Bérénice – Chapitre 39 et 40 par mlle_helened

 

Bérénice – Chapitre 39 et 40 par mlle_helened

 39.

Patrice arriva à peine plus tard. Nu comme un ver. Alice, malgré sa volonté, ne put s’empêcher de regarder le sexe de son rival. Bérénice n’avait pas menti : Patrice était bien doté par la nature.

Lovée contre Alice, Bérénice se dégagea et laissa son mari s’installer entre elles.

– Bonjour Alice. Ça va ?
– Oui, dit-elle d’une petite voix.
– Ne sois pas stressée. Je ne vais pas te manger.
– Avoue que je ne suis pas dans ma meilleure posture.
– Eh ! Tout va bien. Tu couches avec ma femme et je suis d’accord. Détends-toi, je ne vais rien te faire.
– Tu vois, confirma Bérénice. Tout va bien. Résumons : une femme, un homme, un travesti. Ça en fait des possibilités.

Alice se redressa soudain.

– Tu insinues …
– Oui, j’insinue ! Coupa Bérénice. J’ai très envie de te voir dans les bras de mon homme. Bon, je vais être honnête et te dire la vérité. Un jour, j’ai découvert que Patrice fantasmait sur la lingerie, comme toi, mais aussi sur les transsexuels et les travestis. Et il m’a avoué qu’il aimerait bien essayer avec un travesti, mais seulement à condition qu’il soit sexy et très féminine. C’est un peu pour ça, mais pas que, que je t’ai amenée à t’habiller ne femme. Pas que car, au fil des jours, je me suis rendue compte que je voulais baiser avec toi uniquement quand tu es en fille. Le Damien ne m’intéresse plus. Voilà, tu sais tout. Ah non, j’oubliais : Patrice nous a regardés faire l’amour dans la piscine et dans le salon il y a quinze jours. Maintenant tu sais tout. Libre à toi de rester ou de partir. Mais si tu pars …
– Oui, je sais, ce sera fini entre nous. Tu me l’as assez dit. Je n’ai jamais fait avec un homme, je ne suis pas homo.
– Moi non plus, je ne suis pas homo, dit Patrice. J’aime toujours les femmes et que les femmes. Mais pour toi, je ferai une exception. En fait, je te considère comme une femme. Pour moi, tu ES une femme, même si tu as un truc en plus entre les jambes. Alice, tu me plais beaucoup, bien plus que je ne l’aurais imaginé, et Bérénice ne s’attendait pas non plus à ça. Je serai déçu et surtout très triste de te perdre. Reste s’il te plait. J’ai très envie de toi, de t’embrasser, de te prendre dans mes bras, de te caresser, de te faire l’amour.

Des larmes perlèrent au coin des yeux d’Alice. Patrice venait de lui faire une déclaration d’amour. Et pire, il lui disait les mêmes paroles que lui-même, alors qu’il était encore Damien, avait prononcé pour Bérénice. Cette déclaration avait fait voler en éclat ce qui pouvait rester de lucidité en lui, lucidité qui le poussait à quitter ce couple complètement déjanté.

– Tu pleures ? demanda Bérénice
– Non.
– Tu es très belle Alice, redit Patrice. Embrasse-moi.
– Mais… je …
– S’il te plait. Je t’en prie, implora Patrice.
– Embrasser un homme, c’est pareil qu’embrasser une femme, encouragea Bérénice.

Le ventre d’Alice se noua. Son corps refusa de bouger. Patrice s’en aperçut et se pencha. Doucement, il posa ses lèvres sur les siennes. Alice, tétanisée se laissa faire. Que pouvait-elle faire de plus ?

Patrice darda sa langue. Alice résista, par réflexe, puis céda. Il la prit dans ses bras, peau contre peau. Le sexe de Patrice était tendu et Alice le sentait palpiter contre son ventre. Encore sur la défensive, elle répondit maladroitement au baiser qui s’éternisait.

– Tu es délicieuse, ma chérie, dit Patrice avant de remettre sa langue dans la bouche d’Alice.
– Tu veux essayer de me sucer ? demanda-t-il. Bérénice va te guider.

Alice tremblait toujours autant, cherchant chez Bérénice un mot, un geste qui pourrait mettre fin à cette situation. Mais non, elle se pencha et mit en bouche le sexe de son mari.

– Fais comme elle, demanda gentiment Patrice.
– Fais comme si tu suçais mon gode. C’est pareil, sauf que là c’est vivant.

Voyant qu’elle ne pourrait y échapper, Alice se pencha à son tour, toucha le sexe avant de retirer sa main précipitamment, comme si elle avait touché quelque chose de brûlant. Puis revint et serra ses doigts autour de la hampe.

– Oui comme ça, dit Patrice.
– Viens, dit Bérénice en s’écartant.

Alice se pencha et posa ses lèvres sur le gland.

– Oh oui ma chérie, continue, souffla Patrice.
– Fais comme avec moi, tu verras, tout ira bien.

Alice obéit. Elle se rendit compte qu’elle n’avait aucune volonté, totalement sous la coupe de Bérénice, qui faisait ce qu’elle voulait d’elle. Elle n’était pas esclave. Juste soumise et de son plein gré.

Tout en réfléchissant à sa condition, elle suçait machinalement la queue impressionnante de Patrice.

– Tu es sacrément douée, dit Patrice. Tu sucerais presque mieux que Bérénice.
– Eh ! s’indigna l’intéressée en donnant un coup de poing sur l’épaule de son mari
– Et bien oui ! Dans quelques temps, elle sera plus douée que toi.

Alice s’arrêta. Elle ne savait que penser de cette joute verbale. Hétéro convaincue, était-elle prédisposée naturellement à être femme et à donner du plaisir aux hommes ?

– Je peux te faire l’amour ? demanda gentiment Patrice.

Il était soucieux de ne pas la brusquer. Pour lui, c’était le meilleur moyen de la garder près de lui. Et même si Damien/Alice était fou de Bérénice, il n’était pas sûr qu’en la forçant à faire ce dont elle n’avait pas envie lui donne l’envie justement de continuer cette relation perverse.

– Au point où j’en suis, dit Alice fataliste.
– Je te promets d’être très doux.
– Ne t’en fais pas. Il fera comme avec moi.

Il entassa les oreillers et invita Alice à s’allonger dessus, les fesses vers le plafond. Bérénice prit le relais et vint préparer le petit trou. Elle adorait lécher sa rondelle, mettre les doigts, choses que Patrice refusait catégoriquement.

– Tu es vraiment un cochonne ! s’exclama Patrice en voyant œuvrer sa femme.
– Essaye, dit-elle en sortant deux doigts de l’anus. Depuis le temps que je l’encule, tu devrais entrer comme dans du beurre
– Et grossière en plus ! Cochonne et vulgaire. Tu files un mauvais coton, ma chérie.

Patrice se mit en place, poussa doucement. Le gland entra mais pas le reste.

– Ça fait mal, gémit Alice.
– On continue à te préparer.

Bérénice attrapa son gode et la pénétra. Plus fin, il passa sans problème. Après quelques va et vient, Patrice fit une nouvelle tentative. Ce fut un peu mieux. Malgré tout il insista, toujours avec beaucoup de douceur. Alice souffrait. Parfois des  » aïe  » de douleur franchissaient ses lèvres. Bérénice s’approcha et l’embrassa, pour la soutenir dans cette épreuve.

Finalement, le sphincter céda et Patrice s’engouffra dans la brèche. La douleur avait lâché un flot de larmes, que Bérénice léchait.

– Voilà ma chérie, le plus dur est fait.

Patrice fit quelques allers-retours et se retira lentement.

– Assez pour aujourd’hui. On recommencera une autre fois.
– Je ne suis pas sûre de vouloir.
– Il le faut. Sinon tu ne pourras jamais m’accepter complètement. Et j’ai très envie de te faire découvrir le plaisir de la sodomie. Bérénice a dû te dire qu’elle n’aimait pas ça. C’est vrai mais les rares fois où je la prends par derrière elle a des orgasmes très forts.

Patrice sur sa faim, s’occupa de sa femme sous les yeux d’Alice, qui ne pouvait s’empêcher de se masturber. Son cul le brûlait mais cela s’estompait.

Patrice bascula sa femme en levrette et continua de la pilonner. Bérénice s’approcha et suça Alice. Patrice maintenait sa tête sur le sexe du travesti, étouffant ses gémissements. Malgré ses efforts Alice ne put se retenir et éjacula directement dans la gorge de Bérénice, qui manqua de s’étouffer. Mais Patrice ne relâcha pas la pression et à son tour, éjacula dans le vagin de sa femme.

Bérénice hoqueta, toussa, cracha, cherchant à reprendre sa respiration.

– Pourquoi tu as fait ça ? demanda-t-elle. J’ai failli m’étouffer.
– Je ne sais pas, j’en avais envie. Je voulais voir jusqu’à quel point tu étais devenue salope.

40.

– Ca va Alice ? demanda Patrice.

Adossé à la tête du lit, le trio se reposait. Bérénice réajustait ses bas.

– Oui, répondit l’intéressée. Mais j’ai encore mal au…
– Je suis désolé, dit Patrice. Mais je ne désespère pas de te pénétrer sans que tu souffres et surtout, je ne désespère pas de te faire jouir.
– Ben, c’est pas gagné.
– Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai un creu, dit Bérénice en descendant du lit.

Elle chaussa des mules à talons et quitta la chambre.

– Tu me plais beaucoup Alice, redit Patrice. Et encore une fois, je te considère comme une femme, pas un homme habillé en femme. Une vraie femme mais avec juste une queue entre les jambes. Et je veux t’aimer comme une vraie femme, pas comme un trav’ qu’on encule et qu’on jette ensuite, parce qu’on a voulu s’amuser. Voilà Alice. Tu es rentrée dans ma vie par des voies un peu tordues, mais maintenant que tu es là, je ne veux pas te perdre.

C’était la deuxième fois en quelques heures que Patrice se déclarait de la sorte. Alice en était ébranlée, presqu’en état de choc. Un homme était tombé amoureux d’elle, d’Alice, la femme en apparence. Ça lui faisait tout drôle.

– Allez, viens. On va prendre un café.

Alice ne bougea pas, incapable de faire le moindre mouvement.

– Je ne sais pas quoi dire, souffla Alice. C’est la première fois qu’on me fait une telle déclaration. Ça fait tout drôle. Jusqu’à présent, je m’habillais en femme pour faire plaisir à Bérénice. Et voilà que maintenant, tu es amoureux de moi.
– Je ne suis pas amoureux, se défendit Patrice
– Peut-être, mais ça y ressemble beaucoup quand même, non ?
– Non, tu es une personne à laquelle je me suis attaché. Tu me plais beaucoup. Allez viens, sinon Bérénice va s’inquiéter.

Patrice prit sa main pour la forcer à bouger. Alice ne put réfréner un frisson. Elle chaussa ses escarpins et suivit Patrice, elle dans ses dessous, lui toujours aussi nu.

– Ah vous voilà enfin ! J’ai cru que vous aviez remis le couvert.
– Non, non, on discutait, dit Patrice
– Tu aurais pu mettre quelque chose, grogna Bérénice.
– Ah, parce que tu es mieux avec ta foufoune à l’air libre ?
– Oui, bon, ça va.

Bérénice apporta du café, la tarte aux pommes qu’elle avait faite dans la matinée, des jus de fruits et ils s’installèrent dans les canapés autour de la table basse.

– Ça va ma chérie ? demanda Bérénice à Alice.
– Oui, ça va. Mais c’est bizarre aujourd’hui.
– Comment ça bizarre ?
– Ce que m’a dit Patrice, qu’il me considérait comme une femme, qu’il tenait à moi mais seulement en tant qu’Alice. Je ne sais plus qui je suis.
– Tu es ce que tu veux être, dit Bérénice. Damien ou Alice. Mais on préfère de loin Alice. Mais si tu veux arrêter, tu peux le faire à tout moment. Mais on ne sera plus, on ne sera pas attirés par Damien. Pourquoi ? J’avoue que je n’en sais absolument rien. Une liaison avec simplement un homme ne pourra pas aller très loin. Et puis Patrice ne veut qu’un travesti sexy et féminin. Et tu es cette personne. On t’aime en tant qu’Alice. Au début Damien m’avait fait craquer. Mais maintenant c’est Alice qui me plait.
– Pourquoi tu ne vas pas avec une femme alors ? demanda Alice
– Parce qu’elles n’ont pas ce que toi tu as entre les jambes. Et un sextoy ne m’intéresse pas. Ça n’a pas la chaleur d’un vrai sexe. Et j’aime ta semence dans ma bouche, dans ma chatte, dans mon cul. Alice a de la femme le côté sexy des dentelles et de l’homme son sexe qu’elle sait utiliser, malgré ses dimensions modestes. Comme quoi, la taille n’a pas d’importance.
– Pareil pour moi, surenchérit Patrice. Grâce à toi, je peux baiser un mec sans penser que ç’en est un.
– Ok, ok, ok, dit Alice résignée. J’ai l’impression d’avoir été manipulée, menée en bateau.
– C’est un peu vrai. Beaucoup même, avoua Bérénice. Mais je ne pensais pas que ça allait atteindre cette dimension. On t’aime Alice. Et sans toi, notre vie sera bien triste.
– Et ma vie à moi ? Qu’est-ce que vous en faites ?

Le couple resta silencieux. Alice avait raison. Leur désir était égoïste. Ils ne pensaient qu’à eux, sans se soucier des conséquences pour Alice, qui était la plus exposée. C’était elle qui faisait tout, supportait tout, qui avait accepté de modifier son apparence juste pour satisfaire leurs pulsions, qui devait affronter le regard de ses voisins et justifier une situation qui n’avait rien à voir avec ce qu’elle semblait être. Sans compter les dégâts potentiels sur sa famille si elle était surprise par sa sœur ou ses parents. Ni sur son travail.

Ils considéraient tout simplement Alice comme un jouet.

– Le problème, dit Alice, brisant le silence qui commençait à être pesant.

Elle s’arrêta, repensant à ce qu’elle allait dire, paroles qui allaient être lourdes de conséquence

– Le problème, continua-t-elle, est que j’aime ça. Je commence à aimer m’habiller en femme, j’aime nos rendez-vous du lundi avec Bérénice. Et, Patrice, j’aime ta façon de me traiter en femme. C’est une sensation étrange, … très agréable. Ça m’a tout chamboulé dans ma tête.

Bérénice s’approcha et vint s’asseoir contre elle. Tendrement, elle déposa un baiser sur sa joue. Patrice en fit tout autant.

– Je t’aime, dit Bérénice.
– Je t’aime aussi, dit Patrice.

Et Alice éclata en sanglots.

A suivre

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3 réponses à Bérénice – Chapitre 39 et 40 par mlle_helened

  1. philip dit :

    Très beau texte sans aucune vulgarité

  2. Gir dit :

    Les récits de cet auteur ont un naturel assez fantastique, on a vraiment l’impression de partager la vie des protagonistes. Les fantasmes de bisexualité et de travestissement sont très bien traités.

  3. Cocuforever dit :

    Vraiment un beau et bon récit.

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