Chanette 24 – Tribulations helvétiques – 15 – Vernissage par Chanette

Chanette 24 – Tribulations helvétiques – 15 – Vernissage par Chanette

Epilogue

J’ai fini par rentrer à Paris, gros bisous à Lucia en lui promettant d’être présente le soir du vernissage. Anna est rentrée aussi, on aurait pu entrer ensemble mais bon…

On a donc laissé Lucia et Karine profiter de leur amour naissant.

Ça m’a fait du bien de rentrer chez moi et de retrouver mon matou que ma voisine a conservé en pleine forme. La vie va pouvoir reprendre son cours. J’ai juste une petite appréhension et je sors le fric que m’avait laissé Podgorny par l’intermédiaire d’Anna.

Je regarde le premier billet bien attentivement, il a l’air bon ! On se fait de ces idées parfois, et puis allez savoir pourquoi, je regarde le second, il est faux comme un jeton. Je regarde mieux tout ça, seul le premier billet de chaque liasse est bon, au lieu des 20.000 euros j’en ai que 200 ! Conard de Podgorny !

Didier Remiremont, détective privé de son état (voir l’épisode « la clé ») est passé me voir pour une petite séance, toujours aussi sympa, je lui ai demandé à tout hasard, s’il n’embauchait pas, justement il cherchait quelqu’un de compétent. Je lui ai envoyé Karine.

– Je ne sais pas comment te remercier ! M’a-t-elle dit au téléphone.

Moi je sais, mais j’attends l’occasion.

– Le gars est un client à moi, il est sympa mais un peu chaud du slip, il faut que tu le saches !
– Pas bien grave ! Je gérerai !
– On se verra au vernissage de Lucia ? Lui demandais-je
– Bien sûr !

Chic, alors !

Anna-Gaëlle qui n’est pas complètement folle a couplé le vernissage des tableaux de Lucia avec ceux d’un autre peintre, autrement plus talentueux, lequel surpris de cette promiscuité incongrue se garda bien d’élever la moindre protestation, trop content d’être enfin exposé.

Il y du beau monde, autour de Lucia bien sûr, dans une jolie robe rouge cerise et d’Anna, très businesswoman dans un élégant tailleur vert pomme avec l’inévitable carré Hermès. Mais c’est la présence de Karine qui me fait flasher. Cette grande perche est venue en tenue de soirée, et porte une impossible robe jaune foncé, décolletée jusqu’au nombril. (J’exagère un tout petit peu là)

Mon bas ventre en gazouille de désir.

Une plaquette surréaliste est distribuée aux invités.

« L’art subtil de Lucia Foxenberg, à mi-chemin entre Modigliani et les icônes de l’église orthodoxe nous interpelle de par sa spiritualité émouvante et faussement ingénue, ses audaces de couleurs artificiellement naïves, mais tout sauf gratuites, nous rappelle aussi que l’art, à l’instar de la vie, consiste à trouver l’équilibre entre les songes et le psyché »

Louis Bouyon, dit « Patapouf », le redac’chef de la revue « Arts du Présent », (voir Chanette 19 – Trafics) s’approche d’Anna.

Cette andouille ne m’a pas reconnu, il est toujours aussi gros, bizarre je n’ai pourtant pas tant changé que ça ! Ça fait combien de temps déjà ? Quatre ans ? Cinq ans ? Le temps passe si vite !

Je m’arrange pour épier discrètement leur conversation.

– Vous nous aviez habitué à mieux ? Lui dit-il discrètement.
– Je sais.
– Et puis ce commentaire, excusez-moi mais ça ne veut rien dire, c’est limite débile, je ne veux pas croire que c’est de votre plume.
– Non, je l’ai copié-collé d’après Internet.
– Sur le site de l’artiste, je suppose ? Si on peut appeler ça une artiste ?
– Pas du tout, il suffit d’aller sur n’importe quel site de peinture qui se la pète, tous les commentaires sont interchangeables, avec les mêmes mots clés, ils parlent tous de spiritualité, ça doit faire chic !
– Hélas ! Serait-ce du copinage, alors ?
– Absolument ! Et je comptais un peu sur votre journal pour me donner un coup de main.
– Vois voudriez que j’écrive un article sur cette gribouilleuse ?
– J’allais vous le demander.
– Je ne suis pas chaud ! Mais alors pas du tout !
– Vous en avez pourtant défendu des pires !
– Je n’en suis pas fier !
– C’est donc un refus ?
– J’espère que vous me le pardonnerez ! En revanche je vous écrirais quelque chose à propos de l’autre artiste…

Ce con est en train de tout faire rater, il me faut donc intervenir, et sans doute payer de ma personne, quelle poisse !

J’attrape deux coupes de champagne qui trainent et les propose à Bouyon et à son interlocutrice.

Le type me dévisage, semble fouiller dans ses souvenirs, s’il fait semblant de ne pas me reconnaitre, je vais être mal.

– Chanette ! Quelle surprise !
– Et oui, c’est moi !
– Je ne vous avais jamais croisé dans ce genre de manifestation !
– J’y viens rarement, ça me gonfle, mais là comme c’est une amie !
– Cette Lucia Machin-chose ?
– Tout à fait !
– Ah !
– Et donc votre amie Anna essaie de la lancer ?
– Ben oui !
– Excusez-moi, mais ça ne va pas être de la tarte !
– Avec un petit article élogieux, ça aiderait !
– Je ne sais pas, il existe des cas désespérés, voyez-vous !
– Ben non, je ne vois pas !
– Une question indiscrète, si je peux me permettre ? Vois exercez toujours ?
– Ben oui, je ne suis pas encore en retraite.
– Vois réveillez en moi des désirs troubles !
– Si ça vous tente, on peut prendre rendez-vous !
– Pourquoi pas ? Battons le fer pendant qu’il est chaud !
– Alors on fait un marché, je vous offre une super séance et en échange, vous me faites un petit article.
– Et si je ne veux pas faire d’article ?
– Pas d’article, pas de séance !
– Même si je paie !
– Pas d’article, pas de séance !
– C’est du refus de vente !
– Je ne me vends pas, je loue mes services.
– Je plaisantais, voyons !
– J’avais compris ! Alors ?
– Je me rends à vos arguments, vous êtes une sorcière !
– Oui mais une gentille sorcière !

Bouyon est ensuite abordé par je ne sais trop qui, et me laisse en plan.

Et voilà que j’aperçois Nœud-pap ! Qu’est-ce qu’il fabrique ici celui-là ? Et en plus il est avec sa femme. Moment de panique, vite réprimé, ici je ne suis plus sa dominatrice préférée, mais la cliente qui l’a raccompagné à son domicile après qu’il se soit fait agresser dans son magasin. (voir épisode 20 La clé)

– Bonjour chère Madame ! Le monde est petit, n’est-ce pas ! Dit-il en me tendant la main.
– Monsieur Berton ! Quelle surprise ! Je vois que vous vous intéresser à l’art moderne ! Bonjour Madame Berton.

Mémère me salue avec un sourire un peu forcé.

– Je m’apprête à installer une salle de bain au domicile de la galeriste, elle m’a proposé un carton… Explique-t-il
– Je vois ! Et vous trouvez ça comment ?
– Ça ne me branche pas trop, surtout les tableaux de cette Lucia Kronenberg.
– Foxenberg, pas Kronenberg ! Si vous voulez un conseil, achetez-en un, dans un mois vous le revendrez le double.
– Vous parlez sérieusement ?
– C’est un excellent tuyau ! Vous pouvez me faire confiance ! Lui précisais-je avec un clin d’œil que sa régulière ne put voir.
– Mais le revendre à qui ?
– Voyez avec Anna, elle s’occupera de tout !

Je tente de m’approcher d’Anna, en ce moment très entourée, afin de de lui signifier que l’affaire est arrangée, mais elle me fait un léger signe du visage m’indiquant par-là qu’elle a compris. Elle ne devait pas être bien loin.

Dans ce genre de mondanités on se croise et on se décroise, il se passa alors plusieurs petites choses.

J’assistais d’abord avec amusement à une petite saynète où Bouyon se prit un râteau de la part de la belle Karine. Franchement, il espérait quoi ?

Et le voilà qui revient vers moi avec la grâce d’un pachyderme :

– Vous savez qui c’est, la grande saucisse en jaune ?
– Elle s’appelle Karine, c’est une copine de la fille qui expose.
– Pas aimable ! Une gouine ?
– Je ne sais pas.
– Parfois je me plante en beauté, je m’imagine que j’ai encore vingt ans, sans mon gros bidon. Je l’aurais bien vu dans mon lit, elle y sera juste dans mes rêves

Et soudain, il arrête de déblatérer, regarde fixement un bonhomme, l’air contrarié.

– Philippe Ségur ! Qu’est-ce qu’il fout ici, ce con ?
– C’est qui ?
– « Arts et avenir », une revue concurrente, s’il parle de votre protégée, il va la massacrer. Je vais voir ce que je peux faire.

Il y va et je m’approche pour écouter, on est curieuse ou on ne l’est pas !

– Salut Ségur ! On ne te voit pas souvent ici !
– Bonjour Bouyon. J’avais un carton et comme je n’avais rien de mieux à faire… Elle expose vraiment n’importe quoi, cette nana !
– C’est du copinage !
– Je m’en doute bien, mais il y a des limites ! Je sens que je vais me défouler !
– Si tu pouvais éviter, ça me rendrait service ! A charge de revanche bien entendu.
– T’as vu l’expo Regnier ?
– Le mec qui fait des barres violettes ?
– T’aimes pas ?
– Pas du tout !
– Et bien tu écriras que c’est très beau et moi je ne parlerais pas de ta protégée.
– Ça marche !

C’est beau quand même, la promotion de l’art moderne !

Je me retrouvais un peu après en compagnie de Karine et d’Anna.

– Alors, tu vas être obligée de te farcir Bouyon ! me nargue cette dernière.
– Bof, une heure, c’est vite passé !
– C’est qui Bouyon ? Demande Karine.
– Le tonneau, là-bas !
– Ah ! Je l’ai envoyé bouler tout à l’heure.
– Il t’as dit quoi ?
– Il m’a demandé si je serais intéressée de passer une soirée avec le rédacteur en chef d’une revue d’art, je lui, ai juste répondu que j’avais horreur des rédacteurs en chef de revues d’art, ça l’a vexée. Mais dis-moi, tu vas lui faire un truc de maso, avec des chaînes, des fouets, tout ça ?
– Malheureusement non ! J’aurais préféré ! Son truc se serait plutôt des massages interminables pendant qu’il suce des bites !
– Il suce des bites, ce gros lard ?
– Eh oui !
– Je voudrais bien voir ça !
– C’est possible !
– Sérieux ?
– Puisque je te le dis ! Tu veux juste regarder ou tu veux participer ?
– Non, non, je regarderais, je ne veux pas qu’il me touche !

J’ai demandé à Bouyon si la présence d’une voyeuse le dérangeait. Comme je le pressentais, ça aurait plutôt tendance à l’amuser.

Le jour dit nous sonnons chez Bouyon, avenue des Ternes. Le majordome vient nous ouvrir. Ce n’est pas le même que la dernière fois, celui-ci a un physique de danseur étoile et est frisé comme un mouton. Pas mal, le mec !

– Monsieur Bouyon est au téléphone, je vous fais patienter dans le salon, désirez-vous boire quelque chose ?

On demande de la bière. Bouyon s’amène dix minutes plus tard. Il est surpris de constater que la personne qui m’accompagne n’est autre que Karine, mais il ne dit mot.

– Je suis vraiment désolé, un emmerdeur au téléphone, les affaires, vous savez, les affaires… mais je l’ai coupé, nous ne serons plus dérangés. Oh, vous buvez de la bière, c’est dommage, j’ai un très bon whisky, mais nous aurons sans doute l’occasion de trinquer tout à l’heure. Pouvons-nous nous rendre sur les lieus appropriés ?

Il nous conduit dans sa chambre, je devrais dire dans l’une de ses chambres, c’est très grand là-dedans, et celle-ci est équipée d’une table de massage et d’un grand miroir.

Il nous tend à chacune une blouse blanche, je me souviens que c’est l’un de ses « trucs ».

– Merci, pas pour moi, je me contenterai de regarder ! Objecte Karine.
– Certes, mais verriez-vous un inconvénient à nous regarder en blouse ?

La réplique déstabilise un peu Karine qui m’interroge du regard ! Je lui réponds du regard qu’elle fasse comme elle veut et entreprend de me déshabiller. Bouillon alias Patapouf fait de même de son côté. Après avoir hésité, Karine se débarrasse de ses vêtements mais conserve culotte et soutien-gorge sous sa blouse qu’elle referme jusqu’au dernier bouton.

Patapouf est à poil, c’est impressionnant, j’ai l’impression qu’il a encore grossi, et sans préambule il s’affale sur la table de massage.

Les huiles de massage ont été disposé tout près, ce monsieur est prévoyant.

Et c’est parti ! J’ai vraiment l’impression de masser le bonhomme Michelin, avec tous ces bourrelets, ces plis et ses replis. Tout ça pour le remercier d’un article qui n’est même pas encore paru ! Je vous jure !

Au bout d’un moment Patapouf me demande d’ouvrir ma blouse ! Attention, ça va devenir chaud !

– Si votre amie pouvait aussi déboutonner sa blouse, comme ça, pour l’ambiance ! Ajoute-t-il.
– Je préfère attendre un peu ! Répond Karine qui commence à se rendre compte du merdier dans lequel elle s’est foutue.
– Déboutonnez-là sans l’ouvrir, ça suffira à mon bonheur !

Elle le fait !

Je concentre maintenant mon action sur ses grosses fesses pleine de cellulite. J’écarte tout ça et approche mes doigts de son trou du cul que je finis par frôler. Patapouf commence à se pâmer d’aise. Je mets mes mains ailleurs, puis reviens, ça fait partie du jeu. Nouveau retour en zone sensible, cette fois en appuyant mieux mon geste. Il soulève légèrement son bassin. J’ai compris le signal et glisse ma main entre ses cuisses jusqu’à toucher les couilles. Je refais ce manège plusieurs fois. Encore un passage, cette fois, mon doigt entre dans son anus et le pilonne. Il en miaule de plaisir, puis ma main repasse en-dessous, caresse de nouveau les testicules et s’en va jusqu’à la base de la bite que je branlotte légèrement mais sans parvenir à le faire bander…

Et vient donc le moment fatidique où il faut bien que je demande à mon gros patient de se retourner.

– Mettez-vous nue, ce sera plus agréable pour mes yeux ! Me demande-t-il.

La chose était prévue, je m’exécute, et il en profite pour me caresser les nichons. Pour l’instant ça va, il me fait ça sans rudesse. Mais c’est du côté de Karine que j’ai des inquiétudes.

Et ça ne rate pas !

– Si Mademoiselle pouvait aussi s’approcher ?

A-t-elle vraiment le choix ? Bien sûr elle peut toujours prétexter je ne sais quoi et s’enfuir en courant, mais d’une part c’est quand même elle qui a voulu « venir regarder » et de l’autre cela risquerait de me mettre en position délicate. Elle le comprend et s’approche.

– Ouvrez donc cette blouse, vous serez gentille !
– Juste un peu, en vitesse ! Alors !
– Vous n’êtes pas obligée mais si vous l’enlevez complétement je saurais vous récompenser.

Est-ce la promesse de la récompense ou la force de l’engrenage, toujours est-il que la Karine est maintenant toute nue à cinquante centimètres de Patapouf. S’il veut la peloter, comment va-t-elle réagir ?

– Je vais vous faire un aveu ! Lui dit Bouyon. J’ai une envie irrésistible de vous caresser
– Allez-y mais n’en n’abusez pas ! Répond la grande brune.

Bouyon sait se montrer gentleman, il lui touche l’arrondi des seins, évitant le téton, un pas de plus est donc franchi et la suite viendra plus tard.

– Et maintenant mon dessert ! Déclare l’homme, croyant faire un trait d’humour.

Il appelle Norbert, puisque c’est le nom de son majordome à l’aide de l’interphone. Celui-ci ne tarde pas à venir.

– C’est pour le final, Monsieur ?
– Tout à fait Norbert !

Patapouf me pelote les fesses pendant que Norbert se déshabille en déposant précieusement ses habits sur le dossier d’une chaise déjà encombrée par nos propres affaires.

J’avais trouvé ce jeune homme plutôt troublant, mais à poil, il l’est encore davantage il a une jolie bite ! Une bite tout à fait « suçable », diront nous !

Il est relativement rare que j’aie ce genre de réaction, des bites j’en ai vu des kilomètres, comme vous pouvez bien l’imaginer, et en règle générale, leur vision ne me fait plus grand-chose. Mais que voulez-vous toute chose à ses exceptions.

Karine jette également un œil concupiscent sur l’attribut viril de cet étrange majordome ! Si on est trois à vouloir sa bite, ça risque d’être ingérable !

Mais pour le moment c’est Bouyon qui a englouti sa bite. Il faut voir avec quelle avidité et quelle gourmandise il met ce beau morceau dans sa bouche.

Karine et moi faisons banquette pendant ce temps. La brune me pelote très chastement les fesses, cela doit la rassurer, je lui réponds d’un sourire.

Au bout de cinq minutes (difficile d’évaluer le temps dans ces chauds moments), Bouyon fait une pause afin de se reposer la mâchoire.

Si ces dames veulent profiter quelques instants de la bite de ce jeune homme, c’est le moment, après je le récupère.

Echanges de regards entre Karine et moi. Cette dernière a un petit rire nerveux ce qui ne m’informe pas vraiment de ses intentions, mais en ce qui me concerne, je ne saurais refuser cette proposition et me voilà avec la bite du majordome dans la bouche en train de m’en régaler.

Le fait qu’elle vienne de sortir de la bouche de Patapouf ne me rebute même pas et à vrai dire je n’ai pas calculé cet aspect des choses, mais sans doute est-ce pour ça que je trouve que son goût bien neutre. Mais bon on ne va pas faire la fine bouche, c’est une bonne bite à laquelle je donne tout mon savoir-faire : longs va-et-vient, titillement du gland, léchage de la verge et autres coquineries.

Karine approche son visage, elle veut donc sa part, je la lui accorde. N’abusons pas des bonnes choses.

Ça me fait drôle de voir Karine sucer une bite, puisque c’est la première fois que je la vois faire des trucs avec un mec. Quand je dis que ça me fait drôle, je devrais dire que ça m’excite. Déjà la pipe m’avait bien émoustillée. Je vais gérer ça comment maintenant ?

– Bon, mesdames, je suppose que vous vous êtes régalées, mais maintenant Norbert va m’enculer. Vous avez le droit de regarder, évidemment bien que je sois conscient que je ne sois plus un objet de fantasme.

Effectivement le spectacle n’a rien d’excitant, et comme Bouyon nous a dit sans le dire, mais en le disant quand même, qu’en ce qui nous concernait la prestation était terminée, nous nous éloignons de la scène.

Nous nous rhabillons donc, Karine et moi, tandis que les coups de boutoir de Norbert dans le cul de Patapouf font vibrer la table de massage. Tout cela se termine assez vite, un cri étouffé, Norbert se dégage, dépose la robe de chambre de son maître à ses côtés, puis quitte la pièce en emportant ses affaires sous le bras avec sa capote pleine de foutre qui pendouille au bout de sa bite. Patapouf se redresse en sueur, la bite flaccide et visqueuse et revêt une robe de chambre.

– Attendez-moi dans le salon qu’on se dise aurevoir dans les règles, mais je ne vous retiendrais pas, j’ai un tas de trucs à faire…si vous saviez…

Il tient absolument à nous faire gouter à son « merveilleux whisky » dont il ne nous sert que juste un fond, puis il nous tend à chacune une enveloppe.

– Ce n’était pas convenu de cette façon ! Protestais-je !
– C’est en plus ! Rassurez-vous l’article pour votre copine est déjà prêt !

En sortant j’explique à Karine que tout ça m’a pas mal excité.

– Moi aussi ! Ça te dirait qu’avec l’argent qu’il nous a filé en se prenne une petite chambre d’hôtel à deux ? Répond cette grande coquine

En voilà une idée qu’elle est bonne !

On a cheminé sans évoquer cette curieuse expérience, puis on s’est trouvé un petit hôtel pas trop cher du côté de la Place Clichy.

On ne s’est pas embarrassées de préliminaires. Deux minutes après être entrées dans la chambre, nous étions déjà à poil !

Debout, l’une en face de l’autre, nous nous embrassons passionnément et je caresse sa peau soyeuse.

Nous nous retrouvons rapidement sur le lit grinçant, la bouche pulpeuse de Karine vient gouter à mes bouts de seins me faisant un bien énorme. Je lui rends la pareille me régalant de la douceur de ses chairs. Puis la chose devient plus hard, les doigts se font inquisiteurs et vont fouiller entre les cuisses.

Karine a placé son visage devant ma chatte, mais elle ne me lèche pas, (du moins pas encore !), non, elle m’a introduit deux doigts et me les bouge là-dedans avec une joyeuse énergie. L’endroit est tout mouillé et l’action de ma partenaire produit un bruit de floc-floc qu’on n’est pas obligé de trouver trop érotique. A ce rythme je finis par prendre un pied d’enfer ! J’espère que la chambre est insonorisée !

Elle me laisse à peine souffler, et la voilà maintenant qui me donne des grands coups de langue en lapant tout mon jus., tandis qu’un doigt fureteur est entré dans mon cul et y effectue des va-et-vient intempestifs. Elle est déchaînée, A ce rythme-là, mon cœur ne va pas tenir longtemps.

Il a suffi qu’elle me touche le clitounet du bout de sa langue pour que je me paie un second orgasme.

Elle est déchainée, je ne peux même pas récupérer trente seconde, quelle m’enlace, qu’elle m’embrasse, me caresse, une vraie tornade amoureuse.

Et puis, tout d’un coup, elle s’arrête, s’allonge sur le dos, jambes écartées et sexe ouvert. J’ai compris l’invitation. Je viens embrasser et lécher ses chairs juteuses de mouille, je m’en régale tandis qu’elle se cramponne au-dessus de lit. Elle attend l’estocade, je la lui donne. Elle crie, elle pleure de plaisir, elle est heureuse. Moi aussi !

On se fume une clope, on se détend, on est bien. Je n’ai qu’une seule crainte c’est qu’elle devienne collante. On verra bien !

Il fallut bien qu’on se lève, on n’allait pas rester là ! Je vais pisser, elle me suit comme un toutou, me regarde faire, Je me recule un peu pour qu’elle me voie mieux, elle met la main sur la trajectoire de mon pipi, puis porte les doigts en bouche avec un sourire complice.

– Hum ! Délicieux ! Ça me fera un souvenir de plus !

Me voici rassurée, cette frénésie amoureuse n’était donc qu’une tocade, comme pour moi son envie d’elle !

Alors je lui ai demandé de me faire à son tour une petite goutte. La petite goutte fut en fait bien servie et je m’en régalais.

– On fait une belle paire de pisseuse ! Me dit-elle avant de m’embrasser une nouvelle fois.

L’article de Bouyon a boosté les ventes, quelques spéculateurs ont acheté les tableaux pour les revendre bien plus cher. Bref l’affaire sans être mirobolante a tout de même bien fonctionné. Désormais les « Lucia Foxenberg », se vendent assez bien.

Avant de regagner Lausanne, Lucia m’a fait cadeau d’un de ses tableaux, je ne le trouve pas bien beau, mais je l’ai accroché dans mon salon, ça me fait un souvenir.

Et quand je pense que je suis allée en Suisse et que je n’ai même pas rapporté des bons chocolats !

FIN
octobre 2018

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5 réponses à Chanette 24 – Tribulations helvétiques – 15 – Vernissage par Chanette

  1. Arabella dit :

    Quand la critique du marché de l’art moderne rencontre l’érotisme, ça nous donne ce joli texte très excitant

  2. Werber dit :

    Chaînette n’a pas rapporté des chocolats de Suisse, mais une très belle histoire bien excitante.

  3. Darrigade dit :

    Interessant avec une conclusion innatendue

  4. Baruchel dit :

    Au delà de l’érotisme torride de ce dernier chapitre, j’ai bien aimé le propos en filigrane sur les magouilles de l’art moderne, Chanette avait déjà évoqué ce sujet dans l’excellent roman Trafic !

  5. Forestier dit :

    Le récit ne se termine pas par la traditionnelle partouze géante, mais par une corvée de Chanette qui s’en acquitte d’ailleurs sans trop de problème, puis par un joli final lesbien comme on les aime, A part ça le récit contient une critique féroce du marché de l’art moderne qui fait plaisir à lire.

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