L’art de la flagellation par TSM

 

 

A lire si vous souhaitez convaincre votre douce moitié d’essayer.

Dans le SM, la flagellation est un Art. Si cet acte est réalisé avec classe et tendresse, il permet de déclencher des sensations agréables et des plaisirs intenses. Si l’acte de flagellation est mal pratiqué, il est réellement douloureux et se rapproche du sadisme, la personne qui s’y soumet souffre et n’en a aucun plaisir, ce qui n’est pas l’esprit recherché dans le SM, vous en conviendrez.

La confiance totale est primordiale cela va de soi !
Pour une première flagellation, il faut particulièrement doser les points ci-dessous, et si par la suite la minutie de départ peut être allégée, elle se doit d’être malgré tout respectée.

Tout se joue sur les entraves (pour ceux qui les souhaitent), la préparation psychologique, le temps, le choix des zones flagellées et une intensité progressive mûrement calculée. Pour une initiation il est conseillé d’utiliser un simple martinet, car les lanières se partagent l’impact des coups irritant et chauffant la peau d’une façon plus diffuse.

Dans le texte le mot « soumis » sera usité au sens féminin et masculin pour simplifier le verbe, mais les questions que l’on peut se poser sur ce mot seront traitées ultérieurement.

Les entraves :

Les liens aident bien souvent le « soumis » à vivre son fantasme en cachant sa pudeur derrière la soi-disant contrainte et à s’y abandonner. Les liens se doivent d’être larges et non douloureux, avec toute la sécurité nécessaire pour éviter les accidents et désagréments d’une chute ou de la peur d’une chute, tout trois castrateurs de plaisir. Toutes les positions sont bien mais attention aux crampes ! Chacun ses goûts, mais pour une initiation, la position debout mains attachées au-dessus de la tête permettra de jouer sur toutes la partie du corps ainsi que de s’adonner plus facilement aux caresses et autres douceurs à votre convenance.
Les pieds posés sur le sol doivent être protégés du froid pour que le soumis se concentre sur les agréables sensations plutôt que sur le fait qu’il se les gèle. (les pieds) Les jambes et les cuisses peuvent elles aussi êtres entravées, le fait de ne pas pouvoir bouger d’un pouce oblige à la sensation d’abandon total et rajoute bien souvent des scènes au cinéma érotique que le soumis se projette intérieurement. ( Surtout si vous le laissez attendre un peu, mais pas trop lors d’une initiation, le temps d’une douche rapide par exemple )
Retenez que le soumis ne sait jamais quoi faire de ses mains dans ce jeu, il est partagé entre de troubles sentiments, aussi les lier même symboliquement les aide très souvent.

Le bâillon :

Si vous en utilisez un, il doit être suffisamment lâche pour permettre de respirer également par la bouche des fois que le nez se boucherait ou que le soumis ait besoin de plus d’air dans les moments forts. Cela peut paraître idiot mais c’est encore une fois un frein au plaisir que vous voulez lui donner.

Les yeux bandés :

Le fait d’avoir la vue masquée permet d’exacerber ses sensations, mais la première fois, ce n’est pas forcément souhaitable sauf si le soumis le demande. (Pensez à lui proposer) Attention, la vue masquée ne doit pas être associée au bâillon car vous n’avez plus aucun moyen de comprendre les messages de votre soumis, même un message d’urgence du type je ne me sens pas bien !

La gestion du temps d’attente

Lorsque vous avez terminé la réalisation de la contrainte, donnez-lui quelques instants pour transcender un peu. Le soumis éprouve alors un sentiment étrange, fait de satisfaction et de malaise et ces sensations ne sont pas que du déplaisir. (Ne dites rien !)

Le temps qui s’écoule et les minutes qui s’égrainent lentement sont très agréables, mais pour une première fois, ne le(la) laissez pas poireauter trop longtemps : l’excitation de départ retombe très vite lors d’une initiation.

Dans tous les cas, quelle que soit la durée, ne laissez jamais une personne attachée longtemps sans surveillance. (Même discrète)

La préparation psychologique

Les grandes tirades du type « je vais te faire hurler de plaisir, tu vas déguster,.. » ont plus d’effets néfastes (surtout lorsque la voix n’est pas maîtrisée) et peuvent faire peur. La grisante angoisse existe mais pour la maîtriser, prenons le temps d’y arriver. Le nombre de coups annoncé également, si vous allez au-delà ou si vous n’y arrivez pas, ne souhaitant pas le faire souffrir, vous avez l’air con et passez pour un menteur. Si vous avez annoncé 100 coups et que votre soumis commence à souffrir parce qu’il ne transcende pas l’acte, vous lui faites peur plus qu’autre chose lorsqu’il pense au nombre restant et encore une fois castrez son plaisir. Il est préférable de ne rien dire plutôt que de dire des bêtises. L’amour et la tendresse ne sont pas quantifiables et comme cet acte est réalisé bien souvent par amour, ne cherchez pas la complication.

L’usage de la parole

Le coté salace de la vulgarité n’est pas forcément de rigueur, ni excitant !

Si vous lui parlez en lui promettant quelques tourments, vous pouvez agrémenter vos propos de petits câlins pour provoquer une complicité sûrement déjà existante entre-vous mais pas forcément dans l’initiation dans cet acte, pensez à sa pudeur. Lors d’une initiation, soyez très prudent, un sourire complice est dix fois plus sensuel qu’une simple phrase qui se prétend rassurante et complice.

L’effeuillage est également important. Attachez votre soumis debout avec des vêtements (sous-vêtements) que vous pourrez retirer sans le détacher bien sûr. Se faire attacher nu(e) est une chose, se laisser déshabiller et caresser sous la contrainte en est une autre, bien plus agréable.

Le temps est votre allié, son allié et votre ennemi !

Commencez par caresser lentement l’adorable fessier que vous allez faire rougir pour le préparer. Vous pouvez également faire glisser les lanières sur ses parties érogènes en évitant dans un premier temps le sexe. (Vous y viendrez mais prenez votre temps)

Appliquez vos premiers coups sans violence, simplement pour jouer sur l’excitation, puis lorsque vous augmentez légèrement la puissance des coups, alternez-les de caresses. De grâce dosez, prenez le temps, donnez-lui le temps ! Elargissez la zone martyrisée mais lorsque vous claquez le haut des cuisses par exemple, vos premiers coups doivent toujours êtres dosés et moins appuyés que sur la zone précédente.

La poitrine est également une zone très érogène et fort sensible à la flagellation. Au début, limitez la longueur des lanières pour que les coups portés soient plaisir et non souffrance. Sur la poitrine et les petits tétons, dans un premier temps il est préférable d’user de la quantité plutôt que de la puissance. Au début, si vous y alternez flagellation et baisers, le plaisir devient immense.

Chez l’homme le plaisir est évident à constater, chez la femme il est préférable de ne pas se fier à son instinct en allant vérifier avec un doigt inquisiteur qui peut par la même occasion, titiller en passant le petit bouton d’amour. Lorsque le plaisir est au rendez-vous, il devient possible d’augmenter (toujours progressivement) la puissance des coups donnés. Retenez qu’il est préférable de recevoir 100 petits coups (donnés avec tendresse) que 50 donnés trop fortement. Il m’est arrivé de voir des parties du corps toutes rouges alors que le plaisir était constant d’un bout à l’autre de la séance !

Les coups sur le sexe

Avec une extrême douceur on arrive parfois à faire jouir la personne ainsi, mais il faut une solide expérience pour le/la maître(esse) et le soumis et une maîtrise de la gestion du temps et de la puissance des coups donnés. A éviter lors d’une initiation ou alors de simples caresses ou coups d’une extrême douceur.

Les pinces sur les seins

Certains les adorent d’autres non, chacun ses goûts. Si vous souhaitez lui faire également découvrir ces plaisirs, commencez par une paire de pinces très douces ou massacrez (si besoin est) des pinces à linge pour les assouplir. Attention messieurs, vos tétons sont plus petits que ceux d’une femme, donc soyez vigilants si vous les essayez sur vous !

Les pinces sur le sexe

Certain(e)s les adorent d’autres non, chacun ses goûts. Attention, si c’est sa première séance SM, vous risquez d’aller trop vite et de le/la dégoûter définitivement de ces jeux oh combien sensuels et agréables.

Attention, lorsque le plaisir est au rendez-vous, ne vous emportez pas au risque de tout gâcher, contrôlez-vous pour lui donner un maximum de plaisir.

Si vous arrivez à faire jouir votre soumis (avec l’aide de votre main câline) pendant la flagellation, vous êtes un(e) champion(ne) de l’amour.

Les vibros puissance maxi

Même s’ils ne remplaceront jamais une langue gourmande et attentionnée, ils peuvent être utilisés, mais encore une fois avec parcimonie. Attention, si une femme aime ressentir son homme en elle dans l’acte d’amour, elle n’aimera pas pour autant avoir un gode dans ses fondements. Si vous ne l’avez pas utilisé auparavant de la sorte, contentez-vous d’utiliser les vibrations légères et encore pas forcément directement sur le petit bouton sensible (à travers un mince rempart de dentelle c’est plus doux). Mais vous risquez de mélanger les plaisirs et de sortir de vos objectifs premiers : lui faire découvrir et apprécier les plaisirs de la flagellation.

Sa jouissance

Si votre soumis atteint le paradis des plaisirs, prudence ! Son excitation retombe et vous devez alors hésiter à continuer. Si vous le faites, recommencez tous vos dosages mais pour une initiation, vous vous aventurez sur une pente hautement dangereuse ! Faîtes-lui plutôt un gros câlin et surtout sans faire de commentaires qui pourraient le/la mettre mal à l’aise. Laissez-lui le temps ! Un « je t’aime » suivi d’un gros baiser amoureux est déjà largement suffisant.

L’humiliation

En jouer avec une extrême prudence, et encore moins lors d’une initiation à moins que vous soyez déjà des habitués de cette forme de jeu.

Le rapport sexuel

Si vous lui faites l’amour après la flagellation, ne soyez pas brutal, cherchez son plaisir avant le vôtre, il/elle vous aimera d’autant plus. N’oubliez pas, dans son initiation vous devez chercher son plaisir avant tout !

Soumis / soumise / sadique / Maîtresse / Maître / Esclave ?

A la lecture de ce texte, qui n’a pour prétention que de survoler la flagellation d’un ou d’une débutante, vous avez pu constater que le soi-disant maître doit penser avant tout au plaisir du soi-disant soumis(e)

Je suis un véritable adorateur de la gente féminine et j’éprouve une grande fierté à donner du plaisir à une femme. Plaisir, excitation, désir de les satisfaire, voir fleurir leur désir et les emmener franchir la frontière de l’extase n’est-ce pas une idée délicieuse ?

Je me refuse dans l’acte à prendre mon plaisir si elles n’en ont pas eu et pourtant, je les attache parfois et les flagelle aussi quelquefois pour les soumettre à un divin tourment. J’use volontiers du SM je ne me sens pas pour autant un Maître ou un Sadique et dans la vie de tous les jours, nous vivons une relation d’égal à égale.
Pour parler du monde fascinant du sadomaso, il faut y avoir goûté et des deux cotés du martinet !

Dans le cas contraire, c’est du pur fantasme et nous lisons par trop souvent des textes dépourvus de bon sens. Certains sont parfois même très inquiétants et laissent apparaître clairement des pensées sadiques qui dégradent fortement le monde du BDSM.

L’auto bondage et l’auto satisfaction au moyen d’accessoires est déjà un premier pas, mais le SM est un art qu’il est bien difficile et frustrant à pratiquer seul car il ne permet que d’imaginer, pas de réaliser pleinement l’acte. Pour en parler aussi bien (veuillez excuser chers lecteurs mon auto crise de satisfaction), il faut l’avoir réellement pratiqué.

J’ai une passion invétérée pour les femmes et j’aime également être assujetti par une femme dans cet univers de plaisirs. A chaque fois, un torrent d’émotions s’empare de moi et me submerge. Dans ces moments j’aime ressentir la douleur cuisante du martinet sur ma peau et bien d’autres tourments qui ne sont pas l’objet de cet écrit.

Ce sont avant tout des jeux psychologiques et physiques qui permettent de franchir la frontière de l’extase autrement. Dans le cas contraire, celui ou celle que l’on peut qualifier de maître(esse) porte un lourd fardeau de vie dont il doit et avec une extrême prudence, sortir sa douce moitié(e).

Pourquoi font-ils ça, cela doit faire mal !

Pour ceux qui ne comprendraient la relation douleur plaisir, comme autre image de cette relation pensez à la séance de massage qui vous fait mal et à la fois du bien. C’est la même chose mais sans le sans le côté érotique !

Madame, monsieur, si vous aimez que l’on grignote et pince vos petits tétons, pourquoi d’autres n’aimeraient pas que l’on rougeoie leurs fesses ?

TSM
© 2003

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