Les 20 épreuves – 1. Le pari par Doc_flo

Les 20 épreuves – 1. Le pari par Doc flo


Tout commença durant cette journée d’octobre 2004, lorsque je m’engueulai avec mon amie Caroline sur la qualité des rapports que pouvaient nous apporter nos sexualités. Nous étions deux jeunes filles, elle de 21 ans et moi seulement un an plus jeune, qui commencions nos études d’ingénieur. Nous sortions tout juste d’un cours de marketing en amphithéâtre en discutant de notre soirée de la veille. Nous venions de nous raconter respectivement notre nuit torride, comme nous pouvions le faire couramment quand Caroline me dit :

- De toute façon, tes conquêtes ne te donneront jamais autant de plaisir que peuvent m’en donner les miennes.

Aussitôt, je m’insurgeai. Que voulait-elle dire par là ? Cette petite phrase cacherait-elle une idée dont Caroline ne veut pas démordre et qu’elle croit généralisable ? Pour moi, il n’y a aucun doute : deux femmes peuvent avoir bien plus de plaisir ensemble qu’un couple hétérosexuel. Il faut peut-être que je vous précise que je suis lesbienne alors que Caroline n’a d’yeux que pour les hommes. C’est cette petite différence qui va nous forcer à bientôt nous affronter dans une bataille qui sera pour nous deux forte en émotion et en découvertes.

Du coup, moi la militante lesbienne, je ne pus pas laisser insulter toute ma communauté sans réagir. Je récitai donc tous les points qui prouvaient soit disant qu’une femme était bien plus à même de donner du plaisir à une autre femme qu’un homme peut le faire. Caroline réfutait, avec des arguments plus ou moins recevables tous mes points les uns après les autres. Finalement, après un long débat qui commençait à s’envenimer, elle me dit :

- Vu que tu prétends qu’une femme peut faire plus avec une femme qu’avec un homme, prouves le moi.

Je la regardais, interdite. Je n’avais aucune idée de ceux qu’elle avait bien pu vouloir dire.

- Pardon, lui dis-je. Je ne comprends pas. Où veux-tu en venir ?
- Eh bien, c’est simple je te propose un marché. On va faire un concours toi et moi. Un concours sexuel, me dit-elle avec un regard coquin.
- C’est à dire ? Que veux-tu qu’on fasse ?
- Je te propose un thème par semaine. Chaque semaine une de nous propose à l’autre un thème à partir duquel on pourra se lancer des défis. Sur chaque thème, on peut improviser, soit on gagne toutes les deux, soit une d’entre nous, cela n’a pas d’importance. Le seul objectif c’est de gagner et pour cela se sera celle qui en premier réussira à relever au moins … 20 défis.

Je la regardai, bouché bée. L’idée était saugrenue et je ne m’y attendais pas du tout, mais elle était très excitante, du coup, j’acceptai le défi. Et c’est ainsi que débuta ma vie étudiante. J’allais en connaître des filles qui ne coucheraient avec moi qu’un seul soir et seulement pour relever ces fichus défis, mais je ne regrette rien aujourd’hui et ma vie n’était pas si drôle avant tout cela.

- Humm, oui, humm, continue, criait la blonde.


Marine était assise sur le lit, ses jambes bien écartées, son corps penché vers l’arrière, le tout appuyé sur ses bras. Elle était en train de jouir, tout en hurlant son plaisir. Les draps recouvraient ses jambes jusqu’au niveau de son nombril et une forme bougeait sous les draps, juste entre ses jambes écartées. Parfois, elle se mettait en équilibre sur un seul bras et utilisait son autre main pour plaquer la masse entre ses cuisses de façon à mieux sentir la jouissance la traverser. Moi, j’étais heureuse, j’aime la faire jouir. Bien que ce soit une copine, j’ai toujours pensé qu’un petit plan cul de temps en temps ne pouvait pas nous séparer. Je continuais de lécher mon amie avec plaisir, ma langue chatouillait son clitoris de plus en plus fort et mes mouvements s’accéléraient à chaque fois que ses cris augmentaient. Je la sentis rapidement se crisper, se tendre j’entourai ses hanches de mes bras et me serrai contre elle, ma bouche aspirant littéralement son petit minou alors qu’elle jouit. Je sortis alors la tête de sous les draps, j’embrassai doucement son bas ventre et remontai vers son visage. J’avais envie de l’embrasser. Mes cheveux noirs se mêlèrent aux siens, beaucoup plus clairs alors que nos lèvres se lièrent dans un long baiser. Je reculai et la regardai. Marine n’est pas une fille magnifique mais elle a charme. Elle est assez grande, par rapport à moi, en même temps, je suis assez petite : je ne fais qu’un mètre soixante alors que Marine fait au moins dix centimètres de plus que moi. Marine a de jolis yeux verts rieurs et des pommettes assez grosses qui lui donnent souvent l’air de rire. Son visage est un peu gros, ce qui lui donne un petit air patho. Ce dernier est encadré par de magnifiques cheveux blond foncé.

- Ma petite Lisa, me dit-elle, tu es magique.

Ah oui, j’ai oublié de me présenter. Alors, Lisa c’est moi. Je suis une jeune fille du Nord de la France, enfin c’est ce qu’il y a sur mes papiers. En fait, je suis née au Vietnam, mais mes parents m’ont adoptée quand j’étais bébé et fait vivre en France. J’ai des cheveux noirs coupés aux épaules, le teint asiatique, de petits yeux noirs et un visage un peu rond qui me fait de grosses joues. Je poussai Marine qui tomba sur les oreillers. Elle était toujours en tee-shirt, cela me fit penser que je n’avais même pas eu le temps de jouer avec ses petits seins. En même temps, nous étions revenues tard de soirée, étions un peu éméchées et avions donc juste baisé pour jouir, sans s’occuper d’aucun préliminaire. Je m’allongeai contre elle. Quelques minutes plus tard, nous dormions toutes les deux.

C’est juste après cette nuit-là, que je parlai à Caroline et que nous nous lancions ce défi. Le concours n’allait pas être facile pour moi car Caroline avait beaucoup de succès avec les garçons. En effet, c’était une très belle jeune femme, bien formée et qui se savait belle. Moi, au contraire, même si on me disait souvent que j’étais superbe, je ne me trouvais pas aussi jolie, loin de là. Caroline était grande et bien fine avec une magnifique poitrine et des fesses très bien faites. Elle avait de longs cheveux noirs, des yeux noirs également. C’était une réunionnaise et sa peau foncée, presque noire lui donnait un petit côté exotique qui plaisait à nombre de garçons. Quand je la vis ce matin-là dans notre salle de cours, je m »installai à côté d’elle afin de pouvoir somnoler pendant l’intervention du maitre de conférences dans le but de rattraper le manque de sommeil de la nuit précédente. Pourtant, quand vint midi, je rentrai chez moi avec un jeu qui allait me coûter de longues nuits de sommeil.

Le lendemain, je passai la matinée à chercher une idée pour un premier défi. Je me demandai comment je pourrais prouver à Caroline que l’amour entre femmes était le summum du plaisir. J’arrivai en cours avec un peu de retard et quand j’entrai, Mr Talos avait déjà commencé sa leçon sur la nutrition humaine. Comme toujours, quand on essaye de ne pas se faire remarquer, tout le monde me regarda entrer et je subis une réprimande du professeur. Je montai me réfugier vers le milieu de l’amphi à côté de Marine. Je la saluais puis essayai de suivre le cours. Celui-ci me parut vite généraliste et complètement ennuyeux. Mes pensées s’évadèrent donc à nouveau pour trouver ce défi qui me permettrait de débuter la compétition avec une petite avance sur Caroline. Néanmoins, quand je rentrai chez moi à midi, je n’avai rien, pas un brin d’idée qui puisse être intéressante. Je me mis à cuisiner mais l’envie n’y était pas et je préparai donc des pâtes toute simples que je mangeai ensuite en regardant une série. Alors que je m’apprêtai à prendre mon dessert, on tapa à la porte.

- Entrez, criai-je.

La porte s’ouvrit aussitôt et Caroline entra. Elle était très excitante aujourd’hui dans son jean blanc moulant, qui dessinait ses magnifiques fesses. Elle vint s’asseoir à la table en face de moi et me dit :

- J’ai une idée pour débuter. En fouillant dans ma chambre pour retrouver des cours ce matin, j’ai trouvé ceci.

Elle sortit un papier de son sac. C’était le bon de commande d’un sonomètre.

- Il y a quelques années, mon père avait eu des ennuis avec les voisins. C’était des jeunes qui faisaient des soirées en début de soirée et qui mettaient la musique vraiment très fort. Du coup, on ne pouvait les accuser de tapage nocturne et il a fallu à mon père trouver les preuves que le son de leur musique était bien trop fort. Pour cela, on lui avait acheté un sonomètre.
- Et ? Où veux-tu en venir ?
- Eh bien, ce week-end je rentre chez mes parents donc je peux récupérer l’appareil et la semaine prochaine, on fait notre premier défi. On fera un concours de bruit.
- Un concours de bruit, dis-je, en la regardant interloquée.
- Oui, on devra enregistrer nos ébats et celle qui fera le plus crier son partenaire aura gagné. On pourra utiliser l’appareil pour s’évaluer objectivement.

L’idée me parut amusante. J’acquiesçai prouvant ainsi que j’acceptai l’idée.

- Bien sûr, on ne dit rien à nos partenaires pour ne pas qu’ils fassent exprès de crier. On joue l’honnêteté.
- Tu peux compter sur moi, je n’ai pas besoin de tricher pour ça.
- Bon, comme il n’y a qu’un appareil, je te propose qu’on le mette sur le meuble de ma cuisine et je te laisserai le double de mes clés cette semaine pour que tu puisses le récupérer quand tu en auras besoin.
- Très bien, c’est parfait, dis-je.
- Alors que la meilleure gagne, conclut Caroline, l’air hautain.

Elle partit enfin, me laissant finir de déjeuner.
(À suivre)

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3 réponses à Les 20 épreuves – 1. Le pari par Doc_flo

  1. dominiquelu69 dit :

    —-> Poubelle

  2. irun dit :

    est-il utile de conserver ce récit médiocre et qui plus est, inachevé ?

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