Les grillages des kinésithérapeutes par Maîtresse Oxyfera

Cris et hurlements dans la nuit…. images d’une femme qui prend un homme par derrière attaché en croix entre deux grillages fixés solidement contre chaque mur d’une petite alcôve… nous sommes dans un cabinet de physio, dans l’ensemble d’un complexe industriel retiré jouxtant la ville.

Dehors le vent fait rage et la pluie agresse les vitres par moment….
…il y avait là tout ce qu’il fallait à cette femme pour chavirer dans l’abîme de ses plaisirs sexuels déviants, et elle lui avait communiqué cet obscur attrait pour ses grillages, au travers de son étrange regard et de ses yeux captivés par les aciers massifs et imposants…. yeux scotchés à ses yeux d’homme érudit, puis regards appuyés ensuite sur les grillages qui les encerclaient tous deux le temps d’une séance de rééducation.

Il avait très bien décodé ce ballet de contemplation, qui passait de ses yeux aux grillages de son cabinet.

Elle se leva à la fin de sa séance de kinésithérapie et fit mine de partir, tournant la tête dans la direction du physio qui s’activait sans conviction à faire semblant de ranger la salle, cherchant lui aussi la réponse à son appel de désir au travers de son regard qu’il cherchait à croiser aussi.

Leurs yeux se rivèrent dans un face à face silencieux, se questionnant, se jaugeant, dans une sorte d’arrêt sur image, qui reprit sa séquence lorsqu’elle jeta son manteau à terre et qu’il lâcha la serviette imprégnée d’odeurs de camphre sur la banquette.

Comme dans une arène ils se cherchent alors dans une suite « d’attrape moi si tu peux » d’une lenteur qui hurle à la sensualité qui dépeint cet instant fabuleux.

Elle se défie en esquivant, telle une lionne que l’on tente de capturer dans sa cage, frôlant au maximum les cadres grillagés de tout son corps, comme pour confirmer clairement ses intentions au physiothérapeute, habitué à l’effet que peuvent générer ses grillages sur certaines femmes aux ascendants félines …..ou canines.

Une suite de scènes inhabituelles, nous ramène ici, dans cet étrange ballet des sens et des plaisirs interdits….

Le surplus de chaînes qui relient les mains de l’homme aux grillages ondulent au fil des mouvements et viennent taquiner l’acier dans un cliquetis qui temporise ses gestes.

Tantôt lents tantôt saccadés, puis entrecoupés, ces cliquetis métalliques mettent en transe ce couple, et elle, elle lève les yeux au plafond pour laisser son regard caresser l’acier et le défier, et se laisser s’enivrer de ces symétries carrées blanches qui la mettent en transe, tandis que l’homme abaisse la tête et le torse une ultime fois, prenant appui contre un des grillages du fond de la cage d’étirements, sous les assauts de cette femme qui lui arrachera les cris de jouissance qui font échos à ses propres râles et feulements…jouissance masculine et jouissance féminine font l’amour…. .

La scène sauvage ralentit dans les fins d’une étreinte sauvage qui se termine par un baiser tempétueux qu’ils se prodiguent, tout en se projetant ensemble contre un des panneaux grillagés latéraux, que l’acier des chaînes que l’homme porte encore aux poignets vient effleurer, dans une caresse d’acier à acier, qui plonge cette scène bleutée de reflets nocturnes orangés et bleutés, dans une ambiance encore plus surréaliste.

Essoufflements et sueur…

Ses mains robustes se saisissent d’une portion de mailles métalliques du grillage auquel il s’agrippe afin de plaquer encore plus fort cette femme contre l’acier tout en la retournant face au grillage de l’autre main, d’un geste précis et sûr ; main ferme et directive mais non pas brusque.

Elle y déploie ses deux mains levées, paumes bien à plat contre le grillage qu’elle rencontre de tout le devant de son corps en sueur, et noie son visage dans les larges ouvertures métalliques lisses et soyeuses.

Il la garde ainsi plaquée contre le grillage, marquant d’infimes pressions de son bas ventre sur ses fesses, pour faire appuyer, par intermittence, son corps sur les mailles et ainsi venir taquiner l’acier de la chair ferme et duveteuse de son pubis rebondi, qui à coup sûr, rencontrait l’épaisseur des mailles et s’y encastrerait même.

Il augmente la pression de son bas ventre contre les reins de cette fille, dont le haut du sexe fourni en poils soyeux vient par moment se poser là, sur le plat d’une de ces larges mailles métalliques, tel un oiseau sur un fil de ligne électrique, et il savait que trop bien ce que ce genre de sensation procurait aux femmes clitoridiennes….. .

Le métal froid, ce carré d’une maille qui encercle le sexe d’une femme, la texture du métal copieusement verni, les grillages eux-mêmes de par leur simple présence, envoûtante et mystérieusement sensuelle….

Il y avait là tout… tout pour donner à cet instant des airs instinctifs et une atmosphère comme irréelle.

Il lâche une main pour lui saisir le menton et faire pivoter son visage, afin de joindre à nouveau ses lèvres aux siennes dans un interminable baiser, qui laissera filer une stalactite de bave qui s’étend jusqu’à son épaule, puis s’étire sur sa poitrine, humidifiant son sein droit plaqué fort contre le grillage, et lissant les mouvements de la chair contre les rondeurs du fer.

Son sein gauche s’écrase alors de plus belle contre le grillage tandis que son sein droit voyage contre l’acier, caressé par son mamelon gonflé et tendu.

La chaîne qui pend au poignet de l’homme à suivi le mouvement de sa main robuste, et elle épouse à présent les formes de l’épaule de cette femme envahie par de nouvelles envies sauvages.

Elle cambre ses reins tandis que l’homme lâche l’emprise de ses lèvres sur celles de cette femme, les laissant reliés l’un l’autre par un interminable filet de salive qui se distend, se dépose sur la trajectoire de la bouche de l’homme, se romps en pendouillant à ses lèvres, qui parcourent à présent le dos de cette femme cambrée et offerte… visage plaqué de profil contre le grillage, mains toujours bien à plat sur le métal.

Il descend le long de son échine en la parcourant de baisers qui laissent des traces luisantes.

Le sillon des fesses se dessine enfin sous son regard et il s’active, s’y attarde…. .

Elle referme alors ses doigts sur le grillage et se hisse sur la pointe des pieds pour guider le kiné dans ses manœuvres.

La femme lui donne le signal d’un désir plus « contenable » en ouvrant ses jambes un maximum et en se cambrant de plus belle, plaquant sa poitrine généreuse encore plus intensément contre le grillage, ce qui fait rebondir ses pointes au fil de leurs passages contre les mailles métalliques, puis laisse saillir les tétons tendus au travers des mailles lorsque les mouvements de son corps s’apaisent.

Lui s’agenouille enfin pour puiser à sa fontaine d’amour le nectar qui en jaillit à grosses coulées, qui maculent le visage de l’homme d’un masque mielleux luisant tout autour de sa bouche.

Les mains de la femme se crispent de plaisir dans les mailles du grillage, qu’elle malaxe par pressions successives de ses longs doigts fins et soignés.

Son bassin ondule et, par moment, les poils de son pubis frôlent les mailles du grillage procurant de délicieuses petites décharges électriques à tout son corps en appel de jouissance.

Lui, d’une langue lente, habile et experte, lui dessine le sillon des lèvres juste en effleurements sur les rebords charnus de son sexe, provoquant une abondance de cyprine qui dessine en perles sur l’intérieur de sa cuisse, puis une coulure, puis deux… .

De petits « plics » de chair humide sont perceptibles dans le silence profond de cette nuit sauvage.

La femme étire ses bras le long du grillage, y plaque encore ses mains à plats, referme successivement ses doigts autour de l’acier captif, puis le relâche pour le caresser d’un mouvement vers le bas de ses mains, qui glissent verticalement, paumes encore bien à plat, regard de braise levé vers ces aciers envoûtants qui tapissent également le plafond de cette pièce, dont la véritable vocation peut laisser songeur…. .

Il passe ses mains de l’autre côté de ses hanches et joints ses doigts juste au-dessus de sa toison pubienne, paumes contre son bas ventre.

Au fil des mouvements ondulatoires de cette femme féline, il peut sentir le contact du métal grillagé contre le revers de ses mains, qui se positionnent à présent plus bas, à plat sur son pubis, tandis qu’il s’abreuve de miel d’amour distillé en abondance.

Le corps de cette femme enflammée s’anime de soubresauts annonciateurs de violente jouissance, tandis que l’homme s’applique à juste effleurer l’entrée de son sexe d’une langue de velours douce et persistante, qui se fait un peu plus pointue et dure à présent, mais toujours en effleurements d’une magnifique lenteur.

La femme s’agrippe alors fermement au grillage, s’y soulève sur la pointe des pieds, y plaque son bas ventre qui maintient prisonnières les mains du kiné entre le grillage et son pubis.

L’homme parvient à extraire ses doigts de cette prison de fer et de chair, pour les faire passer derrière le grillage, il relâche soudainement son étreinte et la rétablit en passant ses mains au travers les larges ouvertures du grillage en les ramenant en arrière, mains en position de coupelles, qui se referment ensuite sur les mailles, rendant à présent captif de la chair et du fer le sexe de cette femme, qui d’un feulement sauvage, déchire le silence de la nuit qui emplissait ce vieux complexe commercial aux murs délavés, et remplissant l’obscurité de toute la puissance de sa jouissance.

L’homme accroupi derrière elle reçoit sur son visage toute l’intensité du plaisir de cette femme en une vague de liquide qui inonde le bas de son visage, tandis qu’il atteint lui aussi la jouissance en éjaculant abondamment en une série de jets puissants et longs, qui atteignent le bas du grillage et son cadre, dessinant sur le métal des courbes rebondies de sève opaque, qui ondulent en chute libre et lente dans les mailles du grillage, captant par moment le reflet des candélabres dehors, et scintillant furtivement en perles luisantes qui bravent l’obscurité bleutée de ce lieu paisible, mais rendu étrange par la tombée de la nuit dans cette zone industrielle déserte.

Elles se dessinent sur le plat du cadre du grillage, qu’elles relient pour finir au sol en une petite flaque opaline qui restera là, le temps de quelques souvenirs à jamais inscrits dans les images de cette étreinte folle et ardente…. brûlante comme l’acier liquéfié… .

Le lendemain comme à son habitude, cet homme reprendra son travail de physio avec son lot de patients esquintés par les maux de la vie, s’occupant aussi un peu de leurs têtes surchargées de tracas, en proie à de brèves confidences de ses patients, que ce jour là il n’entendra pas.

Il se baisse pour masser machinalement cette vielle épaule malade d’avoir tout donné de son usure professionnelle, et soudain son regard rencontre une tache blanchâtre au sol, juste sous le grillage du fond à gauche; tache que de bons yeux peuvent voir se superposer aussi à certains endroits sur l’acier blanc du grillage…. Son regard se trouble et quelque chose entre ses jambes frôle assidûment le revers de son string en cuir…. .

Son érection lui fait mal et mérite elle aussi un vigoureux massage urgent.

Il devra attendre la semaine prochaine pour revoir cette fille étrange, qui insistait depuis toujours pour venir en dernière position de la liste de patients, et qui d’un regard troublé parcourait les grillages qui formaient la cage d’extensions…. soit se présentant au cabinet pile à la tombée de la nuit de cet hiver plus rude que les précédents.

De délicieuses pensées envahirent sa tête tandis que, les yeux rivés au bas du grillage, puis, les contemplant de haut en bas, il malaxait cette épaule souffrante.

Dans son regard une étrange lueur succéda à son air pensif, et un léger sourire de contentement soulignait son expression particulière à ce moment-ci de ses pensées secrètes.

Ce qu’il fit sitôt le départ de ce vieux patient, vous ne le saurez pas… cela reste entre ses grillages et lui…….. .

Maîtresse Oxyfera at Metal Dreams for d’O…..
Jeudi 17 février 2005.

Ce contenu a été publié dans Histoires, Récits, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Les grillages des kinésithérapeutes par Maîtresse Oxyfera

  1. Antonio dit :

    Un exercice de style gavant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *