Erotisme, douchette et uro par Jean-Michel_et_Martine

Ceux qui ont lu « Etat d’urgence » savent déjà que mon amie Martine garde son
corps filiforme par un petit régime certes, mais surtout par le volume
impressionnant d’eau et de boissons diurétiques qu’elle ingurgite à longueur
de journée.
Donc, si elle ne passe pas tout son temps au-dessus de la cuvette des WC,
elle y passe quand-même un temps supérieur à la moyenne des femmes, je
pourrais le parier. C’est quelquefois très rapide quand le travail l’exige.
C’est quelquefois en décontractée, et les toilettes peuvent devenir alors un
lieu de méditation. La petite culotte sur les cuisses, confortablement
installée, son attitude préférée est alors les coudes sur les genoux et le
menton sur les poings, le regard au loin, elle prend une petite pause qui
peut durer trente secondes après la chute de la dernière goutte. Parfois
c’est la sonnerie du téléphone qui la ramène aux réalités du bureau. Bref,
rapidement ou relaxe, elle doit souvent éliminer tout ce qu’elle boit. La
nuit, elle ne sort pas du lit, le sommeil bloquant peut-être ses fonctions
urinaires, mais le matin au réveil, elle court toute nue vers la salle de
bain pour « les chutes du Niagara ». Elle en sort avec un sourire évident de
soulagement. Nos rapprochements sexuels sont toujours ou au moins souvent
précédés d’une vidange quasi obligatoire.
—-Si je me retiens, je n’arrive pas à jouir….et j’ai peur d’une grosse
fuite !….dit-elle.
Comme il n’est pas question pour elle de restreindre l’eau et le thé, les
nombreux pipis de ma pisseuse, il faut faire avec !
Un jour où la météo invitait à la promenade, Martine décida que c’était le
temps idéal pour une sortie en bicyclette. Nous partons donc tous les deux,
tous les trois devrais-je dire, car il ne faut oublier la bouteille d’eau,
vers une forêt dans laquelle les allées sont faites pour des ballades. Si on
ne fait pas de bruit, on peut même apercevoir parfois des biches qui
regardent un peu surprises ces drôles d’animaux sur deux roues.
Non seulement il faisait beau, mais il faisait même chaud. La bouteille
d’eau avait déjà été sollicitée deux fois quand nous arrivons à la petite
brasserie bien connue des promeneurs du dimanche à pieds ou en vélos.
—- On s’offre quelque chose ?…….demanda Martine
—- Allons-y…..
A peine entré, je savais dans quelle direction ses pas allaient la
conduire.
—- Commande… dit-elle….Pour moi c’est un thé nature….J’arrive…..
Je trouvais une table, les clients étaient encore peu nombreux en ce début
de saison. Martine revint bientôt, l’air épanoui.
—- Il était temps… ça soulage !
Quand ma bière et son thé furent dégustés, après une petite pose, il y eu un
second passage aux toilettes, pour l’un et l’autre cette fois. Les lieux
étaient sonores, les cloisons peu épaisses et comme elle se savait seule
avec moi, elle n’eut aucune réserve, ouvrant grand la vanne, j’eus droit au
bruit de la chute au fond de la cuvette.
—- Mais comment fais-tu pour pisser autant ?…..dis-je en élevant un peu
la voix.
—- C’est un secret…. dit-elle en riant.
J’eus droit aussi au bruit du papier que l’on déchire, au froissement de la
petite culotte qui remonte, et au réagrafage du short.
Requinqués, nous reprenons la route jusqu’au moment où fatigués nous
décidâmes de prendre un raccourci pour rentrer.
L’effort fourni et la chaleur nous incitaient à prendre une douche avant de
penser au dîner.
—- Tiens….dit-elle….si on la prenait ensemble… pour se laver le dos
?
Telle que je la connaissais, je savais qu’il n’y avait là aucune malice. Ca
n’était pas la première fois que nous prenions une douche ensemble. Une
provocation chez elle est toujours plus directe. Pour elle, un chat est un
chat et une douche est une douche, rien d’autre jusqu’à aujourd’hui. Mais de
mon côté, de la voir toute nue, très prés de moi, de sentir nos corps se
frôler, de la laver, cela me plaisait beaucoup en tant que préparatif à
d’autres jeux.
Les vêtements furent vite tombés et bientôt nous nous trouvons à l’étroit
dans la cabine de douche. Le shampooing passa de mains en mains. Puis ce fut
le tour du savon et du gant de toilette. L’eau tiède sur nos corps fatigués
était extrêmement relaxante. Nous éprouvions beaucoup de plaisir à nous
savonner mutuellement. Comme d’habitude, il n’y eu pas que le dos, c’est
tout le corps que l’on offrait à l’autre, sans toutefois trop insister sur
les parties intimes qui avaient droit aussi au passage du gant savonneux.
Soudain Martine me demanda:
—- Fais encore couler la douchette sur mon dos, et frotte-moi, j’adore
cela.
Je savais qu’elle aimait que je lui masse le dos, et je pensais qu’avec
l’eau chaude ça lui était encore plus agréable. Je m’appliquais à lui faire
plaisir. Soudain, elle partit d’un grand rire dont elle a le secret, en
particulier quand elle a fait une bonne blague.
—- C’est mon massage qui provoque ton hilarité ?
—- Non…du tout. Tu me masses très bien, comme un vrai pro. Je
t’expliquerai tout à l’heure.
On paracheva le rinçage mutuel. Deux immenses serviettes nous séchèrent et
c’est en robe de chambre que nous quittâmes la salle de bain. Une heure plus
tard, alors que nous étions à table, je me souvins de ce qu’elle m’avait dit
pendant que je lui massais le dos arrosé par la douchette.
—- Dis donc… tu as dit que tu m’expliquerai plus tard pourquoi tu avais
ri pendant que je te frottais le dos.
—- Simplement parce qu’avant la douche, j’aurais dû faire un passage aux
toilettes. L’eau chaude ruisselant sur moi a éveillé un besoin. Si j’avais
été seule, cela ne causait aucun problème, çà m’arrive parfois, je n’ai qu’à
me laisser aller, accroupie ou debout un peu penchée selon mon humeur, la
douchette balaie tout. Mais ce soir tu étais là et je ne savais pas comment
m’y prendre, il m’était aussi difficile de me retenir. Et je ne pouvais
quand même pas sortir toute mouillée pour aller à côté ? Alors, je t’ai
demandé de me masser le dos en faisant couler l’eau sur mon dos. La raie des
fesses la conduisait entre mes jambes, je n’eus aucune difficulté à me
laisser aller, tout doucement, en contrôlant un peu. J’ai ri parce que tu ne
te doutais pas de ce que je faisais.

J’étais un peu rancunier à cause du spectacle dont elle m’avait privé

—- J’aurais aimé voir cela pourtant. Tu sais bien que depuis la scène du
bois, le jour de la fête de la moisson (Etat d’urgence), je t’ai dit que
j’aimais ce spectacle, et je te l’ai même prouvé ce jour là. Je trouve cela
terriblement érotique, c’est comme un cadeau que tu me fais. A ce propos,
tout à l’heure aux toilettes de la brasserie, ce fut terriblement excitant,
ce bruit de chute était terriblement provocant. S’il n’y avait pas eu le
risque que l’on nous surprenne à deux dans la même toilette, je t’aurais
rejoint. Tu m’aurais ouvert le verrou ?
—- Je t’aurais demandé pourquoi avant.
—- Pour te voir pardi… Ce bruit et la situation m’émoustillaient.
—- C’est vrai que j’aurais pu être plus discrète. Mais je savais que nous
étions seuls. Tu sais que je me méfie de l’état de propreté des toilettes
publiques ? Aussi j’évite de toucher quoi ce soit. Je descends juste un peu
la culotte et le short, je me penche en avant et je reste debout. Je laisse
aller tout doucement, jambes juste un peu écartées. C’est pour cela que tu
as entendu ce bruit de torrent. Ca tombe juste dans l’eau de la cuvette.
S’il y avait eu quelqu’un d’autre avec toi de l’autre côté, j’aurais quand
même mis un frein. Mais je te promets des cadeaux de ce genre d’autres fois,
sous la douche… ou ailleurs ! Tu peux me faire des suggestions toi aussi,
et on en parle. Du moment que cela reste entre nous, je peux tout essayer.
Si je cale ce ne sera pas volontaire. Mais si je réussis, c’est vrai ce sera
émoustillant pour moi aussi.

Elle avait raison. Il y eut d’autres séances de douches et d’autres aussi.
Ce n’était qu’un début et on vous racontera les suites
Mais sachez d’abord que ce soir là, le dîner fut rapidement terminé et que
le divan du salon servit à autre chose qu’à regarder la télévision.

Jean-Michel et Martine

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