dit alors Oscar qui venait de comprendre.

Il installa donc la serviette sous les fesses de la Marianne et pu alors commencer à lui taquiner le bourgeon de sa langue gourmande.

Oscar adorait le goût des foufounes, lorsqu’elles répandaient leurs sucs intimes au léger goût de miel, et là il était servi, la dame coulait beaucoup. Quant à son clito, il se mit à pointer de manière si effronté qu’Oscar ne put faire autrement que le pourlécher vaillamment. Il y mit une telle frénésie que bientôt la veuve du grainetier poussa des cris de chatte de gouttière en chaleur et fit jaillir de son sexe beat un geyser de mouille.

Oscar qui pourtant en a vue d’autres en reste tout impressionné.

Tout en sifflotant une chansonnette qu’il doit être le seul à connaitre, il enfile un préservatif et fait gaillardement pénétrer sa bite dans la trappe d’amour de sa partenaire provoquant d’incongrus bruits de floc-floc.

- Encule-moi, encule-moi ! Supplie alors la Marianne.

L’idée n’est pas pour déplaire à Oscar qui se demande cependant quelle position il va bien pouvoir adopter. Supposant que sa partenaire ne souhaite pas être détachée (puisqu’elle ne l’a pas demandé), il lui fait alors relever les jambes…

« Voilà pourquoi elle ne voulait pas qu’on lui attache les pieds ! »

Oscar n’a aucun mal à entrer, et au comble de l’excitation pilonne Marianne avec l’ardeur d’un marteau-piqueur. Celle-ci rouge comme une tomate dégoulinante de sueur et de mouille se met à crier comme une damnée. Le plaisir d’Oscar monte, il continue, tandis que le sang lui monte au visage et jouit en poussant un râle.

Il s’effondre, il s’écroule sur Marianne qui repose ses jambes brusquement, puis il lui fait plein de petits bisous. Oscar est un sentimental.

- T’as dû me prendre pour une vraie salope ! Intervint-elle, D’habitude, je ne suis pas comme ça.
- Ne t’inquiètes pas ma bibiche, on s’est donné du plaisir, c’est le principal, le reste on s’en tape !

Oscar en galant homme souhaita emmener Marianne au restaurant. Elle refusa mais proposa à son amant du jour de partager un reste de coq au vin et d’ouvrir une « bonne bouteille ». Il accepta.

- Je suppose que nous ne nous reverrons plus ! Annonça-t-elle avec une pointe de dépit.
- Si, peut-être une fois. Si vous en êtes d’accord je vais laisser mon vélo ici, il faut que je retourne chez Martinov pour lui demander quelques améliorations, je le récupérerais après.
- Bien sûr !
- J’ai un de ces coups de barre, moi !
- Si vous désirez faire une sieste… mon lit est encore à votre disposition.
- Ça ne vous dérange pas ?
- Mais non !

 

à suivre…

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3 réponses à Martinov 16 – Professeur Martinov et le Fidélitas – 11 – Les caprices de Marianne par Maud-Anne Amaro

  1. Ripert dit :

    Ce chapitre nous fait découvrit une autre facette du personnage de Martinov, j’ai trouvé, ça à la fois intéressant, très excitant et touchant.

  2. sapristi dit :

    Ce chapitre constitue une sorte de parenthèse dans les aventures du prof. Martinov et je crois qu’il faut être coutumiers de ses récits pour en savourer le sel. En ce qui me concerne j’ai énormément apprécie.

  3. Muller dit :

    Ah, ah ! nous faisons connaissance avec la Marianne, la maîtresse de Martinov ! Et c’est toujours aussi biené crit, toujours aussi bandulatoire. Que du bonheur !

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