Gourmandises 10 – Marie, notre diabolique Maîtresse par Jerema

 


Mon portable est éteint. J’oublie régulièrement de le réactiver. Je l’avais verrouillé avant de me rendre à l’église. Je le remets en marche : quatre appels manqués dont trois de René et un de Carole, une proche amie.

René a tenté de me joindre par trois fois, quel entêtement : un appel à 12 heures 30, un autre une heure plus tard et enfin le dernier il y a tout juste quelques minutes. J’ai loupé les deux premiers, c’est coutumier, je n’entends pas toujours la sonnerie lorsque mon téléphone se trouve au fond de mon sac à mains. Pour le dernier, il y a quelques minutes à peine, là, mon portable était coupé. Il voulait sans doute me gâcher mon plaisir.

Il est consterné mon René, il n’arrive toujours pas à croire ce qu’il a entendu (voir épisode précédent) mais surtout, il est très fâché et terriblement déçu. Il est disert et la teneur de ses propos me ferait presque rougir. Si mon mari captait ces appels, quel cauchemar, j’en frémis d’effroi ; j’efface ces compromettants messages.

Les jours suivants René me boude, et moi je ne peux lever l’inhibition qui m’empêche de le braver et de tester sa détermination. Son silence m’exaspère. A-t-il songé à mes désirs ? Est-ce une fin de non recevoir ou, je l’espère, une juste réflexion à ce brutal ultimatum. Il m’évite la plupart du temps et nos seuls échanges ne sont plus que professionnels.

La fin d’après-midi de ce vendredi s’éternise et clos cette semaine agitée. Le ciel est gris, le temps est lourd et la météo ne laisse guère d’espoir pour un weekend ensoleillé.

Mon Dieu que les week-ends sont courts ! Déjà lundi, il est 11 heures, la semaine s’annonce de bon augure avec l’accord de principe d’une importante commande de l’un de nos derniers prospects. Quelques détails restent à préciser et un ultime commercial devrait valider ce beau contrat.

J’ai passé une bonne partie de la journée aux cotés de René et de Damien, à rédiger les corrections finales de l’offre définitive.

Il est 18 heures, je zieute mes mails avant de fermer le bureau de mon ordinateur, comme tous les soirs : en gras une dizaine non lus dont un de René ; je clique nerveusement sur le seul qui devient essentiel à mes yeux :  » Au fait Marie, ton curé, il est vraiment plus beau que moi ?… Tu voudrais vraiment que cela se fasse ?… Et lui, lui en as-tu parlé ?… Bises au creux de tes fesses, cruelle beauté  » !

Mon cœur s’emballe, mes joues s’enflamment, mon cerveau cavale à toute vitesse. Je clique sur l’onglet Répondre : « Oui ! Oui ! Oui ! Réponses affirmatives à toutes tes questions. J’aime tes bisous là où tu dis. A demain ».

Je supprime les traces de notre correspondance, éteins l’ordi et quitte mon bureau, radieuse, débordante d’impatience.

J’ai mal dormi, la nuit a été agitée, jalonnée de doutes et d’interrogations. Cette rencontre, comment vais-je l’orchestrer sans créer un malaise pesant entre mes protagonistes, sans blesser leur ego, sans nourrir la moindre hostilité l’un envers l’autre mais surtout, rendre ce moment inoubliable ? Une vision me hante et me fascine : je serai leur  Maîtresse, dominatrice, sévère et inflexible. J’ordonnerai, ils exécuteront mes ordres et mes désirs. Oui, je serai cette femme là et ils seront doux et obéissants.

Mathieu, mon mari, vient juste de claquer la porte. Je saisis mon portable, pianote, cherche Paroisse et presse la touche d’appel.

- Allo !… Bonjour mon père, Marie à l’appareil, Marie Bomptant. Vos devez me trouver bien matinale, n’est-ce pas ? Non ! Ne dites rien, écoutez-moi attentivement. Ce mercredi à 14 heures, René et vous ensemble, allez m’affranchir de mes desseins les plus secrets. Vous serez mes soupirants, garants de mes vils caprices. Chut ! Vous ne pouvez refuser, vous devez me soigner mon père. Je vous rappellerai pour vous fixer les modalités de cette rencontre. À bientôt.

Je raccroche. Je patiente, les sens à fleur de peau. Cinq, puis dix minutes s’écoulent, mon mobile reste muet, mon rêve prend corps.

Je gagne mon bureau la tête noyée dans une nuée de pensées coquines, mon bas ventre mouillant d’une importune moiteur le fond de ma culotte

Je me suis attelée à mon travail, non sans avoir pris le temps au préalable de rédiger un mail à mon cher René sur mes exigences : « ce mercredi, trouve un hôtel discret dans lequel nous pourrons passer inaperçus. Vous serez mes Esclaves et vous vous soumettrez à mes moindres caprices. Suis-je bien claire ? ».

La journée se déroule lentement, je guette le message de René. Pourquoi ne me répond-il pas, l’ai-je si troublé par mes attentes, craint-il peut-être aussi ses propres démons ? Mais l’a-t-il lu seulement ?

Enfin le mail tant espéré s’affiche sur mon écran : « Novotel de Tassin… Il y a tant de monde que l’on ne saurait être remarqués. Rendez-vous à 12 h30 au bar, on déjeunera au restaurant de l’hôtel ».

Mardi s’efface avec lenteur. Mercredi pointe, égrène ses heures, ses minutes, il est midi. Plus que quelques instants de patience avant d’être transportée dans un monde de luxure et de félicité.

Nous y sommes, enfin. Je me suis garée sur un parking public, non loin de l’hôtel. Telle une femme d’affaires, attaché-case et sac à mains en bandoulière, je pénètre par l’entrée du restaurant. René est déjà là, assis à une table basse. Il feuillète le quotidien local d’un air distrait. Il m’aperçoit, son visage s’illumine, il se lève et m’invite à m’asseoir. Jean-François arrive sur mes talons, à croire qu’il m’épiait non loin.

Les présentations sont solennelles, sans ambigüité :

-  Mon père permettez-moi de vous présenter René, responsable commercial de notre société et occasionnellement… mon amant. René, voici Jean-François, l’abbé de notre village, mon confident, et depuis peu le thérapeute de mes angoisses.

J’ai prononcé ces phrases du bout des lèvres, mais sereine et déterminée je n’ai pas balbutié. Une forte montée d’adrénaline m’embrase, me fait déplorer mon audace. Trop tard, mais au moins les choses sont claires à présent. Interloqués, ils se dévisagent, se jaugent, une lueur d’inquiétude dans le regard.

Les clients circulent, s’installent et déjeunent. Tout ce petit monde ne semble guère troublé par l’incessant trafic dans les couloirs de l’hôtel. Nous avons la chambre 27, au deuxième étage. René récupère la clé avant de passer à table.

Nous entamons notre déjeuner en silence. De fil en aiguille les langues se délient, aidées par les bienfaits désinhibiteurs du délicieux rosé auquel aucun de nous ne veut se restreindre. Et de paroles banales en allusions discrètes, nous nous fondons dans nos personnages.

Loquace et déterminée je leur décris leurs rôles. À Jean-François la lourde tâche de nous guérir de nos bassesses, de tuer le mal par le mal, thérapie bien improbable au demeurant. Attentif à nos errements, il sera notre prédicateur, notre prescripteur et le don de son élixir sera l’antidote des blessures de nos âmes.

Ils lampent leur petit noir ; moi je médite, embuée dans les volutes fumantes d’une tasse de thé, un thé vert parfumé aux fleurs de jasmin et aux vertus si diurétiques. On ne dit mot, le cœur serré dans l’attente de cette mystique bacchanale. Je déguste ma deuxième tasse de thé à petites gorgées sous le regard envieux et approbateur de René qui subitement lance le départ.

- Marie, tu montes avec moi, Jean-François, vous nous rejoignez quelques instants plus tard. Vous frappez trois coups légers, je serai derrière la porte, n’ayez crainte.

Nous acquiesçons du regard. René se lève, je l’imite et lui emboite le pas. On s’engage dans l’ascenseur, deux hommes pressés s’engouffrent derrière nous. La cage s’agite le temps d’une poignée de secondes, se pose avec douceur : – étage 2 – on descend, les autres, non. Je lâche un soupir de soulagement. Le couloir est désert ; nous pressons le pas : N° 20, 22… 27. René glisse la carte plastifiée barrée d’un code barre dans la fente du boitier faisant office de serrure. Clac ! Nous pénétrons dans notre cachette. René se jette sur moi, m’enlace par la taille, me dit d’une voie rauque :

- Marie, je veux la primeur de tes fesses… Dis-moi, ton petit trou, est-il comme je l’aime ?  j’en ai trop envie.

Mes lèvres frémissent sur la peau de son cou :

- Mais dis petit coquin ! Je ne sais pas, il devrait l’être, j’avoue que je le néglige un peu ; il « mitonne » depuis hier matin dans la moiteur de sa ténébreuse vallée. Mais tu devras être sage et m’obéir, cette largesse mérite un…

Toc, toc, toc (…) je sursaute et demeure bouche bée.

René ouvre, Jean-François se précipite à l’intérieur. La porte se referme, complice discrète de cette rencontre peu orthodoxe.

La chambre est spacieuse, moderne. Une moelleuse moquette grise feutre nos pas. L’immense lit est recouvert d’un dessus rouge framboise, les traversins amples, gonflés, recouverts de taies blanches et pures sont un appel à un languissant voyage. Face au lit le dressing, dont la haute glace teintée nous renvoie l’image de nos visages stupéfiés, s’étire sur toute la largeur du mur. Plus à gauche, dans un renfoncement, côte à côte, deux portes dissimulent les toilettes et la salle de bains.

Aucun de nous ne semble pouvoir parler. En  Maîtresse de cérémonie je m’ose à rompre ce mutisme pesant.

- Eh bien mes doux agneaux, ne vous fais-je pas d’autre effet que cette triste et ridicule béatitude ? Déshabillez-vous ! Ne restez pas figés comme des statues.

Je jette mon sac à mains et mon attaché-case sur le guéridon jouxtant l’unique fenêtre parée d’un épais rideau blanc. Je me dévêts avec lenteur, étale avec soins mes vêtements sur le dossier d’une chaise. Je piaffe, altière, en petite tenue, gainée dans une guêpière de tulles et dentelles noires. Les jarretelles tendent sur mes jambes des bas de couleur chair. Je n’ai pas de culotte, j’ai osé cette omission, pour la première fois. Ils sont là, debout, la verge en berne recroquevillée au fond de leur caleçon. Ils me regardent, hypnotisés, ne sachant que faire.
Troublée, je cache néanmoins mon émoi, je défais le lit, m’assieds, jauge le confort. Je bascule sur le dos, je m’étire comme une chatte en chaleur, je roule sur le ventre. Je me frotte, mon corps épouse les draps, se tend, mes jambes se replient, remontent, mes reins se creusent, ma croupe se dresse, arrogante : je trône au milieu de l’arène…

- Et bien ! Qu’attends-vous esclaves ! Honorez le cul de votre maîtresse !

René se précipite, plus prompt, déjà aux aguets. Il me renifle, me hume, grogne sa satisfaction, il s’enivre des arômes célestes de mes chairs les plus secrètes. Il me lèche d’une langue furtive, il prend son temps. Il me goûte, se repait de l’oubli volontaire du toilettage de mon derrière si ce n’est le passage furtif d’une carré de papier juste après la grosse commission de ce matin. (Les yeux clos, je rêve alors qu’après « cette délivrance » sa langue agile et bienveillance m’essuie ; une langue pour mon cul, à chaque matin, qui s’obligerait avec douceur à lui rendre pureté et fraicheur, à vous faire renier l’usuel et exécrable papier toilette).

- Oh mon père ! Voyez comme il l’aime mon petit trou ! Hmm… c’est trop bon !

Mes mains disjoignent mes globes charnus, les distendent. Sa langue flâne à l’orée de mon vagin, glisse sur le périnée, surfe sur les sillons de ma corolle ; elle me perfore, se vrille dans mon étroit tunnel.

- Là ! Oui comme ça ! Enfonce ta langue, nettoie le bien mon cul, t’aime ça mon cochon. Essuie-moi bien, lèche le encore, applique-toi…

S’il existait un trophée de la feuille de rose, nul doute que René le gagnerait tant il est patient et insatiable. Il festoie entre mes fesses et son plaisir est si ardent qu’il me gagne aussi et me submerge.

- Ça suffit ! Allonge-toi sous moi maintenant ! Et vous mon père, prenez-moi !

René couvre ma chatte de petits bisous sonores, ose des coups de langue sur la queue de Jean-François qui tente vainement de me pénétrer. Il manque de vigueur, est trop mou.

- Suce-le, fais le bander !
Il obéit, gobe le gland qui se morfond aux portes de mon anus languissant. Il essaie à nouveau, se tord, se dérobe.

Enfin il est dur, je le sens forcer entre mes fesses, il est gros, il me fait mal. Je l’expulse, le guide vers la bouche de René :

- Humecte le, salive le bien !

Je le prends dans ma chatte, il rentre d’un coup.

- Non, ne bouge plus ! doucement, laisse-moi faire

Mon bassin se meut, en cercles de plus en plus amples ; je tourne autour de sa queue qui glisse avec aisance. Là, maintenant, je la veux dans mon cul, je la libère, la pointe sur mon œillet. Il me fend, m’écartèle.

Jean-François est solidement ancré dans mon cul à présent. Il ne dérape plus, a cessé ses alternances avec la bouche de René qui s’est retiré d’entre mes cuisses. Je me suis allongée, étendue sur le coté, les fesses soumises aux velléités de cette grosse queue qui atomise ma fragile muqueuse. Il me pilonne, il accélère, il va jouir.

- Oh oui Marie je viens !
- Oui, jouissez bien !

Je saisis sa queue, l’enroule entre mes doigts, je le branle avec force, le gland fiché dans mon rectum, verrouillé juste sous le bourrelet.

Il râle, gémit ; je lui triture les couilles, mon cul l’aspire, le broie le vide de sa semence. Il se retire doucement, s’affale sur le dos, ferme les yeux et souffle bruyamment. Il marmonne :

- Seigneur puisse ce sacrifice lui redonner les vertus de la fidélité.

Je ressens comme un grand vide lorsque mes chairs se referment. Je me raidis et m’allonge sur le dos. Je replie très haut mes jambes, pousse mon bassin en avant, hèle René :
- Viens mon chéri, viens réconforter mon petit trou, viens le purifier par tes baisers !

Ses lèvres paressent sur mes rondeurs, elles semblent hésiter puis subitement, sa langue se darde et lèche ma crevasse meurtrie d’où s’échappe un filet blanchâtre. Elle glisse, se fond dans mon anus constricteur.

- Hmm, ta langue, goûte comme il est bon mon cul plein de foutre ! Oh vilain coquin ! Oh oui ! Délecte-toi mon chéri !

Je l’attire, sa bouche se soude autour de ma corolle. Mes sphincters me trahissent, je tente de retenir un pet, en vain : il fuse dans un souffle discret de bulles spermeuses. Je rougis de honte ou de plaisir, je ne sais plus, c’est si grotesque ; mes mains se nouent derrière son cou, je ferme les yeux et prise toute l’inconvenance de ce baiser fusionnel. Je perçois les coulures de foutre rouler sur la langue de mon amant, il déglutit, avale le festin de mon cul dans cette solennelle communion. Je ne sens plus mon corps, de sombres murmures noyés dans un reflux sirupeux fusent en chapelet et s’évaporent entre ses lèvres.

René me saisit par un poignet, guide ma main sur mon ventre, lui imprime le mouvement.
Je me caresse, triture mon clito au rythme de son baiser…

Des ondes de plaisir explosent dans mon ventre, dans mes reins, c’est divinement bon, je laisse exploser mon plaisir.

Jean-François récupère lentement, il bredouille des mots dans lesquels je perçois son souhait de partir à présent. Il essaie de se lever, je l’en empêche en glissant un bras entre ses cuisses sous ses fesses, je l’attire, le force à se retourner. Mon visage pivote, mon cou s’étire, mon nez se perd dans le sillon poilu de son cul.

- Ô ma sœur, que faites-vous donc, non pas ça !

Son trouble m’excite, ma langue balaie son trou du cul en larges aller-retours.

- Mon Dieu ! Marie ! arrêtez !
- Que se passe t-il mon père, vous n’aimez pas ça ? Mais dites-moi, vous rebandez !

Ma main gauche s’est hissée sous son ventre, s’est saisie de sa verge, je la sens grossir et m’exprimer toute sa gratitude. Elle au moins, ne peut feindre.

René est encore pétrifié entre mes fesses et les chouchoute avec dévotion.

- Oui, c’est bien mes chéris, mais je m’impatiente de vous voir vous aimer. René, tu vas goûter aux joies de prendre une vraie queue dans ton petit trou et de te sentir un peu femme aussi. Je sais que tu vas adorer.

Je m’arrache de son étreinte.

- Allonge-toi sur le lit, sur le dos, remonte bien haut tes fesses… allez ! Ne te fais-pas prier.

Je fouille dans mon sac à mains et récupère un préservatif que je tends à Jean-François. Il le prend, contemple ce petit carré de plastique souple, le triture, désemparé.

- Viens, je vais t’aider !

Il est assis au bord du lit, la verge chancelante. Je m’accroupis, la prends en bouche. La saveur de mon cul taquine mes papilles, ça m’excite. Elle gonfle, retrouve une allure guerrière. Je place l’embasement de la capote sur le gland, le chapeaute ; je déroule le fin latex du bout des doigts : là, la belle est emmaillotée. J’enjambe René, en position 69, il bande le salaud, il savoure déjà. Je lui replie les jambes, le plus haut possible, les emprisonne entre mes bras. Mes mains écartent ses fesses, ma bouche plonge, mes lèvres et ma langue s’activent et tartinent son œillet d’une écume baveuse. Il gémit mon René, il aime se faire caresser ainsi. Là, il est prêt. Je me redresse et d’un regard appuyé invite Jean-François à venir débattre avec nous.

Il se lève, tel un automate, se met face à nous au bord du lit, il me regarde, désemparé.

- Allez, approchez-vous !

Il est trop haut, il se baisse, fléchit les jambes, pose ses mains sur mes épaules. Son bassin se meut en avant. Je saisis son membre à la racine, ses bourses s’étalent dans le creux de ma main. Je l’attire, le guide à l’orée du trou obscur luisant de salive.

- Allez, poussez à présent !

Jean-François est à la besogne les yeux fermés, le visage marqué d’une triste douleur. Il est debout maintenant, campé sur ses jambes, cramponné aux hanches de son soupirant prosterné au bord du lit, le cul relevé et tendu.

Agenouillée en travers du lit, ma tête repose au creux des reins de l’assailli. Le regard rivé au cœur de l’action, mes mains écartent les fesses de René. J’encourage mes deux amants :

- Encule-le bien ! oui tout au fond… Vous aimez ça mes coquins !

Il gémit René, s’extasie sous les assauts puissants de mon beau curé, qui voudrait que cela se termine au plus vite. Il s’impatiente, accélère, sans grand résultat ; trop soucieux de jouir il ne fait qu’entraver le but recherché, ou bien me mets-je à penser, serait-ce l’effet anesthésiant (notifié sur l’emballage) de ce préservatif lubrifié, à effet retardateur. Doucement mon père ! Prenez votre temps, ne soyez pas impatient, laissez monter le plaisir. Vous le possédez si bien, ouvrez les yeux, regardez comme il aime… Et vous ! Vous bandez si fort que je doute que vous n’aimiez pas. Seriez-vous, vous aussi, adepte des joies de Sodome ?

- Que Dieu m’en garde ma sœur, ne réveillez pas un sentiment enfoui dans les souvenirs
sombres d’une jeunesse erratique. Je vais vous libérer de vos souffrances et m’en aller…

Les prémices de la jouissance le guettent, il jette toute sa vigueur, à grands coups de reins.

- Mon père, guérissez le aussi mon René, donnez-lui votre semence en signe de rédemption, jouissez dans sa bouche, je le veux.

Je m’adresse à mon  » soumis  » :

- Toi « l’esclave » ! allonge-toi sur le côté.

Il se dérobe de l’emprise musclée de son compagnon d’aubaine. Je me glisse à hauteur de son oreille et lui murmure :

- Il va jouir dans ta bouche, tu vas voir comme c’est bon de sentir une queue palpiter entre tes lèvres, tu le suceras jusqu’à ce qu’il se soit totalement vidé. Ensuite je te donnerai ta récompense… un gros pipi dans ta bouche ; waouh, j’ai une de ces envies, … dépêche-toi vite !
- Oh oui Marie ! ça je le veux !

Je fais signe à Jean-François de s’approcher, je lui ôte la « camisole » qui emprisonne sa queue et lui ordonne de se coucher sur le coté aussi, le ventre à hauteur de la tête de son repentant.

- Approchez-vous ! … Prends-le dans ta bouche René ! Allez va-y !

Il obtempère, du bout des lèvres, avec délicatesse.

- Oui, c’est bien, sens-tu comme elle est douce, puissante… Allez mon père ne restez pas inerte, pourfendez cette bouche impure, libérez-le de sa souffrance, donnez-lui votre bénédiction et guérissez-le comme vous le faites si bien avec moi.

Il obtempère mon vaillant et beau curé, il se meut lentement, s’enfonce peu à peu. Ses mains se posent timidement sur le crâne figé entre ses cuisses puis, peu à peu, elles se referment résolument et accompagnent les mouvements chaloupés de son bassin.

Il glisse avec aisance dans ce fourreau souple et accueillant tout en marmonnant des propos miséricordieux :

- Tiens pauvre pécheur, accepte la sentence de Dieu, reçoit la semence divine qui te donnera la force et la volonté de revenir parmi les fidèles…

Il coïte à la hussarde, de plus en plus vite, déterminé à châtier le mécréant.

- Ah oui !… Oh mon Dieu ! À quelles souffrances me soumettez-vous, à quels supplices m’astreignez-vous ! Ouiiiiii…

Mon René s’étouffe sous l’explosion brutale du plaisir de son nouvel amant. Il éructe, submergé par l’assaut. Pris de convulsions Jean-François jouit, l’abreuve de sa fertilité avec munificence. Je m’approche au plus près, médusée par la violence de son plaisir, un plaisir si refoulé qu’il n’en est que plus fort, plus intense. Je pose mes lèvres à la commissure de celles de René et du sexe tendu qui viole sa bouche crispée. Je lèche, j’embrasse, caresse les bourses, doigte le cul de Jean-François, qui se raidit. Mon doigt s’agite, se retire, j’en mets deux, d’un coup : ils dansent avec aisance et arrachent des petits cris de plaisir à notre vénérable prêcheur.

Il n’en peut plus René, il manque de souffle, asphyxié par cette grosse queue qui lui ravage le larynx.

Je lui murmure à l’oreille :

- Mon chéri, c’est bon de sucer une queue bien juteuse, tu aimes faire ça toi aussi !

Je désaccouple mes deux protagonistes, embouche la tige flasque et baveuse de Jean-François, je le suce, le mordille, le fais gémir. Je remonte le long de son ventre jusqu’à son visage, mes lèvres frôlent les siennes.

- Mon père, vous êtes notre sauveur… j’ai tellement confiance en vous. Je lui susurre :
- Je vais faire pipi dans sa bouche, il aime tant cela… Consentez mon père, et priez pour nos âmes dévoyées. Après vous pourrez partir.
- Marie, reprenez-vous ! Vous ne pouvez faire une telle chose, quelle abjection !
- Comment ça mon père ! Et vous, lorsque vous nous donner « Votre Bénédiction », à satiété, est-ce moins méprisable ? Est-ce l’onction suprême ?

Confuse de mes paroles, je tente d’en atténuer l’impact et réaffirme le bien-fondé de son prêche :

- Oui, sans doute votre élixir est-il la base de notre thérapie, mais savez-vous mon père que faire cette chose abjecte comme vous le pensez, nous rend tellement heureux. Il dit que ma fontaine est une eau de jouvence, qu’elle est bénie de Dieu, qu’elle apaise son âme, qu’elle lui apporte force et réconfort… Je vous en supplie, regardez et voyez tout notre bonheur.
- Marie vous blasphémez, mais je vais quand même prier pour vos âmes lors de cette odieuse cérémonie à laquelle Dieu me somme d’adhérer.

Il implore le seigneur : « Mon Dieu, me faut-il être témoin de ce sacrilège, le voulez-vous vraiment ?… Bien, si telle est votre volonté, je m’en remets à votre jugement ».

- Oh merci mon père ! Je ne doutais pas de votre détermination à nous guérir.

Je me trémousse, contiens une envie de plus en plus pressante. Je m’accroupis, me positionne au dessus du visage de René, les pieds plantés dans le confort moelleux du matelas, les jambes fléchies, les reins cambrés. Mon corps frissonne d’excitation.

Jean-François s’est extirpé de notre nid douillet. Il s’est agenouillé sur la moquette, il a croisé ses mains, les pouces en suspensoir à son visage, les coudes calés entre les jambes de René. Il est tout près. Son regard est fixe, rivé entre mes cuisses. Il prie doucement, en latin. Je relève mes fesses, je m’ajuste, me fige. Ma fleur d’amour est à quelques centimètres de mon urinoir humain.

- Ça vient ! Ouvre bien ta bouche mon chéri…

Il prie toujours mon Jean-François, depuis déjà quelques minutes, les yeux grands ouverts. Il prie et moi je m’épanche lentement. J’arrose la gorge et gonfle les joues de mon « esclave », qui s’enivre de ma miction. Il me boit, avale les chaudes ondées dans un claquement de langue gourmand. Soudain, en déséquilibre, je bascule en arrière. Le ruisseau de mon corps sort de son lit, inonde son visage. Ses pores exhalent l’odeur tiède et capiteuse de mon incontinence friponne. Une chape de bien-être m’enrobe, j’aime tellement l’avilir ainsi. Je me rétablis au dessus de sa bouche, m’ajuste avec zèle, au plus près.

Durand cette pause fortuite nos regards se croisent, s’entrechoquent. Jean-François me tance en silence. Il marmonne : « Mon Dieu, pardonnez leur cette impureté. Mais ils semblent si heureux, si loin de se faire du mal… et elle, cette femme si belle et si pieuse, si aimante pour ses enfants, pourrait-elle vraiment être une vile créature ? Le croyez-vous, Mon Dieu » ?

Le chuintement discret d’une nouvelle ondée lui fait fuir mon regard pénétrant. Ses pupilles s’agrandissent, se fixent sur la vision de mon ventre ruisselant dans la bouche de René en une interminable gerbe dorée. René boit à la régalade, se gave de mon nectar. Je me plaque sur sa bouche, ma vessie se tarit en une bordée de jets brefs et saccadés. Sa langue lape les dernières gouttes, me lèche, m’essuie consciencieusement.

Cette posture inconfortable m’ankylose, je m’agenouille, frotte ma chatte sur son visage détrempé. (Mon Dieu, quel bonheur, oui je veux encore jouir).

Mon ventre danse, mon petit bouton sort de son antre, s’aventure. Là, enfin il se fait happer, gober par la bouche experte de mon esclave, qui me fait exploser entre ses lèvres.

- Oh mon père, que j’aime ce moment de relâchement, cet acte si intime pendant lequel René se soumet à ma fantaisie. J’aime tellement faire pipi dans sa bouche. Nous pardonnez-vous cette folie mon père ? Allez-vous m’aider à redevenir sage et vertueuse ? Le pouvez-vous mon père ?
- Je ne sais plus ma fille, je l’espère et prierai le Seigneur tout puissant de m’assister dans cette tâche longue et périlleuse. J’ai peur aussi de me perdre sur ce chemin semé d’embuches, de griller mon âme et de devoir affronter les foudres de Dieu pour l’éternité.

Mes fesses s’écrasent sur le visage de René, qui exhibe l’arrogance de sa virilité en tacite remerciement à mon épanchement. Trop émue, condescendante mes doigts l’enroulent. Je le branle d’une main souple et légère, elle monte et descend. Sa queue est chaude, elle se découvre, se chapeaute avec une aisance et une constance qui vont la faire vaciller ; elle gonfle, se durcit, se crispe.

La langue de René s’est fondue dans les abysses de mon derrière. Je le branle tout en prisant les délices de cet anulingus, c’est si bon.

Il jouit ; des jets limpides fusent et s’étalent sur son ventre. Son bassin se tend, se soulève du lit. Des borborygmes sourdent, s’exhument d’entre mes fesses.

Je ne faiblis pas, je continue, je m’entête. Mes doigts se crispent, le supplicient. Le plaisir est trop fort, trop intense, insupportable.

Ça le submerge mon René, il perd pied, éructe des mots inaudibles qui se percutent et résonnent sur les versants humides de mes valons.

Je le masturbe lentement à présent, il abdique et lâche enfin prise.

Il ne bouge plus, mon corps pèse lourdement sur son visage et seul son souffle chaud glissant dans le sillon de mes rondeurs me conforte de sa somnolence.

- Voyez mon père comme il est heureux à présent, il aime que je le fasse souffrir ainsi.

Il ne réagit plus mon Jean-François, il est absent. Le visage enfoui entre ses mains, il prie en sourdine.

Il sent que je l’observe, il se ressaisit et se lève d’un bond. Nu comme un ver, désemparé, il me tourne le dos et se revêt prestement.

- Je m’en vais Marie, je ne peux rien plus pour vous, s’il vous plait ne m’importunez plus.
- A tout à l’heure mon père, je récupère les enfants après leur cours de catéchisme, c’est moi qui suis de permanence cette semaine.

Il s’enfuit en claquant la porte de la chambre.

Nous sommes sur le parking de l’hôtel, à l’écart de l’entrée. René grille une cigarette. Je m’époumone à respirer un air vicié chargé d’odeurs nauséabondes de gaz d’échappement, je me force à retrouver toute ma lucidité et à dissiper le film de notre épopée, comme si le l’avais rêvé.

René écrase sa cigarette d’un coup de semelle aguerrie et me dit au revoir :

- Merci Marie, merci encore pour ce merveilleux moment. Tu avais raison, j’ai aimé.

Il s’assied au volant et démarre. Quelques secondes plus tard, je rejoins ma voiture et quitte les lieux à mon tour. Je n’ai pas envie de rentrer, pas tout de suite, j’ai besoin de voir du monde, de me fondre dans le tumulte de la vie, de la normalité. Mais, je le sais, d’ici quelques jours le syndrome de cette addiction charnelle me persécutera à nouveau, encore et encore. Il a raison mon beau Jean-François, il ne peut rien pour moi.

A suivre.

 

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4 réponses à Gourmandises 10 – Marie, notre diabolique Maîtresse par Jerema

  1. l'épicurien dit :

    Bien joli récit, hard à souhait, emprunt de fantasmes torrides, et tellement inconvenant.
    On en redemande, en ce qui me concerne j’ai aimé

  2. L'envieux dit :

    Ah, le fantasme de l’homosexualité ! Mais avec un prêtre, ça devient plus chaud encore et cette « Marie », quelle diablesse !
    C’est hard mais croustillant à merveille, je lirais bien une suite.

  3. Dudule dit :

    Je l’attendais depuis longtemps. Merci !

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