L’odyssée de Zarouny (Vargala 3) – 39 – Destins éparpillés par Nicolas Solovionni

L’odyssée de Zarouny (Vargala 3) – 39 – Destins éparpillés par Nicolas Solovionni

– Le repas était excellent ! Tint à dire Héka à qui on avait appris les bonnes manières.
– La bouffe est le second grand plaisir de notre courte vie ! Répondit doctement le gouverneur.
– Et le premier ? Demanda Héka, d’un air faussement innocent et se rendant compte par là-même qu’elle s’engageait sur un terrain glissant.
– D’après vous ?
– Le sexe peut-être ?
– Bonne réponse ! Ah, voici le thé, merci Titien.

Héka s’étonna de ce prénom masculin.

– C’est un garçon ! précisa Denzel, je l’ai engagé il a un mois ou deux, le temps passe tellement vite, je lui ai proposé de le féminiser un peu, il n’a pas été contre, d’ailleurs ça l’amuse. Reste là Titien, voulez-vous le voir mieux, Héka ?

« Attention, dans cinq minutes on partouze ! Quoi que ça ne dépend que de moi, je suis la maîtresse du jeu, si je n’accroche pas, il ne se passera rien, mais, je n’ai pas envie non plus de jouer les rabat-joie. »

– Vous savez, je suis curieuse de nature, mais je m’en voudrais de mettre, comment dire, votre servante ?
– C’est le bon terme.
– Bref, je ne voudrais pas la mettre dans l’embarras.
– Ce ne sera pas le cas, Titien montre un peu à madame comment tu es en dessous ?
– Il ne parle pas ?
– Si, mais pas beaucoup, c’est un taiseux !

Titien retire sa petite robe de soubrette, et comme il n’a pas de culotte, le voilà à poil avec la quéquette à l’air. Sa peau est très blanche et intégralement rasée. Héka ressent un curieux trouble la gagner.

– Il est très cochon, il adore sucer des bites et il fait ça très bien, parfois c’est moi qui le suce ! On s’amuse comme on peut !
– Vous m’aviez caché ça, Monsieur le gouverneur.
– Nous nous sommes vu trop peu de temps ! Vous aimeriez le caresser ?
– Je ne sais trop !
– Et moi, savez-vous que j’ai une envie folle de caresser vos jolis bras. Je peux ?
– Faites donc !

Spectacle insolite : Denzel caresse les doux bras d’Héka. Titien s’est approché très près d’elle sur sa droite et se tripote mollement sa bite, pour l’instant peu raide. Quant à Georgia, elle ne fait rien sinon s’amuser de la scène.

– Caressez-le, juste un peu ! Suggère le gouverneur.

Alors, saisie d’une irrésistible pulsion, Héka avance sa main vers la bite du travesti et esquisse quelques mouvements de masturbation. Du coup la queue se met à bander joliment.

« Trop envie de le sucer, mais si je le fais, c’est l’engrenage ! Alors je le fais ou je le fais pas ? »

Fausse hésitation puisque son visage s’avance lentement vers le service trois pièces du travesti, attendant une réaction qui ne se manifeste pas.

Alors elle prend le membre en bouche et commence à le sucer. La bite est salée dégageant une légère odeur d’urine qui n’est pas pour déplaire à la jeune femme.

Intrigué parce que ne sentant plus les mains du gouverneur, elle se redresse et découvre Georgia passée derrière ce dernier et occupée à lui pincer les tétons.

Echanges de regards complices.

– Mets-toi donc à l’aise, lui suggère Georgia.
– On va tous se mettre à l’aise ! Renchérit le gouverneur.

Tout le monde se déshabille très vite.

« On fait quoi maintenant ? »

Héka aurait bien sucé le gouverneur, mais Georgia occupe déjà le terrain, gobant avidement en de rapides allers et retours la bite de l’édile local.

« Qu’à cela ne tienne, une bite, ça peut fort bien se sucer à deux ! »

Et voilà nos deux coquines en train de prodiguer une pipe à deux bouches tandis que ce dernier suce la queue du travesti.

Le ballet des bouches est infernal, c’est tantôt l’une, tantôt l’autre ou alors en simultané, l’une gobant les couilles, l’autre léchant le gland.

– Doucement les filles, je ne veux pas partir trop vite !

On se dégage, Georgia cherche la bouche d’Héka qui ne se dérobe pas.

Une petite pause qui permet à tout ce petit monde de se désaltérer, sans trop chercher à savoir quelle sera la suite.

– Je vais pisser ! S’exclame Georgia, ça intéresse quelqu’un ?

Héka se rend compte alors que tous les yeux sont tournés vers elle.

– Vois jouez à quoi, là, exactement ? Demande-t-elle avec un air faussement innocent.
– Tu aimes les jeux de pipi ? Demande Georgia.
– Je n’ai rien contre !
– Tu veux boire ma pisse ?
– Ça peut m’amuser !
– Alors couche toi par terre. Le sol est auto-nettoyant ! Génial, non ?
– Moi aussi, je pisserais bien ! Annonça Titien.

« Miracle, il parle ! »

– Chacun son tour ! Intervint le gouverneur.

Georgia se met en position enjambant Héka à la hauteur de son visage

Georgia est une experte en ce domaine, elle sait parfaitement maîtriser son envie, aussi ne pisse-t-elle pas en continue mais en jets saccadés. Son urine est assez claire ce qui fait qu’Héka peut en boire beaucoup.

Beaucoup mais pas trop non plus, au bout d’un moment, elle fait signe à la pisseuse qu’elle est à satiété. Georgia s’empare alors d’un verre et y termine sa miction.

– Ben, et moi ! Se lamente Titien.
– Désolée, j’ai plus soif !
– Il peut éventuellement vous arroser la poitrine ? Suggère le gouverneur
– Sur mes nénés, oui, je veux bien.

Le travesti se met alors à pisser d’abondance visant tantôt le sein gauche, tantôt le sein droit avec la décontraction d’un jardinier arrosant son parterre de salades vertes.

Georgia et le gouverneur vinrent ensuite, chacun d’un côté lécher le bon pipi déposé par Titien en ne manquant pas de titiller au passage les jolis tétons érigés de la belle.

On se relève, Georgia présente en l’écartant son joli popotin à Héka.

– Ça te dirait de me le lécher ?
– Ça me dirait !
– Il n’est pas forcement nickel !
– Pas grave !

Effectivement, la belle Georgia avait dû s’essuyer avec un courant d’air après avoir fait quelque besoin. Mais Héka n’en avait cure et se régalait de ce goût âcre et capiteux, léchant sans problème les quelques traces douteuses entourant ce charmant œillet brun.

De son côté, le gouverneur se faisait sucer la bite par Titien. Mais au bout d’un moment il se dégagea.

– Héka, venez donc trinquer avec moi !
– J’arrive, monsieur le gouverneur.
– Le cul de Georgia était-il à votre goût ?
– Délicieux, monsieur le gouverneur !
– Voyez comme ce jeune inverti m’a bien fait bander la bite.
– En effet, elle a fort belle allure !
– Elle vous tente ?
– Ma foi, je crois que je la verrais bien dans mon cul !
– Eh bien, voici un souhait que je vais adorer exaucer.
– Maintenant ?
– Oui, car il faut user de la bite quand elle est chaude !
– C’est un nouveau proverbe ?
– Je viens de l’inventer !

Alors Héka s’accroupit en levrette sur le sol encore trempé d’urine, offrant et cambrant son superbe cul à la jolie bite noire du gouverneur.

Mais ce dernier avait l’intention de faire durer le plaisir. C’est donc avec sa langue qu’il commença à solliciter le délicat œillet brun de la jolie rousse. La langue étai agile et œuvra si bien que l’anus finit par s’ouvrir ce qui permit à Denzel de se régaler de ces saveurs si particulières.

Vint ensuite un doigt fureteur qui se mit à coulisser et à touiller dans cet étroit orifice. Quand il le ressortit, il le lécha avec un air ravi.

Sa bite raide n’eut ensuite aucune difficulté à pénétrer dans le tunnel intime. Et alors qu’il commençait à pilonner, il invita Titien à s’emboîter derrière lui. Ainsi l’enculeur se faisait enculer, il ne fallut que quelques instants pour que les mouvements de bite se synchronisent, mais ensuite tout alla bien. Le joyeux trio emplissait la salle à manger de « hi » et de « han ».

Georgia présenta sa chatte à lécher à Héka. Opération hasardeuse tant ça poussait derrière d’autant que la cadence s’accélérait. Héka ne tarda pas à crier son plaisir, tandis que le gouverneur ne pouvant puis se retenir lâchait sa purée avec un cri d’ours piqué par un essaim d’abeilles.

Il se retira, la bite gluante et polluée. Héka se retourna pour la nettoyer de sa bouche.

– Ne vous croyez pas obligée !
– Ce sera un plaisir ! Répondit la jeune femme.

Titien bandait toujours mais n’avait pas joui, constatant que personne n’avait l’intention de s’occuper de lui, il se souvint alors de son rôle de soubrette et se mit à débarrasser la table.

Quant à Georgia, maintenant étendue à même le sol, les jambes écartées et le sexe ouvert, elle se masturbait frénétiquement. Alors Héka, bonne fille, vint l’aider de sa langue.

Lorsque Georgia eut obtenu le plaisir qu’elle avait sollicité, le gouverneur l’invita discrètement à quitter les lieux.

– Parce que pourquoi ? Protesta-t-elle
– Fais ce que je te dis, ma poulette ! Se contenta-t-il de répondre en lui flattant le popotin.

Elle s’en alla mais non sans avoir roulé une pelle à Héka :

– T’es trop bonne, toi ! J’espère qu’on se reverra dit-elle en s’éclipsant.

Denzel va pour se rhabiller quand il se ravise et interpelle Héka.

– On pourrait peut-être prendre une douche ?
– C’est pas de refus.
– La soirée vous a plu ?
– Super !
– Ne me faites pas une réponse de politesse.
– Mais pas du tout, les mets étaient succulents, le vin sympa, quant à la suite, je me suis bien éclatée !
– Alors tout va bien ! Après votre douche je vous ferai raccompagner en ville, à moins que vous préfèreriez rester coucher ici.
– Je ne voudrais pas abuser !
– A tout hasard, je vous ai fait préparer une chambre, il y en a pas mal de libres ici. Ma résidence est quelque peu surdimensionnée.
– C’est à dire…
– Elle pourrait être à votre disposition de façon permanente, Juliana a déjà la sienne, mais elle ne l’utilise pas beaucoup, son hôtel l’accapare beaucoup, elle aurait besoin de quelqu’un pour l’aider, une associée.
– Ah ! Répondit la jeune femme, ne voyant pas trop où son interlocuteur voulait en venir.
– Je vais vous faire un aveu, j’adore la compagnie des jolies femmes !
– Ça, je crois que je l’avais compris.
– Peut-être pas complétement si vous le permettez.

Héka devint de plus en plus perplexe.

– Je n’ai aucun mal à trouver. Etre la petite amie, ou même l’une des petites amies du gouverneur offre tellement d’avantages… Mais je profite assez peu de la situation, je dis bien « assez peu », je n’ai pas dit « pas du tout ».
– Je comprends.
– Il se trouve que vous, vous ne demandez rien, vous souhaitez même quitter la planète…
– Vous en savez des choses !
– Juliana m’a raconté, mais ne prenez pas ça pour de l’indiscrétion, vous allez comprendre.
– Je voudrais bien en effet.
– Vous allez faire quoi sur Vargala ? Vous n’en savez rien et il n’est pas impossible que vous tombiez dans la dépression…
– Ne vous inquiétez pas pour moi.
– Je vous propose un deal. Je vous l’ai dit, Juliana a besoin d’une associée, l’hôtel n’est pas en très bon état, il nécessite des réparations, je les prendrais entièrement à ma charge. Vous aurez un boulot, vous ne serez pas seule, et puis si vraiment ça ne vous branche pas, vous pourrez toujours lâcher l’affaire quand vous le souhaitez.
– Humm, et en échange…
– Vous viendrez me faire un petit coucou de temps en temps, un peu comme le fait Juliana. Alors ?
– Je vais rentrer, vous aurez une réponse demain !

Titien l’attendait sur le pas de la porte.

– Madame, je voudrais vous dire et vous demander quelque chose.
– Je t’écoute.
– Vous êtes très belle. J’ignore si nous nous reverrons, mais si ce n’était pas le cas…
– Tu ne parles plus ?
– Juste un bisou, s’il vous plait ?
– Mais bien sûr, mon biquet !

En rentrant à l’hôtel elle trouva Juliana en train de finir du rangement.

– C’était bien ta petite soirée ? Lui demande cette dernière sur un air faussement innocent.
– C’était un piège, non ?
– Un piège ?
– Tu m’as envoyé toute seule chez le gouverneur afin qu’il me mette le grappin dessus. Comme ça je deviens l’une de ses poules et toi tu te trouves une associée ! Tu ne crois pas que c’est un peu gonflé comme plan ?
– J’ai essayé ! Tant pis pour moi si ça n’a pas marché ! Répondit Juliana devenue brusquement très pâle.
– Qui te dit que ça n’a pas marché ?
– Tu… Tu acceptes ? Je…

La suite se perdit dans un sanglot, les deux femmes s’étreignirent.

– Bien sûr que j’accepte, mais on ne le dira au gouverneur que demain. Si on veut le manipuler un peu, il faut mieux le faire lanterner.
– Tu veux partager ma chambre ?
– Pourquoi pas ? Mais ce soir ce sera dodo, j’ai eu ma dose. Qu’est-ce qu’il encule bien, Denzel !
– T’as raison !

Novassa

De nouveaux troubles éclatèrent sur Novassa, la papesse Dini disparut dans la nature et le chaos et l’anarchie s’y installèrent durablement, la gynarchie s’écroula mais conservait toujours ses partisanes. Des hommes libérés des quartiers réservés ne trouvèrent rien de mieux pour fêter l’événement que de s’armer de manches de pioches, de barres de fer et autres objets contondants et de commettre quelques massacres absolument gratuits. Des marchands d’armes prévenus on ne sait trop comment accoururent en nombres sur la planète pour proposer leurs camelotes, mais repartirent aussi sec. Tout le monde voulait des armes, mais personne n’avait quoi que ce soit pour les payer.

Cela n’avait pas été rendu public, mais la stérilisation de bébés-éprouvette de sexe féminin n’avait plus été jugé nécessaire depuis de nombreuses années (et en plus cela faisait faire des économies au gouvernement) Aussi, les premières naissances naturelles eurent lieu neuf mois plus tard, Une autre société voyait timidement le jour sans expérience et avec les moyens du bord, et elle ne tarda pas à se morceler en clans rivaux.

Artémise

Sur Simac3, les relations entre Artémise et Pacheco, s’était clarifiées, la fable selon laquelle l’arrivée de cette dernière n’était qu’une avant-garde ne pouvait pas tenir longtemps, celle de la retraite spirituelle non plus. Quand l’ancienne papesse estima que Pacheco ne la chasserait pas du domaine, elle lui expliqua simplement qu’elle était ici en exil sans toutefois lui fournir de détail, ni lui révéler son rang.

Malgré la lenteur avec laquelle circulent les informations dans l’espace, tout finit par se savoir et un beau jour, Artémise apprit que l’anarchie régnait sur Novassa, son ancienne planète. Craignant que cette situation ait pour effet de couper les crédits attribués à la concession, elle fit part de ses craintes à Pacheco. Celui-ci bougonna, mais l’ancienne papesse voulut savoir à quoi exactement le vieux baroudeur avait accès. La surprise fut de taille : héritant des autorisations d’Artémise première du nom et fondatrice de la concession, il avait accès à tout.

Pacheco se rendit compte alors qu’il était potentiellement beaucoup plus riche qu’il ne le croyait.

– Mais ça ne durera qu’un temps, sans recettes le compte de la planète va s’épuiser ! Se lamenta Artémise.
– On peut voir venir, quand même. D’autant qu’on peut faire virer tout ce qui est possible sur un autre compte. Tiens j’ai envie de fêter cette bonne nouvelle !
– Vous voulez à boire ?
– On ne se tutoie plus ?
– Pas tout le temps ! Alors champagne ?
– Non, j’ai envie de vous enculer !
– Mais vous êtes un porc !
– Je vous dis juste que j’ai envie, je ne vous force pas.
– Encore heureux ! Mais dans ce cas, je m’en voudrais de vous décevoir. On fait ça où ?
– Il y a tout le confort ici, fauteuil, canapé…
– Alors, allons-y montre-moi ta bite Pacheco !

C’était justement son intention, il se débarrassa de son pantalon en exhibant un superbe membre en érection.

– Déjà bandé ?
– Et oui !
– C’est l’idée de m’enculer qui te fait bander de si belle façon ?
– On va dire ça comme ça !
– Mais je vais te sucer d’abord !
– T’es vraiment une salope ! Une belle salope !
– Je sais ! Quand je pense que je me suis privée de ce plaisir pendant des années.
– Tu ne pouvais te débrouiller ?
– C’est un peu plus compliqué que ça, mais je n’en parle pas pour l’instant. Quand nous serons de vieux amants je t’expliquerais.
– Parce tu crois…
– Tais-toi, je vais te sucer !

Elle le dit mais ne le fait pas, restant en admiration béate devant ce joli mât de chair où courre une jolie veine bleue et flanqué d’un gland violacé et luisant.

– Ben alors, tu suces ou tu rêves ?
– C’est vraiment très beau une bite !
– Oui, bon, ben faut t’en remettre.

Et tout d’un coup la queue de Pacheco fut dans la bouche d’Artémise. Depuis son arrivée sur Simac3, celle-ci s’était efforcée d’améliorer ses pipes, mais elle n’était pas encore au top. Même Asseb suçait mieux qu’elle, mais c’est vrai que cette dernière avait bénéficié des conseils de ses collègues quand elle était serveuse montante à Faratown. Ce qui fait qu’au bout de cinq minutes Pacheco mit fin à la prestation :

– Je n’en peux plus ! Dessape-toi et mets-toi en position, je vais te foutre ma bite dans le cul !

Alors Artémise après s’être complétement déshabillée, se mit à genoux sur le fauteuil tournée et courbée vers le dossier, les cuisses écartées et les fesses cambrées.

Ainsi installée, tous ses trésors étaient magnifiquement visibles.

– Oh ! Que c’est beau ! S’exclama Pacheco admirant ce petit œillet brun et fripé qui semblait impatient que l’on vienne le visiter.
– Alors t’arrives ?
– Je viens ! Je n’aime pas faire des compliments, mais t’as vraiment un cul de princesse.

« Ah ! Si tu savais qui je suis ! » Se dit l’ancienne papesse de Novassa.

Pacheco lui pénétra le fion hardiment et commença à la limer mais au bout d’un moment du bruit venant de la pièce contiguë devint franchement gênant.

– Bon, c’est pas un peu fini, à côté, il n’y a pas moyen de baiser tranquille ! Hurla l’homme.
– Finissons dans ma chambre ! Proposa alors Artémise.

C’est ce qu’ils allèrent faire, mais avant Pacheco voulu savoir ce qui se passait à côté. Ils poussèrent discrètement la porte qui était restée entrouverte et derrière laquelle un spectacle insolite mais non dénué d’intérêt les attendait.

Il faut dire que la pièce en question servait parfois à satisfaire quelques fantaisies sadomasochistes et était équipée en conséquence.

Asseb complétement nue était attachée à une croix de Saint-André et se faisait flageller le cul par cette grande perche blonde de Fanny, elle aussi complétement nue, transpirant de tous ses pores et manifestement particulièrement bien excitée. Asseb, elle semblait en extase sous les coups et en redemandait.

A l’autre bout de la pièce, Constantin, déguisé en fille et attaché sur un chevalet, se faisait sodomiser par Uguett, à l’aide d’un gode-ceinture.

Alors évidemment, tout cela ça faisait du bruit. Cette pièce avait été insonorisée, mais évidemment si on ne ferme pas la porte…

– Ben vous en faites du raffut ! Cria Pacheco.
– Quelqu’un a dû oublier de fermer la porte ! Répondit simplement Uguett tout en continuant de besogner le travesti. Oh ! Mais pourquoi vous êtes à poil tous les deux ?
– Si on te demande…

Fanny infligea encore quelques coups de cravaches sur les fesses d’Asseb puis la détacha.

– Oh la la, elle m’a bien fouetté. Ça m’a fait du bien, mais je suis encore toute excitée. Qui sait qui vient me lécher ?

Fanny lui fit signe d’attendre un peu et s’approcha de Pacheco !

– Ça va, mon gros cochon ? Tu m’as l’air en pleine forme ! Lui dit-elle en s’empara de sa bite. Je peux te la sucer ?
– J’étais en train d’enculer Artémise, mais avec ce bruit.
– On ne fera plus de bruit, je vais te la sucer un peu comme ça tu vas pouvoir lui remettre dans le fion.

Et c’est ce qu’elle fit sans attendre son approbation.

Pendant ce temps une idée bien salace vient à l’esprit d’Uguett qui la souffle dans l’oreille de Constantin. Ce dernier approuve ce qu’elle lui suggère mais avec une petite réserve.

– J’aurais bien aimé que tu continues à m’enculer avec ton gode !
– On reprendra après, ça n’en sera que meilleur ! Lui dit-elle en le détachant

Constantin que l’on devrait plutôt en ce moment appeler Constantine, se redresse, c’est qu’ainsi attifé, il ne manque pas d’allure, le visage maquillé, bleu aux paupières et rouge aux lèvres, le crane recouvert d’une perruque blonde avec de jolies bouclettes. Bas résilles rouges et porte-jarretelles assorti sont les seuls vêtements qu’il porte sur son corps entièrement épilé.

Il contourne Pacheco et vient lui flatter les fesses.

– Qu’est-ce que tu viens foutre ?
– Tu n’aimes pas que je te caresse les fesses ?
– Tu ne vois pas que je suis déjà en main ?
– Arrête de rouspéter et laisse-toi faire !

Constantin se mouille l’index et l’introduit dans le cul du vieux baroudeur et le fait aller et venir.

– C’est bon, mon doigt dans ton cul ?

Pacheco n’ose pas avouer qu’il adore ça !

– Encule-le, il en meurt d’envie ! Intervient Uguett.
– Oui, oui, vas-y ! Renchérit Fanny.
– Mets toi en position, Pacheco, je vais te prendre ! Demande Constantin.
– Mais enfin, c’est quoi ce cirque ? Qui c’est le chef ici ? Plaisante ce dernier tout en se mettant en levrette, le cul dressé, attendant l’assaut.
– Regarde moi ce gros cochon qui va prendre une bite dans le cul ! Rigole Uguett.
– Il ne devrait pas la sucer un peu avant ? Propose Fanny.
– Si si ! Approuve Constantin, mieux elle est bandée, mieux elle passera !
– Ben alors, les filles qu’est-ce que vous attendez pour le sucer ? Répond Pacheco.
– Non, non c’est celui qui se fait enculer qui doit sucer !
– Ah, bon ? C’est obligatoire ?
– Non, mais ça fait partie des bons usages.
– Des bons usages que vous venez d’inventer, mais puisque ça a l’air de vous faire tellement plaisir… Amène ta bite Constantin je vais te la sucer bien comme il faut.

Pacheco aimait parfois se faire prier mais depuis qu’il avait découvert (bien tardivement comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents) ce plaisir subtil, il en raffolait et c’est donc avec délectation qu’il fit grossir dans sa bouche la queue du mignon travesti.

Puis Constantin l’encula sous les encouragements plus ou moins salaces des deux femmes de service. Pendant ce temps, Asseb faisait patienter Artémise en lui léchant le fion.

Quand Constantin eut pris son pied dans le fondement de Pacheco, il se fit nettoyer la bite par Fanny qui goutait parfois ce genre de privauté.Et c’est la bouche encore pleine de sperme qu’elle roula un patin à Uguett.

Quelques minutes plus tard, c’est Pachéco qui jouissait à son tour dans le cul d’Artémise, laquelle sortit de l’épreuve pantelante mais enchantée et ravie.

On trinqua ensuite ! Ce fut juste une pause, car si ces messieurs étaient épuisés, ces dames ne l’étaient point. Manifestement ils étaient joyeux tous les six. Pacheco se rendit alors compte qu’il n’était plus vraiment le chef de cet étrange communauté, c’était juste l’ancien, le vieux, que l’on respectait mais qu’on charriait aussi quelque fois comme on charrie quelqu’un qu’on aime bien. Pacheco se dit alors qu’il n’avait jamais été aussi heureux.

Fanny s’approcha une nouvelle fois d’Uguett et tout en lui caressant les seins, lui chuchota à l’oreille :

– Je crois qu’on a trouvé une super place !

Et Zarouny ?

Quand le Kiribati atterrit sur Vargala station, ce fut le moment de la dispersion et des adieux. Le capitaine Aaven avait pour mission de remettre les douze filles échappées de Simac3 aux services sociaux de la planète. Le souci c’est que sur Vargala, il n’y a pas vraiment de service social ! Alors ce fut le système débrouille, sur cette planète, une jolie femme ne reste pas longtemps au chômage. Certaines de celles qui avaient les compétences nécessaires et il n’y en avait peu restèrent sur le vaisseau comme le firent également Kiffer et Enrique.

Quant à Aréna et aux autres novassiennes, on les escorta jusqu’aux champs voisins, toujours en recherche de main d’œuvre, une situation qui leur permettrait peut-être de s’adapter.

De son côté, Morgan fut sollicité pour conserver son poste sur le Kiribati. Il ne répondit pas de suite, mais comprit alors qu’il lui faudrait se séparer de Zarouny. Il n’allait pas rester sur Vargala à ne rien faire, et personne n’embaucherait Zarouny qui n’avait aucune compétence en matière de navigation spatiale. Le destin allait donc les désunir.

Les deux jeunes gens étaient descendus dans le bouiboui de Winah. Cette dernière avait accepté d’héberger provisoirement Zarouny à condition qu’elle donne un coup de main en cuisine et en salle. Elle ne put qu’accepter.

– Faudra que tu te trouves autre chose ! Lui dit Morgan.
– Trouver quoi ? Je ne sais rien faire !
– Tu peux apprendre !
– Si j’en ai l’opportunité, pourquoi pas ?
– Dans les champs, ils ont toujours besoin de monde.
– Je vais voir…

Une solution qui ne disait rien à Zarouny, elle avait depuis sa rencontre avec Morgan évolué considérablement, mais de là à aller travailler dans les champs, elle qui avait été la suivante d’une grande prêtresse, et chargée de mission de la Papesse, elle qui après la fausse prophétie de la déesse se voyait déjà Papesse de Novassa.

Morgan voyant les hésitations de la jeune femme en ajouta une couche :

– Je connais Winah, c’est une brave femme, mais un jour elle va te souffler dans l’oreille qu’un client de la salle ne serait pas contre un petit câlin en échange d’un petit supplément…
– Ah, c’est comme ça que ça se passe ici ?

Pendant quelques instants, Zarouny sembla perdue dans ses réflexions, avant de reprendre.

– Ça ne me tueras pas, et puis ça me fera de l’argent de poche !
– Je ne voudrais pas que tu croies que je t’ai amené ici…
– Bon, ça va, tu ne vas pas me faire la morale, tu sais je ne connais pas bien les hommes, mais je connais bien les femmes, Winah n’est plus toute jeune, je crois que dans quelques temps je pourrais lui proposer une sorte d’association, son bordel on peut le rendre moins miteux, plus convivial, plus festif, je crois que je saurais faire.
– Mais nous deux…
– Soyons réalistes, on s’aime, mais on ne s’aimera pas toute notre vie. On va être séparé, je vais rencontrer d’autres hommes ou d’autres femmes, toi aussi tu vas connaitre d’autres gens. C’est la vie qui est comme ça. Mais à chaque fois que tu débarqueras ici tu auras toujours une place dans mon cœur et dans mon lit. Pourquoi tu pleures ?
– Je ne pleure pas !
– Alors viens m’embrasser, grand couillon !

Leiris

Leiris avait reconstitué une équipe pour naviguer à bord du Vienna, il avait embarqué Enzo, sans aucune fonction officielle. Il pouvait désormais utiliser les fameux logiciels de navigation si convoités (voir Vargala station). Il n’en abusa pas, ne tenant pas à se faire trop remarquer, mais se construisit rapidement une solide réputation et une confortable fortune. Un jour on perdit sa trace, mais d’aucuns affirmèrent l’avoir aperçu sur Simac3 au milieu d’une immense résidence en compagnie d’une poignée d’amis, hommes et femmes. Ceux qui se risquaient à demander comment il occupait ses journées, s’entendait répondre que Leiris s’efforçait de rencontrer les personnes qu’il avait connu dans le cosmos afin de compléter la rédaction de ses mémoires.

Ces mémoires publiées en trois tomes, vous les avez en ce moment entre les mains, chers lecteurs !

Et on va dire que c’est la fin

Nicolas Solovionni © vassilia.net, décembre 2017

Annexe : principaux personnages

1. Abel Sorenian : Espion infiltré à bord du Vienna
2. Andersen : Responsable de l’astroport de Simac3
3. Aréna : Novasséenne prise en otage par Morgane et Zarouny avant de collaborer avec eux
4. Artémise III, ancienne papesse de Novassa, exilée volontaire sur Simac3
5. Asseb : Première suivante d’Artémise, l’accompagne sur Simac 3
6. Brice Blaise : lieutenant fédéral de la police galactique, chargé de l’enquête sur le piratage du Siegfried7
7. Constantin William : cadet de la marine spatiale civile, viré du Siegfried 7, il sympathise avec Fédora
8. Darius Polmer : colonel de la police fédérale, chargé de coordonner l’enquête sur le piratage du Siegfried7
9. Enzo Antonelli : cadet de la marine spatiale civile. S’est initié sur Vargala au transsexualisme temporaire, porte le nom de Bianca quand il se transforme. Adjoint de Leiris Misdas sur le Vienna
10. Eymone Pierra : équipière à bord du Stratus
11. Fanny : Grande blonde, membre de l’équipage de Pétra Van Yaguen, passe au service d’Artémise
12. David Denzel : gouverneur de Mabilla
13. Fédora Ivanova : aventurière terrienne, fausse comtesse, vraie musicienne et semi mondaine.
14. Florentine MacSteven : cadette de la marine spatiale civile, sympathise avec Rachel à bord Siegfried
15. Georgia : Maitresse de David Denzel, le gouverneur de Mabilla
16. Gertrud Long : Responsable d’assurance et chargée de l’enquête sur le piratage du Siegfried7 après l’abandon de l’affaire par la police
17. Graana : milicienne Tigrane envoyée « en stage » sur Novassa, deviendra la suivante de Malvina
18. Héka Lipanska : maîtresse de Murenko sur le Fly28, puis coéquipière de Leiris Misdas sur le Vienna
19. Jo kiffer : Capitaine retenu sur Novassa, en fuite
20. Juliana Vogt : patronne du principal hôtel de Mabilla
21. Karita : Favorite du harem de Juan Pacheco sur Simac3
22. Kéni Nigelson : fille du bourgmestre d’Olvenne sur Katelya. Devenue patronne de bordel sur Vargala
23. Leiris Misdas : cadet de la marine spatiale civile, puis Capitaine du Vienna
24. Malvina Cooper : amie de Kéni sur Katelya. Exilée de force sur Novassa
25. Mark Greenwood : collaborateur de Gertrud Long dans son enquête sur le piratage du Siegfried7
26. Morgan Rey : cadet de la marine spatiale civile, puis second de Murenko sur le « Stratus »
27. Murenko (Yassaka) : médecin de l’équipage du Fly28, puis capitaine du « Stratus »
28. Nakura : Eurasienne, l’une des évadées du harem de Pacheco, prendra place sur le Kiribati
29. Nicérus : Gérant de cabaret sur Vargala, a fourni un emploi de décoratrice à Rachel
30. Olivia : secrétaire très particulière de Nicérus
31. Paavo Aaven : Capitaine du vaisseau « le Kiribati ».
32. Pablo Schmidt : Responsable de l’astroport de Mabilla
33. Pacheco (Juan) : Ancien membre de la garde stellaire, ayant eu quelques ennuis et disposant d’une retraite dorée sur Simac3
34. Poupette : prostituée travaillant chez Winah à Vargala-station
35. Rachel Bernstein : cadette de la marine spatiale civile
36 -Reynold Baranchnik : Capitaine de vaisseau et amoureux de Florentine
37. Schlumberg : homme de main de Winah
38. Sovona : l’une des évadées du harem de Pacheco
39. Tatiana : l’une des évadées du harem de Pacheco
40. Tégula-Lili : Médecin du bord sur le Vienna
41. Uguett : Petite brune d’origine indienne, membre de l’équipage de Pétra Van Yaguen, , passe au service d’Artémise
42. Winah De Boer : blackette mature, tenancière d’un bar louche sur Vargala, amie de Murenko
43. Vorion (Anton Vorionopoulos, dit Vorion) : l’un des parrains de la mafia de Vargala
44. Zarouny : suivante de Malvina sur Novassa. Chargée par la papesse de surveiller cette dernière, puis se rapprochera de Morgan

Les vaisseaux

1 – Le Kiribati : Capitaine Paavo Aaven
2 – Le Stratus : Capitaine Yassaka Murenko
3 – Le Vienna : Capitaine Leiris Misdas

Les planètes

1 – Mabilla : Colonie terrienne éloignée avec pour seule ressource des sphères aquatiques très recherchées. C’est sur cette planète que s’est posé le Siegfried 7 afin de faire une escale technique.
2 – Novassa : La planètes des tigrannes gouvernée par une matriarchie féministe
3 – Simac3 : Planète occupée par de richissimes résidents. Possède une île autonome rattachée administrativement au gouvernement de Novassa, mais occupée illégalement par Pacheco et son harem
4 – Vargala : Planète de tous les plaisirs et de tous les trafics. Port d’attache de la plupart des protagonistes de ce récit.

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3 réponses à L’odyssée de Zarouny (Vargala 3) – 39 – Destins éparpillés par Nicolas Solovionni

  1. Muller dit :

    Une saga érotique de premier plan, une galerie de personnages (dans laquelle on se perd quand même un peu) aussi pittoresques qu’attachants, et une collection de fantaisie sexuelle traité avec une décontraction de bon aloi. Bravo Bravissimo

  2. Forestier dit :

    Moi qui ai suivi avec plaisir et passion tous les épisodes de cette belle histoire, je suis un peu triste qu’elle se termine. Alors j’ai tout relu et j’y a i pris énormément de plaisir. Mes félicitations à l’auteur.

  3. Stablinsli dit :

    La fin d’une très belle aventure. Bravo et merci à son auteur pour ces bons moments de lecture

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